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Spécialité SES Terminale

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Comment expliquer les crises financières et réguler le système financier ?

Crises de 1929 et de 2008, bulles spéculatives, paniques bancaires et faillites en chaîne, canaux de transmission à l’économie réelle, aléa moral, supervision et ratio de solvabilité (SES Terminale, hors épreuve écrite à partir de 2027)

À propos de cette page
Un devoir surveillé de SES au format du bac : une dissertation de 4 heures sur « Les crises financières sont-elles inévitables ? », sujet d’entraînement avec un dossier de trois documents (FDIC, Banque de France, chronologie des crises et réformes), un corrigé entièrement rédigé, le barème de la session 2027 et les PDF du sujet et du corrigé. La question n’est plus évaluable à l’écrit à partir de 2027.

Sujet et dissertation rédigée, prêts à imprimer.

Devoir surveillé · Épreuve du bac · Durée 240 min · Noté sur 20
240:00

Vous traiterez le sujet sous la forme d’une dissertation s’appuyant sur le dossier documentaire. C’est un sujet d’entraînement, au format de l’épreuve écrite : aucun sujet de dissertation n’est tombé au bac sur cette question, dont les quatre sujets réels (2024) relèvent de l’épreuve composée ; le dossier documentaire est propre à ce devoir. Ce questionnement n’est plus évaluable à l’épreuve écrite à partir de la session 2027 (note de service du 11 septembre 2026, annexe I), mais il reste au programme de Terminale. Barème de la session 2027 : deux points sur vingt sont réservés à la maîtrise de l’orthographe et de la syntaxe.

Devoir surveillé · Spécialité SES
Comment expliquer les crises financières et réguler le système financier ?
Classe de Terminale
Durée : 4 h
Barème : / 20 points
Nom : ……………………………………………
Prénom : ……………………………………………

Sujet

/ 20 pts

Les crises financières sont-elles inévitables ?

Dossier documentaire (3 documents)

Document 1 — Défaillances bancaires aux États-Unis, des années 1930 à 2023

PériodeNombre de banques défaillantesActifs des banques défaillantes (en milliards de dollars)
1930-19339 096—
200825373,6
2009-2012440—
2013-202271—
20235548,7

1930-1933 : suspensions de paiements de banques commerciales (une suspension n’est pas toujours une faillite définitive) ; le pays comptait près de 25 000 banques en 1929. À partir de 2008 : faillites de banques assurées par la FDIC. En 2008, Washington Mutual représente 307 milliards de dollars d’actifs ; en 2023, Silicon Valley Bank, Signature Bank et First Republic Bank en représentent 548,5.

Source : d’après FDIC, A Brief History of Deposit Insurance in the United States, 1998 (1930-1933) ; FDIC, liste des banques défaillantes et Bank Failures in Brief 2008 et 2023 (actifs approximatifs à la date de la faillite), consultés en novembre 2026.

Document 2 — Fonds propres et liquidité des banques françaises et exigences minimales de Bâle III

IndicateurBanques françaisesExigence minimale (Bâle III)
Fonds propres de base (CET1) en % des actifs pondérés par les risques11,8 % en 2014 ; 15,6 % en 20244,5 %, plus un coussin de conservation de 2,5 %
Ratio de liquidité à court terme (LCR)144 % en mars 2025100 %
Ratio de financement stable à long terme (NSFR)114,6 % fin 2024100 %
Taux d’endettement du secteur privé, en % du PIB (France)113 % en 2010 ; 136 % en 2024—

Le LCR rapporte les actifs liquides d’une banque aux sorties de trésorerie qu’elle subirait pendant trente jours de crise ; à 100 %, elle peut y faire face.

Source : d’après Banque de France, discours de François Villeroy de Galhau, président de l’ACPR, présentation du rapport annuel 2024 de l’ACPR, 27 mai 2025 ; Comité de Bâle sur le contrôle bancaire, Bâle III, décembre 2010.

