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Maths complémentaires (option Tle) Terminale

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Suites arithmétiques

Terme général, sens de variation, sommes de termes consécutifs, modèles à accroissement constant (évolutions linéaires)

À propos de cette page
Ces exercices corrigés sur « Suites arithmétiques » en terminale permettent de s'entraîner et de vérifier ses acquis en maths complémentaires (option tle). Ils suivent le programme officiel de terminale et sont classés par difficulté (facile, moyen, difficile). Au programme : L'essentiel, Reconnaître une suite arithmétique, Terme général et représentation graphique, Sens de variation. Chaque exercice est suivi d'une correction rédigée, à déplier une fois la recherche faite au brouillon. Cet entraînement aide à mémoriser les méthodes, repérer ses erreurs et gagner en confiance avant un contrôle. Exercices gratuits proposés par un professeur particulier à Marseille pour réviser maths complémentaires (option tle) en terminale.

Exercices corrigés, classés du plus simple au plus complexe. Cherche d'abord seul au brouillon, puis déplie la correction détaillée pour vérifier ta méthode et tes raisonnements.

Exercice 1 — Premiers termes et terme général

Facile

La suite (un) est arithmétique de premier terme u0=−4 et de raison r=2,5.

  1. a) Calculer u1, u2 et u3.
  2. b) Exprimer un en fonction de n.
  3. c) Calculer u30.
  4. d) Déterminer le sens de variation de (un).

a) On ajoute la raison à chaque étape : u1=−4+2,5=−1,5 ; u2=−1,5+2,5=1 ; u3=1+2,5=3,5. u1=−1,5, u2=1, u3=3,5.

b) Pour une suite arithmétique, un=u0+nr, donc un=−4+2,5n.

c) u30=−4+2,5×30=−4+75, donc u30=71.

d) La raison r=2,5 est strictement positive, donc (un) est strictement croissante.

Exercice 2 — Suite commençant au rang 1

Facile

La suite (vn)n⩾1 est arithmétique, avec v1=9 et de raison −1,2.

  1. a) Exprimer vn en fonction de n pour n⩾1.
  2. b) Calculer v15.
  3. c) Le nombre −21 est-il un terme de la suite ? Si oui, préciser son rang.
  4. d) Même question pour le nombre −30.

a) La suite commence au rang 1, donc vn=v1+(n−1)r=9−1,2(n−1)=9−1,2n+1,2, soit vn=10,2−1,2n.

b) v15=10,2−1,2×15=10,2−18, donc v15=−7,8.

c) On résout 10,2−1,2n=−21, soit 1,2n=31,2, soit n=26. C'est un entier supérieur ou égal à 1, donc −21 est un terme de la suite : v26=−21.

d) 10,2−1,2n=−30 donne 1,2n=40,2, soit n=33,5. Ce n'est pas un entier : −30 n'est pas un terme de la suite (on a d'ailleurs v33=−29,4 et v34=−30,6).

Exercice 3 — Arithmétique ou non ?

Facile

Pour chaque suite définie sur ℕ, dire si elle est arithmétique. Si oui, donner sa raison et son premier terme.

  1. a) an=6−7n
  2. b) bn=n2+1
  3. c) cn=(n+2)2−n2
  4. d) d0=1 et dn+1=dn+2n

a) an+1−an=6−7(n+1)−6+7n=−7 : constante. (an) est arithmétique de raison −7, avec a0=6.

b) b0=1, b1=2, b2=5 : b1−b0=1 mais b2−b1=3. Les écarts diffèrent, donc (bn) n'est pas arithmétique.

c) On développe : cn=n2+4n+4−n2=4n+4. Alors cn+1−cn=4. (cn) est arithmétique de raison 4, avec c0=4.

d) d1=d0+0=1 et d2=d1+2=3 : d1−d0=0 et d2−d1=2. La quantité ajoutée 2n dépend de n : (dn) n'est pas arithmétique.

Exercice 4 — Retrouver une suite à partir de deux termes

Moyen

(un) est une suite arithmétique telle que u6=20,4 et u16=49,4.

