La France : des milieux métropolitains et ultramarins entre valorisation et protection
Diversité des milieux, outre-mer, parcs nationaux, littoraux et montagnes, valorisation touristique, protection (programme de géographie de 2nde)
À propos de cette page
Ce lexique sur « La France : des milieux métropolitains et ultramarins entre valorisation et protection » en seconde donne les définitions précises dont on a besoin au bac : chaque terme avec ses synonymes, ses antonymes et les distinctions à ne pas manquer. Au programme : Des milieux métropolitains et ultramarins d'une grande diversité, Les outre-mer : des milieux exceptionnels et fragiles, Valoriser les milieux : agriculture, énergie, mer, patrimoine, Valoriser par le tourisme : des littoraux et des montagnes aménagés. Le sens de chaque mot est repris selon l'époque et selon le point de vue, parce qu'une définition bien posée ouvre une partie de devoir. Les repères d'analyse sont expliqués avec l'usage qu'on en fait dans une copie. Lexique gratuit rédigé par un professeur particulier à Marseille pour les élèves de seconde.
Milieu
Ensemble des éléments naturels d'un espace (relief, climat, sols, eaux, faune, flore) en interaction avec les sociétés qui l'occupent et le transforment.
À ne pas confondre
Paysage — Le paysage est la portion d'espace que l'on voit et que l'on décrit ; le milieu est le système qui produit ce paysage.
Selon l'époque et le point de vue — Notion ancienne de la géographie française, longtemps associée au « milieu naturel » ; depuis les années 1970, les géographes insistent sur la part des sociétés dans sa construction.
Ce que le mot permet d'écrire — Terme central du chapitre : parlez de milieu littoral, montagnard, équatorial. Faute à éviter : présenter un milieu français comme vierge de toute action humaine.
Ultramarin
Qui se situe au-delà des mers par rapport à la métropole : se dit des territoires français d'outre-mer et de leurs milieux.
À ne pas confondre
Outre-mer — « Outre-mer » est le nom (les outre-mer) ; « ultramarin » est l'adjectif (un milieu ultramarin).
Selon l'époque et le point de vue — Adjectif savant généralisé dans le vocabulaire administratif et géographique au tournant des années 2000, avec la réforme des statuts de 2003.
Ce que le mot permet d'écrire — Indispensable pour un sujet sur la France : l'intitulé officiel l'emploie. Faute à éviter : le réserver aux seules îles tropicales en oubliant la Guyane ou les TAAF.
DROM et COM
Départements et régions d'outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte), où les lois nationales s'appliquent en principe, et collectivités d'outre-mer (Polynésie française, Wallis-et-Futuna, Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy, Saint-Martin), dotées d'un statut propre.
À ne pas confondre
DOM-TOM — Ancienne appellation, dépassée depuis 2003 ; les DROM sont des régions ultrapériphériques de l'UE, la plupart des COM n'en font pas partie.
Selon l'époque et le point de vue — Catégories créées par la révision constitutionnelle du 28 mars 2003 ; Mayotte est devenue un DROM en 2011.
Ce que le mot permet d'écrire — Utile pour situer précisément un exemple. Faute à éviter : classer la Nouvelle-Calédonie parmi les COM, alors qu'elle a un statut particulier issu de l'accord de Nouméa (1998).
Zone économique exclusive (ZEE)
Espace maritime s'étendant jusqu'à 200 milles marins (environ 370 km) des côtes, où l'État riverain a des droits exclusifs d'exploitation des ressources.
À ne pas confondre
Eaux territoriales — Les eaux territoriales (12 milles) relèvent de la souveraineté pleine de l'État ; dans la ZEE, il n'a que des droits sur les ressources, la navigation reste libre.
Selon l'époque et le point de vue — Définie par la convention des Nations unies sur le droit de la mer signée à Montego Bay en 1982.
Ce que le mot permet d'écrire — Sert à montrer le poids des outre-mer : environ 10 millions de km², 2e ZEE mondiale. Faute à éviter : croire que la ZEE est un espace de souveraineté totale.
Biodiversité
Diversité du vivant à trois niveaux : diversité des gènes, des espèces et des écosystèmes.
À ne pas confondre
Nature — La nature est un terme général et culturel ; la biodiversité est une notion scientifique qui se mesure et s'inventorie.
