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Droits et responsabilité : protéger l'environnement et la biodiversité

Charte de l'environnement, droits environnementaux, développement durable, transition écologique, responsabilité (EMC de 2nde)

À propos de cette page
Ce cours d' en seconde sur « Droits et responsabilité : protéger l'environnement et la biodiversité » suit le programme officiel d' de seconde. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : De la protection de la nature aux droits environnementaux, La Charte de l'environnement (2005) : des droits et des devoirs constitutionnels, Du local au global : le droit international de l'environnement, Développement durable et transition écologique. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de seconde à réussir en .

2 sujets traités : l’analyse des termes, la problématique, le plan en trois parties avec ses appuis précis, et surtout l’introduction et la conclusion entièrement rédigées — les deux moments que les copies ratent le plus.

Sujet 1 — Le droit suffit-il à protéger l'environnement et la biodiversité ?

Analyse des termes — Le « droit » désigne l'ensemble des règles obligatoires, nationales et internationales, dont le respect est garanti par des juges ; « protéger l'environnement et la biodiversité », c'est prévenir et réparer les atteintes aux milieux et au vivant. Le sujet porte principalement sur la France depuis les années 1970, sans oublier l'échelle internationale.

Problématique — Si le droit a fait de l'environnement une valeur protégée et de sa préservation une responsabilité partagée, peut-il à lui seul enrayer des dégradations qui continuent ?

Introduction rédigée

En mai 2019, l'IPBES estimait qu'environ un million d'espèces animales et végétales étaient menacées d'extinction. Ce constat intervient pourtant après un demi-siècle de construction juridique : la France s'est dotée d'un ministère de l'Environnement en 1971, d'une loi sur la protection de la nature en 1976, puis d'une Charte de l'environnement de valeur constitutionnelle en 2005. Le droit, c'est-à-dire l'ensemble des règles obligatoires garanties par des juges, s'est donc emparé de la protection de l'environnement, entendu comme les milieux dans lesquels vivent les sociétés, et de la biodiversité, la diversité du vivant. La question se pose alors : si le droit a fait de l'environnement une valeur protégée et de sa préservation une responsabilité partagée, peut-il à lui seul enrayer des dégradations qui continuent ? Nous verrons d'abord que le droit a fait de l'environnement un bien protégé et un droit des personnes, puis que son application reste insuffisante, avant de montrer qu'il constitue un levier indispensable, à condition d'être porté par l'engagement de tous.

I. Le droit a fait de l'environnement un bien protégé et un droit des personnes

  • Des lois fondatrices organisent la protection de la nature.Loi du 10 juillet 1976 : protection de la nature d'intérêt général, études d'impact ; parcs nationaux depuis 1963.
  • L'environnement entre dans la Constitution avec des droits et des devoirs.Charte de l'environnement, 1er mars 2005 ; valeur constitutionnelle confirmée par le Conseil constitutionnel le 19 juin 2008.
  • Le droit international fixe des principes communs.Déclaration de Rio et convention sur la diversité biologique (1992) ; accord de Paris (2015).

II. Mais un droit dont l'application reste insuffisante

  • Beaucoup d'engagements internationaux ne sont pas contraignants.Accord de Paris : contributions fixées par chaque État, sans sanction ; retraits annoncés par les États-Unis en 2017 et 2025.
  • L'érosion du vivant se poursuit malgré les textes.IPBES, 2019 : environ un million d'espèces menacées d'extinction ; environ 75 % des milieux terrestres sévèrement altérés.
  • L'État lui-même ne tient pas toujours ses engagements.Affaire du siècle : carence reconnue par le tribunal administratif de Paris le 3 février 2021 ; Grande-Synthe, Conseil d'État, 1er juillet 2021.

III. Un levier indispensable, qui suppose l'engagement de tous

  • Les juges donnent une force nouvelle au droit de l'environnement.Conseil constitutionnel, 31 janvier 2020 : objectif de valeur constitutionnelle ; 27 octobre 2023 : prise en compte des générations futures.
  • La responsabilité des entreprises est renforcée.Erika : Cour de cassation, 25 septembre 2012 ; préjudice écologique dans le Code civil (2016) ; devoir de vigilance (loi du 27 mars 2017).
  • Le droit a besoin de citoyens informés et engagés.Article 2 (devoir de chacun) et article 7 (participation) de la Charte ; Convention citoyenne pour le climat (2019-2020).
Conclusion rédigée

Le droit a profondément changé la place de l'environnement : de la loi de 1976 à la Charte de 2005, il est devenu un bien protégé, un droit des personnes et une source de devoirs pour chacun. Il ne suffit pourtant pas : les engagements internationaux restent peu contraignants et l'érosion de la biodiversité se poursuit, au point que l'État lui-même a été jugé en défaut en 2021. Le droit reste néanmoins un levier irremplaçable, parce qu'il permet aux juges de sanctionner, aux victimes d'obtenir réparation et aux citoyens de participer. Sa réussite dépend de ceux qui l'appliquent et le font vivre. Reste une question ouverte, que certains pays ont tranchée différemment de la France : faut-il aller jusqu'à reconnaître des droits à la nature elle-même, comme l'Équateur l'a fait dans sa Constitution de 2008 ?

