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Spécialité Mathématiques Terminale

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Combinatoire et dénombrement

Principe multiplicatif, k-uplets, arrangements, permutations, combinaisons, coefficients binomiaux et triangle de Pascal

À propos de cette page
Ces exercices corrigés sur « Combinatoire et dénombrement » en terminale permettent de s'entraîner et de vérifier ses acquis en spécialité mathématiques. Ils suivent le programme officiel de terminale et sont classés par difficulté (facile, moyen, difficile). Au programme : L'essentiel, k-uplets, arrangements et permutations, Combinaisons et coefficients binomiaux, Relation de Pascal et formule du binôme. Chaque exercice est suivi d'une correction rédigée, à déplier une fois la recherche faite au brouillon. Cet entraînement aide à mémoriser les méthodes, repérer ses erreurs et gagner en confiance avant un contrôle. Exercices gratuits proposés par un professeur particulier à Marseille pour réviser spécialité mathématiques en terminale.

Exercices corrigés, classés du plus simple au plus complexe. Cherche d'abord seul au brouillon, puis déplie la correction détaillée pour vérifier ta méthode et tes raisonnements.

Exercice 1 — Factorielles et coefficients binomiaux

Facile
  1. a) Calculer 13!11!.
  2. b) Calculer (125).
  3. c) Simplifier (n+1)!(n−1)! pour tout entier n≥1.
  4. d) Déterminer l'entier n≥2 tel que (n2)=231.

a) 13!=13×12×11!, donc 13!11!=13×12, soit 156.

b) (125)=12×11×10×9×85!=95040120, soit (125)=792.

c) Pour n≥1, (n+1)!=(n+1)×n×(n−1)!, donc (n+1)!(n−1)!=n(n+1).

d) (n2)=n(n−1)2, donc l'équation équivaut à n2−n−462=0. Δ=1+4×462=1849=432, d'où les racines 1+432=22 et 1−432=−21. Comme n est un entier naturel, n=22 (contrôle : 22×212=231).

Exercice 2 — Menus d'un restaurant

Facile

Un restaurant propose 5 entrées, 7 plats et 4 desserts.

  1. a) Combien de menus « entrée + plat + dessert » peut-on composer ?
  2. b) Le midi, le client choisit une formule « entrée + plat » ou une formule « plat + dessert ». Combien de repas différents sont possibles ? Justifier la méthode.
  3. c) Le restaurateur ajoute une boisson au menu complet de la question a) et souhaite offrir au moins 1 000 menus « entrée + plat + dessert + boisson ». Combien de boissons doit-il proposer au minimum ?

a) Un menu est un triplet (entrée, plat, dessert). Par le principe multiplicatif : 5×7×4, soit 140 menus.

b) Formules « entrée + plat » : 5×7=35. Formules « plat + dessert » : 7×4=28. Ces deux ensembles sont disjoints (le premier ne contient aucun dessert, le second aucune entrée), donc le principe additif s'applique : 35+28, soit 63 repas.

c) Avec b boissons, il y a 140b menus. On veut 140b≥1000, soit b≥1000140≈7,14. Avec 7 boissons on n'obtient que 980 menus : il faut au moins 8 boissons (1 120 menus).

Exercice 3 — Codes à chiffres et parties

Facile
  1. a) Combien existe-t-il de codes de 5 chiffres (chaque chiffre de 0 à 9) ?
  2. b) Combien de ces codes ont leurs 5 chiffres deux à deux distincts ?
  3. c) Combien de codes comportent au moins deux chiffres identiques ?
  4. d) Combien de parties possède un ensemble à 11 éléments ? Justifier à l'aide de 11-uplets de {0;1}.

a) Un code est un 5-uplet d'éléments de {0,…,9} (10 éléments) : 105=100000 codes.

b) 5-uplets d'éléments distincts : 10×9×8×7×6=10!5!, soit 30240 codes.

c) « Au moins deux chiffres identiques » est le contraire de « chiffres tous distincts » : 100000−30240, soit 69760 codes.

d) On numérote les éléments e1,…,e11 et on associe à une partie A le 11-uplet (x1,…,x11) avec xi=1 si ei∈A, 0 sinon. Cette correspondance est une bijection entre les parties et {0;1}11, qui compte 211 éléments : 2048 parties.

Exercice 4 — Anagrammes du mot TERMINALE

Moyen

On appelle anagramme du mot TERMINALE tout mot de 9 lettres, ayant un sens ou non, utilisant exactement ces lettres (le E figure deux fois).

