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Maths expertes (option Tle) Terminale

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Forme trigonométrique et exponentielle

Rappels de trigonométrie et formules d’addition, argument et forme trigonométrique, ensemble 𝕌, notation e^(iθ) et forme exponentielle, formules de Moivre et d’Euler, linéarisation, racines n-ièmes de l’unité et équations zⁿ = a.

À propos de cette page
Ce cours de maths expertes de Terminale présente le point de vue géométrique sur les nombres complexes en cinq parties : les rappels de trigonométrie de 1re avec les formules d’addition et de duplication, l’argument et la forme trigonométrique, la forme exponentielle re^(iθ), les formules de Moivre et d’Euler, les racines n-ièmes de l’unité. Les démonstrations exigibles (formule d’addition par le produit scalaire, description de 𝕌ₙ) sont rédigées, ainsi que la relation fonctionnelle et la formule de Moivre.
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Rappels de trigonométrie et formules d’addition

Ce qu’il faut savoir

Rappels de 1re : le cercle trigonométrique. Dans un repère orthonormé, le cercle trigonométrique a pour centre O et pour rayon 1 ; on le parcourt dans le sens direct (inverse des aiguilles d’une montre). À tout réel x correspond un point M du cercle : x est une mesure en radians de l’angle orienté (u→;OM→). Les coordonnées de M sont (cosx;sinx), d’où cos2x+sin2x=1 et −1⩽cosx⩽1, −1⩽sinx⩽1.

Mesure principale. Deux réels repèrent le même point si et seulement s’ils diffèrent d’un multiple de 2π : cos(x+2kπ)=cosx et sin(x+2kπ)=sinx pour tout entier k. Parmi toutes les mesures, une seule est dans ]−π;π] : c’est la mesure principale.

Valeurs remarquables. cos0=1, cosπ6=32, cosπ4=22, cosπ3=12, cosπ2=0 ; les sinus sont les mêmes valeurs dans l’ordre inverse (sinπ6=12, sinπ3=32…).

Angles associés (lus sur le cercle par symétrie) : cos(−x)=cosx et sin(−x)=−sinx ; cos(π−x)=−cosx et sin(π−x)=sinx ; cos(π+x)=−cosx et sin(π+x)=−sinx ; cos(π2−x)=sinx et sin(π2−x)=cosx.

Rappel de Terminale (spécialité) : équations. cosx=cosa⟺x=a+2kπ ou x=−a+2kπ ; sinx=sina⟺x=a+2kπ ou x=π−a+2kπ (k entier).

Formules d’addition (au programme de maths expertes ; démonstration exigible d’une des formules). Pour tous réels a et b :

cos(a−b)=cosacosb+sinasinb ; cos(a+b)=cosacosb−sinasinb ;
sin(a+b)=sinacosb+cosasinb ; sin(a−b)=sinacosb−cosasinb.

Formules de duplication (b=a) : sin(2a)=2sinacosa et cos(2a)=cos2a−sin2a =2cos2a−1 =1−2sin2a.

Exemples

Démonstration de cos(a−b) par le produit scalaire. Soit A et B les points du cercle trigonométrique associés aux réels a et b : A(cosa;sina) et B(cosb;sinb). Le repère étant orthonormé, OA→·OB→ =cosacosb+sinasinb. D’autre part, OA→·OB→ =OA×OB×cosAOB avec OA=OB=1 ; l’angle orienté (OA→;OB→) mesure b−a à 2π près, et le cosinus de l’angle géométrique AOB est celui de b−a (le cosinus est pair et 2π-périodique). Donc cos(b−a)=cosacosb+sinasinb, et cos(a−b)=cos(b−a) par parité.

Les autres formules s’en déduisent. En remplaçant b par −b : cos(a+b) =cosacos(−b)+sinasin(−b) =cosacosb−sinasinb. Avec sinx=cos(π2−x) : sin(a+b) =cos((π2−a)−b) =sinacosb+cosasinb.

Mesure principale. 29π6=4π+5π6 et 5π6∈]−π;π] : la mesure principale est 5π6, et cos29π6=cos5π6=−32.

Valeur exacte. 7π12=π3+π4, donc cos7π12 =cosπ3cosπ4−sinπ3sinπ4 =24−64 =2−64, négatif comme attendu car 7π12>π2.

Duplication. Si cosa=14, alors cos(2a)=2cos2a−1 =216−1 =−78, sans avoir besoin de sina.

