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Maths expertes (option Tle) Terminale

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Équations polynomiales

Rappels du second degré dans ℝ, équation du second degré à coefficients réels dans ℂ, factorisation de zⁿ − aⁿ par z − a, factorisation d’un polynôme par z − α quand α est racine, équations de degré 3 et 4 dont une racine est connue, un polynôme de degré n a au plus n racines.

À propos de cette page
Ce cours de maths expertes de Terminale traite les équations polynomiales à coefficients réels en cinq parties : les rappels de 1re sur le second degré dans ℝ, le second degré dans ℂ avec ses deux solutions conjuguées, la factorisation de zⁿ − aⁿ par z − a, la factorisation d’un polynôme par z − α quand α est racine (équations de degré 3 et 4), et le théorème « au plus n racines ». Les trois démonstrations exigibles sont rédigées.
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Rappels de 1re : le second degré dans ℝ

Ce qu’il faut savoir

Trinôme. Pour a, b, c réels avec a≠0, le discriminant de ax2+bx+c est Δ=b2−4ac. La forme canonique s’écrit ax2+bx+c =a[(x+b2a)2−Δ4a2] : c’est d’elle que viennent toutes les formules.

Résolution de ax2+bx+c=0 dans ℝ (1re). Si Δ>0 : deux solutions x1=−b−Δ2a et x2=−b+Δ2a. Si Δ=0 : une solution (double) x0=−b2a. Si Δ<0 : aucune solution réelle.

Factorisation. Si Δ>0, ax2+bx+c=a(x−x1)(x−x2) ; si Δ=0, ax2+bx+c=a(x−x0)2.

Somme et produit. Quand les racines existent : x1+x2=−ba et x1x2=ca. Racine évidente : 1 est racine si et seulement si a+b+c=0 ; l’autre racine est alors ca.

Se ramener au second degré. Pour ax4+bx2+c=0 (équation bicarrée), on pose X=x2.

Exemples

Δ>0. 5x2−7x−6=0 : Δ=49+120=169=132, d’où x1=7−1310=−35 et x2=7+1310=2. Factorisation : 5x2−7x−6 =5(x+35)(x−2) =(5x+3)(x−2).

Δ=0. 9x2−30x+25=0 : Δ=900−900=0, une seule solution x0=3018=53, et 9x2−30x+25=(3x−5)2.

Racine évidente. 4x2−7x+3=0 : 4−7+3=0, donc 1 est solution ; le produit des solutions vaut 34, donc l’autre est 34.

Δ<0. x2−4x+7=0 : Δ=16−28=−12<0. Aucune solution réelle… mais deux solutions complexes, calculées au cas suivant.

Réflexe — Je mets l’équation sous la forme ax2+bx+c=0, je teste 1 (a+b+c=0 ?) et −1 (a−b+c=0 ?), sinon je calcule Δ en mettant les nombres négatifs entre parenthèses. Je contrôle avec la somme −ba ou le produit ca.

Attention — Pour b=−7, b2=(−7)2=49, pas −49. Dans la factorisation, on garde le coefficient a devant. Et « Δ<0 » veut dire « pas de solution dans ℝ » : dans ℂ, il y en a deux.

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Le second degré à coefficients réels dans ℂ

Ce qu’il faut savoir

Polynôme. Une fonction polynôme de degré n⩾1 s’écrit P(z)=anzn+an−1zn−1+⋯+a1z+a0 avec an≠0, où z décrit ℂ. Dans ce chapitre, les coefficients ak sont réels. Un complexe α est une racine de P si P(α)=0.

Théorème. Soit az2+bz+c=0 avec a, b, c réels, a≠0, et Δ=b2−4ac.

• Si Δ>0 : deux solutions réelles −b−Δ2a et −b+Δ2a.

• Si Δ=0 : une solution réelle (double) −b2a.

• Si Δ<0 : deux solutions complexes conjuguées z1=−b+i−Δ2a et z2=z1―=−b−i−Δ2a.