  1. a) Combien le mot TERMINALE a-t-il d'anagrammes ?
  2. b) Combien de ces anagrammes commencent par T ?
  3. c) Combien d'anagrammes ont leurs deux E côte à côte ?
  4. d) Combien d'anagrammes n'ont pas leurs deux E côte à côte ?

a) On choisit d'abord les 2 positions des E parmi 9 : (92)=36 choix ; on place ensuite les 7 autres lettres, toutes distinctes, dans les 7 positions restantes : 7!=5040 façons. Par le principe multiplicatif : 36×5040, soit 181440 anagrammes. (Contrôle : 9!2!=181440, car échanger les deux E ne change pas le mot.)

b) T étant fixé en tête, on range les 8 lettres restantes, dont deux E : 8!2!=403202, soit 20160.

c) On colle les deux E en un bloc « EE ». On range alors 8 objets distincts (T, R, M, I, N, A, L, EE) : 8!=40320 anagrammes.

d) C'est le complémentaire de c) dans a) : 181440−40320, soit 141120 anagrammes.

Exercice 5 — Tirages dans une urne

Moyen

Une urne contient 5 boules rouges et 8 boules noires, indiscernables au toucher.

  1. a) On tire simultanément 3 boules. Combien de tirages sont possibles ?
  2. b) Combien de ces tirages contiennent exactement 2 boules rouges ?
  3. c) Combien contiennent au moins une boule rouge ?
  4. d) On tire maintenant successivement et sans remise 3 boules. Combien de tirages sont possibles ? Combien contiennent exactement 2 boules rouges ? Expliquer le lien avec la réponse b).

a) Un tirage simultané est une partie à 3 éléments de l'ensemble des 13 boules : (133)=13×12×116, soit 286 tirages.

b) On choisit 2 rouges parmi 5 et 1 noire parmi 8 : (52)×(81)=10×8, soit 80 tirages.

c) Le contraire est « aucune rouge », c'est-à-dire 3 noires : (83)=56. Donc 286−56, soit 230 tirages.

d) Un tirage est un 3-uplet de boules distinctes : 13×12×11= 1716 tirages. Pour exactement 2 rouges : 3 positions possibles pour la noire, puis 5×4 façons d'ordonner les deux rouges et 8 choix de noire : 3×5×4×8= 480. Lien : chaque tirage simultané de b) correspond à 3!=6 ordres de sortie, et 6×80=480.

Exercice 6 — Chemins dans un quadrillage

Moyen

Dans un repère, on se déplace de O(0;0) à A(6;4) par pas unitaires vers la droite (D) ou vers le haut (H).

  1. a) Combien existe-t-il de chemins de O à A ?
  2. b) Combien de ces chemins passent par B(2;3) ?
  3. c) Combien évitent le point B ?
  4. d) Combien passent à la fois par B et par C(5;4) ?

a) Un chemin de O à A compte 6 pas D et 4 pas H : c'est un mot de 10 lettres déterminé par la position de ses 4 lettres H. Il y en a (104)=10×9×8×724, soit 210 chemins.

b) De O à B : 2 D et 3 H, soit (52)=10 chemins. De B à A : 4 D et 1 H, soit (51)=5 chemins. Un chemin passant par B est un couple (chemin O→B, chemin B→A) : 10×5, soit 50 chemins.

c) Par complémentaire : 210−50, soit 160 chemins.

d) De O à B : 10 ; de B à C : 3 D et 1 H, soit (41)=4 ; de C à A : un seul pas D, soit 1 chemin. Total : 10×4×1, soit 40 chemins.

Exercice 7 — Identités sur les coefficients binomiaux

Moyen
  1. a) Montrer que, pour tout entier n≥2, (n2)+(n+12)=n2. Vérifier l'égalité pour n=25.
  2. b) Déterminer l'entier n≥3 tel que (n3)=2(n2).
  3. c) Sans calculer séparément les deux termes, écrire (94)+(95) sous la forme d'un seul coefficient binomial, puis donner sa valeur.

a) (n2)+(n+12)=n(n−1)2+(n+1)n2=n[(n−1)+(n+1)]2=2n22, donc (n2)+(n+12)=n2. Pour n=25 : (252)+(262)=300+325=625=252.

b) n(n−1)(n−2)6=2×n(n−1)2=n(n−1). Comme n≥3, n(n−1)≠0 et l'on peut diviser : n−26=1, d'où n=8. Contrôle : (83)=56 et 2(82)=2×28=56.

c) Par la relation de Pascal avec n=9 et k=4 : (94)+(95)=(105)=10×9×8×7×6120, soit 252.

Exercice 8 — Mains de cinq cartes

Difficile

On utilise un jeu de 52 cartes : 13 hauteurs (as, 2, …, 10, valet, dame, roi) dans chacune des 4 couleurs (cœur, carreau, trèfle, pique). Une main est un ensemble de 5 cartes.

