Annales du brevet · Développement construit · Histoire · Le sujet
Correction développement construit : Le traité de Versailles et l'Allemagne
Le plan
- Les conditions imposées à l'Allemagne
- Pertes territoriales : Alsace-Moselle, corridor polonais, colonies
- Désarmement : armée de 100 000 hommes, sans chars ni aviation ; Rhénanie démilitarisée et occupée
- Article 231 et réparations (132 milliards de marks-or en 1921)
- Un traité rejeté par les Allemands
- Une paix non négociée : le « Diktat »
- L'humiliation d'être désignés comme responsables de la guerre
- Un pays qui ne se sent pas vaincu ; la république de Weimar accusée de trahison
Le développement construit rédigé
Le 11 novembre 1918, l'Allemagne signe l'armistice. En janvier 1919 s'ouvre à Paris une conférence de la paix dominée par les vainqueurs, surtout le président américain Wilson, le Français Clemenceau et le Britannique Lloyd George. Le traité imposé à l'Allemagne est signé le 28 juin 1919 dans la galerie des Glaces du château de Versailles. Nous présenterons d'abord ses conditions, puis nous expliquerons pourquoi les Allemands le rejettent.
D'abord, le traité de Versailles impose à l'Allemagne de lourdes pertes. Sur le plan territorial, elle rend l'Alsace-Moselle à la France et cède à la Pologne une partie de ses territoires de l'Est, dont un « corridor » qui sépare la Prusse-Orientale du reste du pays. Elle perd aussi toutes ses colonies. Sur le plan militaire, son armée est limitée à 100 000 hommes, sans chars ni aviation, et la rive gauche du Rhin est démilitarisée et occupée par les Alliés. Enfin, l'article 231 la déclare responsable de la guerre : elle doit donc payer des réparations, fixées en 1921 à 132 milliards de marks-or.
Ensuite, les Allemands rejettent massivement ce traité. Leurs représentants n'ont pas été invités à négocier : ils doivent signer sous la menace d'une reprise de la guerre. Les Allemands parlent donc d'un « Diktat », c'est-à-dire d'une paix dictée. Ils vivent comme une humiliation la perte de territoires peuplés d'Allemands et l'accusation d'être les responsables du conflit. Beaucoup ne se sentent pas vaincus, car le territoire allemand n'a presque pas été envahi. Les nationalistes accusent alors la jeune république de Weimar d'avoir trahi le pays.
En conclusion, le traité de Versailles affaiblit durablement l'Allemagne, mais il nourrit un profond désir de revanche. Hitler exploitera ce ressentiment dans sa propagande et remettra en cause le traité dans les années 1930.
Autres sujets : Les lendemains de la guerre et le traité de Versailles
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