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Méthode de la composition en histoire-géographie

Analyser le sujet, problématiser, construire un plan, rédiger introduction, parties et conclusion (histoire-géographie au lycée)

À propos de cette page
Ce QCM sur « Méthode de la composition en histoire-géographie » en seconde teste tes connaissances en de manière interactive. Les questions, classées par niveau (facile, moyen, difficile), respectent le programme officiel de seconde. Au programme : Lire et analyser le sujet, Problématiser : trouver la question du sujet, Construire le plan, Rédiger l'introduction. À chaque réponse, une explication détaillée t'aide à comprendre tes erreurs et à mémoriser l'essentiel. Idéal pour s'auto-évaluer rapidement, réviser avant un contrôle ou consolider ses acquis. Quiz gratuit conçu par un professeur particulier à Marseille pour progresser en en seconde.

Choisis ton niveau. Questions et réponses mélangées à chaque partie. Bonne chance !

Les 24 questions du QCM en version texte

Pour réviser sans écran ou imprimer : chaque question avec ses propositions ; la bonne réponse et son explication se déplient.

Niveau facile — 8 questions
  1. Dans un sujet de composition, que désignent les « bornes chronologiques » ?

    • A. Les dates des événements les plus importants du chapitre
    • B. Les dates de début et de fin de la période à étudier
    • C. Les dates à placer obligatoirement dans l'introduction
    • D. Les siècles que le professeur a traités en classe
    Réponse

    B. Les dates de début et de fin de la période à étudier — Les bornes sont les limites du sujet ; elles se justifient par des événements dans l'introduction.

  2. Combien de parties compte en général le développement d'une composition ?

    • A. Une seule, rédigée d'un bloc
    • B. Autant que de documents étudiés
    • C. Quatre ou cinq, pour ne rien oublier du cours
    • D. Deux ou trois, le plus souvent trois
    Réponse

    D. Deux ou trois, le plus souvent trois — Trois parties équilibrées est la norme ; deux sont acceptées si elles sont solides.

  3. Quel est l'ordre des étapes de l'introduction ?

    • A. Accroche, présentation du sujet, problématique, annonce du plan
    • B. Problématique, accroche, définitions des termes, annonce du plan, bilan
    • C. Annonce du plan, accroche, définitions, problématique
    • D. Définitions, annonce du plan, problématique, accroche
    Réponse

    A. Accroche, présentation du sujet, problématique, annonce du plan — L'accroche fait entrer dans le sujet, la présentation le délimite, la problématique le questionne, l'annonce montre le chemin.

  4. Que signifie le « A » du paragraphe AEI ?

    • A. Analyser le document
    • B. Annoncer le plan
    • C. Affirmer une idée
    • D. Argumenter par une citation
    Réponse

    C. Affirmer une idée — Le paragraphe commence par l'idée, affirmée en une phrase ; viennent ensuite l'explication et l'illustration.

  5. À quoi sert l'accroche d'une introduction ?

    • A. À résumer toute la copie en une phrase
    • B. À donner l'avis personnel de l'élève
    • C. À entrer dans le sujet par un fait précis et daté
    • D. À poser la question précise à laquelle répondra la copie
    Réponse

    C. À entrer dans le sujet par un fait précis et daté — L'accroche est un fait, un document ou une citation vérifiée, datés et liés au sujet ; la question vient plus loin.

  6. Que contient la conclusion d'une composition ?

    • A. Un bilan qui répond à la problématique, puis une ouverture
    • B. Un résumé de chaque partie, puis une nouvelle problématique
    • C. Les exemples oubliés dans le développement
    • D. L'avis personnel de l'élève sur le sujet
    Réponse

    A. Un bilan qui répond à la problématique, puis une ouverture — La conclusion répond à la question posée, puis élargit ; elle n'apporte pas d'exemples nouveaux.

  7. À quoi sert une transition ?

    • A. À ajouter un exemple qui n'avait trouvé sa place dans aucune partie
    • B. À répéter la problématique au milieu de la copie
    • C. À changer de sujet quand on manque d'idées
    • D. À relier deux parties : bilan de l'une, annonce de l'autre
    Réponse

    D. À relier deux parties : bilan de l'une, annonce de l'autre — Deux phrases suffisent : elles montrent que le plan est un raisonnement et non une juxtaposition.

  8. Dans le sujet « Les sociétés face aux risques », qu'est-ce qu'un risque ?

    • A. Une catastrophe qui a déjà eu lieu
    • B. La probabilité qu'un aléa touche une société vulnérable
    • C. Un phénomène naturel violent, comme un séisme ou un cyclone tropical
    • D. Un danger qui ne concerne que les pays pauvres
    Réponse

    B. La probabilité qu'un aléa touche une société vulnérable — Le séisme est un aléa, la catastrophe est le risque réalisé ; le risque combine aléa et vulnérabilité.

Niveau moyen — 8 questions
  1. Sujet : « L'affirmation de l'État dans le royaume de France (XVIe-XVIIe siècle) ». Quel exemple sort du cadre du sujet ?

