Ressources · 6ᵉ · Français
Lire : comprendre l’implicite et faire des inférences
Distinguer ce que le texte dit (l’explicite) de ce qu’il laisse comprendre (l’implicite) et repérer les indices ; déduire ce que le texte ne dit pas (lieu, moment, personnage, sentiments, causes, pensée cachée) ; justifier chaque déduction en citant le texte, sans rien inventer
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Les 36 questions du QCM en version texte
Pour réviser sans écran ou imprimer : chaque question avec ses propositions ; la bonne réponse et son explication se déplient.
Niveau facile ★ — 12 questions
L’implicite d’un texte, c’est…
- A. ce que le texte écrit clairement, noir sur blanc
- B. ce que le texte laisse comprendre sans l’écrire
- C. la morale écrite à la fin du texte
- D. le résumé du texte en une seule phrase
Réponse
B. ce que le texte laisse comprendre sans l’écrire — L’implicite n’est pas écrit : le lecteur le comprend grâce à des indices.
L’explicite d’un texte, c’est…
- A. ce que le lecteur devine grâce aux indices
- B. ce que le lecteur imagine librement
- C. ce que l’auteur a oublié de raconter
- D. ce qui est écrit clairement dans le texte
Réponse
D. ce qui est écrit clairement dans le texte — L’explicite est ce que le texte dit noir sur blanc ; ce que l’on devine grâce aux indices, c’est l’implicite.
Dans un texte, un indice est…
- A. un détail qui met le lecteur sur la piste
- B. un mot difficile qu’il faut chercher dans le dictionnaire
- C. une question posée au lecteur à la fin
- D. la phrase la plus longue du texte
Réponse
A. un détail qui met le lecteur sur la piste — Un indice est un détail choisi par l’auteur (geste, parole, objet, décor, mot) qui aide à comprendre ce qui n’est pas écrit.
Faire une inférence, c’est…
- A. recopier une phrase du texte
- B. donner son avis sur l’histoire
- C. déduire ce que le texte ne dit pas
- D. inventer une suite à l’histoire, à sa façon
Réponse
C. déduire ce que le texte ne dit pas — Inférer, c’est déduire : indice du texte + ce que je sais = déduction.
« Elle souffla longuement sur sa soupe avant d’y goûter. » Que comprend-on ?
- A. la soupe est trop salée
- B. elle n’aime pas du tout la soupe
- C. la soupe est très chaude
- D. elle a très faim
Réponse
C. la soupe est très chaude — On souffle sur un plat pour le refroidir : la soupe est très chaude.
« Il essuya la sueur de son front et but d’un trait toute sa gourde. » Que comprend-on ?
- A. il a chaud ou il a fait un effort
- B. il vient de se réveiller après une longue nuit
- C. il est en retard pour son rendez-vous
- D. il a froid et cherche à se réchauffer
Réponse
A. il a chaud ou il a fait un effort — La sueur et la soif sont des réactions du corps à la chaleur ou à l’effort.
« Elle se pencha sur le berceau et parla en chuchotant. » Pourquoi chuchote-t-elle sans doute ?
- A. elle est en colère
- B. elle est dans une bibliothèque
- C. elle raconte une blague
- D. un bébé dort
Réponse
D. un bébé dort — « berceau » + on chuchote pour ne pas réveiller quelqu’un : un bébé dort.
« Il tapait du pied en regardant sa montre. » Quel indice le texte donne-t-il ?
- A. une parole qui montre la joie
- B. un geste qui montre l’impatience
- C. un décor qui montre la saison
- D. un objet qui montre la richesse du personnage
Réponse
B. un geste qui montre l’impatience — Taper du pied et regarder sa montre sont des gestes d’impatience.
Pour justifier une réponse par le texte, je dois…
- A. citer le texte et expliquer ce qu’il montre
- B. donner mon avis personnel sur l’histoire
- C. recopier tout le paragraphe sans rien ajouter
- D. raconter une histoire qui me ressemble
Réponse
A. citer le texte et expliquer ce qu’il montre — Justifier = réponse + citation entre guillemets + explication du lien.
Une citation, c’est…
- A. un résumé du texte écrit avec mes propres mots
- B. une phrase que j’invente
- C. les mots exacts du texte, entre guillemets
- D. le titre du texte
Réponse
C. les mots exacts du texte, entre guillemets — On recopie les mots exacts, sans les changer, et on les met entre guillemets.