Le piège — Réciter la liste des lois et des conférences sans répondre à la question « suffit-il ? » : chaque partie doit dire en quoi le droit protège, échoue ou peut mieux protéger.

Sujet 2 — Développement durable et transition écologique : comment concilier la protection de l'environnement avec le développement économique et le progrès social ?

Analyse des termes — Le développement durable est défini en 1987 comme la satisfaction des besoins du présent sans compromettre ceux des générations futures ; la transition écologique désigne le passage organisé vers un modèle sobre et décarboné. Le sujet invite à étudier, de 1987 à aujourd'hui, en France et dans le monde, comment ces trois objectifs peuvent être rendus compatibles.

Problématique — Alors que le développement durable promet de rendre compatibles environnement, économie et justice sociale, comment la transition écologique peut-elle surmonter les tensions qui opposent concrètement ces objectifs ?

Introduction rédigée

En 1987, le rapport « Notre avenir à tous », remis aux Nations unies par la commission présidée par Gro Harlem Brundtland, définit le développement durable comme un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. L'idée est de rendre compatibles trois objectifs : protéger l'environnement, assurer le développement économique et garantir le progrès social. La transition écologique, qui désigne le passage organisé vers un modèle sobre en ressources et décarboné, en est aujourd'hui la traduction concrète dans les politiques publiques françaises. Mais la conciliation promise se heurte à des arbitrages difficiles, comme l'a montré la crise des « gilets jaunes » en 2018. Alors que le développement durable promet de rendre compatibles environnement, économie et justice sociale, comment la transition écologique peut-elle surmonter les tensions qui opposent concrètement ces objectifs ? Nous verrons que le développement durable est un projet de conciliation pensé depuis 1987, que cette conciliation se heurte à des tensions réelles, puis que la transition écologique cherche à l'organiser dans le temps.

I. Le développement durable, un projet de conciliation pensé depuis 1987

  • Une définition fondée sur la solidarité entre les générations.Rapport Brundtland, « Notre avenir à tous », 1987.
  • Un programme mondial à trois dimensions.Sommet de la Terre de Rio, juin 1992 : Déclaration de Rio, Agenda 21.
  • Un objectif constitutionnel en France.Article 6 de la Charte de l'environnement (2005) : concilier environnement, développement économique et progrès social.

II. Une conciliation difficile : des tensions réelles

  • La croissance consomme des ressources et produit des pollutions.Rapport Meadows (Club de Rome, 1972) ; IPBES, 2019 : plus d'un tiers des terres émergées consacrées aux cultures et à l'élevage.
  • Les mesures environnementales peuvent peser sur les plus modestes.Mouvement des « gilets jaunes », automne 2018, né en partie contre la hausse des taxes sur les carburants.
  • Les projets d'aménagement opposent emploi, développement local et protection des milieux.Abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, 17 janvier 2018.

III. La transition écologique : organiser la conciliation dans le temps

  • Des objectifs chiffrés et un calendrier fixés par la loi.Loi du 17 août 2015 sur la transition énergétique ; loi du 8 novembre 2019 : neutralité carbone en 2050.
  • De nouveaux modèles économiques.Loi anti-gaspillage pour une économie circulaire du 10 février 2020 : réemploi, réparation.
  • Associer les citoyens pour rendre les choix acceptables.Convention citoyenne pour le climat (2019-2020) ; loi Climat et résilience du 22 août 2021 ; article 7 de la Charte.
Conclusion rédigée

Le développement durable est né d'une promesse de conciliation, formulée en 1987, adoptée à Rio en 1992 et inscrite dans la Constitution française en 2005. Cette promesse se heurte à des tensions réelles : entre croissance et ressources limitées, entre urgence écologique et justice sociale, entre développement local et protection des milieux. La transition écologique tente d'y répondre en fixant des objectifs et un calendrier, en transformant les modèles économiques et en associant davantage les citoyens. Sa réussite dépend moins d'une formule que de la capacité à répartir équitablement les efforts. Cette question de justice se pose aussi à l'échelle mondiale : comment partager la charge entre pays qui ont le plus émis et pays qui subissent le plus les conséquences, comme l'a posé la création d'un fonds pour les pertes et préjudices en 2022 ?

Le piège — Faire un plan « avantages / inconvénients » du développement durable, ou le confondre avec l'arrêt de la croissance : le sujet demande comment concilier, pas s'il faut choisir.

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Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

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