Collège · 3ᵉ · Français
Le théâtre du XXe siècle
Renouvellement, dialogue & mise en scène : lire une scène contemporaine
Lire une scène du XXe siècle : reconnaître le courant (mythe réécrit, absurde, Brecht), citer didascalies et formes de parole, penser la mise en scène.
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Ruptures du XXe siècle
- Fin des règles classiques : action qui piétine, fin ouverte, personnages sans identité, langage qui déraille.
- Le metteur en scène devient créateur : Copeau (Vieux-Colombier, 1913), Vilar (Avignon 1947, TNP 1951), Mnouchkine (Théâtre du Soleil, 1964).
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Trois courants
- Mythes réécrits : Cocteau (La Machine infernale, 1934), Giraudoux (La guerre de Troie n'aura pas lieu, 1935), Sartre (Les Mouches, 1943), Anouilh (Antigone, 1944) : le mythe comme masque du présent ; anachronismes volontaires.
- Absurde : Ionesco (La Cantatrice chauve 1950, Rhinocéros 1959), Beckett (En attendant Godot, 1953) : langage vide, attente, répétition, comique et tragique mêlés.
- Brecht : théâtre épique, distanciation (pancartes, chansons, acteur qui montre) pour faire réfléchir (Mère Courage, 1941).
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Le texte théâtral
| Terme | Définition |
|---|---|
| réplique | parole d'un personnage |
| tirade | longue réplique à un personnage présent |
| monologue | personnage seul |
| aparté | dit au public, non entendu des autres |
| stichomythie | répliques brèves et rapides |
| didascalie | indication de l'auteur, non prononcée |
Double énonciation : le personnage parle à un autre, l'auteur parle au public.
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La mise en scène
- Espace (vide ou encombré), corps et jeu (gestes, distance, immobilité), costumes (époque, symbole), lumière et son (atmosphère, temps).
- Répondre par des choix concrets justifiés par le texte.
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Méthode de lecture
- Situation : qui, où, quel moment ; que sait le public ?
- Didascalies : gestes, ton, silences.
- Parole : formes, qui parle le plus, le dialogue avance-t-il ?
- Rapport de force : qui domine, qui cède.
- Registre : comique, tragique, absurde.
- Enjeu et courant.
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Pièges à éviter
- Oublier de citer les didascalies.
- Confondre monologue (seul) et tirade (à quelqu'un).
- Dire « absurde » sans citer répétitions, contradictions, silences.
- Confondre Brecht (changer le monde) et l'absurde (monde sans issue).
- Résumer la pièce au lieu d'analyser l'extrait.
L'essentiel
- Le XXe siècle fait éclater les règles : action immobile, personnages sans nom, langage vide, mise en scène créatrice.
- Mythes réécrits (Anouilh, Giraudoux), absurde (Ionesco, Beckett), théâtre épique (Brecht).
- Citer les didascalies avec les répliques ; nommer tirade, monologue, aparté, stichomythie.
- Toute parole a deux destinataires : le personnage et le public.
- Comique et tragique se mêlent dans l'absurde ; Brecht veut faire réfléchir, non pleurer.
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