Les effets induits sont les conséquences de l'ouverture, positives (gains à l'échange, diffusion technologique, réduction des inégalités entre pays) et négatives (inégalités internes, pertes d'emplois localisées). « Dans quelle mesure » appelle une réponse graduée sur la justification des mesures protectionnistes.
Les effets du commerce international, qui font des gagnants et des perdants, justifient-ils de restreindre les échanges, ou appellent-ils d'autres réponses ?
Le plan en trois parties
Des effets d'abord favorables, qui plaident pour l'ouverture
- Gains à l'échange pour les consommateurs et les producteurs.Ricardo (1817) ; gain de variété chez Krugman (1979).
- Réduction des inégalités entre pays.Extrême pauvreté mondiale : environ 36 % en 1990, 10 % en 2015 (Banque mondiale).
Des effets qui peuvent justifier une protection ciblée
- Hausse des inégalités internes et pertes territorialisées.Stolper-Samuelson (1941) ; Autor, Dorn et Hanson (2013).
- Industries naissantes et secteurs stratégiques.List (1841) ; Brander et Spencer (1985) ; pénurie de masques en 2020.
Un protectionnisme coûteux, souvent moins efficace que d'autres réponses
- Hausse des prix et risque de représailles.Lave-linge américains en 2018 : prix en hausse d'environ 12 % ; tarif Smoot-Hawley (1930).
- Formation et redistribution ciblent mieux les perdants.Trade Adjustment Assistance (Trade Expansion Act de 1962).
La multiplication des hausses de droits de douane depuis 2018 pose la question de la capacité de l'OMC à encadrer ces choix.