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Spécialité SVT 1ʳᵉ

Ressources · 1ʳᵉ · Spécialité SVT

Écosystèmes et services environnementaux

Interactions dynamiques au sein des écosystèmes, services écosystémiques et gestion durable par l'humanité (thème Enjeux contemporains de la planète)

À propos de cette page
Ce QCM sur « Écosystèmes et services environnementaux » en première teste tes connaissances en spécialité SVT de manière interactive. Les questions, classées par niveau (facile, moyen, difficile), respectent le programme officiel de première. Au programme : L'essentiel, Interactions entre êtres vivants et avec le milieu, Flux d'énergie et cycles de la matière, Équilibre dynamique, perturbations et résilience. À chaque réponse, une explication détaillée t'aide à comprendre tes erreurs et à mémoriser l'essentiel. Idéal pour s'auto-évaluer rapidement, réviser avant un contrôle ou consolider ses acquis. Quiz gratuit conçu par un professeur particulier à Marseille pour progresser en spécialité SVT en première.

Choisis ton niveau. Questions et réponses mélangées à chaque partie. Bonne chance !

Les 24 questions du QCM en version texte

Pour réviser sans écran ou imprimer : chaque question avec ses propositions ; la bonne réponse et son explication se déplient.

Niveau facile — 8 questions
  1. Un écosystème est constitué :

    • A. de la seule faune d'un milieu et de son climat
    • B. d'une biocénose, de son biotope et de leurs interactions
    • C. de l'ensemble des végétaux d'une même région
    • D. d'un milieu physique considéré sans ses êtres vivants
    Réponse

    B. d'une biocénose, de son biotope et de leurs interactions — Écosystème = biocénose (êtres vivants) + biotope (milieu physico-chimique) + interactions. La dernière proposition ne décrit que le biotope.

  2. Les producteurs primaires d'un réseau trophique sont :

    • A. les herbivores qui consomment les végétaux
    • B. les décomposeurs de la litière et du sol
    • C. les prédateurs situés au sommet du réseau
    • D. les organismes chlorophylliens autotrophes
    Réponse

    D. les organismes chlorophylliens autotrophes — Les producteurs primaires fabriquent leur matière organique par photosynthèse à partir de CO₂ et d'ions minéraux : ce sont les autotrophes chlorophylliens.

  3. L'association étroite et durable entre un champignon et les racines d'un arbre (mycorhize), avantageuse pour les deux, est :

    • A. une symbiose
    • B. un parasitisme
    • C. une compétition
    • D. une prédation
    Réponse

    A. une symbiose — Bénéfices réciproques (sucres pour le champignon, eau et ions pour l'arbre) et association durable : c'est une symbiose.

  4. Le rôle des décomposeurs dans un écosystème est de :

    • A. fabriquer de la matière organique par photosynthèse
    • B. transmettre l'énergie jusqu'aux superprédateurs
    • C. minéraliser la matière organique morte
    • D. absorber la chaleur dégagée par la respiration
    Réponse

    C. minéraliser la matière organique morte — Bactéries et champignons transforment cadavres, feuilles mortes et excréments en CO₂ et ions minéraux, réutilisables par les producteurs.

  5. La pollinisation des cultures par les insectes est un service écosystémique :

    • A. d'approvisionnement
    • B. culturel
    • C. de régulation
    • D. de production
    Réponse

    C. de régulation — La pollinisation est un processus naturel qui régule la reproduction des plantes : service de régulation, dont dépend l'approvisionnement en fruits.

  6. La capacité d'un écosystème à retrouver un fonctionnement comparable après une perturbation est :

    • A. sa résilience
    • B. sa biomasse
    • C. sa productivité
    • D. sa succession
    Réponse

    A. sa résilience — C'est la définition de la résilience ; la succession écologique est le processus par lequel ce retour peut se faire.

  7. Dans un écosystème, l'énergie :

    • A. circule en boucle entre producteurs et décomposeurs
    • B. est intégralement transmise d'un niveau à l'autre
    • C. est fabriquée par les décomposeurs à partir des cadavres
    • D. traverse l'écosystème et se dissipe en chaleur
    Réponse

    D. traverse l'écosystème et se dissipe en chaleur — L'énergie lumineuse entre par la photosynthèse et ressort sous forme de chaleur (respiration) : c'est un flux, pas un cycle.

  8. Lequel de ces aménagements relève de l'ingénierie écologique ?

    • A. Un enrochement en blocs de béton sur une berge
    • B. Des fascines de saules vivants pour tenir une berge
    • C. Une station d'épuration à traitement chimique
    • D. Une clôture métallique à la place d'une haie
    Réponse

    B. Des fascines de saules vivants pour tenir une berge — Les fascines utilisent des végétaux vivants dont les racines fixent la berge : on se sert du vivant comme outil d'aménagement.