    • A. L'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539)
    • B. La Fronde (1648-1653)
    • C. Le Bill of Rights anglais (1689)
    • D. L'installation de la cour à Versailles (1682)
    Réponse

    C. Le Bill of Rights anglais (1689) — Le Bill of Rights concerne l'Angleterre : il sort du cadre spatial, qui est le royaume de France.

  2. Quelle problématique convient au sujet « Les Lumières et le développement des sciences au XVIIIe siècle » ?

    • A. Comment les Lumières font-elles de la raison et de l'expérience les fondements d'un savoir nouveau ?
    • B. Les Lumières ont-elles développé les sciences au XVIIIe siècle ?
    • C. Qui était le plus grand savant du XVIIIe siècle ?
    • D. Quelles sont les dates des principales découvertes scientifiques de l'époque des Lumières et de leurs auteurs ?
    Réponse

    A. Comment les Lumières font-elles de la raison et de l'expérience les fondements d'un savoir nouveau ? — Elle est ouverte et reprend le sujet ; les autres sont fermées, subjectives ou appellent une simple liste.

  3. Un élève propose : « I. Les causes du tourisme. II. Les conséquences du tourisme. III. Conclusion. » Quel est le principal défaut ?

    • A. Il manque des dates dans les titres
    • B. Il devrait comporter quatre parties
    • C. Il est beaucoup trop précis pour un sujet de géographie générale
    • D. La conclusion n'est pas une partie du développement
    Réponse

    D. La conclusion n'est pas une partie du développement — Ce plan n'a en réalité que deux parties : la conclusion est hors du développement, et les titres sont des étiquettes.

  4. Quel plan convient le mieux à un sujet d'évolution comme « L'affirmation de l'État en France (1515-1715) » ?

    • A. Un plan thématique : le roi, l'impôt, l'armée
    • B. Un plan chronologique en trois étapes, chacune portée par une idée
    • C. Un plan avantages / inconvénients de l'absolutisme
    • D. Un plan en deux parties : la France, puis l'Angleterre et l'Europe du Nord
    Réponse

    B. Un plan chronologique en trois étapes, chacune portée par une idée — Le mot « affirmation » désigne un processus : des étapes datées, chacune définie par une idée, le montrent le mieux.

  5. Laquelle de ces phrases est une explication, le « E » du paragraphe AEI ?

    • A. Les seigneurs lèvent leurs propres armées parce que le roi ne peut plus imposer une seule foi.
    • B. Le massacre de la Saint-Barthélemy a lieu à Paris le 24 août 1572.
    • C. Les guerres de Religion montrent la fragilité de l'autorité royale.
    • D. Les guerres de Religion se succèdent de 1562 à 1598 : huit conflits en trente-six ans de troubles.
    Réponse

    A. Les seigneurs lèvent leurs propres armées parce que le roi ne peut plus imposer une seule foi. — Elle donne un mécanisme (parce que…) ; les autres sont une illustration datée, une affirmation et une chronologie.

  6. Quelle accroche convient au sujet « Les sociétés face aux risques » ?

    • A. Depuis toujours et partout sur la planète, l'humanité doit affronter la colère d'une nature imprévisible.
    • B. Les risques sont un sujet très important aujourd'hui.
    • C. Un risque est la rencontre d'un aléa et d'une vulnérabilité.
    • D. Le 12 janvier 2010, un séisme de magnitude 7 fait plus de 200 000 morts en Haïti.
    Réponse

    D. Le 12 janvier 2010, un séisme de magnitude 7 fait plus de 200 000 morts en Haïti. — Seule la dernière est un fait daté et situé ; la troisième est une définition, qui vient après l'accroche.

  7. Que doit faire l'élève qui lit « Montrez que » dans une consigne ?

    • A. Discuter l'affirmation, puis dire s'il est d'accord ou non avec elle, en nuançant
    • B. Démontrer l'affirmation en l'appuyant sur des exemples précis
    • C. Décrire le document sans l'interpréter
    • D. Réciter le cours sur la question traitée
    Réponse

    B. Démontrer l'affirmation en l'appuyant sur des exemples précis — « Montrer que » donne la thèse : on la prouve ; c'est « dans quelle mesure » qui appelle une discussion.

  8. Pourquoi rédiger la conclusion au brouillon avant le développement ?

    • A. Parce qu'elle est plus notée que le reste
    • B. Parce qu'on la recopie mot pour mot de l'introduction
    • C. Pour être sûr d'avoir une réponse, même si le temps manque
    • D. Parce que le correcteur la lit toujours en premier, avant même l'introduction
    Réponse

    C. Pour être sûr d'avoir une réponse, même si le temps manque — Rédigée tôt, elle garantit une réponse à la problématique et évite la conclusion bâclée à la dernière minute.

Niveau difficile — 8 questions
  1. Un élève écrit que l'Angleterre de 1689 est « une démocratie ». Quel est le problème ?

