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Arithmétique : multiples, diviseurs, nombres pairs et impairs

Notations ℕ et ℤ, multiples et diviseurs, nombres pairs et impairs, fraction irréductible, démonstrations au programme (somme de multiples, carré d'un impair) — thème Nombres et calculs

À propos de cette page
Ces exercices corrigés sur « Arithmétique : multiples, diviseurs, nombres pairs et impairs » en seconde permettent de s'entraîner et de vérifier ses acquis en . Ils suivent le programme officiel de seconde et sont classés par difficulté (facile, moyen, difficile). Au programme : L'essentiel : ℕ, ℤ, multiples et diviseurs, Propriétés des multiples et critères de divisibilité, Nombres pairs et nombres impairs, Démonstrations au programme. Chaque exercice est suivi d'une correction rédigée, à déplier une fois la recherche faite au brouillon. Cet entraînement aide à mémoriser les méthodes, repérer ses erreurs et gagner en confiance avant un contrôle. Exercices gratuits proposés par un professeur particulier à Marseille pour réviser en seconde.

Exercices corrigés, classés du plus simple au plus complexe. Cherche d'abord seul au brouillon, puis déplie la correction détaillée pour vérifier ta méthode et tes raisonnements.

Exercice 1 — Multiple ou diviseur ?

Facile

Répondre à chaque question en justifiant par une égalité ou un calcul.

  1. a) 138 est-il un multiple de 6 ?
  2. b) 17 est-il un diviseur de 255 ?
  3. c) −98 est-il un multiple de 14 ?
  4. d) 8 est-il un diviseur de 1 004 ?

a) 138÷6=23 et 23 est un entier : 138=6×23. Donc 138 est un multiple de 6.

b) 17×15=255 avec 15∈ℤ. Donc 17 est un diviseur de 255.

c) −98=14×(−7) et −7∈ℤ. Donc −98 est un multiple de 14 : un multiple peut être négatif, puisque k est un entier relatif.

d) 8×125=1000 et 8×126=1008 : 1 004 est strictement compris entre deux multiples consécutifs de 8, donc il n'en est pas un. On le confirme : 10048=125,5, qui n'est pas entier. 8 ne divise pas 1 004.

Exercice 2 — Listes de diviseurs

Facile
  1. a) Donner la liste des diviseurs positifs de 96.
  2. b) Donner la liste des diviseurs positifs de 61. Que peut-on dire de 61 ?
  3. c) Donner la liste des diviseurs positifs communs à 96 et à 132, puis le plus grand d'entre eux.

a) On cherche les paires de diviseurs jusqu'à 96≈9,8 : 96=1×96=2×48=3×32=4×24=6×16=8×12 ; 5, 7 et 9 ne divisent pas 96. Les diviseurs positifs de 96 sont 1, 2, 3, 4, 6, 8, 12, 16, 24, 32, 48, 96.

b) 61≈7,8 : on teste 2 (61 est impair), 3 (6+1=7 n'est pas multiple de 3), 5 (chiffre des unités 1), 4, 6 et 7 (7×8=56, 7×9=63). Aucun ne divise 61. Les diviseurs positifs de 61 sont 1 et 61 : 61 a exactement deux diviseurs positifs, 61 est premier.

c) Diviseurs de 132 jusqu'à 132≈11,5 : 132=1×132=2×66=3×44=4×33=6×22=11×12 ; 5, 7, 8, 9, 10 ne divisent pas 132. Diviseurs positifs de 132 : 1, 2, 3, 4, 6, 11, 12, 22, 33, 44, 66, 132. En comparant avec la liste du a), les diviseurs communs sont 1, 2, 3, 4, 6 et 12 ; le plus grand est 12.

Exercice 3 — Pair ou impair ?

Facile

Soit n un entier relatif. Pour chaque nombre, dire s'il est pair ou impair, en justifiant.

  1. a) 4n+10
  2. b) 6n+7
  3. c) (2n+1)(2n−1)
  4. d) 8n−13

a) 4n+10=2(2n+5) et 2n+5 est un entier : 4n+10 est pair.

b) 6n+7=6n+6+1=2(3n+3)+1 et 3n+3 est un entier : 6n+7 est impair.

c) On développe : (2n+1)(2n−1)=4n2−1=4n2−2+1=2(2n2−1)+1, et 2n2−1 est un entier : (2n+1)(2n−1) est impair (produit de deux impairs).

d) 8n−13=8n−14+1=2(4n−7)+1 et 4n−7 est un entier : 8n−13 est impair. Attention : 4n−7 peut être négatif, ce n'est pas un problème puisque k est un entier relatif.