Document 3 — Crises et réformes financières depuis 2007 (chronologie)

  • 9 août 2007 : BNP Paribas gèle trois fonds exposés aux crédits immobiliers subprimes américains.
  • 15 septembre 2008 : faillite de la banque d’investissement Lehman Brothers ; le lendemain, la Réserve fédérale prête 85 milliards de dollars à l’assureur AIG.
  • 3 octobre 2008 : plan de sauvetage américain TARP (700 milliards de dollars).
  • 21 juillet 2010 : loi Dodd-Frank aux États-Unis ; décembre 2010 : accords de Bâle III sur les fonds propres et la liquidité des banques.
  • 26 juillet 2013 : loi française de séparation et de régulation des activités bancaires.
  • 4 novembre 2014 : la Banque centrale européenne supervise directement les grandes banques de la zone euro.
  • 1er janvier 2016 : entrée en vigueur du mécanisme de résolution unique de la zone euro (pertes imposées aux actionnaires et aux créanciers avant tout argent public).
  • 10 mars 2023 : faillite de Silicon Valley Bank ; 19 mars 2023 : rachat de Credit Suisse par UBS, organisé par les autorités suisses.
  • 1er janvier 2025 : application dans l’Union européenne de la version finale de Bâle III.

Source : d’après FDIC, Réserve fédérale, Banque centrale européenne, Légifrance, Journal officiel de l’Union européenne et FINMA (autorité suisse de surveillance des marchés financiers).

Corrigé rédigé — une dissertation complète (2072 mots), à n'ouvrir qu'après avoir composé

Introduction

Le 10 mars 2023, Silicon Valley Bank, qui détenait 209 milliards de dollars d’actifs selon la FDIC, ferme ses portes après avoir subi la veille environ 42 milliards de dollars de demandes de retrait. Quinze ans après la faillite de Lehman Brothers, et alors que les règles bancaires ont été profondément durcies (document 3), une panique bancaire reste donc possible.

Une crise financière est une perturbation grave du fonctionnement des marchés financiers et du système bancaire : krach, paniques, faillites en chaîne, blocage du crédit. Elle peut se transmettre à l’économie réelle, comme en 1929 et en 2008. Dire qu’elle est inévitable, c’est affirmer qu’aucune politique ne peut l’empêcher de survenir.

Les crises semblent pourtant se répéter : Luc Laeven et Fabian Valencia (FMI, 2018) recensent 151 crises bancaires systémiques dans le monde de 1970 à 2017. Mais leur gravité varie beaucoup : de 1930 à 1933, 9 096 banques américaines suspendent leurs paiements, contre 465 faillites de 2008 à 2012 (document 1) : entre-temps, les pouvoirs publics se sont dotés d’instruments de prévention et de secours.

Si l’instabilité est inscrite dans le fonctionnement même des marchés et des banques, les pouvoirs publics peuvent-ils empêcher les crises financières, ou seulement en limiter la fréquence et la gravité ?

Nous verrons d’abord que les crises naissent du fonctionnement même de la finance, puis que les pouvoirs publics disposent d’instruments qui en réduisent la fréquence et la gravité, enfin que ces instruments contiennent l’instabilité sans la supprimer.

I. Des crises qui naissent du fonctionnement même de la finance

Les crises financières trouvent d’abord leur origine dans la formation de bulles spéculatives. Une bulle est un écart durable et croissant entre le prix d’un actif et sa valeur fondamentale, c’est-à-dire la valeur actualisée des revenus qu’il rapportera. Elle se forme parce qu’on achète un actif pour le revendre plus cher, et non pour son rendement. Keynes, dans la Théorie générale (1936), compare la Bourse à un concours de beauté où chacun choisit non ce qu’il juge le meilleur, mais ce que les autres vont choisir. André Orléan (1999) parle de mimétisme autoréférentiel : imiter les autres, supposés mieux informés, est rationnel pour chacun, mais déstabilisant pour tous. La hausse devient alors une prophétie autoréalisatrice au sens de Robert Merton (1948) : parce que tous anticipent la hausse, tous achètent, et le prix monte. Le même mécanisme joue à la baisse quand les anticipations se retournent. Ainsi, le Nasdaq perd 78 % entre mars 2000 et octobre 2002. Ces comportements ne sont pas des erreurs que l’on pourrait interdire : ils découlent du fonctionnement normal d’un marché où chacun observe les autres.