Réflexe — Pour une valeur exacte, j’écris l’angle comme somme ou différence d’angles remarquables (π12=π3−π4, 5π12=π6+π4…), puis j’applique la formule d’addition. Pour un angle « trop grand », je retire des multiples de 2π jusqu’à la mesure principale.

Attention — Le cosinus n’est pas additif : cos(a+b)≠cosa+cosb. Avec a=b=π2 : cosπ=−1, alors que cosπ2+cosπ2=0. Et dans cos(a+b), le signe est « − », dans cos(a−b) il est « + ».

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Argument et forme trigonométrique

Ce qu’il faut savoir

Image et module (chapitre précédent). Le plan est muni d’un repère orthonormé direct (O;u→,v→). Au nombre z=a+ib (a, b réels) on associe le point M(a;b), son image ; z est l’affixe de M. Le module |z|=a2+b2 est la distance OM.

Argument. Soit z≠0 d’image M. On appelle argument de z toute mesure θ de l’angle orienté (u→;OM→). Si r=|z|, c’est tout réel θ tel que cosθ=ar et sinθ=br. Un argument est défini à 2π près : on écrit arg(z)=θ [2π]. Le nombre 0 n’a pas d’argument.

Forme trigonométrique. Tout complexe non nul s’écrit z=r(cosθ+isinθ) avec r=|z|>0 et θ=arg(z). Réciproquement, si z=r(cosθ+isinθ) avec r>0, alors |z|=r et θ est un argument de z.

Égalité. Deux complexes non nuls sont égaux si et seulement s’ils ont le même module et des arguments égaux à 2π près.

Cas à reconnaître. z réel strictement positif ⟺arg(z)=0 [2π] ; réel strictement négatif ⟺arg(z)=π [2π] ; z=bi avec b>0 ⟺arg(z)=π2 [2π], avec b<0 ⟺arg(z)=−π2 [2π]. Plus généralement, pour z≠0 : z est réel ⟺arg(z)=0 [π] (un multiple de π) ; z est imaginaire pur ⟺arg(z)=π2 [π]. Par symétrie : arg(z―)=−arg(z) et arg(−z)=arg(z)+π, à 2π près.

L’ensemble 𝕌. On note 𝕌 l’ensemble des complexes de module 1 : ce sont les cosθ+isinθ, dont les images forment le cercle trigonométrique. 𝕌 est stable par produit et par passage à l’inverse, et pour z∈𝕌, 1z=z―.

Exemples

Forme trigonométrique de z=−3+3i3. |z|=9+27 =36 =6. On factorise : z=6(−12+32i). L’angle de cosinus −12 et de sinus 32 est 2π3 (deuxième quart du cercle). Donc z=6(cos2π3+isin2π3).

Sans calcul. 5−5i : |5−5i|=52, puis cosθ=22 et sinθ=−22, donc arg(5−5i)=−π4 [2π]. Et −7i est un imaginaire pur de partie imaginaire négative : |−7i|=7, arg(−7i)=−π2 [2π].

Démonstration : 𝕌 est stable. Si |z|=|z′|=1, alors |zz′|=|z|×|z′|=1 et |1z|=1|z|=1 (propriétés du module). De plus zz―=|z|2=1, donc 1z=z―.

Réflexe — Je calcule r=|z|, je factorise z=r(ar+ibr), puis je cherche l’angle dont le cosinus et le sinus valent ar et br ; je place le point dans le bon quart du cercle pour contrôler.

Attention — Le cosinus seul ne suffit pas : cosθ=12 donne π3 ou −π3, c’est le signe du sinus qui tranche ; une tangente seule a le même défaut, à π près. Et dans r(cosθ+isinθ), r est strictement positif et le signe entre les deux termes est « + » : −2(cosπ7+isinπ7) et cosπ7−isinπ7 ne sont pas des formes trigonométriques.

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Forme exponentielle et calculs

Ce qu’il faut savoir

Exponentielle imaginaire. Pour tout réel θ, on note eiθ=cosθ+isinθ. C’est un élément de 𝕌 : |eiθ|=1. À retenir : ei0=1, eiπ/2=i, eiπ=−1, e−iπ/2=−i, e2iπ=1.

Relation fonctionnelle. Pour tous réels θ et θ′ : eiθ×eiθ′=ei(θ+θ′). On en déduit 1eiθ=e−iθ=eiθ―, eiθeiθ′=ei(θ−θ′) et, pour tout entier n, (eiθ)n=einθ : on calcule comme avec l’exponentielle réelle.

