Le sujet se place du point de vue des États : ils ont perdu leur politique monétaire et leur taux de change, et leur politique budgétaire est encadrée. Il faut identifier et expliquer les difficultés, pas en faire l'éloge ou le procès.
Pourquoi l'appartenance à la zone euro rend-elle difficile, pour chaque État, la conduite d'une politique conjoncturelle adaptée à sa propre situation ?
Le plan en trois parties
La perte des instruments monétaire et de change
- Le taux unique ne correspond pas à la conjoncture de chaque pays.Mundell (1961) ; en 2011, la BCE relève son taux en avril et juillet alors que le Sud entre en récession.
- Sans dévaluation possible, l'ajustement passe par les salaires et le chômage.Chômage proche de 25 % en Espagne et en Grèce en 2012 (Eurostat).
Une politique budgétaire sous contrainte
- Les règles européennes limitent déficits et dettes.3 % et 60 % (1997) ; règle d'or du TSCG (2012) ; procédure de déficit excessif contre la France (juillet 2024).
- Les marchés financiers sanctionnent les États jugés fragiles.Crise des dettes souveraines, plan d'aide de 110 Md€ à la Grèce (mai 2010).
Une coordination difficile entre États interdépendants
- Chaque État peut jouer le passager clandestin.Pacte non appliqué à la France et à l'Allemagne en 2003.
- Il n'existe pas de budget fédéral de stabilisation.Budget de l'UE proche de 1 % du RNB ; NextGenerationEU temporaire (2020).
La réforme des règles budgétaires d'avril 2024 suffira-t-elle à concilier discipline et stabilisation ?