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Narratologie : point de vue, temps, personnage romanesque

Outils d'analyse du récit — focalisation, temps narratif et construction du personnage (programme Français 2nde, lycée général)

À propos de cette page
Ce lexique sur « Narratologie : point de vue, temps, personnage romanesque » en seconde donne les définitions précises dont on a besoin au bac : chaque terme avec ses synonymes, ses antonymes et les distinctions à ne pas manquer. Au programme : Qui raconte ? Auteur, narrateur, personnage, Qui voit ? Les trois focalisations, Le temps du récit : ordre, rythme, fréquence, Faire entendre les voix : les discours rapportés. Le sens de chaque mot est repris selon l'époque et selon le point de vue, parce qu'une définition bien posée ouvre une partie de devoir. Les repères d'analyse sont expliqués avec l'usage qu'on en fait dans une copie. Lexique gratuit rédigé par un professeur particulier à Marseille pour les élèves de seconde.

Narrateur

Voix fictive qui prend en charge le récit à l'intérieur du texte. Il est créé par l'auteur au même titre que les personnages.

Synonymes

  • Instance narrative — terme technique plus large : il englobe le narrateur et la façon dont il organise le récit
  • Voix du récit — formulation commode en copie, mais moins précise : elle ne dit pas le statut du narrateur

Antonymes

  • Auteur — l'auteur est une personne réelle, datée, qui signe ; le narrateur n'existe que dans le texte
  • Personnage — un personnage devient narrateur seulement s'il raconte ; sinon il est raconté

À ne pas confondre

  • Locuteur — le locuteur est celui qui parle dans un énoncé quelconque ; le narrateur est celui qui raconte une histoire

Selon l'époque et le point de vue — Le roman du XVIIIe siècle affiche volontiers son narrateur (mémoires, lettres, éditeur fictif). Le XIXe l'installe en maître du monde raconté avec Balzac, avant que Flaubert ne cherche à l'effacer.

Ce que le mot permet d'écrire — Dis toujours « le narrateur » et non « l'auteur » quand tu commentes le récit. L'effet à nommer : un narrateur présent oriente le jugement du lecteur, un narrateur effacé le laisse libre — et donc responsable.

Narrateur hétérodiégétique

Narrateur extérieur à l'histoire : il ne fait pas partie du monde qu'il raconte et parle de ses personnages à la troisième personne.

Synonymes

  • Narrateur extérieur — formulation courante et acceptée en seconde, strictement équivalente

Antonymes

  • Narrateur homodiégétique — celui-là appartient à l'histoire et dit « je »

À ne pas confondre

  • Focalisation zéro — un narrateur extérieur n'est pas forcément omniscient : il peut choisir de ne rien savoir des pensées, comme au début de Germinal

Selon l'époque et le point de vue — Forme dominante du roman réaliste et naturaliste du XIXe siècle, parce qu'elle permet d'embrasser une société entière.

Ce que le mot permet d'écrire — Note-le, puis passe tout de suite à la focalisation : c'est elle qui produit l'effet. La faute à éviter : écrire « narration externe » en croyant parler du point de vue.

Narrateur homodiégétique

Narrateur qui appartient à l'histoire racontée et dit « je ». S'il en est le héros, on le dit autodiégétique ; s'il n'est que témoin, il reste homodiégétique.

Synonymes

  • Narrateur intérieur — équivalent acceptable, mais qui ne distingue pas le héros du simple témoin
  • Narrateur-personnage — insiste sur le double statut, utile quand le récit joue de cette ambiguïté

Antonymes

  • Narrateur hétérodiégétique — extérieur à l'histoire, il ne peut rien dire de lui-même

À ne pas confondre

  • Autobiographie — dans l'autobiographie, auteur, narrateur et personnage sont une seule personne réelle ; dans le roman à la première personne, ils restent trois instances distinctes

Selon l'époque et le point de vue — Manon Lescaut (Prévost, 1731) puis Du côté de chez Swann (Proust, 1913) montrent deux âges du récit à la première personne : la confession rétrospective, puis l'exploration de la mémoire elle-même.

Ce que le mot permet d'écrire — L'effet à écrire : le « je » crée la sympathie et prive le lecteur de tout recul. Demande-toi ensuite si le narrateur qui raconte en sait plus que le personnage qu'il était.

Focalisation zéro

Point de vue où le récit en sait plus que chacun de ses personnages : il entre dans plusieurs consciences, connaît le passé et parfois l'avenir.

Synonymes

  • Point de vue omniscient — terme plus ancien et plus imagé, parfaitement accepté ; il insiste sur le savoir, non sur la position

Antonymes

  • Focalisation externe — elle en sait au contraire moins que les personnages, et reste à la surface

À ne pas confondre

  • Focalisation interne — l'interne ouvre une seule conscience ; dès qu'un second personnage est pensé de l'intérieur, on passe en focalisation zéro

Selon l'époque et le point de vue — Culmine chez Balzac et Zola, qui veulent faire du roman une science de la société ; contestée au XXe siècle, où ce savoir total paraît un mensonge.