Forme exponentielle. Tout complexe non nul s’écrit z=reiθ avec r=|z|>0 et θ=arg(z). Pour r>0, r′>0 et n entier :

reiθ×r′eiθ′=rr′ei(θ+θ′) ; reiθr′eiθ′=rr′ei(θ−θ′) ; reiθ―=re−iθ ; (reiθ)n=rneinθ.

Arguments. Pour z et z′ non nuls, à 2π près : arg(zz′)=arg(z)+arg(z′), arg(zz′)=arg(z)−arg(z′), arg(zn)=narg(z) ; enfin arg(z―)=−arg(z) et arg(−z)=arg(z)+π, car −1=eiπ.

Module d’une somme. On a seulement l’inégalité triangulaire |z+z′|⩽|z|+|z′| (chapitre précédent). Pour z et z′ non nuls, on admet (c’est un problème possible du programme) qu’il y a égalité si et seulement si arg(z)=arg(z′) [2π] : les deux vecteurs ont même direction et même sens.

Choisir la forme. Pour additionner : forme algébrique. Pour multiplier, diviser, élever à une puissance : forme exponentielle.

Exemples

Démonstration de la relation fonctionnelle. eiθ×eiθ′ =(cosθ+isinθ)(cosθ′+isinθ′) =(cosθcosθ′−sinθsinθ′) +i(sinθcosθ′+cosθsinθ′). D’après les formules d’addition, c’est cos(θ+θ′)+isin(θ+θ′) =ei(θ+θ′).

Produit et quotient. 3eiπ/8×4e3iπ/8 =12ei(π8+3π8) =12eiπ/2 =12i. Et 10e3iπ/42eiπ/6 =5ei(3π4−π6) =5e7iπ/12.

D’une forme à l’autre. 4e−2iπ/3 =4(−12−32i) =−2−2i3. Dans l’autre sens, −6−i2 a pour module 6+2=22, puis cosθ=−32 et sinθ=−12 : −6−i2=22e−5iπ/6.

Deux écritures, deux valeurs exactes. (3−i)(1+i) =(3+1)+i(3−1). En exponentielle : 2e−iπ/6×2eiπ/4 =22eiπ/12. En identifiant les parties réelles : 22cosπ12=3+1, d’où cosπ12=6+24.

Réflexe — Produit, quotient, conjugué, puissance : je passe en forme exponentielle, je multiplie (ou divise) les modules et j’ajoute (ou je soustrais) les arguments, puis je ramène l’argument à sa mesure principale.

Attention — L’exponentielle ne transforme pas une somme : eiθ+eiθ′≠ei(θ+θ′) (avec θ=θ′=0 : 2≠1). Et −5eiπ/3 n’est pas une forme exponentielle : avec −1=eiπ, on écrit −5eiπ/3=5e4iπ/3=5e−2iπ/3.

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Formules de Moivre et d’Euler

Ce qu’il faut savoir

Formule de Moivre. Pour tout réel θ et tout entier relatif n : (cosθ+isinθ)n=cos(nθ)+isin(nθ), c’est-à-dire (eiθ)n=einθ.

Formules d’Euler. Pour tout réel θ : cosθ=eiθ+e−iθ2 et sinθ=eiθ−e−iθ2i. On les obtient en ajoutant puis en soustrayant eiθ=cosθ+isinθ et e−iθ=cosθ−isinθ.

Trois usages.

1. Puissances : (reiθ)n=rneinθ, sans jamais développer.

2. Exprimer cos(nθ) ou sin(nθ) en fonction de cosθ et sinθ : on développe (cosθ+isinθ)n par la formule du binôme et on identifie les parties réelles (ou imaginaires) avec Moivre.

3. Linéariser cosnx ou sinnx, c’est-à-dire l’écrire comme somme de cos(kx) et de sin(kx) : on remplace par Euler, on développe par le binôme, puis on regroupe eikx+e−ikx=2cos(kx) et eikx−e−ikx=2isin(kx). Une somme de cosinus se primitive terme à terme : c’est l’outil pour intégrer une puissance.

Exemples

Démonstration de Moivre pour n∈ℕ (récurrence). Soit θ un réel ; on note 𝒫(n) : « (eiθ)n=einθ ». Initialisation : (eiθ)0=1=ei0. Hérédité : si 𝒫(n) est vraie, alors (eiθ)n+1 =(eiθ)n×eiθ =einθ×eiθ =ei(n+1)θ par la relation fonctionnelle. Conclusion : 𝒫(n) est vraie pour tout n∈ℕ. Pour n=−m avec m∈ℕ : (eiθ)−m=1eimθ=e−imθ.

