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La France : des milieux métropolitains et ultramarins entre valorisation et protection

Diversité des milieux, outre-mer, parcs nationaux, littoraux et montagnes, valorisation touristique, protection (programme de géographie de 2nde)

À propos de cette page
Ce cours d' en seconde sur « La France : des milieux métropolitains et ultramarins entre valorisation et protection » suit le programme officiel d' de seconde. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Des milieux métropolitains et ultramarins d'une grande diversité, Les outre-mer : des milieux exceptionnels et fragiles, Valoriser les milieux : agriculture, énergie, mer, patrimoine, Valoriser par le tourisme : des littoraux et des montagnes aménagés. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de seconde à réussir en .

2 sujets traités : l’analyse des termes, la problématique, le plan en trois parties avec ses appuis précis, et surtout l’introduction et la conclusion entièrement rédigées — les deux moments que les copies ratent le plus.

Sujet 1 — Valoriser et protéger les milieux ultramarins français

Analyse des termes — Les milieux ultramarins sont ceux des territoires français situés hors d'Europe, de la Guyane équatoriale aux terres australes ; valoriser, c'est leur donner une valeur économique ou patrimoniale, protéger, c'est les préserver durablement. Le sujet porte sur la période actuelle mais exige de remonter aux héritages (plantations, premiers parcs) et d'étudier les échelles locale, nationale et mondiale.

Problématique — Comment la France peut-elle mettre en valeur des milieux ultramarins exceptionnels, qui font d'elle une puissance environnementale, sans compromettre leur fragilité ni les sociétés qui y vivent ?

Introduction rédigéeInscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2008, les lagons de Nouvelle-Calédonie comptent parmi les plus vastes ensembles récifaux de la planète ; ils sont pourtant voisins de l'une des plus grandes exploitations de nickel du monde. Ce contraste résume la situation des milieux ultramarins français, c'est-à-dire des milieux des territoires situés au-delà des mers, de la Guyane équatoriale aux terres australes : ils sont à la fois des sources de richesse et des patrimoines naturels fragiles. Les valoriser, c'est leur donner une valeur économique, touristique ou patrimoniale ; les protéger, c'est les préserver durablement des dégradations. Or ces milieux font de la France une puissance environnementale à l'échelle mondiale. Comment la France peut-elle alors mettre en valeur des milieux ultramarins exceptionnels sans compromettre leur fragilité ni les sociétés qui y vivent ? Nous verrons d'abord que ces milieux sont exceptionnels et donnent à la France une place singulière dans le monde, puis qu'ils sont valorisés mais soumis à de fortes pressions, enfin que leur protection cherche de plus en plus à associer les sociétés ultramarines.

I. Des milieux exceptionnels qui font de la France une puissance environnementale

  • Une diversité de milieux sans équivalent, de l'équateur à l'Antarctique.Forêt équatoriale de Guyane (plus de 90 % du territoire), îles volcaniques et coralliennes, subpolaire à Saint-Pierre-et-Miquelon, Terre Adélie.
  • L'essentiel de la biodiversité française, marquée par un fort endémisme.Environ trois quarts des plantes à fleurs endémiques en Nouvelle-Calédonie ; lagons inscrits à l'UNESCO en 2008.
  • Des espaces maritimes immenses.ZEE d'environ 10 millions de km², 2e du monde, à plus de 90 % ultramarine.

II. Des milieux valorisés, mais sous forte pression

  • Une agriculture héritée des plantations, source de pollutions durables.Chlordécone utilisé dans les bananeraies antillaises de 1972 à 1993.
  • Des ressources minières et des équipements stratégiques.Nickel néo-calédonien ; Centre spatial de Kourou (site choisi en 1964) ; orpaillage illégal en Guyane, combattu par l'opération Harpie depuis 2008.
  • Un tourisme et une urbanisation qui se concentrent sur les littoraux.Tourisme lagonaire en Polynésie, croisières aux Antilles ; urbanisation du littoral de La Réunion et de Mayotte ; sargasses depuis 2011.

III. Protéger en associant les sociétés ultramarines

  • Des parcs nationaux conçus avec les habitants.Guadeloupe (1989) ; La Réunion et Parc amazonien de Guyane (2007), qui reconnaît des droits d'usage aux communautés amérindiennes et bushinengé.
  • Une protection qui change d'échelle en mer.Parcs naturels marins de Mayotte (2010) et de la Martinique (2017) ; Parc naturel de la mer de Corail (2014, environ 1,3 million de km²).
  • Des arbitrages parfois difficiles entre développement et préservation.Projet Montagne d'or jugé incompatible avec les exigences environnementales par le gouvernement en 2019 ; objectif national de 30 % d'aires protégées en 2030.
Conclusion rédigéeLes milieux ultramarins font de la France une puissance environnementale : ils lui apportent l'essentiel de sa biodiversité et la deuxième zone économique exclusive du monde. Longtemps valorisés selon une logique d'exploitation héritée des plantations, ils subissent de fortes pressions, de la pollution au chlordécone à l'orpaillage illégal. Depuis la fin des années 1980, et surtout depuis 2007, la protection s'est étendue et transformée : elle associe davantage les habitants et gagne les immenses espaces marins. Reste à savoir si ces protections, souvent récentes, résisteront au changement climatique, qui menace directement les récifs coralliens et les littoraux ultramarins.