Cette instabilité est renforcée par l’endettement, qui se développe précisément quand tout va bien. Pour Hyman Minsky (Stabilizing an Unstable Economy, 1986), la stabilité est déstabilisante : pendant les périodes calmes, les agents s’endettent davantage et passent d’un financement prudent, où leurs revenus couvrent intérêts et remboursements, à un financement spéculatif puis « Ponzi », où il faut emprunter de nouveau pour payer les intérêts. L’effet de levier multiplie alors les gains, puis les pertes : en 2007, Lehman Brothers détenait environ 30 dollars d’actifs pour 1 dollar de fonds propres, si bien qu’une baisse de 3 % de la valeur de ses actifs suffisait à effacer son capital. Charles Kindleberger (1978) a montré que la séquence se répète depuis des siècles : choc initial, euphorie, manie, détresse, panique. Le document 2 rappelle que le taux d’endettement du secteur privé français est passé de 113 % du PIB en 2010 à 136 % en 2024 : l’endettement qui nourrit la croissance est aussi celui qui peut la fragiliser.

Enfin, l’activité bancaire est fragile par nature. Une banque transforme des dépôts disponibles à vue en crédits remboursés sur plusieurs années ; elle ne garde en caisse qu’une partie des dépôts. Douglas Diamond et Philip Dybvig (1983) montrent qu’une panique peut alors abattre une banque solvable : si chacun pense que les autres vont retirer leurs dépôts, retirer le premier devient rationnel. Les faillites se propagent ensuite par les créances interbancaires impayées, les ventes forcées d’actifs et la défiance : c’est le risque systémique. Le 15 septembre 2008, la faillite de Lehman Brothers entraîne dès le lendemain un prêt de 85 milliards de dollars de la Fed à l’assureur AIG (document 3). Ce risque n’a pas disparu : en mars 2023, la chute de Silicon Valley Bank est suivie, en moins de dix jours, du rachat de Credit Suisse par UBS organisé par les autorités suisses (document 3). Les crises semblent donc inscrites dans le fonctionnement même de la finance.

Cette récurrence n’est pourtant pas une fatalité. Depuis les années 1930, les pouvoirs publics ont appris à arrêter les paniques et à encadrer les banques, et la gravité des crises en a été profondément modifiée.

II. Des instruments publics qui réduisent la fréquence et la gravité des crises

Les pouvoirs publics peuvent d’abord arrêter une panique déclenchée. Walter Bagehot (Lombard Street, 1873) définit le rôle de prêteur en dernier ressort : en cas de panique, la banque centrale doit prêter largement, contre de bonnes garanties, mais à un taux élevé. Une banque solvable mais illiquide peut ainsi rembourser ses déposants sans brader ses actifs, ce qui empêche les ventes forcées et la contagion. La garantie des dépôts, créée aux États-Unis par le Banking Act de 1933, ôte aux déposants la raison de se ruer aux guichets : la prophétie autoréalisatrice de la panique est privée de son ressort. Le document 1 montre l’effet de ces instruments : de 1930 à 1933, faute de garantie des dépôts et alors que la Réserve fédérale laissait la masse monétaire baisser d’environ un tiers (Friedman et Schwartz, 1963), 9 096 banques suspendent leurs paiements, soit plus d’un tiers des quelque 25 000 banques que comptait le pays en 1929 ; de 2008 à 2012, malgré une crise financière mondiale, 465 banques assurées font faillite, soit environ vingt fois moins.