Une puissance. −3+i=2e5iπ/6, donc (−3+i)7 =27e35iπ/6. Or 35π6=6π−π6, donc (−3+i)7 =128e−iπ/6 =128(32−12i) =643−64i.

cos(3θ) en fonction de cosθ. Avec c=cosθ et s=sinθ, le binôme donne (c+is)3=c3+3ic2s−3cs2−is3. Par Moivre, la partie réelle est cos(3θ) : cos(3θ)=c3−3cs2 =c3−3c(1−c2) =4c3−3c.

Linéariser cos3x. cos3x =(eix+e−ix)38 =e3ix+3eix+3e−ix+e−3ix8 =2cos(3x)+6cosx8 =cos(3x)+3cosx4. Contrôle en x=0 : 1+34=1=cos30.

Réflexe — Une puissance élevée ne se développe jamais : forme exponentielle, Moivre, puis mesure principale de l’argument. Une puissance de cosinus ou de sinus à intégrer : Euler, binôme, regroupement des termes conjugués, puis contrôle en x=0.

Attention — Dans la formule de sinθ, le dénominateur est 2i, pas 2 : il s’élève lui aussi à la puissance, par exemple (2i)3=−8i et (2i)4=16. Ne pas confondre les sens : Euler sert à linéariser (cosnx vers une somme), Moivre et le binôme servent à écrire cos(nθ) comme un polynôme en cosθ.

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Racines n-ièmes de l’unité

Ce qu’il faut savoir

Racines n-ièmes de l’unité. Soit n⩾1 un entier. Une racine n-ième de l’unité est un complexe z tel que zn=1. Leur ensemble, noté 𝕌n, compte exactement n éléments (démonstration exigible) :

𝕌n={e2ikπn : k∈{0;1;…;n−1}}.

En notant ω=e2iπ/n, ce sont les puissances 1,ω,ω2,…,ωn−1.

Cas n=2, 3, 4. 𝕌2={1;−1} ; 𝕌3={1;j;j2} avec j=e2iπ/3=−12+32i, j2=j― et 1+j+j2=0 ; 𝕌4={1;i;−1;−i}.

Représentation. Les éléments de 𝕌n sont de module 1 et leurs arguments sont espacés de 2πn : pour n⩾3, leurs images sont les sommets d’un polygone régulier à n côtés inscrit dans le cercle trigonométrique, dont l’un des sommets est le point d’affixe 1.

Problèmes possibles du programme (non exigibles, traités ici car ils prolongent directement le cours) : pour n⩾2, la somme des éléments de 𝕌n est nulle ; l’équation zn=a, avec a=ρeiα et ρ>0, a exactement n solutions ρ1/neiα+2kπn, k∈{0;…;n−1}.

Exemples

Démonstration : détermination de 𝕌n. 0 n’est pas solution ; on cherche z=reiθ avec r>0. Alors zn=rneinθ et 1=1×ei0. Par égalité des modules et des arguments, zn=1⟺rn=1 et nθ=0 [2π] ⟺r=1 (car r>0) et θ=2kπn avec k entier. Pour k∈{0;…;n−1}, les réels 2kπn sont dans [0;2π[ et deux à deux distincts ; deux réels distincts de [0;2π[ ne diffèrent pas d’un multiple de 2π, donc ils donnent n complexes distincts. Pour un entier k quelconque, on écrit k=qn+k′ avec 0⩽k′⩽n−1 (division euclidienne) : e2ikπn=e2iqπe2ik′πn=e2ik′πn, on ne trouve rien de nouveau.

Somme des racines. Pour n⩾2, ω=e2iπ/n≠1, donc 1+ω+⋯+ωn−1 =1−ωn1−ω =0 car ωn=1. Pour n=3 : 1+j+j2=0.

Une équation zn=a. Résoudre z3=8i. On écrit 8i=8eiπ/2 et z=reiθ : r3=8 et 3θ=π2 [2π], soit r=2 et θ=π6+2kπ3. Les trois solutions sont 2eiπ/6=3+i, 2e5iπ/6=−3+i et 2e3iπ/2=−2i. Contrôle : (−2i)3=−8i3=8i.

Réflexe — Pour zn=a : j’écris a en forme exponentielle, je pose z=reiθ, j’identifie les modules (rn=|a|) et les arguments (nθ=arg(a)+2kπ), puis je liste les solutions pour k de 0 à n−1.