Le piège — Traiter les outre-mer comme un bloc de « paradis tropicaux » : la moitié des copies oublie la Guyane équatoriale, Saint-Pierre-et-Miquelon ou les TAAF, et ne nomme jamais les sociétés qui habitent ces milieux.

Sujet 2 — Littoraux et montagnes de France métropolitaine : comment concilier valorisation et protection ?

Analyse des termes — Littoraux et montagnes sont les deux milieux métropolitains les plus convoités, par le tourisme, l'urbanisation et l'énergie ; concilier ne signifie pas choisir entre valoriser et protéger mais les rendre compatibles. Le sujet invite à remonter aux grands aménagements des années 1960 et à aller jusqu'aux adaptations actuelles au changement climatique.

Problématique — Comment la France est-elle passée d'une valorisation massive de ses littoraux et de ses montagnes à la recherche d'un équilibre entre mise en valeur et préservation, et cet équilibre est-il aujourd'hui atteint ?

Introduction rédigéeEn 1963, l'État lance presque simultanément la Mission Racine, qui va faire surgir La Grande-Motte sur le littoral languedocien, et la création des parcs nationaux de la Vanoise et de Port-Cros. La même année, il aménage et il protège : toute l'ambiguïté des politiques françaises à l'égard des littoraux et des montagnes est là. Ces deux milieux, les plus convoités de la France métropolitaine, concentrent le tourisme, les résidences secondaires, les ports et les barrages, mais aussi des paysages et une biodiversité remarquables. Concilier valorisation et protection, ce n'est pas choisir l'une contre l'autre, mais chercher à les rendre compatibles. Comment la France est-elle passée d'une valorisation massive de ses littoraux et de ses montagnes à la recherche d'un équilibre, et cet équilibre est-il atteint ? Nous verrons que ces milieux ont d'abord été massivement aménagés à partir des années 1960, qu'une protection a ensuite été construite par l'État et la loi, et que les équilibres doivent aujourd'hui être réinventés face à la surfréquentation et au changement climatique.

I. Des milieux convoités, massivement aménagés à partir des années 1960

  • Un littoral aménagé par l'État pour le tourisme de masse.Mission Racine (1963) : La Grande-Motte, Cap d'Agde, Port-Leucate en Languedoc-Roussillon ; mission pour la côte aquitaine en 1967.
  • Une montagne équipée pour le ski et l'énergie.Plan neige (1964) et stations intégrées (Les Menuires, Avoriaz, Flaine, Val Thorens) ; barrage de Tignes achevé en 1952.
  • Des pressions croissantes sur les milieux.Littoralisation et artificialisation des côtes ; mitage des vallées ; consommation d'eau de la neige de culture.

II. Une protection construite par l'État et la loi

  • Des espaces soustraits à l'aménagement.Loi de 1960 ; parcs nationaux de la Vanoise et de Port-Cros (1963) ; affaire de la Vanoise, projet de pistes abandonné en 1971.
  • Un littoral protégé par l'acquisition foncière.Conservatoire du littoral (1975), plus de 200 000 ha protégés, objectif d'un « tiers sauvage ».
  • Des lois d'urbanisme propres à chaque milieu.Loi Montagne (9 janvier 1985) ; loi Littoral (3 janvier 1986), bande des 100 m inconstructible hors espaces urbanisés.

III. Des équilibres à réinventer au XXIe siècle

  • Protéger avec les habitants et réguler la fréquentation.Réforme des parcs nationaux en 2006 (cœur et aire d'adhésion) ; Parc national des Calanques (2012) ; réservation à Sugiton depuis 2022.
  • Adapter la montagne au changement climatique.Enneigement irrégulier en moyenne montagne ; plan Avenir Montagnes (2021) pour un tourisme « quatre saisons ».
  • Repenser l'occupation des côtes face au recul du trait de côte.Immeuble Le Signal à Soulac-sur-Mer, évacué en 2014, démoli en 2023 ; loi Climat et résilience (2021).
Conclusion rédigéeLittoraux et montagnes ont connu, depuis les années 1960, un basculement : de grands aménagements pensés par l'État, comme la Mission Racine et le Plan neige, à une protection construite par étapes, des parcs nationaux aux lois Montagne et Littoral. L'équilibre n'est pourtant jamais acquis : il se négocie désormais avec les habitants et les usagers, et le changement climatique oblige à repenser la place même du ski et des constructions côtières. La question se pose aussi, à une autre échelle, pour les milieux ultramarins, où la France porte une responsabilité mondiale dans la protection de la biodiversité.

Le piège — Faire un plan « I. Valorisation II. Protection » qui juxtapose deux listes : il faut montrer comment la protection répond aux excès de l'aménagement, puis comment elle est elle-même remise en question.

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