Ressources · Terminale · Spécialité Physique-Chimie
Modéliser l'écoulement d'un fluide
Poussée d'Archimède, débit volumique, conservation du débit, relation de Bernoulli et applications (thème Mouvement et interactions)
À propos de cette page
Exercices corrigés, classés du plus simple au plus complexe. Cherche d'abord seul au brouillon, puis déplie la correction détaillée pour vérifier ta méthode et tes raisonnements.
Exercice 1 — Sphère d'aluminium immergée
FacileUne sphère pleine en aluminium, de volume 62 cm³, est suspendue à un fil et totalement immergée dans l'eau. Données : kg·m⁻³ ; kg·m⁻³ ; N·kg⁻¹.
- a) Donner la direction et le sens de la poussée d'Archimède, puis calculer sa norme.
- b) Calculer le poids de la sphère.
- c) On coupe le fil. La sphère coule-t-elle ? Justifier.
- d) Calculer la tension du fil lorsque la sphère est en équilibre, suspendue dans l'eau.
a) La poussée d'Archimède est verticale et orientée vers le haut. Avec m³ : , soit N.
b) kg, donc , soit N.
c) Fil coupé, la sphère n'est soumise qu'à son poids et à la poussée. Comme (ce qui revient à ), la résultante est dirigée vers le bas : la sphère coule.
d) À l'équilibre, ; en projection sur un axe vertical : , donc , soit N. Le fil « porte » moins que le poids : c'est le poids apparent.
Exercice 2 — Débit d'un robinet
FacileUn robinet remplit un seau de 12 L en 47 s. L'eau sort par un embout circulaire de diamètre intérieur 14 mm.
- a) Calculer le débit volumique du robinet en L·s⁻¹, puis en m³·s⁻¹.
- b) Calculer la vitesse moyenne de l'eau à la sortie de l'embout.
- c) Calculer la durée nécessaire pour remplir une baignoire de 165 L avec ce robinet ; l'exprimer en minutes et secondes.
a) L·s⁻¹. Comme 1 L = 10⁻³ m³ : m³·s⁻¹.
b) Section de l'embout : m². D'après : , soit m·s⁻¹.
c) s. Or 646 s = 10 × 60 s + 46 s : min 46 s.
Exercice 3 — Seringue et aiguille
FacileOn pousse le piston d'une seringue, dont le corps a un diamètre intérieur de 19 mm, à la vitesse constante de 4,0 mm·s⁻¹. Le liquide, assimilé à de l'eau, sort par une aiguille de diamètre intérieur 0,50 mm. L'écoulement est supposé permanent.
- a) Calculer le débit volumique du liquide, en mL·s⁻¹.
- b) Énoncer la loi de conservation du débit volumique et préciser ses conditions d'application. Sont-elles réunies ici ?
- c) Calculer la vitesse du liquide dans l'aiguille.
a) Section du corps : m². Le liquide avance à la vitesse du piston : m³·s⁻¹. Comme 1 mL = 10⁻⁶ m³ : mL·s⁻¹.
b) Pour un fluide incompressible en écoulement permanent, sans fuite ni apport, le débit volumique est le même à travers toute section : . Ici le liquide est incompressible, l'écoulement est supposé permanent et rien ne s'échappe entre le corps et l'aiguille : la loi s'applique.
c) , soit m·s⁻¹ : le liquide sort environ 1 400 fois plus vite que le piston n'avance.
Exercice 4 — Cube de pin flottant
MoyenUn cube de pin homogène, d'arête cm et de masse volumique kg·m⁻³, flotte sur de l'eau douce ( kg·m⁻³), une face horizontale. On note la hauteur immergée.
- a) Montrer que , puis calculer .
- b) Calculer la masse maximale d'un objet posé au centre de la face supérieure pour que le cube ne soit pas entièrement immergé.
- c) Le cube, sans objet, est placé dans de l'eau de mer de masse volumique 1 030 kg·m⁻³. Calculer la nouvelle hauteur immergée et interpréter le résultat.
a) Système : le cube, dans le référentiel terrestre. Forces : le poids (vers le bas) et la poussée d'Archimède (vers le haut), le volume immergé étant . À l'équilibre, : , d'où . A.N. : , cm.
b) Avec l'objet de masse , l'équilibre s'écrit . La masse est maximale quand le cube est tout juste entièrement immergé () : , soit kg.
c) Même raisonnement qu'en a) : , cm. La poussée est la même que dans l'eau douce (elle compense toujours le même poids), mais l'eau de mer est plus dense : un volume immergé plus petit suffit. Le cube s'enfonce moins.