Selon l'époque et le point de vue — Mot popularisé à la fin des années 1980 et consacré par la convention sur la diversité biologique du sommet de la Terre de Rio (1992) ; loi française pour sa reconquête en 2016.
Ce que le mot permet d'écrire — Clé pour les outre-mer. Faute à éviter : l'employer comme un simple synonyme de « beaucoup d'animaux ».
Endémisme
Situation d'une espèce qui ne vit naturellement que dans une zone géographique limitée (une île, un archipel, un massif).
À ne pas confondre
Espèce invasive — L'espèce endémique est propre au lieu ; l'espèce exotique envahissante vient d'ailleurs et menace souvent les espèces endémiques.
Selon l'époque et le point de vue — Terme de biogéographie du XIXe siècle, très utilisé pour les îles océaniques depuis les travaux sur l'évolution.
Ce que le mot permet d'écrire — Explique la valeur des milieux insulaires : environ trois quarts des plantes à fleurs de Nouvelle-Calédonie sont endémiques. Faute à éviter : confondre endémique et rare.
Valorisation
Action de donner une valeur à un milieu : économique (agriculture, énergie, tourisme), mais aussi patrimoniale ou symbolique (labels, inscription à l'UNESCO).
À ne pas confondre
Exploitation — L'exploitation prélève une ressource ; la valorisation est plus large et peut passer par la mise en scène du milieu préservé.
Selon l'époque et le point de vue — Terme de l'aménagement du territoire des années 1960 (« mise en valeur »), repris par la loi Littoral de 1986.
Ce que le mot permet d'écrire — Terme de l'intitulé. Faute à éviter : en faire le contraire systématique de la protection.
Station intégrée
Station de sports d'hiver construite d'un seul tenant en altitude, conçue par un promoteur unique autour du ski (« skis aux pieds »).
À ne pas confondre
Station-village — La station-village se greffe sur un village ancien (Megève) ; la station intégrée est créée ex nihilo au-dessus des alpages.
Selon l'époque et le point de vue — Modèle promu par le Plan neige de 1964 : Les Menuires, Avoriaz, Flaine, Val Thorens.
Ce que le mot permet d'écrire — Exemple type de valorisation planifiée par l'État. Faute à éviter : la présenter comme le modèle de toutes les stations françaises.
Littoralisation
Concentration croissante des populations, des logements et des activités sur les littoraux.
À ne pas confondre
Maritimisation — La maritimisation désigne le poids croissant des échanges par mer dans l'économie mondiale ; la littoralisation concerne l'occupation des côtes.
Selon l'époque et le point de vue — Phénomène accéléré en France à partir des années 1960 par le tourisme de masse et les aménagements de l'État (Mission Racine, 1963).
Ce que le mot permet d'écrire — Explique la pression sur les côtes et la loi Littoral de 1986. Faute à éviter : la limiter au tourisme en oubliant les résidences principales et les ports.
Surfréquentation
Afflux de visiteurs supérieur à ce qu'un site peut supporter sans dégradation du milieu ni gêne pour les habitants.
À ne pas confondre
Tourisme de masse — Le tourisme de masse désigne l'accès du grand nombre aux vacances ; la surfréquentation est un excès local, qui peut toucher un site naturel même hors station.
Selon l'époque et le point de vue — Question devenue centrale dans les années 2010-2020 ; les parcs instaurent des jauges ou des réservations (Sugiton, 2022).
Ce que le mot permet d'écrire — Illustre les limites de la valorisation touristique. Faute à éviter : proposer comme seule solution l'interdiction.
Conflit d'usage
Opposition entre acteurs qui veulent utiliser un même espace ou une même ressource de manières incompatibles.
À ne pas confondre
Conflit armé — Le conflit d'usage se règle par la négociation, la loi ou la justice ; il n'implique aucune violence armée.
Selon l'époque et le point de vue — Notion de la géographie de l'environnement et de l'aménagement ; l'affaire de la Vanoise (1969-1971) en est un exemple fondateur en France.
Ce que le mot permet d'écrire — Permet de nommer les acteurs et leurs intérêts. Faute à éviter : présenter les habitants comme de simples obstacles à la protection.
Aire protégée
Espace délimité, terrestre ou marin, géré pour assurer à long terme la conservation de la nature, avec des règles plus ou moins strictes.