Quand une banque n’est plus seulement illiquide mais menacée d’insolvabilité, l’État peut la sauver pour éviter les faillites en chaîne et l’effondrement du crédit. Après la faillite de Lehman Brothers, le plan TARP de 700 milliards de dollars, signé le 3 octobre 2008, sert surtout à entrer au capital des banques américaines (document 3) ; en Europe, Dexia est recapitalisée par la Belgique, la France et le Luxembourg. Ces interventions ont limité la transmission de la crise à l’économie réelle. Ben Bernanke (1983) avait montré que, dans les années 1930, la disparition de milliers de banques avait privé de crédit les PME et les agriculteurs, aggravant la dépression : le PIB réel américain recule alors d’environ 26 % entre 1929 et 1933, contre 2,6 % en 2009. La différence d’ampleur entre les deux crises tient largement à la différence des réponses publiques.

Les pouvoirs publics cherchent surtout à prévenir les crises en réduisant la prise de risque des banques. Le ratio de solvabilité impose des fonds propres proportionnés aux risques : plus une banque risque, plus elle engage l’argent de ses actionnaires, qui supportent les premières pertes. Bâle III (décembre 2010) exige 4,5 % de fonds propres de base, plus un coussin de 2,5 %, ainsi que des ratios de liquidité (documents 2 et 3). Le document 2 montre que les banques françaises dépassent nettement ces exigences : leur ratio de fonds propres de base passe de 11,8 % en 2014 à 15,6 % en 2024, soit 3,8 points de plus et plus du double du minimum de 7 % ; leur ratio de liquidité à court terme atteint 144 % en mars 2025, pour un minimum de 100 %. La supervision par la banque centrale vérifie le respect de ces règles banque par banque : depuis le 4 novembre 2014, la BCE supervise directement les grandes banques de la zone euro (document 3). Ces règles rendent le système plus résistant aux chocs.

Ces instruments ont rendu les crises moins fréquentes et moins graves. Ils ont toutefois un revers, et ils ne suppriment pas les ressorts de l’instabilité que révèle la première partie.

III. Une instabilité contenue, jamais supprimée

Les protections publiques créent d’abord de l’aléa moral : un agent protégé contre les conséquences d’un risque est incité à en prendre davantage. Une banque qui se sait « trop grande pour faire faillite » peut prêter plus imprudemment, et ses créanciers, sûrs d’être remboursés, ne la surveillent plus. Gary Stern et Ron Feldman (Too Big to Fail, 2004) l’ont montré quatre ans avant la crise de 2008. L’histoire américaine en donne un exemple : après le relèvement du plafond de garantie des dépôts à 100 000 dollars en 1980, plus d’un millier de caisses d’épargne font faillite de 1986 à 1995, après des placements très risqués. C’est pourquoi les autorités cherchent désormais à faire payer d’abord les actionnaires et les créanciers : depuis le 1er janvier 2016, le mécanisme de résolution unique impose des pertes aux actionnaires et aux créanciers d’une banque défaillante de la zone euro avant tout argent public (document 3). Mais, en pleine panique, la tentation de sauver une grande banque reste forte, comme l’ont montré les sauvetages de 2008.

Les crises se déplacent ensuite là où la régulation ne porte pas, et de nouvelles formes de panique apparaissent. En 2007-2008, la panique s’est surtout jouée hors des guichets, sur les marchés où les institutions financières se prêtaient entre elles : Gary Gorton et Andrew Metrick (2012) montrent que les prêteurs ont soudain exigé des garanties bien plus fortes sur les titres liés aux crédits immobiliers. En 2023, les retraits ont été très rapides et la plupart des dépôts de Silicon Valley Bank dépassaient le plafond de garantie. Le document 1 en donne la mesure : en 2023, cinq banques américaines seulement font faillite, contre 25 en 2008, mais leurs actifs atteignent 548,7 milliards de dollars, soit environ 1,5 fois ceux des banques défaillantes de 2008 (373,6 milliards, en dollars courants), et ils sont presque entièrement concentrés dans trois établissements. Les crises deviennent plus rares mais peuvent rester d’une grande ampleur.