Dans tous les cas, az2+bz+c=a(z−z1)(z−z2), avec z1+z2=−ba et z1z2=ca. Si Δ<0, le produit vaut z1z1―=|z1|2 : les deux solutions ont pour module ca.

Exemples

Démonstration (cas Δ<0). Par la forme canonique, az2+bz+c=0 ⟺(z+b2a)2=Δ4a2. Comme Δ<0, Δ4a2=(i−Δ2a)2, puisque i2=−1. Or Z2=W2 ⟺(Z−W)(Z+W)=0 ⟺Z=W ou Z=−W (produit nul dans ℂ). Donc z+b2a=±i−Δ2a, ce qui donne les deux solutions annoncées, conjuguées car a, b et −Δ sont réels.

Suite de l’exemple du cas 1. z2−4z+7=0 : Δ=−12=(2i3)2, donc z=4±2i32, soit 𝒮={2+i3;2−i3}. Contrôle : produit 4+3=7=ca.

Solutions entières. z2−6z+13=0 : Δ=36−52=−16=(4i)2, donc z=6±4i2 et 𝒮={3+2i;3−2i}. Contrôle : (3+2i)+(3−2i)=6 et (3+2i)(3−2i)=9+4=13.

Ne pas oublier 2a. 4z2−4z+5=0 : Δ=16−80=−64=(8i)2, donc z=4±8i8=12±i. Contrôle : (12)2+12=54=ca.

Équation bicarrée dans ℂ. z4+5z2+4=0. On pose Z=z2 : Z2+5Z+4=0, et −1 est racine évidente (1−5+4=0), l’autre est 4−1=−4. Puis z2=−1=i2 ou z2=−4=(2i)2 : 𝒮={i;−i;2i;−2i}. Dans ℝ, il n’y aurait aucune solution.

Réflexe — Si Δ<0, j’écris Δ comme un carré : −16=(4i)2, −12=(2i3)2. J’applique z=−b±i−Δ2a, je simplifie, puis je contrôle avec le produit ca=|z1|2.

Attention — On n’écrit jamais −16 : le symbole   est réservé aux réels positifs. Et le dénominateur 2a divise toute l’expression, partie imaginaire comprise.

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Factoriser zⁿ − aⁿ par z − a

Ce qu’il faut savoir

Propriété. Pour tout entier n⩾1 et tous complexes z et a :

zn−an=(z−a)Q(z), avec Q(z)=zn−1+azn−2 +a2zn−3+⋯ +an−2z+an−1, c’est-à-dire Q(z)=∑k=0n−1akzn−1−k.

Cas a=1. zn−1 =(z−1)(1+z+z2+⋯+zn−1). Pour z≠1, on en tire 1+z+⋯+zn−1=zn−1z−1.

Premiers cas. z2−a2=(z−a)(z+a) ; z3−a3 =(z−a)(z2+az+a2) ; z4−a4 =(z−a)(z3+az2+a2z+a3).

Conséquence. a est une racine de zn−an : l’équation zn=an a la solution z=a, et les autres sont les racines du second facteur.

Exemples

Démonstration (exigible). On développe : (z−a)∑k=0n−1akzn−1−k =∑k=0n−1akzn−k −∑k=0n−1ak+1zn−1−k. Dans la seconde somme, on pose j=k+1 : elle devient ∑j=1najzn−j. Les termes d’indice 1 à n−1 des deux sommes sont les mêmes et s’éliminent. Il reste le terme k=0 de la première somme, zn, et le terme j=n de la seconde, an : le produit vaut zn−an.

Résoudre z3=8. z3−8=z3−23=(z−2)(z2+2z+4). Pour z2+2z+4=0 : Δ=4−16=−12=(2i3)2, d’où z=−1±i3. Les solutions de z3=8 sont 2, −1+i3 et −1−i3.