Exercice 4 — Décomposition et fraction irréductible

Moyen
  1. a) Décomposer 1 176 en produit de facteurs premiers.
  2. b) Décomposer 1 260 en produit de facteurs premiers.
  3. c) En déduire la forme irréductible de 11761260.
  4. d) Calculer A=11761260−25 et donner le résultat sous forme irréductible.

a) On divise successivement par les plus petits nombres premiers possibles : 1176=2×588=2×2×294=2×2×2×147 ; puis 147=3×49=3×7×7. Donc 1176=23×3×72 (vérification : 8×3×49=1176).

b) 1260=2×630=2×2×315 ; 315=3×105=3×3×35=3×3×5×7. Donc 1260=22×32×5×7 (vérification : 4×9×35=1260).

c) Les facteurs premiers communs sont 22, 3 et 7. On simplifie : 11761260=23×3×7222×32×5×7=2×73×5=1415. Comme 14=2×7 et 15=3×5 n'ont aucun facteur premier commun, 1415 est la forme irréductible.

d) A=1415−25=1415−615=815. Comme 8=23 et 15=3×5 n'ont aucun facteur premier commun, A=815, sous forme irréductible.

Exercice 5 — Nombres premiers : tester et corriger

Moyen
  1. a) Le nombre 211 est-il premier ? Justifier.
  2. b) Le nombre 323 est-il premier ? Justifier.
  3. c) Léo affirme : « 143 est premier, car il n'est divisible ni par 2, ni par 3, ni par 5. » Expliquer son erreur.
  4. d) Décomposer 1 001 en produit de facteurs premiers.

a) 142=196 et 152=225, donc 211 est compris entre 14 et 15 : il suffit de tester les nombres premiers 2, 3, 5, 7, 11 et 13. 211 est impair ; 2+1+1=4 n'est pas multiple de 3 ; il ne se termine ni par 0 ni par 5 ; 211=7×30+1 ; 211=11×19+2 ; 211=13×16+3. Aucun ne divise 211 : 211 est premier.

b) 323≈17,97 : on teste les premiers jusqu'à 17. 323 est impair, 3+2+3=8, pas de 0 ni de 5 ; 323=7×46+1 ; 323=11×29+4 ; 323=13×24+11 ; enfin 17×19=323. Donc 323 n'est pas premier : 323=17×19.

c) 143≈11,96 : pour conclure, Léo devait tester tous les nombres premiers jusqu'à 11, donc aussi 7 et 11. Or 143=11×13. Son erreur est d'avoir arrêté le test trop tôt : 143 n'est pas premier.

d) 1001 est impair, 1+0+0+1=2 : ni 2 ni 3 ni 5 ne le divisent. 1001=7×143 et, d'après c), 143=11×13. Donc 1001=7×11×13.

Exercice 6 — Démonstrations de parité

Moyen

Dans tout l'exercice, les lettres désignent des entiers relatifs.

  1. a) Montrer que la somme de deux entiers impairs est paire.
  2. b) Montrer que le produit d'un entier pair par un entier quelconque est pair.
  3. c) Montrer que, pour tout entier n, le nombre n2+n est pair.
  4. d) En déduire la parité de n2+3n+5 pour tout entier n.

a) Soit a et b deux entiers impairs : il existe deux entiers k et p (distincts a priori) tels que a=2k+1 et b=2p+1. Alors a+b=2k+2p+2=2(k+p+1) et k+p+1 est un entier. Donc a+b est pair.

b) Soit a pair et b un entier quelconque : a=2k avec k∈ℤ. Alors ab=2kb=2(kb) et kb est un entier. Donc ab est pair.

c) On factorise : n2+n=n(n+1), produit de deux entiers consécutifs. On distingue deux cas.
• Si n est pair, n=2k et n(n+1)=2×k(2k+1) : c'est un nombre pair.
• Si n est impair, n=2k+1, donc n+1=2k+2=2(k+1) et n(n+1)=2×(2k+1)(k+1) : c'est un nombre pair.
Dans tous les cas, n2+n est pair.

d) n2+3n+5=(n2+n)+2n+4+1. D'après c), n2+n=2p avec p∈ℤ. Donc n2+3n+5=2p+2n+4+1=2(p+n+2)+1 et p+n+2 est un entier : n2+3n+5 est impair pour tout entier n.

Exercice 7 — Multiples et expressions littérales

Moyen

Soit n un entier relatif.

  1. a) Montrer que 21n+35 est un multiple de 7.
  2. b) Montrer que la somme de cinq entiers consécutifs est un multiple de 5.
  3. c) Nora affirme : « la somme de quatre entiers consécutifs est toujours un multiple de 4. » Montrer qu'elle se trompe, puis que cette somme n'est même jamais un multiple de 4.
  4. d) Montrer que (n+3)2−(n−3)2 est un multiple de 12.

a) 21n+35=7×3n+7×5=7(3n+5) et 3n+5 est un entier : 21n+35 est un multiple de 7.

b) Cinq entiers consécutifs s'écrivent n, n+1, n+2, n+3, n+4. Leur somme vaut 5n+10=5(n+2), avec n+2 entier : c'est un multiple de 5.

c) Contre-exemple : 1+2+3+4=10, qui n'est pas un multiple de 4. L'affirmation de Nora est donc fausse. Plus précisément, n+(n+1)+(n+2)+(n+3)=4n+6=4(n+1)+2. Supposons que 4n+6=4m avec m entier : alors 4(m−n−1)=2, soit m−n−1=12, ce qui est impossible pour un entier. Donc la somme de quatre entiers consécutifs n'est jamais un multiple de 4 (elle laisse toujours le reste 2).

d) (n+3)2−(n−3)2=(n2+6n+9)−(n2−6n+9)=12n, et n est un entier : (n+3)2−(n−3)2 est un multiple de 12.