Niveau moyen — 8 questions
  1. La production d'un peuplement de sauterelles est de 430 kJ·m⁻²·an⁻¹ ; celle des musaraignes qui s'en nourrissent est de 38 kJ·m⁻²·an⁻¹. Le rendement écologique de ce transfert vaut environ :

    • A. 0,088 %
    • B. 11,3 %
    • C. 8,8 %
    • D. 88 %
    Réponse

    C. 8,8 % — 38 ÷ 430 × 100 ≈ 8,8 %. La valeur 11,3 correspond au rapport inverse (430 ÷ 38), qui n'a pas de sens ici.

  2. Une prairie a une production végétale de 5 500 kJ·m⁻²·an⁻¹ et le rendement vers les herbivores est de 13 %. La production des herbivores vaut :

    • A. 715 kJ·m⁻²·an⁻¹
    • B. 423 kJ·m⁻²·an⁻¹
    • C. 5 487 kJ·m⁻²·an⁻¹
    • D. 71,5 kJ·m⁻²·an⁻¹
    Réponse

    A. 715 kJ·m⁻²·an⁻¹ — 5 500 × 13 ÷ 100 = 715 kJ·m⁻²·an⁻¹. 423 résulte d'une division par 13, 5 487 d'une soustraction de 13.

  3. Dans la chaîne chêne → chenille → mésange → épervier, l'épervier est :

    • A. un consommateur primaire
    • B. un consommateur secondaire
    • C. un décomposeur spécialisé
    • D. un consommateur tertiaire
    Réponse

    D. un consommateur tertiaire — Chêne : producteur ; chenille : consommateur primaire ; mésange : secondaire ; épervier : tertiaire (niveau trophique 4).

  4. Dans un lac, on retire les brochets, prédateurs des gardons qui mangent le zooplancton, lui-même consommateur de phytoplancton. L'évolution la plus probable est :

    • A. une baisse du nombre de gardons dans le lac
    • B. moins de zooplancton et plus de phytoplancton
    • C. plus de zooplancton et une eau plus claire
    • D. aucun effet, les brochets étant au sommet
    Réponse

    B. moins de zooplancton et plus de phytoplancton — Cascade : moins de brochets → plus de gardons → moins de zooplancton → plus de phytoplancton, donc une eau plus turbide.

  5. Une ville rémunère des agriculteurs pour qu'ils réduisent les engrais autour de son captage d'eau potable. Elle protège ainsi un service :

    • A. de régulation (épuration de l'eau)
    • B. d'approvisionnement en fourrage
    • C. culturel lié aux paysages ruraux
    • D. de support de la production agricole
    Réponse

    A. de régulation (épuration de l'eau) — La ville paie pour maintenir la qualité de l'eau assurée par les sols et la végétation : c'est un service de régulation.

  6. Bilan annuel d'une forêt : photosynthèse 11,6 t C·ha⁻¹ ; respiration totale de l'écosystème 12,4 t C·ha⁻¹. Cette année-là, la forêt :

    • A. stocke 0,8 t C·ha⁻¹ : c'est un puits
    • B. stocke 24,0 t C·ha⁻¹ : c'est un puits
    • C. est à l'équilibre, sans échange net
    • D. rejette 0,8 t C·ha⁻¹ : c'est une source
    Réponse

    D. rejette 0,8 t C·ha⁻¹ : c'est une source — 11,6 − 12,4 = − 0,8 t C·ha⁻¹ : les rejets dépassent les entrées, la forêt est une source nette (par exemple une année de sécheresse).

  7. Après l'abandon d'un champ cultivé en climat tempéré, l'ordre habituel de la succession végétale est :

    • A. forêt → lande → pelouse → friche
    • B. friche herbacée → fourrés → forêt
    • C. forêt → friche herbacée → fourrés
    • D. fourrés → pelouse rase → friche
    Réponse

    B. friche herbacée → fourrés → forêt — Les herbacées pionnières s'installent d'abord, puis les arbustes (fourrés, landes), enfin les arbres : la forêt est l'état mature.

  8. Une population de poissons est pêchée à un niveau inférieur à son renouvellement annuel. Cette gestion est qualifiée :

    • A. de surexploitation de la ressource
    • B. de restauration écologique active
    • C. d'exploitation durable de la ressource
    • D. d'ingénierie écologique de la population
    Réponse

    C. d'exploitation durable de la ressource — Prélever moins que ce qui se renouvelle maintient le stock et donc le service d'approvisionnement : c'est une exploitation durable.

