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Histoire-Géographie Terminale

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La fin de la Seconde Guerre mondiale et les débuts d'un nouvel ordre mondial

Bilan de la guerre, procès de Nuremberg et Tokyo, ONU, Bretton Woods, État d'Israël, premières décolonisations (programme d'histoire de Tle)

À propos de cette page
Ce cours d'histoire-géographie en terminale sur « La fin de la Seconde Guerre mondiale et les débuts d'un nouvel ordre mondial » suit le programme officiel d'histoire-géographie de terminale. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : 1945 : la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe et en Asie, Un bilan humain, matériel et moral sans précédent, Nuremberg et Tokyo : juger au nom du droit international, L'ONU et les droits de l'homme : fonder la paix sur le droit. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de terminale à réussir en histoire-géographie.

2 sujets traités : l’analyse des termes, la problématique, le plan en trois parties avec ses appuis précis, et surtout l’introduction et la conclusion entièrement rédigées — les deux moments que les copies ratent le plus.

Sujet 1 — La fin de la Seconde Guerre mondiale : un bilan sans précédent et les fondements d'un nouvel ordre mondial (1944-1948)

Analyse des termes — Le « bilan » est humain, matériel et moral ; le « nouvel ordre mondial » désigne l'ensemble des règles, des institutions et des rapports de puissance qui organisent les relations internationales. Les bornes vont de la conférence de Bretton Woods (juillet 1944) à l'adoption de la DUDH et à la fin du procès de Tokyo (novembre-décembre 1948).

Problématique — En quoi l'ampleur inédite des pertes et des crimes de la Seconde Guerre mondiale conduit-elle les vainqueurs à fonder un ordre international nouveau, reposant sur le droit et la coopération, mais aussi sur leur propre puissance ?

Introduction rédigéeLe 2 septembre 1945, à bord du cuirassé Missouri ancré en baie de Tokyo, le Japon signe sa capitulation : quatre mois après celle de l'Allemagne, le 8 mai, la Seconde Guerre mondiale s'achève. Le monde découvre alors l'ampleur d'un conflit qui a fait environ 60 millions de morts, majoritairement civils, et au cours duquel l'Allemagne nazie a assassiné près de 6 millions de Juifs. Ce bilan humain, matériel et moral est sans précédent. Dès 1944, pourtant, les Alliés ont commencé à penser l'après-guerre : il s'agit de bâtir un nouvel ordre mondial, c'est-à-dire un ensemble de règles, d'institutions et de rapports de puissance capables d'empêcher le retour d'une telle catastrophe. De la conférence de Bretton Woods (juillet 1944) à l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme (décembre 1948), cet ordre prend forme. En quoi l'ampleur inédite des pertes et des crimes de la guerre conduit-elle les vainqueurs à fonder un ordre international nouveau, reposant sur le droit et la coopération, mais aussi sur leur propre puissance ? Nous verrons d'abord que la guerre laisse un bilan sans précédent, puis que les vainqueurs entreprennent de juger les crimes et de fonder la paix sur le droit, enfin que cet ordre, façonné par les vainqueurs, est ébranlé dès ses premières années.

I. Un bilan humain, matériel et moral sans précédent

  • Le conflit le plus meurtrier de l'histoire, où les civils sont majoritaires.Environ 60 millions de morts ; près de 27 millions en URSS ; la Pologne perd environ un sixième de sa population.
  • La révélation des crimes de masse et du génocide des Juifs d'Europe.Auschwitz atteint par l'Armée rouge le 27 janvier 1945 ; près de 6 millions de Juifs assassinés ; mot « génocide » forgé par Lemkin en 1944.
  • Une Europe et une Asie dévastées, des millions de déplacés, l'entrée dans l'ère atomique.Entre 12 et 14 millions d'Allemands expulsés ou en fuite (1944-1950) ; Hiroshima (6 août) et Nagasaki (9 août 1945).

