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Spécialité Physique-Chimie Terminale

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Modéliser l'écoulement d'un fluide

Poussée d'Archimède, débit volumique, conservation du débit, relation de Bernoulli et applications (thème Mouvement et interactions)

À propos de cette page
Ces exercices corrigés sur « Modéliser l'écoulement d'un fluide » en terminale permettent de s'entraîner et de vérifier ses acquis en spécialité physique-chimie. Ils suivent le programme officiel de terminale et sont classés par difficulté (facile, moyen, difficile). Au programme : L'essentiel, Poussée d'Archimède, Débit volumique et conservation du débit, Relation de Bernoulli et hypothèses de validité. Chaque exercice est suivi d'une correction rédigée, à déplier une fois la recherche faite au brouillon. Cet entraînement aide à mémoriser les méthodes, repérer ses erreurs et gagner en confiance avant un contrôle. Exercices gratuits proposés par un professeur particulier à Marseille pour réviser spécialité physique-chimie en terminale.

Exercices corrigés, classés du plus simple au plus complexe. Cherche d'abord seul au brouillon, puis déplie la correction détaillée pour vérifier ta méthode et tes raisonnements.

Exercice 1 — Sphère d'aluminium immergée

Facile

Une sphère pleine en aluminium, de volume 62 cm³, est suspendue à un fil et totalement immergée dans l'eau. Données : ρeau=1,00×103 kg·m⁻³ ; ρAl=2,70×103 kg·m⁻³ ; g=9,81 N·kg⁻¹.

  1. a) Donner la direction et le sens de la poussée d'Archimède, puis calculer sa norme.
  2. b) Calculer le poids de la sphère.
  3. c) On coupe le fil. La sphère coule-t-elle ? Justifier.
  4. d) Calculer la tension du fil lorsque la sphère est en équilibre, suspendue dans l'eau.

a) La poussée d'Archimède est verticale et orientée vers le haut. Avec V=62×10−6 m³ : Π=ρeauVg=1,00×103×62×10−6×9,81, soit Π=0,608 N.

b) m=ρAlV=2,70×103×62×10−6=0,167 kg, donc P=mg=0,1674×9,81, soit P=1,64 N.

c) Fil coupé, la sphère n'est soumise qu'à son poids et à la poussée. Comme P>Π (ce qui revient à ρAl>ρeau), la résultante est dirigée vers le bas : la sphère coule.

d) À l'équilibre, T→+Π→+P→=0→ ; en projection sur un axe vertical : T+Π−P=0, donc T=P−Π=1,642−0,608, soit T=1,03 N. Le fil « porte » moins que le poids : c'est le poids apparent.

Exercice 2 — Débit d'un robinet

Facile

Un robinet remplit un seau de 12 L en 47 s. L'eau sort par un embout circulaire de diamètre intérieur 14 mm.

  1. a) Calculer le débit volumique du robinet en L·s⁻¹, puis en m³·s⁻¹.
  2. b) Calculer la vitesse moyenne de l'eau à la sortie de l'embout.
  3. c) Calculer la durée nécessaire pour remplir une baignoire de 165 L avec ce robinet ; l'exprimer en minutes et secondes.

a) DV=VΔt=1247=0,255 L·s⁻¹. Comme 1 L = 10⁻³ m³ : DV=2,55×10−4 m³·s⁻¹.

b) Section de l'embout : S=πd24=π×(14×10−3)24=1,54×10−4 m². D'après DV=Sv : v=DVS=2,553×10−41,539×10−4, soit v=1,66 m·s⁻¹.

c) Δt=VDV=16512/47=165×4712=646 s. Or 646 s = 10 × 60 s + 46 s : Δt≈10 min 46 s.

Exercice 3 — Seringue et aiguille

Facile

On pousse le piston d'une seringue, dont le corps a un diamètre intérieur de 19 mm, à la vitesse constante de 4,0 mm·s⁻¹. Le liquide, assimilé à de l'eau, sort par une aiguille de diamètre intérieur 0,50 mm. L'écoulement est supposé permanent.

  1. a) Calculer le débit volumique du liquide, en mL·s⁻¹.
  2. b) Énoncer la loi de conservation du débit volumique et préciser ses conditions d'application. Sont-elles réunies ici ?
  3. c) Calculer la vitesse du liquide dans l'aiguille.

a) Section du corps : S1=π×(19×10−3)24=2,835×10−4 m². Le liquide avance à la vitesse du piston : DV=S1v1=2,835×10−4×4,0×10−3=1,13×10−6 m³·s⁻¹. Comme 1 mL = 10⁻⁶ m³ : DV=1,13 mL·s⁻¹.

b) Pour un fluide incompressible en écoulement permanent, sans fuite ni apport, le débit volumique est le même à travers toute section : S1v1=S2v2. Ici le liquide est incompressible, l'écoulement est supposé permanent et rien ne s'échappe entre le corps et l'aiguille : la loi s'applique.

c) v2=v1S1S2=v1(d1d2)2=4,0×10−3×(190,50)2=4,0×10−3×1444, soit v2=5,8 m·s⁻¹ : le liquide sort environ 1 400 fois plus vite que le piston n'avance.

