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Anglais (LVA) 2ⁿᵈᵉ

Ressources · 2ⁿᵈᵉ · Anglais (LVA)

Compréhension de l'écrit : stratégies et entraînement

Lire et comprendre des textes authentiques en anglais — méthodes, stratégies et pratique (programme LVA 2nde lycée général)

À propos de cette page
Ce cours d'anglais (LVA) en seconde sur « Compréhension de l'écrit : stratégies et entraînement » suit le programme officiel d'anglais (LVA) de seconde. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Identifier le document avant de le lire, Lire les questions d'abord : skimming et scanning, Repérer les mots porteurs de sens, Deviner un mot inconnu : contexte et formation des mots. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de seconde à réussir en anglais (LVA).
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Identifier le document avant de le lire

Un texte en anglais ne se lit pas comme un roman en français : on commence par se demander à quoi on a affaire. Avant même la première phrase, trois questions suffisent : quelle est la nature du document, qui l'écrit, et quand ?

La nature du document : un article de presse (a newspaper article), une lettre (a letter), une petite annonce (an advert), un extrait de roman (an extract from a novel), un billet de blog (a blog post), une affiche (a poster), une interview (an interview).

Ces indices se voient sans lire. Un titre suivi d'un court paragraphe en gras annonce un article ; des répliques entre guillemets annoncent un récit ; une adresse en haut à droite annonce une lettre ; des prix et un numéro de téléphone annoncent une annonce.

The Glasgow Herald, 12 March 2026 — Schools trial a daily reading hour. (Le Glasgow Herald, 12 mars 2026 — Des écoles testent une heure de lecture quotidienne.)
On sait déjà trois choses : c'est un article, il est britannique et récent, il parle de l'école.

La source et la date ne sont pas décoratives. Un texte de 1935 et un texte de 2026 ne décrivent pas le même monde, et le nom du journal ou de l'auteur annonce souvent un point de vue. En début d'épreuve, écrire ces trois informations au brouillon prend trente secondes et oriente toute la lecture.

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Lire les questions d'abord : skimming et scanning

Le réflexe qui fait gagner le plus de points est simple : on lit les questions avant le texte. Les questions disent ce qu'il faut chercher. Sans elles, on lit chaque ligne avec la même attention et on se noie dans les détails.

Deux lectures suffisent ensuite. La première est un skimming (lecture survol) : on parcourt vite le titre, la première et la dernière phrase de chaque paragraphe pour saisir le sens global. La seconde est un scanning (lecture balayage) : on balaie le texte à la recherche d'une information précise — un nombre, une date, un nom propre.

Chaque mot interrogatif annonce le type d'information à repérer, et donc la forme que prend cette information dans le texte.

La question demandeOn chercheIndices visibles
Who…?une personnemajuscule, nom propre, he / she / they
When…?un momentin 2019, last Saturday, since, until
Where…?un lieuin / at / near + nom propre
How many / How much…?une quantitéchiffre, £, %, hundreds of
Why…?une causebecause, as, due to, thanks to
How…?une manière, un moyenby + verbe en -ing, with

Souligne dans le texte, au fur et à mesure, le passage qui répond à chaque question, et numérote-le comme la question. La justification est alors déjà prête.

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Repérer les mots porteurs de sens

Dans une phrase anglaise, tous les mots ne pèsent pas le même poids. Les mots porteurs de sens (content words) sont les noms, les verbes, les adjectifs et les adverbes : ce sont eux qui portent l'information. Les mots outils (function words) sont les articles, les prépositions, les auxiliaires et les pronoms : ils organisent la phrase mais n'ajoutent presque rien au sens.

The council has decided to close the swimming pool in June. (Le conseil municipal a décidé de fermer la piscine en juin.)
Quatre mots suffisent à comprendre : council (qui), close (quoi), swimming pool (quoi précisément), June (quand).

Fewer teenagers read for pleasure, a new survey finds. (Moins d'adolescents lisent par plaisir, révèle une nouvelle enquête.)
Fewer annonce une baisse, survey annonce la source : le titre est déjà résumé.

S'entraîner à ne retenir que ces mots-là permet de lire un texte long sans le traduire, et de repérer immédiatement le paragraphe utile.

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Deviner un mot inconnu : contexte et formation des mots

Il est normal de rencontrer des mots inconnus : on n'a pas le droit au dictionnaire, et ce n'est pas nécessaire. Deux outils permettent d'en déduire le sens.

Le contexte d'abord. La suite de la phrase donne très souvent un exemple, une conséquence, un contraire ou une reformulation.

The path was so slippery after the rain that she fell twice. (Le chemin était si glissant après la pluie qu'elle est tombée deux fois.)
La conséquence — she fell — impose le sens de slippery.

He was starving: he had eaten nothing since breakfast. (Il était affamé : il n'avait rien mangé depuis le petit-déjeuner.)
Les deux points annoncent l'explication du mot.