Une somme de cubes. z3+a3=z3−(−a)3 : avec −a à la place de a, z3+a3=(z+a)(z2−az+a2).

Réflexe — J’écris le terme constant comme une puissance n-ième : 8=23, 625=54, −8=(−2)3. Le second facteur commence par zn−1 ; à chaque terme, la puissance de z baisse de 1 et celle de a monte de 1, jusqu’à an−1.

Attention — z3−a3≠(z−a)3 : le cube (z−a)3 contient des termes en z2a et za2. Et dans le second facteur de zn−an, tous les signes sont des « + ».

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Racine connue : factoriser par z − α

Ce qu’il faut savoir

Théorème. Soit P un polynôme de degré n⩾1 et α∈ℂ. P(α)=0 si et seulement s’il existe un polynôme Q de degré n−1 tel que, pour tout complexe z, P(z)=(z−α)Q(z). Le coefficient dominant de Q est celui de P.

Identification. On admet (programme) que si une fonction polynôme est nulle, tous ses coefficients sont nuls. Donc deux polynômes égaux pour tout z ont les mêmes coefficients : c’est ce qui permet de trouver Q en développant puis en identifiant.

Coefficients réels : racines conjuguées. Si les coefficients de P sont réels, P(z)―=P(z―) (conjugué d’une somme, d’un produit, d’une puissance, et ak―=ak). Si P(α)=0, alors P(α―)=0―=0. Pour α non réel, P se factorise par (z−α)(z−α―) =z2−2Re(α)z+|α|2, trinôme à coefficients réels.

Racine à deviner. Si l’énoncé ne donne pas de racine, on teste 0, 1, −1, 2, −2… Pour un polynôme à coefficients entiers dont le terme constant n’est pas nul, une racine entière est un diviseur de ce terme constant (démontré sur un exemple dans le problème « Chercher une racine entière »).

Racine imaginaire pure cherchée. On pose z=iy avec y réel, on écrit P(iy) sous forme algébrique et on annule à la fois la partie réelle et la partie imaginaire.

Exemples

Démonstration (exigible). Écrivons P(z)=∑k=0nakzk. Alors P(z)−P(α) =∑k=1nak(zk−αk) (les termes constants s’éliminent). D’après le cas 3, chaque zk−αk s’écrit (z−α)Qk(z) avec Qk de degré k−1. Donc P(z)−P(α)=(z−α)Q(z), où Q=∑k=1nakQk est de degré n−1, de coefficient dominant an. Si P(α)=0, on obtient P(z)=(z−α)Q(z). Réciproquement, cette égalité donne P(α)=0×Q(α)=0.

Degré 3, racine à trouver. P(z)=z3−5z2+11z−15. P(3)=27−45+33−15=0 : 3 est racine. Pour tout z, (z−3)(z2+bz+c) =z3+(b−3)z2+(c−3b)z−3c. Identification : b−3=−5, donc b=−2 ; c−3b=11, donc c=5 ; vérification : −3c=−15. Ainsi P(z)=(z−3)(z2−2z+5). Puis Δ=4−20=−16=(4i)2, d’où z=1±2i : 𝒮={3;1+2i;1−2i}.

Facteur conjugué. Pour α=1−i : (z−1+i)(z−1−i) =(z−1)2−i2 =z2−2z+2.

Degré 4, racine non réelle connue. P(z)=z4−2z3+6z2−8z+8 et z0=2i. Comme (2i)2=−4, (2i)3=−8i et (2i)4=16 : P(2i) =16+16i−24−16i+8 =0. Les coefficients étant réels, −2i est aussi racine, et P se factorise par (z−2i)(z+2i)=z2+4. Or (z2+4)(z2+bz+c) =z4+bz3+(c+4)z2+4bz+4c : b=−2 et c=2 (vérifications : 4b=−8 et 4c=8). Enfin z2−2z+2=0 donne Δ=−4=(2i)2 et z=1±i : 𝒮={2i;−2i;1+i;1−i}.

