06 29 33 79 32 Je réserve ici
Maths complémentaires (option Tle) Terminale

Ressources · Terminale · Maths complémentaires (option Tle)

Suites arithmétiques

Terme général, sens de variation, sommes de termes consécutifs, modèles à accroissement constant (évolutions linéaires)

À propos de cette page
Ce cours de maths complémentaires (option tle) en terminale sur « Suites arithmétiques » suit le programme officiel de maths complémentaires (option tle) de terminale. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : L'essentiel, Reconnaître une suite arithmétique, Terme général et représentation graphique, Sens de variation. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de terminale à réussir en maths complémentaires (option tle).
1

L'essentiel

Définition. Une suite (un) est arithmétique s'il existe un réel r, appelé raison, tel que pour tout entier naturel n : un+1=un+r. On passe d'un terme au suivant en ajoutant toujours le même nombre.
Terme général. Pour tout n : un=u0+nr. Pour tous entiers n et p : un=up+(n−p)r. Si la suite commence au rang 1 : un=u1+(n−1)r.
Sens de variation. Si r>0, la suite est strictement croissante ; si r=0, elle est constante ; si r<0, elle est strictement décroissante.
Sommes. 1+2+…+n=n(n+1)2 et, pour des termes consécutifs d'une suite arithmétique : S=(nombre de termes)×premier terme+dernier terme2.
Exemple. Avec u0=5 et r=3 : 5 ; 8 ; 11 ; 14 ; … et un=5+3n.
2

Reconnaître une suite arithmétique

Propriété. (un) est arithmétique si et seulement si la différence un+1−un est une constante, c'est-à-dire un nombre qui ne dépend pas de n. Cette constante est la raison.
Forme explicite. Toute suite de la forme un=an+b est arithmétique de raison a et de premier terme u0=b, car un+1−un=a(n+1)+b−an−b=a.
Exemple. un=0,25n+6 : un+1−un=0,25 pour tout n, donc (un) est arithmétique de raison 0,25 et u0=6.
Contre-exemple. un=3n2 : u0=0, u1=3, u2=12. Comme u1−u0=3 et u2−u1=9, les écarts ne sont pas égaux : la suite n'est pas arithmétique. Un seul contre-exemple suffit pour conclure.
Astuce. Une relation un+1=un−2 désigne une suite arithmétique ; un+1=2un ou un+1=un+n n'en désignent pas, car on n'ajoute pas un nombre fixe.
3

Terme général et représentation graphique

Pourquoi un=u0+nr ? Pour aller de u0 à un, on ajoute n fois la raison : u1=u0+r, u2=u0+2r, …, un=u0+nr. De même, de up à un on ajoute (n−p) fois r.
Exemple. u4=17 et r=−2 : un=17−2(n−4)=25−2n, donc u20=25−40=−15.
Lien avec les fonctions affines. un=f(n) avec f(x)=rx+u0. Les points Mn(n;un) sont alignés sur la droite de coefficient directeur r et d'ordonnée à l'origine u0 : on parle d'évolution linéaire.
Exemple. u0=3 et r=1,5 : un=3+1,5n et u10=18. Les points (n;un) sont sur la droite d'équation y=3+1,5x.
4

Sens de variation

Propriété. Pour une suite arithmétique, un+1−un=r pour tout n : le signe de la raison donne directement le sens de variation.
Raisonr>0r=0r<0
Suitestrictement croissanteconstantestrictement décroissante
Exemple. un=40−0,8n : la raison vaut −0,8<0, donc (un) est strictement décroissante. Graphiquement, la droite qui porte les points descend.
Astuce. La raison joue le rôle du coefficient directeur : plus |r| est grand, plus la suite varie vite.
5

Somme de termes consécutifs

Somme des premiers entiers. Pour tout n⩾1 : 1+2+…+n=n(n+1)2.
Justification. On écrit S=1+2+…+n puis S=n+(n−1)+…+1. En additionnant terme à terme, chaque colonne vaut n+1 et il y a n colonnes : 2S=n(n+1), d'où S=n(n+1)2.
Cas général. Pour une suite arithmétique, up+up+1+…+uq=(q−p+1)×up+uq2. Le nombre de termes de up à uq est q−p+1.
Exemples. 1+2+…+100=100×1012=5050.
Avec un=7+4n : u0+u1+…+u12 compte 13 termes, u12=55, donc la somme vaut 13×7+552=403.
6