À ne pas confondre
Protection forte — Toutes les aires protégées ne se valent pas : la protection forte limite fortement les activités humaines, ce qui n'est pas le cas d'un site Natura 2000.
Selon l'époque et le point de vue — Catégorie internationale ; en France, la stratégie de 2021 vise 30 % du territoire en aires protégées en 2030, dont 10 % sous protection forte.
Ce que le mot permet d'écrire — Terme générique qui englobe parcs, réserves et sites Natura 2000. Faute à éviter : l'employer comme synonyme de parc national.
Parc national
Aire protégée créée par l'État pour un patrimoine naturel exceptionnel, composée d'un cœur réglementé et d'une aire d'adhésion dont les communes adhèrent à une charte.
À ne pas confondre
Parc naturel régional — Le PNR, créé à l'initiative des régions, n'a pas de cœur réglementé : c'est un projet de développement durable du territoire.
Selon l'époque et le point de vue — Loi du 22 juillet 1960 ; premiers parcs en 1963 (Vanoise, Port-Cros) ; réforme du 14 avril 2006 ; onze parcs depuis 2019.
Ce que le mot permet d'écrire — Exemple incontournable de protection. Faute à éviter : dire qu'on n'y fait rien : le cœur des Cévennes est habité.
Parc naturel régional (PNR)
Territoire rural habité, au patrimoine naturel et culturel reconnu, dont les communes s'engagent par une charte à concilier protection et développement.
À ne pas confondre
Réserve naturelle — La réserve naturelle protège strictement un site précis ; le PNR organise un vaste territoire vivant.
Selon l'époque et le point de vue — Créés par un décret de 1967 ; le PNR de la Martinique date de 1976 ; on en compte près de 60 aujourd'hui.
Ce que le mot permet d'écrire — Montre qu'on peut valoriser en protégeant (produits locaux, tourisme vert). Faute à éviter : le croire géré par l'État seul.
Les repères du programme
Ces couples de mots sont les outils qui font les plans : savoir les employer vaut mieux que connaître un auteur de plus.
Valorisation / protection
Les deux termes de l'intitulé : mettre en valeur un milieu et le préserver.
Ce qu'il débloque — À articuler, jamais à juxtaposer : montrez comment l'un appelle l'autre.
Exemple — Sur le sujet « Les littoraux français entre valorisation et protection », il permet de montrer que le Conservatoire du littoral (1975) protège des sites qui sont aussi des lieux de tourisme.
Métropole / outre-mer
Les deux ensembles de milieux, très différents par leurs latitudes et leurs échelles.
Ce qu'il débloque — Oblige à varier les exemples et à comparer.
Exemple — Sur le sujet « Protéger les milieux en France », il permet de consacrer une partie aux immenses aires marines ultramarines (mer de Corail, 2014).
Sanctuaire / gestion concertée
Deux conceptions de la protection : isoler le milieu des hommes ou l'organiser avec eux.
Ce qu'il débloque — Fournit une progression chronologique claire, de 1960 à 2006.
Exemple — Sur le sujet « Les parcs nationaux en France », il permet d'opposer la loi de 1960 à celle de 2006 (cœur et aire d'adhésion).
Attractivité / vulnérabilité
Ce qui attire (paysages, biodiversité) est souvent ce qui rend un milieu fragile.
Ce qu'il débloque — Utile pour expliquer la surfréquentation et la pression urbaine.
Exemple — Sur le sujet « Les milieux ultramarins », il permet de montrer que les lagons, atouts touristiques, sont menacés par l'urbanisation littorale à Mayotte ou à La Réunion.
Acteurs locaux / acteurs nationaux
Habitants, communes, entreprises face à l'État, aux parcs et aux établissements publics.
Ce qu'il débloque — Permet de faire apparaître les conflits d'usage et les arbitrages.
Exemple — Sur le sujet « Concilier valorisation et protection », il permet d'analyser l'affaire de la Vanoise (1969-1971) ou la création des Calanques (2012).
Aménager / ménager
Transformer un milieu pour le rendre productif, ou le gérer avec retenue pour le transmettre.
Ce qu'il débloque — Résume l'évolution des politiques depuis les années 1960.
Exemple — Sur le sujet « Les montagnes françaises », il permet de passer du Plan neige (1964) à la loi Montagne (1985) puis au plan Avenir Montagnes (2021).
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Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.