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Annales du brevet · 2026 · Sciences

Sujet du brevet 2026 de sciences — Asie (Série générale)

Sciences · Série générale · Asie · session 2026 · 10 pages · source : Eduscol (ministère de l'Éducation nationale)

Structure du sujet

  1. Question 1 — (2 points) : à partir du document 1, comparer l’effet îlot de chaleur urbain
  2. Question 2 — (2 points) : à l’aide du document 2, expliquer en quoi la présence d'arbres
  3. Question 3 — (2 points) : à l’aide du document 3, indiquer quel est l'avantage de la
  4. Question 4 — (4 points) : en argumentant votre réponse et à l’aide de l’ensemble des
  5. Question 5 — (1,5 points)
  6. Question 6 — (1 point) : à partir du document 1 et d’une analyse de ce système, indiquer au

Corrigé

Corrigé détaillé rédigé par Ben, professeur particulier. Chaque question est justifiée comme on l'attend le jour de l'épreuve.

Sciences de la vie et de la Terre — En quête de fraîcheur (10 pts)

Question 1. D'après le graphique du document 1, en hypercentre dense, l'élévation de température liée à l'effet îlot de chaleur urbain atteint environ +8 °C (elle descend à peine vers +7,5 °C en bordure de cette zone). Dans le parc urbain, elle chute fortement et n'est plus que d'environ +5 °C (minimum vers +4,8 °C). L'effet ICU est donc plus faible d'environ 3 °C dans le parc urbain que dans l'hypercentre dense, alors que les deux zones sont voisines : la présence de végétation diminue l'effet îlot de chaleur urbain.

Astuce. « Comparer » avec « des valeurs chiffrées » : donne les deux valeurs lues sur l'axe, avec leur unité, puis calcule l'écart (+8 °C − +5 °C = 3 °C). Une comparaison sans écart chiffré perd des points.

Question 2. Le document 2 montre deux effets de l'arbre qui rafraîchissent la ville :

  • L'arbre rafraîchit l'air par rejet de vapeur d'eau. Il absorbe par ses racines « plusieurs centaines de litres » d'eau « par jour et par arbre », puis rejette cette eau sous forme de vapeur par ses feuilles : ce « rejet de vapeur d'eau » entraîne un « refroidissement de l'air ».
  • L'arbre crée de l'ombre. Sur 100 % du rayonnement solaire qu'il reçoit, l'arbre en absorbe 50 % et en réfléchit 30 % : seuls 20 % sont transmis sous l'arbre, ce qui forme une « zone ombragée ». Le sol et les surfaces situés dessous reçoivent donc cinq fois moins d'énergie solaire et chauffent beaucoup moins.

J'en conclus que les arbres réduisent l'effet îlot de chaleur urbain en refroidissant l'air par l'évaporation de l'eau qu'ils puisent dans le sol et en limitant le réchauffement des surfaces grâce à l'ombre qu'ils produisent.

Question 3. Je vois dans le tableau du document 3 que, sans stress hydrique, l'humidité du sol est presque identique pour les deux arbres (80 % sans mycorhize, 83 % avec mycorhizes). En revanche, en conditions de stress hydrique modéré, l'humidité du sol tombe à 60 % pour l'arbre sans mycorhize (baisse de 20 points) alors qu'elle reste à 78 % pour l'arbre avec mycorhizes (baisse de seulement 5 points), soit 18 points de plus.

Je sais qu'un arbre urbain est en stress hydrique quand il rejette plus d'eau qu'il ne peut en absorber, à cause de la chaleur et des sols imperméables.

J'en conclus que l'avantage de la mycorhization est de conserver un sol plus humide en cas de stress hydrique : l'arbre mycorhizé dispose de davantage d'eau, il résiste mieux au stress hydrique, reste en bonne santé et peut continuer à rejeter de la vapeur d'eau qui rafraîchit l'air.

Question 4. Pour lutter efficacement contre l'effet ICU, plusieurs aménagements peuvent être proposés à partir des documents.

D'abord, il faut végétaliser la ville en créant des parcs et des forêts urbaines. Le document 1 montre que l'élévation de température atteint environ +8 °C dans l'hypercentre dense, mais seulement +5 °C environ dans un parc urbain et +2,5 °C environ dans les forêts urbaines, alors que les quartiers voisins (faubourgs, grands ensembles) dépassent +5 °C.

Ensuite, il faut planter des arbres le long des rues et sur les places. Le document 2 montre qu'un arbre rafraîchit l'air en rejetant de la vapeur d'eau (il absorbe plusieurs centaines de litres d'eau par jour) et qu'il ne laisse passer que 20 % du rayonnement solaire, ce qui crée de l'ombre.