    • A. Aucun : le Bill of Rights instaure le suffrage universel
    • B. L'Angleterre reste en 1689 une monarchie absolue comparable à celle de Louis XIV en France
    • C. Le mot ne s'applique qu'à la France révolutionnaire
    • D. C'est un anachronisme : le roi gouverne avec un Parlement élu par une minorité
    Réponse

    D. C'est un anachronisme : le roi gouverne avec un Parlement élu par une minorité — En 1689, l'Angleterre devient une monarchie limitée ; le Parlement n'est élu que par une petite minorité de propriétaires.

  2. Quelle problématique est trop fermée ?

    • A. Comment l'ouverture atlantique bouleverse-t-elle les sociétés qu'elle relie ?
    • B. L'ouverture atlantique a-t-elle eu des conséquences ?
    • C. Dans quelle mesure l'ouverture atlantique fait-elle entrer le monde dans une ère nouvelle ?
    • D. Pourquoi les sociétés amérindiennes s'effondrent-elles au contact des Européens ?
    Réponse

    B. L'ouverture atlantique a-t-elle eu des conséquences ? — La réponse tient en « oui » : la question ne pose aucun problème et n'oriente aucun plan.

  3. Sujet : « Les sociétés face aux risques ». Plan d'un élève : I. Les risques naturels ; II. Les risques technologiques ; III. Les risques en France. Quel est le défaut le plus grave ?

    • A. Il manque une quatrième partie consacrée aux risques sanitaires et aux épidémies
    • B. Les titres sont trop longs pour un devoir de 2 heures
    • C. Le plan classe des types de risques sans répondre à une problématique
    • D. La France n'a pas sa place dans un sujet de géographie
    Réponse

    C. Le plan classe des types de risques sans répondre à une problématique — C'est un plan-catalogue : il range les risques mais n'explique ni la vulnérabilité ni les réponses des sociétés.

  4. Quelle ouverture est la plus pertinente pour une conclusion sur l'affirmation de l'État en France (1515-1715) ?

    • A. En 1748, Montesquieu défend dans De l'esprit des lois la séparation des pouvoirs.
    • B. Aujourd'hui encore, beaucoup de gens aiment visiter le château de Versailles.
    • C. Et vous, auriez-vous aimé vivre sous le règne de Louis XIV ?
    • D. L'État français a toujours été centralisé, de Clovis à nos jours, sans aucune interruption.
    Réponse

    A. En 1748, Montesquieu défend dans De l'esprit des lois la séparation des pouvoirs. — Elle est datée, précise et prolonge le sujet : la critique du pouvoir absolu par les Lumières.

  5. Dans le sujet sur l'ouverture atlantique, pourquoi mettre « découverte » entre guillemets ?

    • A. Parce que Colomb n'a jamais atteint le continent américain
    • B. Parce que le mot adopte le point de vue européen : l'Amérique était peuplée
    • C. Parce que les Vikings avaient déjà colonisé durablement tout le continent américain au Moyen Âge
    • D. Parce que c'est une citation de Christophe Colomb lui-même en 1492
    Réponse

    B. Parce que le mot adopte le point de vue européen : l'Amérique était peuplée — Le continent comptait des dizaines de millions d'habitants ; Colomb a d'ailleurs touché le continent en 1498.

  6. Quelle affirmation est un contresens sur la méthode ?

    • A. L'introduction annonce le plan sans en numéroter les parties.
    • B. Un exemple précis doit toujours être expliqué et relié à l'idée, pas seulement cité.
    • C. La problématique se choisit une fois le plan terminé, pour lui correspondre.
    • D. Une transition résume une partie et annonce la suivante.
    Réponse

    C. La problématique se choisit une fois le plan terminé, pour lui correspondre. — C'est l'inverse : la problématique vient d'abord et c'est elle qui détermine le plan.

  7. Sur le sujet « Les sociétés face aux risques », quelle comparaison montre le mieux le rôle de la vulnérabilité ?

    • A. Haïti et le Chili en 2010 : séisme plus fort au Chili, mais bien moins de morts
    • B. Xynthia en 2010 et la tempête Alex en 2020, deux tempêtes françaises
    • C. Tōhoku et Fukushima en mars 2011, deux catastrophes japonaises étroitement liées entre elles
    • D. AZF en 2001 et Lubrizol en 2019, deux accidents industriels en France
    Réponse

    A. Haïti et le Chili en 2010 : séisme plus fort au Chili, mais bien moins de morts — Aléa plus fort, bilan bien plus faible : l'écart s'explique par la vulnérabilité des sociétés.

  8. Un élève met dix exemples par partie, sans les expliquer. Que dira le correcteur ?

    • A. Que la copie est excellente car très riche en connaissances
    • B. Que les exemples auraient dû figurer dans l'introduction
    • C. Qu'il fallait plutôt écrire un plan en quatre parties
    • D. Que la copie juxtapose des faits au lieu d'argumenter
    Réponse

    D. Que la copie juxtapose des faits au lieu d'argumenter — Trois exemples expliqués valent mieux que dix cités : la composition est une argumentation, pas un inventaire.

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