Niveau difficile — 8 questions
  1. Un élève affirme : « Les décomposeurs recyclent l'énergie des cadavres vers les plantes. » Pourquoi est-ce faux ?

    • A. Les décomposeurs n'interviennent pas dans les cycles
    • B. Les plantes ne prélèvent rien dans le sol
    • C. Les cadavres ne contiennent aucune énergie chimique
    • D. Ils recyclent la matière ; l'énergie finit en chaleur
    Réponse

    D. Ils recyclent la matière ; l'énergie finit en chaleur — Les décomposeurs rendent au sol les ions minéraux (matière) ; l'énergie chimique des cadavres est utilisée par leur respiration et dissipée en chaleur.

  2. Le rendement écologique de 10 % entre deux niveaux trophiques est :

    • A. une loi exacte, valable dans tous les écosystèmes
    • B. un ordre de grandeur, variable selon les organismes
    • C. le pourcentage de photosynthèse des producteurs
    • D. la part d'énergie solaire captée par les végétaux
    Réponse

    B. un ordre de grandeur, variable selon les organismes — Les rendements mesurés varient d'environ 5 à 20 % selon les organismes (ectothermes ou endothermes, digestibilité de la nourriture).

  3. Un écosystème qui a « retrouvé son équilibre » après une tempête :

    • A. ne connaît plus aucune variation d'effectifs
    • B. est revenu à l'état exact d'avant la tempête
    • C. fluctue autour d'un état moyen stable
    • D. a perdu toutes ses espèces d'origine
    Réponse

    C. fluctue autour d'un état moyen stable — L'équilibre d'un écosystème est dynamique : les effectifs varient sans cesse autour d'un état moyen, sans retour à l'identique.

  4. Sur des îles subarctiques, des renards introduits ont décimé les oiseaux marins ; privé de leur guano riche en azote et phosphore, le sol s'est appauvri et la prairie a laissé place à une toundra rase. Il s'agit :

    • A. d'un effet indirect en cascade via les nutriments
    • B. d'une compétition entre renards et plantes
    • C. d'un mutualisme entre renards et oiseaux
    • D. d'une succession écologique primaire
    Réponse

    A. d'un effet indirect en cascade via les nutriments — Le prédateur agit sur la végétation sans la consommer : en supprimant les oiseaux, il coupe un apport de matière minérale. C'est un effet indirect en cascade.

  5. Quelle proposition sur les services écosystémiques est exacte ?

    • A. Un écosystème ne fournit qu'un seul type de service
    • B. Favoriser un service peut en dégrader un autre
    • C. Les services culturels n'ont aucune valeur réelle
    • D. Seuls les écosystèmes intacts rendent des services
    Réponse

    B. Favoriser un service peut en dégrader un autre — Exemple : drainer une zone humide augmente l'approvisionnement mais supprime l'épuration de l'eau et l'écrêtement des crues.

  6. Les apports de phosphore d'un lac eutrophisé sont fortement réduits, mais l'eau reste turbide pendant des années. L'explication la plus juste est que :

    • A. les poissons consomment tout l'oxygène de l'eau
    • B. le phosphore est détruit par les décomposeurs
    • C. le phosphore stocké dans les sédiments est relargué
    • D. la lumière ne pénètre jamais dans un lac profond
    Réponse

    C. le phosphore stocké dans les sédiments est relargué — Le phosphore accumulé dans les sédiments est libéré dans l'eau et entretient le phytoplancton : l'état turbide est lui-même stable, d'où un retour lent.

  7. Qualifier la gestion d'un écosystème de « durable » suppose surtout :

    • A. de maintenir ses services sur le long terme
    • B. d'interdire toute activité humaine dans le milieu
    • C. de maximiser la production dès la première année
    • D. de remplacer les espèces locales par des plus productives
    Réponse

    A. de maintenir ses services sur le long terme — La gestion durable permet une exploitation, à condition de ne pas dépasser la capacité de renouvellement de l'écosystème.

  8. En mer, la biomasse du zooplancton peut dépasser celle du phytoplancton à un instant donné. Pourquoi ?

    • A. le zooplancton réalise lui-même la photosynthèse
    • B. l'énergie remonte du zooplancton vers les algues
    • C. le phytoplancton n'est pas consommé par le zooplancton
    • D. le phytoplancton se renouvelle très vite malgré une faible biomasse
    Réponse

    D. le phytoplancton se renouvelle très vite malgré une faible biomasse — Une biomasse faible mais renouvelée très rapidement produit beaucoup sur l'année : la pyramide des biomasses s'inverse, pas celle des énergies.

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