Exercice 4 — Cube de pin flottant

Moyen

Un cube de pin homogène, d'arête a=12,0 cm et de masse volumique ρb=530 kg·m⁻³, flotte sur de l'eau douce (ρe=1,00×103 kg·m⁻³), une face horizontale. On note h la hauteur immergée.

  1. a) Montrer que h=aρbρe, puis calculer h.
  2. b) Calculer la masse maximale d'un objet posé au centre de la face supérieure pour que le cube ne soit pas entièrement immergé.
  3. c) Le cube, sans objet, est placé dans de l'eau de mer de masse volumique 1 030 kg·m⁻³. Calculer la nouvelle hauteur immergée et interpréter le résultat.

a) Système : le cube, dans le référentiel terrestre. Forces : le poids P=ρba3g (vers le bas) et la poussée d'Archimède Π=ρea2hg (vers le haut), le volume immergé étant a2h. À l'équilibre, Π=P : ρea2hg=ρba3g, d'où h=aρbρe. A.N. : h=12,0×5301000, h=6,36 cm.

b) Avec l'objet de masse m, l'équilibre s'écrit ρeVimmg=(ρba3+m)g. La masse est maximale quand le cube est tout juste entièrement immergé (Vimm=a3) : mmax=(ρe−ρb)a3=470×(0,120)3=470×1,728×10−3, soit mmax=0,812 kg.

c) Même raisonnement qu'en a) : h′=12,0×5301030, h′=6,17 cm. La poussée est la même que dans l'eau douce (elle compense toujours le même poids), mais l'eau de mer est plus dense : un volume immergé plus petit suffit. Le cube s'enfonce moins.

Exercice 5 — Bifurcation dans un réseau d'eau

Moyen

Une conduite principale de diamètre 40 mm, où l'eau circule à 1,8 m·s⁻¹, se divise en deux conduites : la conduite 1, de diamètre 24 mm, où la vitesse vaut 2,1 m·s⁻¹, et la conduite 2, de diamètre 20 mm. L'eau est incompressible et l'écoulement permanent.

  1. a) Calculer le débit volumique dans la conduite principale, en L·s⁻¹.
  2. b) Calculer le débit volumique dans la conduite 1.
  3. c) En déduire la vitesse de l'eau dans la conduite 2.
  4. d) Un élève écrit « v0=v1+v2 ». Expliquer pourquoi cette relation est fausse.

a) S0=π×(0,040)24=1,257×10−3 m², donc D0=S0v0=1,257×10−3×1,8=2,26×10−3 m³·s⁻¹, soit D0=2,26 L·s⁻¹.

b) S1=π×(0,024)24=4,52×10−4 m², donc D1=4,52×10−4×2,1=9,50×10−4 m³·s⁻¹, soit D1=0,950 L·s⁻¹.

c) Le fluide étant incompressible et l'écoulement permanent, le volume qui entre dans la bifurcation par unité de temps en ressort : D0=D1+D2. Donc D2=2,262×10−3−0,950×10−3=1,31×10−3 m³·s⁻¹. Avec S2=π×(0,020)24=3,14×10−4 m² : v2=D2S2, v2=4,18 m·s⁻¹.

d) Ce qui se conserve, c'est le volume transporté par seconde, c'est-à-dire le débit, et non la vitesse : S0v0=S1v1+S2v2. Les vitesses ne s'additionnent pas ; ici v1+v2=6,3 m·s⁻¹, très différent de v0=1,8 m·s⁻¹.

Exercice 6 — Tube de Venturi à tubes piézométriques

Moyen

De l'eau (ρ=1,00×103 kg·m⁻³) s'écoule dans un tube de Venturi horizontal. En A (diamètre 30 mm), la vitesse vaut 0,90 m·s⁻¹ et la pression PA=1,25×105 Pa ; B est au col (diamètre 15 mm). On admet que la relation de Bernoulli s'applique ; g=9,81 N·kg⁻¹.