« Les cigales chantaient et le goudron fondait sur la route. » En quelle saison sommes-nous ?
- A. le printemps
- B. l’été
- C. l’automne
- D. l’hiver
Réponse
B. l’été — Le chant des cigales et la chaleur qui fait fondre le goudron sont des indices de l’été.
Aucun indice du texte ne permet de répondre à une question. Que réponds-tu ?
- A. la réponse qui me paraît la plus probable
- B. ce que j’aurais fait à la place du personnage
- C. la première idée qui me vient
- D. que le texte ne permet pas de le savoir
Réponse
D. que le texte ne permet pas de le savoir — Sans indice, toute réponse serait une invention : on dit que le texte ne permet pas de le savoir.
Niveau moyen ★★ — 12 questions
« Le contrôleur poinçonna les billets pendant que les champs défilaient derrière la vitre. » Où se passe la scène ?
- A. sur le quai d’une gare
- B. dans une salle de cinéma
- C. dans un train
- D. au milieu d’un champ
Réponse
C. dans un train — « contrôleur », « billets » et des champs qui « défilaient » : le décor bouge, on voyage en train.
« Il examina la gueule du chien, lui fit un vaccin et rassura sa maîtresse. » Quel est son métier ?
- A. vétérinaire
- B. dresseur
- C. toiletteur
- D. pharmacien
Réponse
A. vétérinaire — Examiner un animal et le vacciner : c’est le travail du vétérinaire.
« Les volets se fermaient un à un et la première étoile apparut. » À quel moment de la journée sommes-nous ?
- A. le matin
- B. à midi
- C. au milieu de l’après-midi
- D. le soir
Réponse
D. le soir — On ferme les volets à la tombée de la nuit, et la « première étoile » apparaît le soir.
« Merci beaucoup ! » cria Camille, trempée, à la voiture qui venait de traverser la flaque à toute vitesse. Que comprend-on ?
- A. Camille remercie sincèrement le conducteur
- B. Camille se moque : elle est furieuse
- C. Camille connaît bien le conducteur
- D. Camille adore être arrosée par les voitures
Réponse
B. Camille se moque : elle est furieuse — Camille dit « merci » alors que la voiture l’a trempée : elle pense le contraire de ce qu’elle dit, c’est de l’ironie.
« La glace dégoulinait sur les doigts de Hugo ; le soleil tapait fort. » Pourquoi la glace dégouline-t-elle ?
- A. elle fond à cause de la chaleur
- B. Hugo l’a trempée dans l’eau de la fontaine
- C. il pleut à verse
- D. le marchand l’a mal servie
Réponse
A. elle fond à cause de la chaleur — « le soleil tapait fort » + je sais que la glace fond à la chaleur : elle dégouline.
« Il sortit de la cheminée, secoua sa barbe blanche et déposa les cadeaux au pied du sapin. » Qui est ce personnage ?
- A. un ramoneur
- B. un cambrioleur
- C. le grand-père de la famille
- D. le père Noël
Réponse
D. le père Noël — La cheminée, la barbe blanche, les cadeaux et le sapin forment ensemble le portrait du père Noël ; un ramoneur ne dépose pas de cadeaux.
« Malo resta seul dans un coin de la cour, les yeux baissés, pendant que les autres jouaient au ballon. » Que ressent Malo ?
- A. de la joie, il aime le calme de la cour
- B. de la tristesse : il se sent exclu
- C. de la colère contre son ballon crevé
- D. de l’impatience, il est pressé
Réponse
B. de la tristesse : il se sent exclu — « seul », « dans un coin », « les yeux baissés » pendant que les autres jouent : Malo est triste et se sent exclu.
« Le chat se figea, les oreilles dressées, la queue gonflée. » Que comprend-on ?
- A. le chat va s’endormir
- B. le chat réclame à manger
- C. il a peur, il est sur ses gardes
- D. le chat est heureux de jouer avec nous
Réponse
C. il a peur, il est sur ses gardes — Se figer, dresser les oreilles, gonfler la queue : ce sont des réactions d’un chat effrayé ou menacé.