  1. a) Déterminer la raison r.
  2. b) Déterminer u0, puis exprimer un en fonction de n.
  3. c) Calculer u40.
  4. d) Montrer que u34 est le premier terme strictement supérieur à 100.

a) D'après le terme général, u16=u6+(16−6)r, donc 10r=49,4−20,4=29 et r=2,9.

b) u6=u0+6r donne u0=20,4−6×2,9=20,4−17,4=3. Donc un=3+2,9n.

c) u40=3+2,9×40=3+116, donc u40=119.

d) un>100⟺2,9n>97⟺n>972,9≈33,45. Le plus petit entier qui convient est 34. Vérification : u33=3+95,7=98,7⩽100 et u34=3+98,6=101,6>100. Comme la suite est croissante (r>0), tous les termes suivants dépassent aussi 100 : u34 est le premier terme supérieur à 100.

Exercice 5 — Calculs de sommes

Moyen
  1. a) Calculer 1+2+3+…+250.
  2. b) Calculer S=3+10+17+…+346, où chaque terme s'obtient en ajoutant 7 au précédent.
  3. c) Calculer la somme de tous les entiers pairs de 2 à 400.

a) D'après la formule des entiers : 1+2+…+250=250×2512, donc 31375.

b) Les termes sont ceux de la suite arithmétique un=3+7n. Le dernier vérifie 3+7n=346, soit 7n=343 et n=49. La somme va de u0 à u49 : elle compte 49−0+1=50 termes. Donc S=50×3+3462=25×349, soit S=8725.

c) Les entiers pairs de 2 à 400 s'écrivent 2k pour k allant de 1 à 200 : il y a 200 termes, en progression arithmétique de raison 2. Leur somme vaut 200×2+4002=200×201, soit 40200. Contrôle : 2(1+2+…+200)=2×200×2012=40200.

Exercice 6 — Une suite définie par un programme Python

Moyen

On considère la fonction Python suivante, où n est un entier naturel.

def terme(n):
    u = 150
    for k in range(n):
        u = u - 6.5
    return u
On note un la valeur renvoyée par terme(n).

  1. a) Quelle valeur renvoie terme(3) ?
  2. b) Montrer que (un) est une suite arithmétique et exprimer un en fonction de n.
  3. c) Calculer terme(20) sans exécuter le programme.
  4. d) Déterminer le plus petit entier n tel que un<0.

a) La boucle s'exécute 3 fois : 150→143,5→137→130,5. terme(3) renvoie 130,5.

b) terme(n+1) effectue une soustraction de plus que terme(n), donc un+1=un−6,5 pour tout n, avec u0=150 (aucun passage dans la boucle). La suite est arithmétique de raison −6,5 et un=150−6,5n.

c) u20=150−6,5×20=150−130, donc terme(20) renvoie 20.

d) un<0⟺150−6,5n<0⟺6,5n>150⟺n>23,07… Le plus petit entier est 24 : u23=0,5⩾0 et u24=−6<0. n=24.

Exercice 7 — Somme partielle et erreur de comptage

Moyen

On considère la suite définie pour tout n∈ℕ par un=4n−9.

  1. a) Montrer que (un) est arithmétique ; préciser sa raison et u0.
  2. b) Calculer S=u10+u11+…+u40.
  3. c) Un élève écrit : « S=30×31+1512=2730 ». Expliquer son erreur.
  4. d) Calculer u0+u1+…+u9, puis en déduire u0+u1+…+u40.

a) un+1−un=4(n+1)−9−(4n−9)=4 : la différence est constante. (un) est arithmétique de raison 4, avec u0=−9.

b) u10=31 et u40=151. De u10 à u40, il y a 40−10+1=31 termes. Donc S=31×31+1512=31×91, soit S=2821.

c) L'élève a compté 40−10=30 termes, alors qu'il faut compter 40−10+1=31 termes (u10 et u40 sont tous deux inclus). Il a oublié un terme : le bon nombre de termes est 31.

d) u9=27 et la somme compte 10 termes : u0+…+u9=10×−9+272=90. Donc u0+…+u40=90+2821= 2911. Contrôle direct : 41×−9+1512=41×71=2911.

Exercice 8 — Trois termes consécutifs

Difficile

Trois termes consécutifs d'une suite arithmétique ont pour somme 48 et pour produit 3312. On les note a−r, a et a+r, où r est la raison.