II. Juger les crimes et fonder la paix sur le droit

  • Le procès de Nuremberg crée une justice pénale internationale.20 novembre 1945-1er octobre 1946 ; crime contre l'humanité ; 12 condamnations à mort, 7 peines de prison, 3 acquittements.
  • Le procès de Tokyo étend ces principes à l'Asie, avec des limites.3 mai 1946-12 novembre 1948 ; juges de onze pays ; sept condamnations à mort ; Hirohito non poursuivi.
  • L'ONU et les grands textes de 1948 fondent un ordre juridique universel.Charte du 26 juin 1945 ; convention sur le génocide (9 décembre 1948) ; DUDH (10 décembre 1948, 48 voix pour, 8 abstentions).

III. Un ordre façonné par les vainqueurs et vite ébranlé

  • Un ordre économique pensé à Washington.Bretton Woods (juillet 1944) : dollar seul convertible en or à 35 dollars l'once ; FMI et BIRD ; l'URSS ne ratifie pas.
  • Une égalité proclamée, une hiérarchie réelle entre États.Cinq membres permanents dotés du veto au Conseil de sécurité (art. 27 de la Charte).
  • Des empires ébranlés et des conflits nouveaux que l'ONU ne maîtrise pas.Indonésie (17 août 1945), Inde et Pakistan (14-15 août 1947) ; plan de partage de la Palestine (29 novembre 1947) non appliqué.
Conclusion rédigéeAu lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'ampleur des pertes et la révélation des crimes de masse poussent les vainqueurs à refonder l'ordre international. Nuremberg et Tokyo introduisent la responsabilité pénale individuelle et le crime contre l'humanité ; l'ONU, la convention sur le génocide et la DUDH placent la paix sous le signe du droit ; Bretton Woods organise l'économie autour du dollar. Mais cet ordre porte la marque de ses fondateurs : le veto protège les cinq Grands, le système monétaire consacre la puissance américaine, et l'ONU ne peut empêcher les conflits nés de l'ébranlement des empires, de l'Indonésie à la Palestine. Dès 1947, la rupture entre les États-Unis et l'URSS, anciens alliés, compromet la sécurité collective : l'ordre de 1945 devra fonctionner dans un monde divisé par la guerre froide.

Le piège — Consacrer la moitié de la copie au bilan chiffré sans le relier à l'ordre mondial qui en découle, ou, à l'inverse, glisser vers la guerre froide, qui n'est ici qu'une ouverture.

Sujet 2 — Des empires ébranlés aux États nouveaux : l'Asie et le Proche-Orient au lendemain de la Seconde Guerre mondiale (1945-1949)

Analyse des termes — Le sujet porte sur les premières indépendances d'Asie (Indonésie, Vietnam, Philippines, Inde et Pakistan, Birmanie, Ceylan) et sur la naissance de l'État d'Israël, en lien avec l'ordre mondial de 1945. Il s'ouvre en 1945 (proclamations d'indépendance en Indonésie et au Vietnam) et se ferme en 1949 (armistices israélo-arabes, reconnaissance de l'indépendance indonésienne).

Problématique — Comment la Seconde Guerre mondiale crée-t-elle les conditions de la naissance d'États nouveaux en Asie et au Proche-Orient, et pourquoi ces naissances, souvent conflictuelles, mettent-elles d'emblée à l'épreuve le nouvel ordre mondial ?

Introduction rédigéeLe 2 septembre 1945, le jour même où le Japon signe sa capitulation, Hô Chi Minh proclame à Hanoï l'indépendance du Vietnam. La coïncidence est éclairante : la fin de la Seconde Guerre mondiale ouvre en Asie le temps des indépendances. En quatre ans, l'Indonésie, les Philippines, l'Inde et le Pakistan, la Birmanie et Ceylan deviennent des États souverains, tandis qu'au Proche-Orient naît l'État d'Israël, dans l'ancienne Palestine sous mandat britannique. Ces États nouveaux apparaissent au moment où les vainqueurs bâtissent un ordre mondial fondé sur la Charte des Nations unies, qui proclame le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et le règlement pacifique des différends. De 1945 à 1949, date des armistices israélo-arabes et de la reconnaissance de l'indépendance indonésienne, cet ordre est confronté à ses premiers défis. Comment la Seconde Guerre mondiale crée-t-elle les conditions de la naissance d'États nouveaux en Asie et au Proche-Orient, et pourquoi ces naissances, souvent conflictuelles, mettent-elles d'emblée à l'épreuve le nouvel ordre mondial ? Nous montrerons d'abord que la guerre a ébranlé les empires coloniaux, puis qu'en Asie les indépendances sont tantôt négociées, tantôt arrachées, enfin qu'au Proche-Orient la naissance d'Israël met l'ONU à l'épreuve.