« Clara posa son violon dans l’étui et salua le public qui applaudissait. » Quelle information est écrite dans le texte ?
- A. Clara a très bien joué
- B. Clara joue souvent en concert
- C. Clara a dix ans
- D. le public applaudit
Réponse
D. le public applaudit — « le public qui applaudissait » est écrit. Que Clara a bien joué est déduit (les applaudissements) ; qu’elle joue souvent et son âge sont impossibles à savoir.
« Thomas regarda la pluie par la fenêtre, puis rangea son ballon dans le placard. » Que peut-on déduire ?
- A. Thomas n’aime plus le football
- B. Thomas renonce à aller jouer dehors
- C. Thomas part bientôt en vacances à la mer
- D. Thomas a perdu son ballon
Réponse
B. Thomas renonce à aller jouer dehors — La pluie + il range son ballon : il ne sortira pas jouer. Qu’il n’aime plus le football serait une invention.
« Grand-mère tricotait près de la fenêtre pendant que la neige tombait. » Quel groupe de mots montre que c’est l’hiver ?
- A. « la neige tombait »
- B. « près de la fenêtre »
- C. « grand-mère »
- D. « pendant que »
Réponse
A. « la neige tombait » — La neige est un élément du décor qui indique l’hiver.
« Sans un mot, Lucas tendit son mouchoir à sa sœur qui sanglotait. » Que comprend-on de Lucas ?
- A. il se moque de sa sœur
- B. il est très enrhumé
- C. il cherche à consoler sa sœur
- D. il est en colère contre sa sœur
Réponse
C. il cherche à consoler sa sœur — Tendre un mouchoir à quelqu’un qui pleure est un geste de réconfort : Lucas console sa sœur.
Niveau difficile ★★★ — 12 questions
« Emma regarda le gâteau brûlé, puis le livre de recettes, et soupira. » Quelle justification prouve le mieux qu’Emma est déçue ?
- A. Emma voulait offrir ce gâteau à sa mère, c’est sûr.
- B. Elle regarde « le livre de recettes » : voilà bien la preuve.
- C. Rater un gâteau, c’est triste, donc elle est déçue.
- D. Elle « soupira » devant le « gâteau brûlé » : il est raté.
Réponse
D. Elle « soupira » devant le « gâteau brûlé » : il est raté. — La bonne justification cite les mots du texte et explique le lien. Les autres inventent, citent un mot qui ne prouve rien, ou ne citent rien.
Même texte. Un élève affirme : « Emma ne sait pas cuisiner. » Qu’en penses-tu ?
- A. c’est une déduction prouvée par « brûlé »
- B. c’est une invention : un gâteau raté ne le prouve pas
- C. c’est une information écrite dans le texte
- D. c’est une citation exacte du texte
Réponse
B. c’est une invention : un gâteau raté ne le prouve pas — Un seul gâteau brûlé ne prouve pas qu’Emma ne sait pas cuisiner : aucun indice ne permet de l’affirmer.
Dans « La Dernière Classe » d’Alphonse Daudet, Franz entend des pigeons et se dit : « Est-ce qu’on ne va pas les obliger à chanter en allemand, eux aussi ? » Que comprend-on ?
- A. il croit vraiment que les pigeons comprennent l’allemand
- B. il préfère l’allemand au français
- C. il trouve absurde d’interdire le français
- D. il veut dresser les pigeons
Réponse
C. il trouve absurde d’interdire le français — Franz ne croit pas vraiment que les pigeons chantent en allemand : en exagérant, il montre que l’interdiction du français lui paraît absurde et injuste.
Dans le même conte, M. Hamel commence : « Mes amis, dit-il, mes amis, je… je… » « Mais quelque chose l’étouffait. » Qu’est-ce qui l’empêche de parler ?
- A. l’émotion de quitter ses élèves
- B. une maladie de la gorge
- C. la poussière de la craie
- D. la colère contre ses élèves
Réponse
A. l’émotion de quitter ses élèves — C’est sa dernière classe : l’émotion lui serre la gorge. Le texte ne parle d’aucune maladie.