  1. a) Montrer que a=16.
  2. b) Montrer que r2=49.
  3. c) En déduire les trois termes.
  4. d) On considère la suite arithmétique (un) de premier terme u0=9 et de raison 7. Montrer que Sn=u0+u1+…+un=(n+1)(7n+18)2.
  5. e) Déterminer le plus petit entier n tel que Sn>1000.

a) (a−r)+a+(a+r)=3a, donc 3a=48 et a=16.

b) Le produit vaut (16−r)×16×(16+r)=16(256−r2). Donc 16(256−r2)=3312, soit 256−r2=207 et r2=49.

c) r=7 ou r=−7. Dans les deux cas, les trois termes sont 9, 16 et 23 (dans l'ordre croissant si r=7, décroissant si r=−7). Vérification : 9+16+23=48 et 9×16×23=3312.

d) un=9+7n. La somme Sn compte n+1 termes, de premier terme 9 et de dernier terme 9+7n : Sn=(n+1)×9+9+7n2, soit Sn=(n+1)(7n+18)2.

e) Sn>1000⟺(n+1)(7n+18)>2000. Les termes un sont positifs, donc (Sn) est croissante. S15=16×1232=984⩽1000 et S16=17×1302=1105>1000. Le plus petit entier est n=16.

Exercice 9 — Somme des entiers et des impairs

Difficile
  1. a) Déterminer l'entier n tel que 1+2+…+n=1953.
  2. b) Montrer que, pour tout entier n⩾1, 1+3+5+…+(2n−1)=n2.
  3. c) En déduire la valeur de 1+3+5+…+199.
  4. d) Calculer 101+103+…+199.

a) n(n+1)2=1953⟺n2+n−3906=0. Discriminant : Δ=1+4×3906=15625=1252. Les racines sont −1−1252=−63 et −1+1252=62. Comme n est un entier positif, n=62 (contrôle : 62×63=3906).

b) Les nombres 1, 3, …, 2n−1 sont les termes vk=2k−1 pour k de 1 à n : suite arithmétique de raison 2, avec n termes. Donc 1+3+…+(2n−1)=n×1+(2n−1)2=n×2n2, soit n2.

c) 199=2n−1 pour n=100, donc 1+3+…+199=1002=10000.

d) 1+3+…+99 correspond à 2n−1=99, soit n=50 : cette somme vaut 502=2500. Donc 101+103+…+199=10000−2500= 7500. Contrôle : 50 termes, 50×101+1992=7500.

Exercice 10 — Points alignés et seuil sur une somme

Difficile

Pour tout n∈ℕ, le point Mn(n;un) appartient à la droite passant par A(2;7,4) et B(8;0,8). On note Sn=u0+u1+…+un.

  1. a) Déterminer l'équation réduite de la droite (AB), puis montrer que (un) est arithmétique.
  2. b) Donner le sens de variation de (un).
  3. c) Calculer S20.
  4. d) Montrer que Sn=(n+1)(19,2−1,1n)2.
  5. e) Déterminer le plus petit entier n tel que Sn<−100, en justifiant qu'au-delà la condition reste vraie.

a) Coefficient directeur : m=0,8−7,48−2=−6,66=−1,1. Avec A : 7,4=−1,1×2+p, donc p=9,6. La droite a pour équation y=−1,1x+9,6, d'où un=9,6−1,1n. Alors un+1−un=−1,1 : (un) est arithmétique de raison −1,1 et u0=9,6.

b) r=−1,1<0 : (un) est strictement décroissante.

c) u20=9,6−22=−12,4 ; S20 compte 21 termes : S20=21×9,6−12,42=21×(−1,4), soit S20=−29,4.

d) Sn compte n+1 termes, de u0=9,6 à un=9,6−1,1n : Sn=(n+1)×9,6+9,6−1,1n2=(n+1)(19,2−1,1n)2. C'est la formule demandée.

e) Sn−Sn−1=un et un<0⟺n>8,72… : à partir de n=9, (Sn) est strictement décroissante, et pour n⩽8, Sn>0 (S8=46,8). On calcule S24=25×(19,2−26,4)2=−90⩾−100 et S25=26×(19,2−27,5)2=−107,9<−100. Comme (Sn) décroît ensuite, la condition reste vraie : le plus petit entier est n=25.

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