Exercice 8 — Carrés d'entiers et multiples de 8

Difficile
  1. a) Montrer que le carré d'un entier pair est un multiple de 4.
  2. b) Soit n un entier impair, écrit n=2k+1 avec k∈ℤ. Montrer que n2−1=4k(k+1).
  3. c) En déduire que le carré de tout entier impair s'écrit 8m+1, avec m entier.
  4. d) Un élève affirme : « n2−1 est un multiple de 8 pour tout entier n. » Est-ce vrai ? Justifier.

a) Soit n pair : n=2k avec k∈ℤ. Alors n2=4k2 et k2 est un entier : n2 est un multiple de 4.

b) n2−1=(2k+1)2−1=4k2+4k+1−1=4k2+4k=4k(k+1). On a bien n2−1=4k(k+1).

c) k et k+1 sont deux entiers consécutifs, donc l'un des deux est pair et leur produit est pair : k(k+1)=2m avec m∈ℤ (si k=2q, m=q(2q+1) ; si k=2q+1, m=(2q+1)(q+1)). Alors n2−1=4×2m=8m, donc n2=8m+1. Vérification : 152=225=8×28+1.

d) C'est faux : pour n=2, n2−1=3, qui n'est pas un multiple de 8 (pour n=0, on obtient même −1). Le résultat de c) ne vaut que pour les entiers impairs : l'élève a oublié cette condition.

Exercice 9 — Une condition de divisibilité

Difficile

On cherche les entiers naturels n tels que n+3 divise n+17.

  1. a) Montrer que si n+3 divise n+17, alors n+3 divise 14.
  2. b) En déduire les valeurs possibles de n.
  3. c) Vérifier que ces valeurs conviennent et conclure.
  4. d) Un élève trouve aussi n=−2 et n=−1. Expliquer son erreur.

a) Supposons que n+3 divise n+17. Comme n+3 divise aussi n+3, il divise la différence de ces deux multiples de n+3 (propriété de stabilité) : (n+17)−(n+3)=14. Donc n+3 divise 14.

b) n∈ℕ, donc n+3⩾3 et n+3 est un diviseur positif de 14. Les diviseurs positifs de 14 sont 1, 2, 7 et 14 ; seuls 7 et 14 sont supérieurs ou égaux à 3. Donc n+3=7 ou n+3=14, c'est-à-dire n=4 ou n=11.

c) Le a) donne seulement une condition nécessaire : il faut vérifier. Pour n=4 : n+3=7 et n+17=21=7×3, donc 7 divise 21. Pour n=11 : n+3=14 et n+17=28=14×2, donc 14 divise 28. Les solutions sont n=4 et n=11.

d) Pour n=−2, n+3=1 divise bien 15, et pour n=−1, n+3=2 divise bien 16 : les calculs de l'élève sont justes, mais −2 et −1 ne sont pas des entiers naturels. L'énoncé cherche n∈ℕ ; c'est cette condition qui impose n+3⩾3 et élimine les diviseurs 1 et 2.

Exercice 10 — Différence de deux carrés

Difficile

Dans tout l'exercice, x et y désignent des entiers naturels.

  1. a) Factoriser x2−y2.
  2. b) Montrer que x+y et x−y ont la même parité.
  3. c) Déterminer tous les couples (x;y) tels que x2−y2=33.
  4. d) Démontrer qu'il n'existe aucun couple (x;y) tel que x2−y2=30.

a) Identité remarquable : x2−y2=(x−y)(x+y).

b) (x+y)+(x−y)=2x est pair. Si l'un des deux nombres était pair et l'autre impair, leur somme serait impaire, ce qui est faux. Donc x+y et x−y sont soit tous les deux pairs, soit tous les deux impairs.

c) (x−y)(x+y)=33>0 et x+y⩾0, donc x+y>0 et x−y>0. De plus x−y⩽x+y. Les écritures de 33 comme produit de deux entiers positifs, le plus petit en premier, sont 1×33 et 3×11.
• x−y=1 et x+y=33 : en additionnant, 2x=34, d'où x=17 et y=16.
• x−y=3 et x+y=11 : 2x=14, d'où x=7 et y=4.
Vérification : 172−162=289−256=33 et 72−42=49−16=33. Les couples solutions sont (17;16) et (7;4).

d) Supposons (x−y)(x+y)=30. D'après b), deux cas seulement :
• les deux facteurs sont impairs : leur produit est impair, or 30 est pair, impossible ;
• les deux facteurs sont pairs : x−y=2a et x+y=2b, donc le produit vaut 4ab, un multiple de 4 ; or 30=4×7+2 n'est pas un multiple de 4, impossible.
Donc aucun couple d'entiers naturels ne vérifie x2−y2=30.

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