Modéliser une évolution linéaire, problèmes de seuil

Modèle. Une grandeur qui augmente (ou diminue) de la même quantité à chaque étape a un accroissement constant : elle se modélise par une suite arithmétique dont la raison est cet accroissement. Une évolution en pourcentage n'est pas de ce type.
Exemple. Une citerne contient 2 400 L et perd 75 L par jour. Après n jours : un=2400−75n. Elle passe sous 500 L lorsque 2400−75n<500, soit 75n>1900, soit n>25,33… : c'est au bout de 26 jours (u25=525 et u26=450).
Algorithme de seuil (Python). On fait avancer la suite tant que le seuil n'est pas franchi, en comptant les étapes :
u = 2400
n = 0
while u >= 500:
    u = u - 75
    n = n + 1
print(n)
Ce programme affiche 26.
7

Méthodes

Méthode 1 — Démontrer qu'une suite est arithmétique
  1. Exprimer un+1 en remplaçant n par n+1.
  2. Calculer et simplifier un+1−un.
  3. Constater que le résultat ne dépend pas de n et conclure en donnant la raison et le premier terme.
Exemple rédigé. vn=3n+85. Pour tout n : vn+1−vn=3(n+1)+8−3n−85=35. La différence est constante, donc (vn) est arithmétique de raison 35 et de premier terme v0=85.
Méthode 2 — Trouver la raison à partir de deux termes
  1. Écrire uq=up+(q−p)r.
  2. En déduire r=uq−upq−p.
  3. Calculer u0=up−pr puis écrire un.
Exemple rédigé. u3=11 et u9=32 : u9=u3+6r donne 6r=21, donc r=3,5. Puis u0=11−3×3,5=0,5 et un=0,5+3,5n.
Méthode 3 — Calculer une somme de termes consécutifs
  1. Repérer le premier et le dernier terme.
  2. Compter les termes : de up à uq, il y en a q−p+1.
  3. Appliquer S=(nombre de termes)×premier+dernier2.
Exemple rédigé. wn=10−3n et S=w5+…+w24. On a w5=−5, w24=−62 et 24−5+1=20 termes, donc S=20×−5−622=−670.
Méthode 4 — Déterminer un seuil par le calcul
  1. Traduire la condition par une inéquation d'inconnue n.
  2. La résoudre (en changeant le sens si l'on divise par un négatif).
  3. Prendre le plus petit entier qui convient et vérifier avec deux termes consécutifs.
Exemple rédigé. Un stock de 1 200 pièces augmente de 45 pièces par semaine : un=1200+45n. un>2000⟺45n>800⟺n>17,77… Donc n=18 : u17=1965 et u18=2010.
8

Pièges et erreurs classiques

Compter les termes. De u10 à u30, il y a 21 termes et non 20 : on compte q−p+1.
Premier terme d'indice 1. Si la suite commence à u1, on écrit un=u1+(n−1)r et non u1+nr.
Quelques termes ne prouvent rien. La liste 2 ; 5 ; 8 ; 12 commence comme une suite arithmétique mais n'en est pas une. Pour démontrer, on calcule un+1−un pour tout n.
Inégalité et raison négative. Diviser par un nombre négatif change le sens de l'inégalité : 30−4n<0⟺n>7,5.
Seuil strict ou large. « Dépasser 600 » s'écrit >600, « atteindre 600 » s'écrit ⩾600 : la réponse peut changer d'une unité.
Formule des entiers. 1+2+…+n=n(n+1)2, pas n(n−1)2 : vérifier avec n=3 (1+2+3=6).
En bref
  • Arithmétique : un+1=un+r ; on le démontre en calculant un+1−un.
  • Terme général : un=u0+nr=up+(n−p)r ; points (n;un) alignés (évolution linéaire).
  • r>0 : croissante ; r<0 : décroissante ; r=0 : constante.
  • 1+2+…+n=n(n+1)2 ; somme = nombre de termes × (premier + dernier) / 2.
  • De up à uq : q−p+1 termes.
  • Seuil : inéquation puis plus petit entier, ou boucle while en Python.
Bloqué sur ce chapitre ?

Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

Prof de maths à Marseille · Cours particuliers au lycée · Aide aux devoirs