  1. a) Calculer la vitesse vB au col.
  2. b) Calculer la pression PB.
  3. c) Deux tubes verticaux ouverts, branchés en A et en B, contiennent de l'eau au repos. Calculer la différence de hauteur entre les niveaux d'eau dans ces tubes et préciser lequel est le plus bas.
  4. d) Expliquer pourquoi la pression est plus faible au col, alors que le fluide semble y être « comprimé ».

a) Conservation du débit : vB=vA(dAdB)2=0,90×(3015)2=0,90×4, vB=3,60 m·s⁻¹.

b) Bernoulli entre A et B, avec zA=zB : PB=PA+12ρ(vA2−vB2)=1,25×105+500×(0,81−12,96)=1,25×105−6,08×103, soit PB=1,19×105 Pa.

c) Dans chaque tube, l'eau est au repos : la loi de la statique donne PA−PB=ρgΔh. Donc Δh=60751,00×103×9,81=0,619 m : Δh=61,9 cm, le niveau le plus bas étant celui du tube branché au col (pression plus faible).

d) L'eau étant incompressible, elle n'est pas comprimée au col : elle y accélère. D'après la relation de Bernoulli, la somme P+12ρv2 est constante à altitude fixée : l'augmentation de l'énergie cinétique volumique s'accompagne d'une diminution de la pression. Dynamiquement, pour que l'eau accélère de A vers B, il faut une force pressante résultante vers l'aval, donc PA>PB.

Exercice 7 — Jet d'un réservoir percé

Moyen

Un grand réservoir ouvert contient de l'eau. Un petit orifice circulaire, de diamètre 9,0 mm, est percé dans la paroi 1,40 m sous la surface libre. On suppose l'eau parfaite et le niveau quasi constant pendant l'observation ; g=9,81 N·kg⁻¹.

  1. a) Montrer, à l'aide de la relation de Bernoulli, que la vitesse de sortie vaut v=2gh, puis la calculer.
  2. b) Calculer le débit volumique en L·min⁻¹.
  3. c) Un élève affirme que si le réservoir contenait de l'huile, moins dense que l'eau, l'huile sortirait plus vite. Expliquer son erreur.

a) Hypothèses : fluide parfait, incompressible, écoulement permanent (niveau quasi constant). On applique Bernoulli le long d'une ligne de courant entre A, sur la surface libre (PA=Patm, vA≈0 car le réservoir est grand, zA=h), et B, dans le jet à la sortie (PB=Patm, vB=v, zB=0) : Patm+ρgh=Patm+12ρv2, d'où v=2gh. A.N. : v=2×9,81×1,40=27,5, v=5,24 m·s⁻¹.

b) S=π×(9,0×10−3)24=6,36×10−5 m², donc DV=Sv=6,36×10−5×5,24=3,33×10−4 m³·s⁻¹ =0,333 L·s⁻¹, soit DV=20,0 L·min⁻¹.

c) Dans la démonstration, ρ se simplifie : la vitesse 2gh ne dépend pas de la masse volumique du liquide. Pour l'huile, la surpression due à la colonne (ρgh) est plus faible, mais la masse à mettre en mouvement l'est aussi, dans le même rapport. L'élève a raisonné sur la pression seule. En pratique, l'huile, plus visqueuse, sortirait même plus lentement.

Exercice 8 — Anémomètre d'un avion

Difficile

Un avion de tourisme vole à une altitude où la masse volumique de l'air vaut 0,905 kg·m⁻³. Son tube de Pitot mesure une différence de 2,34 kPa entre la pression totale Pt (point d'arrêt à l'avant du tube) et la pression statique Ps (prises latérales). Les deux prises sont à la même altitude ; l'air est supposé incompressible dans le tube.

  1. a) En se plaçant dans le référentiel de l'avion, montrer que la vitesse de l'avion par rapport à l'air s'écrit v=2(Pt−Ps)ρ.
  2. b) Calculer v en m·s⁻¹ puis en km·h⁻¹.
  3. c) L'anémomètre de bord est étalonné avec la masse volumique de l'air au niveau de la mer, 1,225 kg·m⁻³. Calculer la vitesse qu'il affiche et l'écart relatif avec la vitesse réelle.
  4. d) La vitesse du son vaut environ 330 m·s⁻¹ à cette altitude. Justifier l'hypothèse d'incompressibilité.

a) Dans le référentiel de l'avion, l'air arrive loin en amont avec la vitesse v et la pression statique Ps (celle que mesurent les prises latérales, où l'écoulement n'est pas perturbé). Sur la ligne de courant qui aboutit au point d'arrêt, la vitesse s'annule et la pression vaut Pt. Bernoulli entre ces deux points, à la même altitude : Ps+12ρv2=Pt+0, d'où v=2(Pt−Ps)ρ.

b) v=2×23400,905=5171, v=71,9 m·s⁻¹, soit 71,9×3,6= 259 km·h⁻¹.

c) L'instrument calcule vi=2×23401,225=3820=61,8 m·s⁻¹, soit 222 km·h⁻¹. Écart relatif : 71,9−61,871,9=0,140, soit 14 % : en altitude, l'air étant moins dense, la vitesse affichée sous-estime la vitesse réelle, dans le rapport 0,9051,225=0,860.

d) vc=71,9330=0,22 : la vitesse reste faible devant celle du son (moins de 0,3 fois), les variations de masse volumique de l'air dans le tube sont alors de l'ordre de quelques pour cent. Le modèle incompressible est acceptable.