Réflexe — Racine à trouver : je teste les petits diviseurs du terme constant. Racine connue α : j’écris P(z)=(z−α)(z2+bz+c) (si le coefficient de z3 vaut 1), je développe, j’identifie, et la dernière équation sert de vérification. Racine non réelle connue et coefficients réels : je factorise directement par z2−2Re(α)z+|α|2.

Attention — La propriété des racines conjuguées exige des coefficients réels : z2−3iz=z(z−3i) a pour racines 0 et 3i, mais pas −3i. Et l’ensemble des solutions contient α et les racines du quotient : on ne perd pas la racine de départ.

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Au plus n racines

Ce qu’il faut savoir

Théorème. Un polynôme de degré n⩾1 admet au plus n racines distinctes dans ℂ. Autrement dit, le nombre de solutions d’une équation polynomiale est inférieur ou égal à son degré.

Conséquences. Un polynôme de degré au plus n qui s’annule en n+1 nombres distincts est le polynôme nul. Deux polynômes de degré au plus n égaux en n+1 nombres distincts sont égaux (on applique ce qui précède à leur différence) : ils ont les mêmes coefficients.

Racine multiple. Le théorème dit « au plus » : si P(z)=(z−α)2Q(z), la racine α est double et compte pour une seule solution. Quand on a trouvé n racines distinctes d’un polynôme de degré n, on les a toutes.

Coefficients réels. Les racines non réelles vont par paires conjuguées. Un polynôme de degré impair à coefficients réels a au moins une racine réelle (ses limites en −∞ et +∞ sont de signes contraires : théorème des valeurs intermédiaires).

Exemples

Démonstration (exigible, par récurrence sur le degré). Pour n⩾1, notons 𝒫(n) : « tout polynôme de degré n a au plus n racines ». Initialisation : az+b avec a≠0 a une seule racine, −ba. Hérédité : supposons 𝒫(n) vraie et soit P de degré n+1. Si P n’a pas de racine, c’est fini. Sinon, soit α une racine : P(z)=(z−α)Q(z) avec Q de degré n (cas 4). Si P(β)=0, alors (β−α)Q(β)=0, donc β=α ou Q(β)=0. Comme Q a au plus n racines, P en a au plus 1+n. Conclusion : 𝒫(n) est vraie pour tout n⩾1.

Un seul polynôme possible. A(z)=2z2−z+3 vérifie A(0)=3, A(1)=4 et A(2)=9. Si B est de degré au plus 2 avec les mêmes valeurs en 0, 1 et 2, alors A−B, de degré au plus 2, s’annule en trois nombres : c’est le polynôme nul, et B=A.

Racine double. z3−3z+2 =(z−1)2(z+2) (on développe : (z2−2z+1)(z+2) =z3−3z+2). Ce polynôme de degré 3 n’a que deux racines distinctes : 1 (double) et −2.

Une seule racine réelle. Le polynôme z3−5z2+11z−15 du cas 4 a trois racines, 3 et 1±2i : sa courbe sur ℝ ne coupe l’axe des abscisses qu’en x=3.

Réflexe — Pour montrer que j’ai toutes les solutions, je compte : n racines distinctes pour un degré n, c’est le maximum. Pour montrer qu’un polynôme est nul ou que deux polynômes sont égaux, je compte les nombres où ils s’annulent ou coïncident : il en faut un de plus que le degré.

Attention — « Degré n, donc n racines distinctes » est faux : (z−4)2 n’a qu’une racine. Et deux polynômes qui ont les mêmes racines ne sont pas forcément égaux : z2+9 et 3z2+27 ont les mêmes racines, 3i et −3i, mais ne prennent pas la même valeur en 0.

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Pour aller plus loin

Racines n-ièmes de l’unité. Les solutions de zn=1 s’écrivent avec la forme exponentielle eiθ : elles sont étudiées dans Forme trigonométrique et exponentielle, et leurs images forment un polygone régulier (Nombres complexes et géométrie). Ici, on les obtient pour n=3 ou 4 par la factorisation de zn−1.