I. La guerre ébranle les empires coloniaux

  • Les Européens ont été battus en Asie par le Japon, qui a ruiné leur prestige.Chute de Singapour (15 février 1942) ; coup de force japonais en Indochine (9 mars 1945).
  • Les principes proclamés par les Alliés sont repris par les nationalistes.Charte de l'Atlantique (14 août 1941) ; « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes » (Charte de l'ONU, art. 1).
  • Les métropoles sont affaiblies, les deux Grands hostiles aux empires coloniaux.Royaume-Uni endetté ; arrivée au pouvoir des travaillistes d'Attlee (juillet 1945), favorables au départ de l'Inde.

II. En Asie, des indépendances négociées ou arrachées

  • Des indépendances négociées par la puissance coloniale.Philippines (4 juillet 1946), promises par les États-Unis dès 1934 ; Birmanie (janvier 1948), Ceylan (février 1948).
  • L'indépendance de l'Inde passe par une partition douloureuse.Pakistan et Union indienne indépendants les 14 et 15 août 1947 ; plus de 10 millions de personnes déplacées ; conflit du Cachemire dès 1947.
  • Ailleurs, les indépendances proclamées se heurtent au retour des colonisateurs.Indonésie proclamée le 17 août 1945, reconnue en décembre 1949 ; Vietnam proclamé le 2 septembre 1945, guerre d'Indochine dès décembre 1946.

III. Au Proche-Orient, la naissance d'Israël met l'ONU à l'épreuve

  • La puissance mandataire se retire et remet la question à l'ONU.Mandat britannique depuis 1920 ; Livre blanc de 1939 ; Londres saisit l'ONU en 1947.
  • L'ONU propose un partage que les parties n'acceptent pas toutes.Résolution 181 (29 novembre 1947) : 33 voix pour, 13 contre, 10 abstentions ; acceptée par l'Agence juive, rejetée par les États arabes.
  • La guerre, et non le plan, fixe les frontières et crée une question durable.Proclamation d'Israël (14 mai 1948) ; armistices de 1949 ; environ 700 000 réfugiés palestiniens ; Israël membre de l'ONU (11 mai 1949).
Conclusion rédigéeEntre 1945 et 1949, la Seconde Guerre mondiale, en affaiblissant les métropoles européennes et en diffusant le principe du droit des peuples, ouvre la voie à la naissance d'États nouveaux. Certaines indépendances sont négociées, comme aux Philippines ou en Inde ; d'autres sont arrachées au terme de conflits, comme en Indonésie ; en Palestine, le plan de partage voté par l'ONU cède la place à la guerre, qui fixe les lignes d'armistice et laisse environ 700 000 réfugiés. Partout ou presque, ces naissances s'accompagnent de migrations et de violences qui montrent que l'ordre de 1945 proclame des principes sans toujours pouvoir les faire respecter. Le mouvement ne fait pourtant que commencer : dans les années 1950, il gagne l'Afrique, et les nouveaux États cherchent à peser ensemble dans un monde que la guerre froide divise.

Le piège — Réciter une liste d'indépendances sans les relier à la guerre ni à l'ordre de 1945, ou déborder sur Bandung (1955) et le tiers-monde ; présenter la naissance d'Israël comme la seule conséquence de la Shoah, en oubliant le mandat et le vote de l'ONU.

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