Mais en ville, les arbres souffrent du stress hydrique (document 3). Il faut donc choisir des espèces résistantes : d'après le document 4, le platane (environ 74 % de résistance au stress hydrique), le poirier (environ 65 %) et le pin (environ 52 %) sont à privilégier, plutôt que le chêne (environ 36 %) ou le prunier (environ 26 %), moins résistants.

Il est aussi utile de favoriser la mycorhization en associant les arbres plantés à des champignons du sol : le document 3 montre que, sous stress hydrique modéré, le sol reste humide à 78 % avec mycorhizes contre 60 % sans. Enfin, on peut remplacer une partie des revêtements artificiels imperméables par des sols perméables (pelouses, sols non bitumés) pour que l'eau de pluie s'infiltre et reste disponible pour les racines.

En combinant ces solutions (plus d'arbres, des espèces adaptées, mycorhizées, dans des sols perméables), la ville peut réduire de plusieurs degrés l'effet îlot de chaleur urbain.

⚠ Piège. La consigne dit « à l'aide de l'ensemble des documents » : chaque solution doit s'appuyer sur au moins une donnée d'un document (1, 2, 3 et 4). Une liste d'idées sans aucune valeur tirée des documents ne rapporte qu'une partie des 4 points.
Technologie — Le vélo hydrofoil à assistance électrique (10 pts)

Question 1. Les informations se trouvent dans la description et le schéma légendé du vélo (document 1). Tableau complété :

Fonction techniqueSolution technique
Permettre à l'utilisateur de s'asseoirSelle
DirigerGuidon (relié au foil avant)
Faire tourner l'hélicePédalier
Propulser le vélo en avantHélice
Soulever le vélo au-dessus de l'eau (et l'équilibrer)Foils avant et arrière
Stocker et alimenter le système en énergieBatterie (amovible)
Faire tourner l'hélice pour pouvoir disposer d'une assistance électriqueMoteur électrique
Moduler la puissance délivrée par la batterie
Afficher son état de charge
Contrôleur/afficheur

Question 2. Schéma complété :

  • Chaîne d'information : Acquérir → capteur de couple (il détecte la rotation du pédalier ; la consigne de l'utilisateur est acquise par le contrôleur) ; Traiter → carte électronique ; Communiquer → afficheur (LED de l'afficheur), qui indique l'état de charge de la batterie.
  • Chaîne d'énergie : Alimenter et stocker → batterie (rechargée sur la prise 230 V) ; Distribuer → interface de puissance ; Convertir → moteur électrique (il convertit l'énergie électrique en énergie mécanique de rotation) ; Transmettre → hélice (elle transmet le mouvement de rotation à l'eau ; l'énergie mécanique fournie par l'utilisateur via le pédalier arrive aussi à ce niveau).
  • Énergie de sortie (déplacement du vélo) : énergie mécanique (énergie cinétique, de mouvement).

Question 3. D'après le document 2, trois caractéristiques justifient le choix de la fibre de carbone pour les foils :

  • La masse : les deux foils en fibre de carbone pèsent 9 kg contre 12 kg en aluminium, soit 3 kg de moins. Un vélo plus léger se soulève plus facilement au-dessus de l'eau et demande moins d'effort (et moins d'énergie à la batterie).
  • La rigidité : elle est moyenne (★★★) pour la fibre de carbone contre très faible (★) pour l'aluminium. Les foils doivent porter le poids du vélo et de l'utilisateur sans se déformer.
  • La résistance à la corrosion : elle est haute (★★★★) pour la fibre de carbone contre faible (★★) pour l'aluminium. Les foils restent en permanence immergés, parfois dans l'eau de mer : ils ne doivent pas se dégrader.

On peut ajouter que l'entretien est plus facile (★★ contre ★). La fibre de carbone est plus chère (€€€€ contre €) et se recycle mal (★ contre ★★★★), mais ses qualités techniques (légèreté, rigidité, tenue dans l'eau) sont décisives pour un engin qui doit voler au-dessus de l'eau : le choix de la fibre de carbone est donc justifié.

Question 4. D'après le document 3, les cases vides du programme se complètent ainsi :

  • si NiveauBatterie ≤ 10 alors AffichageLED avec Valeur « ETEINTE » (de 0 à 10 %, la LED est éteinte) ;
  • si NiveauBatterie > 10 et NiveauBatterie ≤ 25 alors « ROUGE » (11 à 25 %) ;
  • si NiveauBatterie > 25 et NiveauBatterie ≤ 50 alors Valeur « ORANGE » (26 à 50 %) ;
  • si NiveauBatterie > 50 et NiveauBatterie ≤ 75 alors « JAUNE » (51 à 75 %) ;
  • si NiveauBatterie > 75 alors « VERT » (76 à 100 %).

Le capteur transmet des valeurs entières : « > 10 et ≤ 25 » correspond bien à la plage 11 – 25 % du tableau.