Exercice 9 — Durée de vidange d'une cuve

Difficile

Une cuve cylindrique verticale et ouverte, de diamètre 0,60 m, contient de l'eau sur une hauteur h0=0,95 m. À t=0, on ouvre au fond un orifice circulaire de diamètre 1,5 cm. On note h(t) la hauteur d'eau, S et s les aires des sections de la cuve et de l'orifice. On admet que la formule de Torricelli reste valable à chaque instant ; g=9,81 N·kg⁻¹.

  1. a) En exprimant le débit volumique de deux façons, montrer que dhdt=−sS2gh.
  2. b) On pose u(t)=h(t). Montrer que dudt=−sSg2, puis exprimer u(t).
  3. c) En déduire l'expression de la durée T de la vidange complète, puis la calculer.
  4. d) Calculer la durée nécessaire pour que la hauteur passe de h0 à h02. Commenter.

a) Pendant dt, la surface libre descend de −dh ($dh < 0$) : le volume sorti est $-S\,dh$, donc $D_V = -S\frac{dh}{dt}$. Ce même débit traverse l'orifice (conservation du débit) : $D_V = s\,v = s\sqrt{2gh}$ d'après Torricelli. En égalant : dhdt=−sS2gh.

b) dudt=12hdhdt=−sS2gh2h=−sSg2, qui est une constante. u est donc une fonction affine du temps : u(t)=h0−sSg2t.

c) La cuve est vide quand u(T)=0 : T=Ssh02g, soit T=Ss2h0g. Or Ss=(0,600,015)2=1600 et 2×0,959,81=0,440 s. Donc T=704 s, soit environ 11 min 44 s.

d) La hauteur vaut h02 quand u=h02 ; u étant affine, t1/2=T(1−12)=704×0,293, t1/2=206 s (3 min 26 s). La première moitié de la hauteur s'écoule en moins d'un tiers de la durée totale : la vitesse de sortie, proportionnelle à h, diminue au cours de la vidange, qui est de plus en plus lente.

Exercice 10 — Canalisation montante

Difficile

De l'eau circule dans la canalisation d'un immeuble. Au point A (sous-sol, zA=0), le diamètre vaut 50 mm, la vitesse 1,1 m·s⁻¹ et la pression 2,60×105 Pa. Le point B est situé 7,5 m plus haut, où le diamètre vaut 32 mm. On néglige les frottements. Données : ρ=1,00×103 kg·m⁻³ ; g=9,81 N·kg⁻¹ ; Patm=1,013×105 Pa.

  1. a) Calculer la vitesse de l'eau en B.
  2. b) Calculer la pression en B.
  3. c) Un élève obtient PB=2,57×105 Pa. Identifier son erreur.
  4. d) Au-delà de B, la canalisation garde un diamètre de 32 mm. Déterminer l'altitude maximale jusqu'à laquelle la pression de l'eau reste supérieure à la pression atmosphérique.

a) Eau incompressible, écoulement permanent : vB=vA(dAdB)2=1,1×(5032)2=1,1×2,44, vB=2,69 m·s⁻¹.

b) Bernoulli entre A et B (fluide parfait, même ligne de courant) : PB=PA+12ρ(vA2−vB2)+ρg(zA−zB). Termes : 12ρ(vA2−vB2)=500×(1,21−7,21)=−3,00×103 Pa et ρg(zA−zB)=1,00×103×9,81×(−7,5)=−7,36×104 Pa. Donc PB=2,60×105−3,00×103−7,36×104, PB=1,83×105 Pa.

c) 2,60×105−3,00×103=2,57×105 Pa : l'élève a oublié le terme d'altitude ρg(zA−zB), qui est ici de loin le plus important (monter de 7,5 m fait perdre 0,74 bar).

d) En un point d'altitude z où la vitesse vaut encore vB : P(z)=PA+12ρ(vA2−vB2)−ρgz. On veut P(z)≥Patm : z≤2,60×105−3,00×103−1,013×1051,00×103×9,81=1,557×1059810, soit zmax=15,9 m. Au-dessus, un robinet ouvert ne débiterait plus (en réalité même avant, à cause des pertes de charge).

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