Ce que le mot permet d'écrire — Écris ce qu'elle permet : embrasser un groupe, opposer deux consciences, produire de l'ironie dramatique quand le lecteur sait ce qu'un personnage ignore.

Focalisation interne

Point de vue où le récit est filtré par la conscience d'un seul personnage : le lecteur ne sait que ce que celui-ci sait, voit, croit.

Synonymes

  • Point de vue interne — même notion, formulation scolaire courante

Antonymes

  • Focalisation zéro — le savoir y est illimité, alors que l'interne est délibérément borné

À ne pas confondre

  • Récit à la première personne — on peut être en focalisation interne avec un narrateur qui dit « il » — c'est même le cas le plus fréquent chez Flaubert

Selon l'époque et le point de vue — Mme de Lafayette l'annonce dès 1678 en analysant la princesse de Clèves de l'intérieur ; Flaubert en fait le régime ordinaire du roman moderne.

Ce que le mot permet d'écrire — Repère les verbes de perception et les modalisateurs (il lui sembla, sans doute, peut-être). L'effet à nommer : le lecteur partage les illusions du personnage, donc ses erreurs — c'est ce qui rend Emma Bovary à la fois ridicule et émouvante.

Focalisation externe

Point de vue limité au visible et à l'audible : gestes, paroles, décor. Aucune pensée n'est donnée.

Synonymes

  • Point de vue behavioriste — terme critique du XXe siècle, qui insiste sur l'enregistrement des seuls comportements

Antonymes

  • Focalisation interne — elle donne exactement ce que l'externe refuse : la vie intérieure

À ne pas confondre

  • Description objective — une description peut être neutre tout en étant vue par un personnage ; la focalisation externe, elle, interdit l'accès à toute conscience

Selon l'époque et le point de vue — Pratiquée ponctuellement au XIXe siècle pour ouvrir un roman sur une énigme, elle devient un parti pris esthétique au XXe.

Ce que le mot permet d'écrire — L'effet à écrire : le mystère et l'inquiétude, ou au contraire la froideur d'un constat. Elle transforme le lecteur en témoin qui doit interpréter seul.

Analepse

Retour en arrière : le récit raconte un événement antérieur au moment où il se trouve.

Synonymes

  • Retour en arrière — équivalent français, tout à fait recevable en copie
  • Flash-back — terme venu du cinéma : à éviter dans un commentaire littéraire, sauf pour parler d'un film

Antonymes

  • Prolepse — elle va vers l'avenir au lieu de revenir vers le passé

À ne pas confondre

  • Récit enchâssé — l'enchâssement change de narrateur ; l'analepse change seulement de moment

Selon l'époque et le point de vue — Héritée de l'épopée antique, qui commence in medias res puis remonte le temps ; le roman du XIXe siècle l'utilise pour donner un passé à ses personnages.

Ce que le mot permet d'écrire — Ne te contente pas de la repérer : dis ce que le retour explique ou excuse. Une analepse sur l'enfance transforme souvent un défaut en destin.

Prolepse

Anticipation : le récit annonce ou laisse deviner un événement futur avant de l'avoir raconté.

Synonymes

  • Anticipation narrative — formulation plus explicite, utile quand l'annonce est discrète

Antonymes

  • Analepse — le mouvement est inverse : vers le passé

À ne pas confondre

  • Suspense — le suspense repose sur l'ignorance du lecteur ; la prolepse, en informant, crée au contraire de l'attente tragique

Selon l'époque et le point de vue — Constitutive du récit rétrospectif : celui qui raconte sa vie connaît déjà la fin, et ne peut s'empêcher de la laisser affleurer, comme des Grieux dans Manon Lescaut (1731).

Ce que le mot permet d'écrire — L'effet à écrire : la prolepse rend le malheur inévitable, donc tragique. Le lecteur ne se demande plus si mais comment.

Ellipse

Passage sous silence d'une portion de l'histoire : le récit saute un intervalle de temps sans le raconter.

Synonymes

  • Saut temporel — descriptif et clair, mais ne dit pas que l'omission est significative

Antonymes

  • Pause — la pause arrête l'histoire pour allonger le récit ; l'ellipse supprime du récit un temps de l'histoire

À ne pas confondre

  • Sommaire — le sommaire résume la période, l'ellipse ne la mentionne pas — ou seulement par un repère du type : trois ans plus tard

Selon l'époque et le point de vue — Le roman du XIXe siècle en fait un instrument de sens : ce qu'on tait vaut jugement sur ce qu'on tait.