⚠ Piège. Les bornes du tableau sont incluses : 25 % est encore « Rouge », 75 % encore « Jaune ». Il faut donc écrire 25 et 75 avec le symbole ≤ déjà présent, et non 26 ou 76.

Question 5. La capacité d'une batterie est le produit du courant de charge par la durée : Q=I×t, donc t=QI.

Avec Q = 23,8 A·h et I = 6 A :

t=23,86≈3,97 h

Soit 3 h et 0,97×60≈58 min : t ≈ 3,97 h, soit environ 3 h 58 min.

La tension de 42 V n'intervient pas dans ce calcul : seuls la capacité (en A·h) et le courant de charge (en A) sont utiles.

Conclusion : le temps de charge théorique (environ 3 h 58 min) est très proche des 4 heures annoncées par le constructeur (2 minutes d'écart seulement). L'annonce du constructeur est cohérente ; le temps réel est arrondi à 4 h car la charge n'est jamais parfaitement efficace.

Astuce. Les « A·h » se divisent par des « A » : il reste des heures. Pense à convertir la partie décimale en minutes (0,97 h × 60 ≈ 58 min) avant de comparer à 4 h.

Question 6. Le vélo hydrofoil peut intéresser les touristes et vacanciers (ou les loueurs de matériel nautique des stations balnéaires et des lacs), ainsi que les sportifs qui veulent pratiquer une activité nautique. Il répond au besoin de se déplacer ou se divertir sur l'eau de façon silencieuse et peu polluante, sans moteur thermique ni permis, l'assistance électrique permettant même à une personne peu entraînée d'atteindre environ 20 km/h.

Conseils pour le jour J

L'épreuve dure 1 heure pour deux disciplines notées chacune sur 10 points : garde 30 minutes pour chacune et commence par celle où tu te sens le plus à l'aise. En SVT, la question 4 vaut 4 points à elle seule : réserve-lui au moins 12 minutes et construis ta réponse solution par solution, chacune appuyée sur une donnée d'un document (température lue, pourcentage, espèce d'arbre).

En technologie, les questions 1, 2 et 4 se font directement sur les documents réponses : relis la description du vélo et repère chaque numéro du schéma avant de remplir les tableaux, et n'oublie pas de glisser les annexes dans ta copie. Pour le calcul de la question 5, écris la formule, les valeurs avec leurs unités, le résultat converti en heures et minutes, puis une phrase de comparaison avec les 4 heures annoncées : chaque étape rapporte des points.

Extrait du sujet (début du texte)

26GENSCAA1 DIPLÔME NATIONAL DU BREVET SESSION 2026 SCIENCES Série générale Durée : 1 h 00 (Coefficient 2) Dès que le sujet vous est remis, assurez-vous qu’il est complet. Ce sujet comporte 8 pages numérotées de la page à la page . ATTENTION : ANNEXES page et page sont à rendre avec la copie. Les 2 disciplines sont traitées sur la même copie. Les essais et les démarches engagés, même non aboutis sont pris en compte. L'usage de la calculatrice avec mode examen actif est autorisé L'usage de la calculatrice sans mémoire, « type collège » est autorisé L’utilisation du dictionnaire est interdite 26GENSCAA1 SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE Durée 30 minutes – 10 points En quête de fraîcheur Dans les grandes villes , les vagues de chaleur seront de plus en plus fréquentes et particulièrement difficiles à supporter dans les zones urbanisées, notamment à cause du phénomène appelé îlot de chaleur urbain. Les scientifiques cherchent des solutions d'aménagement afin de lutter contre ce phénomène. Document 1 : graphique représentant l’élévation de température liée à l’effet îlot de chaleur urbain (ICU) en fonction de la localisation L’effet îlot de chaleur urbain est un phénomène d’élévation de la température en ville par rapport aux températures des zones rurales ou péri-urbaines avoisinantes. Source : d’après https://www.apur.org/sites/default/files/icu_cahier5.pdf Question 1 (2 points) : à partir du document 1, comparer l’effet îlot de chaleur urbain (ICU) en hypercentre dense et dans un parc urbain. Des valeurs chiffrées sont attendues. 26GENSCAA1 Document 2 : schémas représentant les effets d’un arbre en ville Source : d’après https://www.apur.org/sites/default/files/documents/ilot_chaleur_urbains_paris_cahier1.pdf Question 2 (2 points) : à l’aide du document 2, expliquer en quoi la présence d'arbres permet de réduire l'effet îlot de chaleur urbain. Document 3 : effet de la mycorhization En milieu urbain, les arbres rencontrent plusieurs difficultés. Les revêtements artificiels de sol emmagasinent plus de chaleur qu’en milieu forestier entraînant un rejet d’eau plus important par …

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