Enfin, le niveau souhaitable de régulation reste débattu, car il n’existe pas de règle qui supprimerait le risque sans coût. Pour Anat Admati et Martin Hellwig (The Bankers’ New Clothes, 2013), les exigences actuelles restent trop faibles : un ratio de levier de 3 % signifie qu’une perte de 3 % suffit à effacer les fonds propres d’une banque, et ils proposent des fonds propres de 20 à 30 % du bilan. Les banques répondent que des exigences plus fortes renchériraient le crédit et freineraient la croissance ; le gouverneur de la Banque de France leur objecte que l’endettement privé a continué de croître malgré le durcissement des règles (document 2). Le débat porte aussi sur la possibilité de repérer les bulles : pour Eugene Fama, on ne peut savoir qu’il y avait une bulle qu’après son éclatement, alors que Robert Shiller juge qu’on peut la déceler aux écarts entre prix et revenus attendus. Tant que les autorités ne peuvent pas identifier sûrement une bulle, elles ne peuvent pas l’empêcher de se former.

Conclusion

Les crises financières naissent du fonctionnement même des marchés et des banques : le mimétisme et les prophéties autoréalisatrices gonflent puis font éclater les bulles, l’endettement fragilise le système pendant les périodes calmes, et la transformation des échéances expose toute banque à la panique. Les pouvoirs publics ont pourtant appris à en réduire la fréquence et la gravité : le prêteur en dernier ressort, la garantie des dépôts et les sauvetages arrêtent la contagion, tandis que le ratio de solvabilité, la supervision et la résolution rendent la prise de risque coûteuse.

Les crises financières sont donc inévitables au sens où leurs ressorts ne peuvent pas être supprimés, mais leur gravité ne l’est pas : on compte 465 faillites bancaires américaines de 2008 à 2012 contre 9 096 suspensions de 1930 à 1933. La régulation ne fait pas disparaître l’instabilité, elle la contient, au prix d’un aléa moral qu’il faut sans cesse corriger, et elle doit suivre les risques là où ils se déplacent.

La finance non bancaire (fonds d’investissement, assureurs, cryptoactifs), beaucoup moins encadrée que les banques, ne sera-t-elle pas le lieu de la prochaine crise ?

Ce qui est évaluéPoints
Introduction : crise financière et « inévitable » définis, tension entre récurrence et gravité, problématique et plan annoncé3 pts
Partie I : bulles, endettement et fragilité bancaire comme ressorts endogènes des crises4 pts
Partie II : prêteur en dernier ressort, garantie des dépôts, sauvetages, ratio de solvabilité et supervision4 pts
Partie III : aléa moral, déplacement des risques et débat sur le niveau de régulation4 pts
Documents FDIC, Banque de France et chronologie exploités par des calculs, transitions rédigées, conclusion qui tranche la question3 pts
Orthographe et syntaxe : deux points réservés à la langue (note de service du 11 septembre 2026)2 pts

Ce que le correcteur valorise — Ce qui distingue cette copie d’une copie moyenne, c’est la réponse nuancée et argumentée à la question posée : les crises sont inévitables dans leurs ressorts, pas dans leur gravité. Le correcteur valorise les mécanismes nommés et expliqués (mimétisme, prophétie autoréalisatrice, levier, panique, aléa moral) plutôt que le récit de 1929 et de 2008, l’usage précis du dossier (rapport de un à vingt entre les défaillances de 1930-1933 et de 2008-2012, ratio de fonds propres de base plus de deux fois supérieur au minimum, actifs défaillants de 2023 1,5 fois supérieurs à ceux de 2008) et la présentation équilibrée des débats, sans prendre parti pour ou contre la régulation.

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