Coefficients complexes. Les racines carrées d’un nombre complexe et le second degré à coefficients complexes sont des « problèmes possibles » du programme : voir les problèmes de Forme algébrique et conjugué. Dans ce chapitre, les coefficients sont toujours réels.

Formules de Viète et équation de degré 3. En développant (z−z1)(z−z2)(z−z3), on lit la somme et le produit des racines dans les coefficients (formules de Viète). La résolution « par radicaux » de l’équation de degré 3 a été publiée par Cardan dans l’Ars magna (1545) ; Bombelli l’applique en 1572 à x3=15x+4 et doit calculer avec des racines carrées de nombres négatifs. Ces deux « problèmes possibles » sont traités dans l’onglet Problèmes.

À retenir
  • Second degré à coefficients réels : Δ=b2−4ac ; si Δ<0, deux solutions conjuguées −b±i−Δ2a, de produit ca et de somme −ba.
  • zn−an=(z−a)Q(z) avec Q(z)=zn−1+azn−2 +⋯+an−1 ; en particulier z3−a3=(z−a)(z2+az+a2).
  • P(α)=0 ⟺P(z)=(z−α)Q(z) avec degQ=degP−1 ; on trouve Q en développant et en identifiant.
  • Coefficients réels : si α est racine, α― aussi, et P se factorise par z2−2Re(α)z+|α|2.
  • Un polynôme de degré n a au plus n racines ; degré au plus n et n+1 racines : c’est le polynôme nul.

Questions fréquentes

Comment résoudre une équation du second degré dans ℂ ?

Pour az² + bz + c = 0 avec a, b, c réels, on calcule Δ = b² − 4ac. Si Δ ≥ 0, les solutions sont celles de 1re. Si Δ < 0, on écrit Δ = (i√(−Δ))² et les deux solutions sont z = (−b ± i√(−Δ))/(2a) : elles sont conjuguées. On contrôle avec le produit c/a ou la somme −b/a.

Comment factoriser zⁿ − aⁿ ?

Pour tout entier n ≥ 1, zⁿ − aⁿ = (z − a)(zⁿ⁻¹ + azⁿ⁻² + … + aⁿ⁻²z + aⁿ⁻¹). Le second facteur contient toutes les puissances, de zⁿ⁻¹ à aⁿ⁻¹, avec des signes « + ». Par exemple z⁴ − 625 = (z − 5)(z³ + 5z² + 25z + 125). Pour une somme comme z³ + 8, on écrit 8 = −(−2)³ : z³ + 8 = (z + 2)(z² − 2z + 4).

Comment résoudre une équation de degré 3 dont on connaît une racine ?

Si P(α) = 0, P(z) se factorise par z − α : on écrit P(z) = (z − α)(az² + bz + c), on développe et on identifie les coefficients. On résout ensuite le facteur du second degré, et on n’oublie pas α dans l’ensemble des solutions.

Pourquoi un polynôme à coefficients réels a-t-il des racines conjuguées ?

Si les coefficients de P sont réels, le conjugué de P(z) est P(z̄). Donc si P(α) = 0, alors P(ᾱ) est le conjugué de 0, c’est-à-dire 0. Les racines non réelles vont par paires conjuguées, et P se factorise par (z − α)(z − ᾱ) = z² − 2Re(α)z + |α|².

Combien de solutions une équation polynomiale de degré n peut-elle avoir ?

Au plus n. Elle peut en avoir moins, en cas de racine multiple : (z − 1)³ = 0 n’a qu’une solution. Conséquence utile : un polynôme de degré au plus n qui s’annule en n + 1 nombres distincts est le polynôme nul, et deux polynômes de degré au plus n égaux en n + 1 nombres sont égaux.

Bloqué sur ce chapitre ?

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