Ce que le mot permet d'écrire — Demande-toi toujours ce que l'ellipse escamote. Passer sous silence des années de bonheur, ou au contraire une mort, ne produit pas le même effet.

Sommaire

Accélération du récit : une longue durée est résumée en quelques phrases.

Synonymes

  • Récit sommaire — même chose ; la forme nominale seule suffit en copie
  • Résumé narratif — acceptable, mais risque de faire croire qu'il s'agit du résumé d'une œuvre

Antonymes

  • Scène — la scène fait coïncider les durées, le sommaire les écarte au maximum

À ne pas confondre

  • Itératif — le sommaire condense des événements différents, l'itératif condense la répétition du même

Selon l'époque et le point de vue — Instrument classique du roman d'apprentissage, où il faut faire tenir une vie en un volume : « Il voyagea. » chez Flaubert, dans L'Éducation sentimentale (1869), est le sommaire porté à son point extrême.

Ce que le mot permet d'écrire — L'effet à écrire : ce que le récit expédie, il le dévalue. Un sommaire sur des années d'amour dit l'insignifiance de ces années.

Scène

Moment où la durée du récit correspond à peu près à celle de l'histoire : c'est le régime du dialogue et de l'action détaillée.

Synonymes

  • Épisode développé — formulation vague, réserve-la quand le passage n'est pas dialogué

Antonymes

  • Ellipse — la scène dilate ce que l'ellipse supprime

À ne pas confondre

  • Scène de théâtre — au théâtre, la scène est une unité de découpage ; en narratologie, c'est une vitesse du récit

Selon l'époque et le point de vue — Le roman réaliste alterne systématiquement scènes et sommaires, ce qui crée son rythme caractéristique.

Ce que le mot permet d'écrire — Repère où le roman ralentit : ce sont ses moments décisifs. En copie, écris que le passage à la scène signale l'importance accordée à l'épisode.

Pause descriptive

Moment où le récit continue tandis que l'histoire s'immobilise : description d'un lieu, d'un objet, d'un personnage.

Synonymes

  • Pause narrative — englobe aussi les commentaires du narrateur, pas seulement les descriptions

Antonymes

  • Sommaire — l'un étire le récit sans avancer l'histoire, l'autre avance l'histoire sans étirer le récit

À ne pas confondre

  • Description en focalisation interne — si le décor est vu et parcouru par un personnage, l'histoire avance : ce n'est plus une vraie pause

Selon l'époque et le point de vue — Chez Balzac, la pause est un acte de connaissance : le lieu explique l'être, comme la pension Vauquer explique ses pensionnaires dans Le Père Goriot (1835).

Ce que le mot permet d'écrire — Ne dis jamais qu'une description « plante le décor ». Dis ce qu'elle prépare, annonce ou dénonce.

Récit itératif

Récit qui raconte une seule fois un événement survenu un grand nombre de fois.

Synonymes

  • Récit d'habitude — formule explicative commode à l'oral, moins technique à l'écrit

Antonymes

  • Récit singulatif — il raconte une fois ce qui est arrivé une fois, régime ordinaire de l'action

À ne pas confondre

  • Imparfait descriptif — l'imparfait seul ne prouve rien : il faut un marqueur de répétition comme chaque jour, le dimanche, toujours

Selon l'époque et le point de vue — Flaubert ouvre Un cœur simple (1877) sur un demi-siècle d'habitudes ; Proust construit Combray presque entièrement à l'itératif, faisant de la répétition la matière même du souvenir.

Ce que le mot permet d'écrire — L'effet à écrire : l'itératif installe la routine, l'enfermement, parfois la douceur du rituel. C'est souvent lui qui rend sensible l'ennui d'un personnage.

Discours direct

Paroles rapportées telles qu'elles auraient été prononcées, isolées par des guillemets ou des tirets et généralement introduites par un verbe de parole.

Synonymes

  • Style direct — appellation plus ancienne, rigoureusement équivalente

Antonymes

  • Discours narrativisé — la parole y est réduite à un fait rapporté, sans aucun mot du personnage

À ne pas confondre

  • Discours indirect — l'indirect subordonne et adapte les temps et les personnes ; le direct conserve l'énonciation d'origine

Selon l'époque et le point de vue — Le roman du XIXe siècle l'emploie pour donner à entendre les parlers sociaux : Zola fait entrer dans L'Assommoir (1877) la langue des faubourgs.

Ce que le mot permet d'écrire — L'effet à écrire : le direct donne l'illusion de la présence et caractérise le personnage par sa langue, son niveau de langue, ses tics.

Discours indirect libre

Paroles ou pensées rapportées sans verbe introducteur ni subordination : les temps et les personnes sont ceux du récit, mais le vocabulaire et la subjectivité sont ceux du personnage.