  1. a) Combien existe-t-il de mains ?
  2. b) Combien de mains contiennent un carré (quatre cartes de même hauteur) ?
  3. c) Combien de mains sont des « full » (trois cartes d'une même hauteur et deux cartes d'une autre hauteur) ?
  4. d) Combien de mains ont leurs 5 cartes de la même couleur ?
  5. e) Un élève affirme : « pour avoir au moins un as, je choisis un as (4 choix) puis 4 cartes parmi les 51 restantes, donc 4×(514) mains ». Expliquer son erreur et donner le nombre exact de mains contenant au moins un as.

a) Une main est une partie à 5 éléments d'un ensemble à 52 éléments : (525)=52×51×50×49×48120, soit 2598960 mains.

b) On choisit la hauteur du carré (13 choix) ; ses 4 cartes sont alors imposées ; la cinquième carte est l'une des 48 autres : 13×48, soit 624 mains.

c) Hauteur du brelan : 13 choix, puis (43)=4 choix de cartes ; hauteur de la paire parmi les 12 autres, puis (42)=6 choix : 13×4×12×6, soit 3744 mains.

d) 4 choix de couleur, puis 5 cartes parmi les 13 de cette couleur : 4×(135)=4×1287, soit 5148 mains.

e) Sa méthode compte une main plusieurs fois : une main contenant l'as de cœur et l'as de pique est obtenue en choisissant d'abord l'as de cœur, puis en choisissant d'abord l'as de pique. Plus généralement, une main à j as est comptée j fois ; son nombre 4×249900=999600 est donc trop grand. On passe par le complémentaire : les mains sans as sont les parties à 5 éléments des 48 autres cartes, soit (485)=1712304. Donc 2598960−1712304, soit 886656 mains contiennent au moins un as.

Exercice 9 — Binôme et parité des parties

Difficile
  1. a) Développer (2x−1)5.
  2. b) Montrer que, pour tout entier n≥1, ∑k=0n(−1)k(nk)=0.
  3. c) En déduire qu'un ensemble à n≥1 éléments possède autant de parties de cardinal pair que de parties de cardinal impair, puis que chacun de ces nombres vaut 2n−1. Combien un ensemble à 10 éléments a-t-il de parties de cardinal pair ?
  4. d) Montrer que, pour 1≤k≤n, k(nk)=n(n−1k−1), puis que ∑k=0nk(nk)=n2n−1.

a) Ligne 5 du triangle : 1, 5, 10, 10, 5, 1. Avec a=2x et b=−1 : (2x)5−5(2x)4+10(2x)3−10(2x)2+5(2x)−1, soit 32x5−80x4+80x3−40x2+10x−1.

b) Formule du binôme avec a=−1 et b=1 : ∑k=0n(nk)(−1)k1n−k=(−1+1)n=0n=0 car n≥1. D'où ∑k=0n(−1)k(nk)=0.

c) Notons P le nombre de parties de cardinal pair et I celui de cardinal impair. Par le principe additif, P=∑k pair(nk) et I=∑k impair(nk). D'après b), P−I=0 ; d'après le cours, P+I=2n. Donc P=I=2n2=2n−1. Pour n=10 : 29=512 parties de cardinal pair.

d) k(nk)=kn!k!(n−k)!=n!(k−1)!(n−k)!=n×(n−1)!(k−1)!((n−1)−(k−1))!=n(n−1k−1). Le terme k=0 étant nul : ∑k=0nk(nk)=∑k=1nn(n−1k−1)=n∑j=0n−1(n−1j)=n2n−1 (en posant j=k−1). Contrôle pour n=4 : 0+4+12+12+4=32=4×23.

Exercice 10 — Applications entre ensembles finis

Difficile

On note E={1;2;3;4} et F={1;2;…;7}.

  1. a) Combien existe-t-il d'applications de E dans F ?
  2. b) Combien sont injectives (deux éléments distincts de E ont des images distinctes) ?
  3. c) Combien sont strictement croissantes ? Justifier à l'aide d'une bijection avec des parties de F.
  4. d) Combien existe-t-il d'applications de E dans {0;1} prenant les deux valeurs 0 et 1 ?

a) Une application f est déterminée par le 4-uplet (f(1),f(2),f(3),f(4)) d'éléments de F : 74=2401 applications.

b) f est injective si et seulement si ce 4-uplet est formé d'éléments distincts : 7×6×5×4, soit 840 applications injectives.

c) Une application strictement croissante est injective ; on lui associe son image f(E), partie de F à 4 éléments. Réciproquement, à une partie {a1<a2<a3<a4} correspond une unique application strictement croissante : f(i)=ai. C'est une bijection, donc il y a (74)=35 applications strictement croissantes. Contrôle : chaque partie donne 4!=24 injections, et 84024=35.

d) Il y a 24=16 applications de E dans {0;1} ; seules les 2 applications constantes ne prennent pas les deux valeurs. Donc 16−2, soit 14 applications.

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