Annales du brevet · Développement construit · Histoire · Le sujet
Correction développement construit : La Société des Nations : une paix par le droit
Le plan
- Le projet : une paix par le droit
- Une idée de Wilson, prévue par le traité de Versailles ; siège à Genève
- Arbitrage, sécurité collective, désarmement ; l'OIT dirigée par Albert Thomas
- Des succès : îles Åland (1921), incident gréco-bulgare (1925), entrée de l'Allemagne (1926)
- Des faiblesses qui limitent son action
- L'absence des États-Unis ; l'Allemagne admise en 1926, l'URSS en 1934
- Pas d'armée, seulement des sanctions économiques ; la règle de l'unanimité
- Un premier échec : l'affaire de Corfou (1923)
Le développement construit rédigé
Après la Première Guerre mondiale, les vainqueurs veulent que ce conflit soit le dernier. Le président américain Wilson propose de créer une organisation internationale chargée de maintenir la paix. Prévue par le traité de Versailles en 1919, la Société des Nations (SDN) commence à fonctionner en 1920 à Genève, en Suisse. Nous présenterons son projet, puis les faiblesses qui limitent son action.
D'abord, la SDN veut fonder une paix par le droit. Ses États membres s'engagent à régler leurs désaccords par la discussion et l'arbitrage plutôt que par la guerre, et à se protéger mutuellement : c'est la sécurité collective. Elle encourage aussi le désarmement et la coopération : l'Organisation internationale du travail, créée en 1919, est dirigée par le Français Albert Thomas. Dans les années 1920, la SDN obtient des succès. En 1921, elle règle le différend entre la Suède et la Finlande sur les îles Åland, et en 1925 elle arrête un affrontement à la frontière entre la Grèce et la Bulgarie. En 1926, grâce au rapprochement entre le Français Briand et l'Allemand Stresemann, l'Allemagne y fait son entrée.
Pourtant, la SDN souffre de graves faiblesses. Les États-Unis n'en font pas partie, car le Sénat américain refuse de ratifier le traité de Versailles. L'Allemagne n'est admise qu'en 1926 et l'URSS qu'en 1934. Surtout, la SDN n'a pas d'armée : elle ne peut prendre que des sanctions économiques, et ses décisions importantes exigent l'unanimité. Dès 1923, elle ne parvient pas à sanctionner l'Italie de Mussolini, qui a bombardé et occupé l'île grecque de Corfou.
En conclusion, la SDN incarne l'espoir d'une paix durable, mais elle manque de moyens. Dans les années 1930, elle se révèle impuissante face aux agressions du Japon, de l'Italie et de l'Allemagne.
Autres sujets : Les lendemains de la guerre et le traité de Versailles
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