La formation du mot ensuite. Un préfixe ou un suffixe livre le sens général même si la racine est nouvelle.

ÉlémentSensExemple
un- / in- / im- / dis-contraire, négationunsafe (dangereux), dishonest (malhonnête)
re-de nouveaurebuild (reconstruire)
over- / under-trop / pas assezovercrowded (surpeuplé)
-lesssans, absence decareless (négligent)
-fulplein deuseful (utile)
-ableque l'on peut…predictable (prévisible)
-er / -orcelui qui faita reader (un lecteur)
-nessnom abstraitkindness (la gentillesse)

Quand on demande d'expliquer un mot, on ne donne pas une traduction seule : on écrit une définition courte en anglais, appuyée sur le passage. « Unsafe » means dangerous: the bridge is old and the council has closed it.

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Distinguer un fait d'une opinion

Les questions de compréhension demandent souvent si une affirmation est un fait ou un avis. La différence se lit dans la langue, pas dans l'impression générale.

Un fait (a fact) est vérifiable : chiffre, date, événement, souvent au prétérit ou au passif.

The village has lost half of its shops since 2010. (Le village a perdu la moitié de ses commerces depuis 2010.) → un fait : un chiffre et une date.

Une opinion (an opinion) est signalée par un marqueur : I think, in my view, to my mind, according to, to claim, to argue, should, must, ou par un adjectif de jugement (terrible, amazing, a waste of money).

In my view, the new stadium is a waste of money. (À mon avis, le nouveau stade est un gaspillage d'argent.) → une opinion : in my view et un jugement.

Critics claim that the reform will fail. (Des critiques affirment que la réforme échouera.) → une opinion rapportée : claim n'engage pas le journaliste.

Attention à la formule to be said to : The mayor is said to have known about the report (le maire aurait été au courant du rapport) rapporte une information non confirmée, jamais un fait établi.

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Citer le texte pour justifier une réponse

Une réponse juste mais non justifiée ne vaut que la moitié des points. Justifier obéit à trois règles.

1. L'extrait est court et exact. On recopie les mots du texte, sans les modifier, entre guillemets, et on indique la ligne : « I thought nobody would answer » (l. 8). Recopier tout le paragraphe ne prouve rien.

2. La citation reste en anglais. Traduire l'extrait en français annule la justification : c'est le texte original qui fait preuve.

3. On explique. Une phrase relie la citation à la réponse.

False. Nadia did not expect an answer: « I thought nobody would answer » (l. 8), which shows that she wrote without hope. (Faux. Nadia n'attendait pas de réponse : « Je pensais que personne ne répondrait » (l. 8), ce qui montre qu'elle a écrit sans y croire.)

Quelques formules à réutiliser telles quelles : The narrator says… (le narrateur dit), The text says that… (le texte dit que), This suggests that… (cela suggère que), We can infer that… (on peut en déduire que), This is shown by… (cela est montré par).

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Pièges à éviter

Les faux amis. Actually = en fait (et non actuellement, qui se dit currently) ; eventually = finalement (et non éventuellement, possibly) ; a library = une bibliothèque (une librairie est a bookshop) ; sensible = raisonnable (sensible se dit sensitive) ; to attend = assister à (et non attendre, to wait for).

Les quasi-négatifs. Hardly, scarcely, barely, rarely, few, little ont un sens négatif sans not. She could hardly hide her disappointment signifie qu'elle n'a pas réussi à cacher sa déception. The results are hardly surprising signifie qu'ils n'ont rien de surprenant. Ne pas confondre hard (dur, durement) et hardly (à peine).

Les connecteurs qui renversent le sens. But, however, although, yet, nevertheless, unlike annoncent une opposition : lire la phrase sans eux, c'est comprendre l'inverse. Dans Although the campaign was expensive, it changed nothing, l'idée retenue est l'échec, pas le coût.

Répondre sans le texte. Une réponse tirée de son imagination ou de ses connaissances personnelles est comptée fausse, même si elle est plausible : tout doit venir du document.

En bref
  • Avant de lire : nature du document, source, date.
  • Lire les questions d'abord, puis survoler (skimming), puis balayer (scanning).
  • Les mots porteurs de sens sont les noms, verbes, adjectifs et adverbes.
  • Un mot inconnu se devine par le contexte (exemple, conséquence, contraire) et par les préfixes et suffixes : un-, over-, -less, -ful, -able.
  • Fait = chiffre, date, événement vérifiable ; opinion = I think, according to, claim, should, adjectif de jugement.
  • Justifier = extrait court et exact en anglais, entre guillemets, avec la ligne, puis une phrase d'explication.
  • Pièges : faux amis (actually, eventually, library), quasi-négatifs (hardly, rarely), connecteurs d'opposition.
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