Exercice 5 — Bifurcation dans un réseau d'eau
MoyenUne conduite principale de diamètre 40 mm, où l'eau circule à 1,8 m·s⁻¹, se divise en deux conduites : la conduite 1, de diamètre 24 mm, où la vitesse vaut 2,1 m·s⁻¹, et la conduite 2, de diamètre 20 mm. L'eau est incompressible et l'écoulement permanent.
- a) Calculer le débit volumique dans la conduite principale, en L·s⁻¹.
- b) Calculer le débit volumique dans la conduite 1.
- c) En déduire la vitesse de l'eau dans la conduite 2.
- d) Un élève écrit « ». Expliquer pourquoi cette relation est fausse.
a) m², donc m³·s⁻¹, soit L·s⁻¹.
b) m², donc m³·s⁻¹, soit L·s⁻¹.
c) Le fluide étant incompressible et l'écoulement permanent, le volume qui entre dans la bifurcation par unité de temps en ressort : . Donc m³·s⁻¹. Avec m² : , m·s⁻¹.
d) Ce qui se conserve, c'est le volume transporté par seconde, c'est-à-dire le débit, et non la vitesse : . Les vitesses ne s'additionnent pas ; ici m·s⁻¹, très différent de m·s⁻¹.
Exercice 6 — Tube de Venturi à tubes piézométriques
MoyenDe l'eau ( kg·m⁻³) s'écoule dans un tube de Venturi horizontal. En A (diamètre 30 mm), la vitesse vaut 0,90 m·s⁻¹ et la pression Pa ; B est au col (diamètre 15 mm). On admet que la relation de Bernoulli s'applique ; N·kg⁻¹.
- a) Calculer la vitesse au col.
- b) Calculer la pression .
- c) Deux tubes verticaux ouverts, branchés en A et en B, contiennent de l'eau au repos. Calculer la différence de hauteur entre les niveaux d'eau dans ces tubes et préciser lequel est le plus bas.
- d) Expliquer pourquoi la pression est plus faible au col, alors que le fluide semble y être « comprimé ».
a) Conservation du débit : , m·s⁻¹.
b) Bernoulli entre A et B, avec : , soit Pa.
c) Dans chaque tube, l'eau est au repos : la loi de la statique donne . Donc m : cm, le niveau le plus bas étant celui du tube branché au col (pression plus faible).
d) L'eau étant incompressible, elle n'est pas comprimée au col : elle y accélère. D'après la relation de Bernoulli, la somme est constante à altitude fixée : l'augmentation de l'énergie cinétique volumique s'accompagne d'une diminution de la pression. Dynamiquement, pour que l'eau accélère de A vers B, il faut une force pressante résultante vers l'aval, donc .
Exercice 7 — Jet d'un réservoir percé
MoyenUn grand réservoir ouvert contient de l'eau. Un petit orifice circulaire, de diamètre 9,0 mm, est percé dans la paroi 1,40 m sous la surface libre. On suppose l'eau parfaite et le niveau quasi constant pendant l'observation ; N·kg⁻¹.
- a) Montrer, à l'aide de la relation de Bernoulli, que la vitesse de sortie vaut , puis la calculer.
- b) Calculer le débit volumique en L·min⁻¹.
- c) Un élève affirme que si le réservoir contenait de l'huile, moins dense que l'eau, l'huile sortirait plus vite. Expliquer son erreur.
a) Hypothèses : fluide parfait, incompressible, écoulement permanent (niveau quasi constant). On applique Bernoulli le long d'une ligne de courant entre A, sur la surface libre (, car le réservoir est grand, ), et B, dans le jet à la sortie (, , ) : , d'où . A.N. : , m·s⁻¹.
b) m², donc m³·s⁻¹ L·s⁻¹, soit L·min⁻¹.
c) Dans la démonstration, se simplifie : la vitesse ne dépend pas de la masse volumique du liquide. Pour l'huile, la surpression due à la colonne () est plus faible, mais la masse à mettre en mouvement l'est aussi, dans le même rapport. L'élève a raisonné sur la pression seule. En pratique, l'huile, plus visqueuse, sortirait même plus lentement.
Exercice 8 — Anémomètre d'un avion
DifficileUn avion de tourisme vole à une altitude où la masse volumique de l'air vaut 0,905 kg·m⁻³. Son tube de Pitot mesure une différence de 2,34 kPa entre la pression totale (point d'arrêt à l'avant du tube) et la pression statique (prises latérales). Les deux prises sont à la même altitude ; l'air est supposé incompressible dans le tube.