« Quel temps magnifique pour un pique-nique ! » soupira papa en regardant la grêle tomber. Quel indice montre que la phrase est ironique ?
- A. « Quel temps magnifique »
- B. « en regardant la grêle tomber »
- C. « pour un pique-nique »
- D. « papa »
Réponse
B. « en regardant la grêle tomber » — La grêle contredit « temps magnifique » : papa dit le contraire de ce qu’il pense, et c’est ce décor qui le révèle.
« La table était mise pour huit ; une odeur de dinde rôtie montait du four et des guirlandes brillaient au plafond. » Que peut-on déduire ?
- A. la famille compte huit enfants en tout
- B. c’est l’anniversaire du père
- C. on prépare une fête avec des invités
- D. le repas a complètement brûlé
Réponse
C. on prépare une fête avec des invités — Huit couverts, un plat de fête et des guirlandes : on attend des invités pour une fête. Le nombre d’enfants ou l’anniversaire du père seraient des inventions.
« Lou affirme qu’elle n’a pas peur du noir. Pourtant, elle laisse toujours la lumière du couloir allumée et serre son doudou toute la nuit. » Que comprend-on ?
- A. Lou a peur du noir, mais ne veut pas l’avouer
- B. Lou n’a pas peur du noir, puisqu’elle le dit elle-même
- C. Lou dort mal à cause du bruit du couloir
- D. Lou aime simplement les lampes allumées
Réponse
A. Lou a peur du noir, mais ne veut pas l’avouer — Ses gestes (la lumière allumée, le doudou serré) contredisent ses paroles : on croit les gestes plutôt que les paroles.
Question : « Pourquoi Yanis est-il pressé ? » Un élève répond seulement : « “Il courait.” » Que manque-t-il à cette réponse ?
- A. rien, une citation suffit à justifier
- B. une deuxième citation tirée du texte
- C. son avis personnel sur Yanis
- D. la réponse elle-même et l’explication du lien
Réponse
D. la réponse elle-même et l’explication du lien — Une citation seule ne suffit pas : il faut dire ce que l’on a compris et expliquer pourquoi la citation le prouve.
« Rose rangea ses crayons, souffla sur son dessin pour le sécher et l’accrocha au-dessus de son lit. » À quelle question le texte ne permet-il pas de répondre ?
- A. Rose est-elle fière de son dessin ?
- B. Rose a-t-elle fini son dessin ?
- C. Combien de temps Rose a-t-elle passé à dessiner ?
- D. Où Rose accroche-t-elle son dessin dans sa chambre ?
Réponse
C. Combien de temps Rose a-t-elle passé à dessiner ? — Le lieu est écrit ; la fierté et le dessin terminé se déduisent (elle l’accroche, elle range ses crayons). Mais rien ne dit combien de temps elle a dessiné.
« Le gamin du voisin a encore piétiné nos tulipes ! » Quel mot montre que cela s’est déjà produit et agace celui qui parle ?
- A. « encore »
- B. « voisin »
- C. « nos »
- D. « tulipes »
Réponse
A. « encore » — « encore » montre que ce n’est pas la première fois, et le point d’exclamation traduit l’agacement.
Au début de « La Dernière Classe », Franz entend dans un pré « les Prussiens qui faisaient l’exercice ». Que peut-on en déduire ?
- A. des enfants prussiens font leurs exercices de calcul dehors
- B. c’est jour de fête dans tout le village
- C. Franz s’entraîne avec l’armée prussienne
- D. des soldats étrangers sont installés près du village
Réponse
D. des soldats étrangers sont installés près du village — « faire l’exercice », pour des soldats, c’est s’entraîner. Des soldats prussiens s’entraînent près du village : la région est occupée.
Laquelle de ces réponses est une déduction correctement justifiée ?
- A. Il a froid, car il habite en montagne.
- B. Il a froid : il « claquait des dents ».
- C. Il a froid : c’est écrit dans le titre du texte.
- D. Il a froid, je le sens bien en lisant.
Réponse
B. Il a froid : il « claquait des dents ». — Seule « Il a froid : il « claquait des dents » » s’appuie sur une citation qui prouve la déduction (on claque des dents quand on a froid).
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