Annales du brevet · Développement construit · Histoire · Le sujet
Correction développement construit : Une paix fragile dès le début des années 1920
Le plan
- Des vaincus qui refusent la paix
- L'Allemagne : le « Diktat » et la légende du « coup de poignard dans le dos »
- La Hongrie refuse Trianon (1920)
- Mustafa Kemal rejette Sèvres et obtient le traité de Lausanne (1923)
- Des vainqueurs divisés
- Les États-Unis se retirent : le Sénat refuse le traité
- L'Italie et sa « victoire mutilée » : D'Annunzio à Fiume (1919)
- La France isolée occupe la Ruhr avec la Belgique (1923)
- Une Europe instable
- La Russie bolchevique tenue à l'écart
- Révolte spartakiste (1919) et putsch de Kapp (1920) en Allemagne
- Mussolini au pouvoir en Italie (1922)
Le développement construit rédigé
En 1919-1920, les traités signés près de Paris mettent officiellement fin à la Première Guerre mondiale et dessinent une nouvelle Europe. Pourtant, cette paix est contestée dès ses débuts. Nous verrons que les vaincus la rejettent, que les vainqueurs sont divisés, puis que l'Europe reste secouée par la violence politique.
D'abord, les pays vaincus refusent la paix qui leur est imposée. En Allemagne, le traité de Versailles est vécu comme un « Diktat ». Les nationalistes répandent la légende du « coup de poignard dans le dos », selon laquelle l'armée n'aurait pas été vaincue mais trahie par les civils. La Hongrie n'accepte pas le traité de Trianon (1920), qui lui retire environ les deux tiers de son territoire. Dans l'ancien Empire ottoman, Mustafa Kemal refuse le traité de Sèvres et reprend la guerre : il obtient en 1923 un nouveau traité, signé à Lausanne.
Ensuite, les vainqueurs ne sont pas unis pour faire respecter la paix. Les États-Unis se retirent des affaires européennes : leur Sénat refuse de ratifier le traité de Versailles. L'Italie, déçue, dénonce une « victoire mutilée » ; en 1919, le poète D'Annunzio s'empare de la ville de Fiume. La France, qui réclame le paiement des réparations, occupe la Ruhr avec la Belgique en 1923, sans le soutien du Royaume-Uni.
Enfin, l'Europe reste instable. La Russie, devenue bolchevique en 1917 et plongée dans la guerre civile, est tenue à l'écart. Des révolutions éclatent en 1919, comme la révolte spartakiste à Berlin, tandis que l'extrême droite progresse : en Allemagne, le putsch de Kapp échoue en 1920, mais en Italie, Mussolini prend le pouvoir en 1922.
En conclusion, dès le début des années 1920, la paix repose sur des bases fragiles. Ces rancœurs seront exploitées par les régimes totalitaires dans les années 1930.
Autres sujets : Les lendemains de la guerre et le traité de Versailles
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