- a) En se plaçant dans le référentiel de l'avion, montrer que la vitesse de l'avion par rapport à l'air s'écrit .
- b) Calculer en m·s⁻¹ puis en km·h⁻¹.
- c) L'anémomètre de bord est étalonné avec la masse volumique de l'air au niveau de la mer, 1,225 kg·m⁻³. Calculer la vitesse qu'il affiche et l'écart relatif avec la vitesse réelle.
- d) La vitesse du son vaut environ 330 m·s⁻¹ à cette altitude. Justifier l'hypothèse d'incompressibilité.
a) Dans le référentiel de l'avion, l'air arrive loin en amont avec la vitesse et la pression statique (celle que mesurent les prises latérales, où l'écoulement n'est pas perturbé). Sur la ligne de courant qui aboutit au point d'arrêt, la vitesse s'annule et la pression vaut . Bernoulli entre ces deux points, à la même altitude : , d'où .
b) , m·s⁻¹, soit 259 km·h⁻¹.
c) L'instrument calcule m·s⁻¹, soit 222 km·h⁻¹. Écart relatif : , soit 14 % : en altitude, l'air étant moins dense, la vitesse affichée sous-estime la vitesse réelle, dans le rapport .
d) : la vitesse reste faible devant celle du son (moins de 0,3 fois), les variations de masse volumique de l'air dans le tube sont alors de l'ordre de quelques pour cent. Le modèle incompressible est acceptable.
Exercice 9 — Durée de vidange d'une cuve
DifficileUne cuve cylindrique verticale et ouverte, de diamètre 0,60 m, contient de l'eau sur une hauteur m. À , on ouvre au fond un orifice circulaire de diamètre 1,5 cm. On note la hauteur d'eau, et les aires des sections de la cuve et de l'orifice. On admet que la formule de Torricelli reste valable à chaque instant ; N·kg⁻¹.
- a) En exprimant le débit volumique de deux façons, montrer que .
- b) On pose . Montrer que , puis exprimer .
- c) En déduire l'expression de la durée de la vidange complète, puis la calculer.
- d) Calculer la durée nécessaire pour que la hauteur passe de à . Commenter.
a) Pendant , la surface libre descend de ($dh < 0$) : le volume sorti est $-S\,dh$, donc $D_V = -S\frac{dh}{dt}$. Ce même débit traverse l'orifice (conservation du débit) : $D_V = s\,v = s\sqrt{2gh}$ d'après Torricelli. En égalant : .
b) , qui est une constante. est donc une fonction affine du temps : .
c) La cuve est vide quand : , soit . Or et s. Donc s, soit environ 11 min 44 s.
d) La hauteur vaut quand ; étant affine, , s (3 min 26 s). La première moitié de la hauteur s'écoule en moins d'un tiers de la durée totale : la vitesse de sortie, proportionnelle à , diminue au cours de la vidange, qui est de plus en plus lente.
Exercice 10 — Canalisation montante
DifficileDe l'eau circule dans la canalisation d'un immeuble. Au point A (sous-sol, ), le diamètre vaut 50 mm, la vitesse 1,1 m·s⁻¹ et la pression Pa. Le point B est situé 7,5 m plus haut, où le diamètre vaut 32 mm. On néglige les frottements. Données : kg·m⁻³ ; N·kg⁻¹ ; Pa.
- a) Calculer la vitesse de l'eau en B.
- b) Calculer la pression en B.
- c) Un élève obtient Pa. Identifier son erreur.
- d) Au-delà de B, la canalisation garde un diamètre de 32 mm. Déterminer l'altitude maximale jusqu'à laquelle la pression de l'eau reste supérieure à la pression atmosphérique.
a) Eau incompressible, écoulement permanent : , m·s⁻¹.
b) Bernoulli entre A et B (fluide parfait, même ligne de courant) : . Termes : Pa et Pa. Donc , Pa.
c) Pa : l'élève a oublié le terme d'altitude , qui est ici de loin le plus important (monter de 7,5 m fait perdre 0,74 bar).
d) En un point d'altitude où la vitesse vaut encore : . On veut : , soit m. Au-dessus, un robinet ouvert ne débiterait plus (en réalité même avant, à cause des pertes de charge).
Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.
Prof de physique-chimie à Marseille · Cours particuliers au lycée · Aide aux devoirs