Synonymes

  • Style indirect libre — même notion, dénomination traditionnelle

Antonymes

  • Discours direct — il sépare nettement les deux voix, là où l'indirect libre les confond volontairement

À ne pas confondre

  • Monologue intérieur — le monologue intérieur se donne à la première personne et sans médiation ; l'indirect libre garde la troisième personne du récit

Selon l'époque et le point de vue — Flaubert en fait l'outil décisif de Madame Bovary (1857) : les rêveries d'Emma sont dites dans les clichés qu'elle a lus, sans qu'aucun narrateur ne les condamne.

Ce que le mot permet d'écrire — L'effet à écrire : la voix du personnage contamine celle du narrateur, si bien qu'on ne sait plus qui juge — c'est la source principale de l'ironie romanesque. Signale-le en citant un mot affectif ou un cliché qui ne peut venir que du personnage.

Caractérisation

Ensemble des moyens par lesquels un texte construit un personnage : nom, portrait, milieu, actes, paroles, regard des autres.

Synonymes

  • Construction du personnage — formulation plus large, qui inclut aussi son évolution au fil du récit

Antonymes

  • Personnage en creux — certains romans refusent la caractérisation et laissent le personnage sans portrait ni passé, pour en faire une silhouette

À ne pas confondre

  • Portrait — le portrait est un passage du texte ; la caractérisation est le processus d'ensemble, souvent diffus dans tout le roman

Selon l'époque et le point de vue — Du héros exemplaire du XVIIe siècle au personnage-fonction de Candide (Voltaire, 1759), puis à l'antihéros du XIXe — Frédéric Moreau, Emma Bovary — la caractérisation cesse peu à peu de viser l'admiration.

Ce que le mot permet d'écrire — Distingue toujours caractérisation directe (le texte le dit) et indirecte (le texte le laisse déduire). La faute à éviter : commenter le personnage comme une personne réelle, au lieu de montrer par quels mots il est fabriqué.

Les repères du programme

Ces couples de mots sont les outils qui font les plans : savoir les employer vaut mieux que connaître un auteur de plus.

Histoire / récit

L'histoire, ce sont les événements dans leur ordre et leur durée réels ; le récit, c'est le texte qui les raconte, avec ses choix d'ordre et de longueur.

Ce qu'il débloque — Permet de mesurer tout écart temporel : sans cette distinction, on ne peut nommer ni analepse, ni ellipse, ni itératif.

Exemple — Sur L'Éducation sentimentale (Flaubert, 1869), elle fait voir que des années d'histoire tiennent en deux mots de récit : « Il voyagea. »

Qui parle ? / Qui voit ?

La première question porte sur le narrateur et la personne grammaticale, la seconde sur la focalisation, c'est-à-dire sur le savoir accordé au lecteur.

Ce qu'il débloque — Évite la confusion la plus répandue en seconde : croire que le récit à la première personne est automatiquement en focalisation interne.

Exemple — Sur Manon Lescaut (Prévost, 1731), le narrateur dit « je », mais il raconte des années après : il en sait bien plus que le jeune homme qu'il était.

Dire / montrer

Le récit peut résumer une parole ou une action (dire) ou la déployer comme si elle se déroulait sous nos yeux (montrer).

Ce qu'il débloque — Sépare sommaire et discours narrativisé d'un côté, scène et discours direct de l'autre — et donc les moments que le roman dévalue de ceux qu'il met en valeur.

Exemple — Sur un chapitre de Bel-Ami (Maupassant, 1885), elle montre que les conquêtes sociales de Duroy sont montrées, tandis que ses scrupules sont expédiés.

Caractérisation directe / indirecte

Le texte affirme un trait de caractère, ou il le laisse déduire d'un objet, d'un geste, d'une réplique.

Ce qu'il débloque — Donne matière à une analyse précise du personnage, au lieu d'une paraphrase de son portrait.

Exemple — Sur l'incipit de Bel-Ami (1885), le compte de la monnaie rendue caractérise Duroy sans qu'un seul adjectif moral soit employé.

Personnage-personne / être de papier

Le roman produit l'illusion d'une personne, alors que le personnage n'est qu'un effet de langage.

Ce qu'il débloque — Interdit la copie qui juge un personnage comme un ami, et oriente vers les moyens du texte.

Exemple — Sur Madame Bovary (Flaubert, 1857), elle transforme la question « Emma est-elle coupable ? » en « par quels procédés le texte nous rend-il à la fois complices et juges d'Emma ? »

Narrateur fiable / non fiable

Un narrateur peut mériter notre confiance, ou se tromper, se justifier, mentir — ce que le texte laisse parfois deviner.

Ce qu'il débloque — Ouvre l'interprétation des récits à la première personne, en particulier des confessions et des journaux.

Exemple — Sur Le Horla (Maupassant, 1887), elle permet de lire le journal comme le témoignage d'un homme dont la raison se défait sous nos yeux.

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