Attention — Une équation zn=a (a≠0) a exactement n solutions dans ℂ, pas une seule ; aller jusqu’à k=n redonne la solution de k=0. Le module des solutions est la racine n-ième positive de |a| : pour z3=125eiα, r=5, et non 125 ni ±5.

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Pour aller plus loin

Module. La définition |z|=a2+b2, la relation |z|2=zz― et les propriétés du module (produit, quotient, puissance) sont démontrées dans Forme algébrique et conjugué ; elles servent ici d’outils.

Géométrie. Pour deux points A et B d’affixes zA et zB, AB=|zB−zA| et arg(zB−zA) mesure l’angle (u→;AB→) ; le quotient zC−zAzB−zA donne le rapport ACAB et l’angle (AB→;AC→). Alignement, orthogonalité, ensembles de points (cercles, médiatrices) et configurations des polygones réguliers sont traités dans Nombres complexes et géométrie.

Factorisation de zn−an. Les racines cubiques ou quatrièmes de l’unité s’obtiennent aussi en factorisant z3−1 ou z4−1 : voir Équations polynomiales.

Autres problèmes possibles du programme. Les lignes trigonométriques de 2π5 et le pentagone régulier sont traités dans l’onglet Problèmes. La transformation de Fourier discrète, autre problème possible, n’est pas abordée ici.

À retenir
  • Formules d’addition : cos(a+b)=cosacosb−sinasinb, sin(a+b)=sinacosb+cosasinb ; duplication : sin(2a)=2sinacosa, cos(2a)=2cos2a−1.
  • Pour z≠0 : z=r(cosθ+isinθ)=reiθ avec r=|z|>0, et θ tel que cosθ=ar et sinθ=br ; un argument est défini à 2π près.
  • reiθ×r′eiθ′=rr′ei(θ+θ′), reiθ―=re−iθ, (reiθ)n=rneinθ : on multiplie les modules, on ajoute les arguments.
  • Moivre : (cosθ+isinθ)n=cos(nθ)+isin(nθ). Euler : cosθ=eiθ+e−iθ2, sinθ=eiθ−e−iθ2i.
  • zn=1 a exactement n solutions, les e2ikπ/n pour k de 0 à n−1, sommets d’un polygone régulier inscrit dans le cercle trigonométrique.

Questions fréquentes

Comment retrouver les formules d’addition en trigonométrie ?

La formule de base est cos(a − b) = cos a cos b + sin a sin b, démontrée avec le produit scalaire de deux vecteurs du cercle trigonométrique. On en déduit cos(a + b) = cos a cos b − sin a sin b en changeant b en −b, puis sin(a + b) = sin a cos b + cos a sin b. Avec b = a, on obtient sin(2a) = 2 sin a cos a et cos(2a) = 2cos²a − 1.

Comment trouver un argument d’un nombre complexe ?

Pour z = a + ib non nul, on calcule le module r = √(a² + b²), puis on cherche l’angle θ tel que cos θ = a/r et sin θ = b/r en même temps. Le cosinus seul ne suffit pas : c’est le signe du sinus qui choisit entre θ et −θ. On donne souvent la mesure principale, dans ]−π ; π].

À quoi sert la forme exponentielle re^(iθ) ?

Elle rend les produits, quotients et puissances immédiats : on multiplie ou divise les modules et on ajoute ou soustrait les arguments, car e^(iθ) × e^(iθ′) = e^(i(θ + θ′)). Pour une somme, en revanche, on revient à la forme algébrique. Le coefficient r doit être strictement positif.

Quelle est la différence entre la formule de Moivre et les formules d’Euler ?

Moivre dit que (cos θ + i sin θ)ⁿ = cos(nθ) + i sin(nθ) : elle sert à calculer des puissances et à écrire cos(nθ) en fonction de cos θ. Euler écrit cos θ = (e^(iθ) + e^(−iθ))/2 et sin θ = (e^(iθ) − e^(−iθ))/(2i) : elle sert à linéariser cosⁿx ou sinⁿx, par exemple pour intégrer.

Combien de solutions a l’équation zⁿ = 1 dans ℂ ?

Exactement n : ce sont les racines n-ièmes de l’unité e^(2ikπ/n) pour k de 0 à n − 1. Leurs images sont les sommets d’un polygone régulier inscrit dans le cercle trigonométrique, et pour n ≥ 2 leur somme est nulle. De même, zⁿ = a avec a non nul a exactement n solutions.

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