Quelles sont les principales défaillances du marché ?
Externalités, biens communs et collectifs, asymétries d'information et intervention des pouvoirs publics (spécialité SES de 1re)
À propos de cette page
Ce cours de spécialité SES en première sur « Quelles sont les principales défaillances du marché ? » suit le programme officiel de spécialité SES de première. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Qu'est-ce qu'une défaillance du marché ?, Les externalités : quand le prix ignore des coûts ou des bénéfices, Les biens collectifs : un sous-investissement, Les biens communs : la surexploitation. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de première à réussir en spécialité SES.
4 analyses de document, de nature différente, avec la réponse entièrement rédigée. C’est l’exercice le plus fréquent de l’épreuve : le document est donné en entier, tu travailles dessus sans rien ouvrir d’autre.
Document 1 — La trajectoire de la taxe carbone en France
Facile
Tableau statistique · D'après les lois de finances pour 2014 et pour 2018 et la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015 (composante carbone des taxes intérieures de consommation sur les énergies, article 265 du code des douanes).
La composante carbone est créée par la loi de finances pour 2014 : elle ajoute aux taxes existantes sur le carburant, le fioul et le gaz un montant proportionnel au CO2 émis. Sa progression est interrompue après le mouvement des Gilets jaunes, né en novembre 2018.
Composante carbone des taxes sur les énergies fossiles, en euros par tonne de CO2 émise
Année
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2022
Trajectoire votée en 2017 (loi de finances pour 2018)
7
14,5
22
30,5
44,6
55
65,4
75,8
86,2
Taux effectivement appliqué
7
14,5
22
30,5
44,6
44,6
44,6
44,6
44,6
Note : la loi du 17 août 2015 fixe un objectif de 100 € la tonne en 2030. La hausse prévue pour 2019 est annulée en décembre 2018 et le taux reste depuis à 44,6 €.
Après avoir présenté le document, vous montrerez en quoi la taxe carbone cherche à corriger une défaillance du marché et quelles sont ses limites.
Présentez le document (nature, source, unité, période).
Calculez le coefficient multiplicateur du taux appliqué entre 2014 et 2018, puis le taux de variation entre 2017 et 2018. Rédigez une phrase pour chaque résultat.
Pourquoi l'émission de CO2 constitue-t-elle une externalité négative ?
Expliquez comment la taxe carbone applique le raisonnement de Pigou.
Comparez les deux lignes du tableau à partir de 2019 : quelle limite de l'instrument cela révèle-t-il ?
Voir la réponse rédigée
1. Ce tableau statistique, construit d'après les lois de finances pour 2014 et 2018 et la loi du 17 août 2015 sur la transition énergétique, présente le montant de la composante carbone des taxes françaises sur les énergies fossiles, en euros par tonne de CO2 émise, de 2014 à 2022. Il compare la trajectoire votée en 2017 et le taux réellement appliqué.
2. Coefficient multiplicateur : 44,6 / 7 ≈ 6,4. Entre 2014 et 2018, le taux de la composante carbone a été multiplié par 6,4 environ, passant de 7 à 44,6 € la tonne. Taux de variation : (44,6 − 30,5) / 30,5 × 100 ≈ 46,2 %. Entre 2017 et 2018, le taux a augmenté d'environ 46 %, la plus forte hausse de la période.
3. Le CO2 émis par un automobiliste ou une chaudière contribue au changement climatique, dont les dommages (sécheresses, inondations, pertes agricoles) sont supportés par d'autres agents, y compris les générations futures. Ce coût n'est inclus ni dans le prix du carburant ni dans le calcul de l'émetteur : c'est une externalité négative. Le prix de marché des énergies fossiles étant inférieur à leur coût social, elles sont consommées en trop grande quantité.
4. Pigou (1920) propose de taxer le pollueur d'un montant égal au coût externe qu'il impose. La taxe carbone fixe un prix à chaque tonne de CO2 : l'émetteur paie désormais une partie du coût social et « internalise » l'externalité. Le prix des énergies fossiles augmente, ce qui incite à réduire leur consommation (sobriété, isolation, véhicules moins émetteurs) sans rien interdire : chacun ajuste son comportement selon son propre coût de réduction.
5. Jusqu'en 2018, les deux lignes coïncident ; à partir de 2019, le taux appliqué reste bloqué à 44,6 € alors que la trajectoire prévoyait 55 € en 2019 et 86,2 € en 2022, soit presque le double. La hausse a été gelée en décembre 2018 face au mouvement des Gilets jaunes. Cela révèle la limite d'acceptabilité de la taxe : elle pèse davantage, en proportion de leur revenu, sur les ménages modestes et ruraux qui dépendent de la voiture. Pour être efficace, une taxe pigouvienne doit être jugée juste, ce qui pose la question de l'usage de ses recettes.
Ce que cette analyse apprend — Lire un tableau en calculant un coefficient multiplicateur et un taux de variation, puis relier les chiffres au mécanisme de l'internalisation.
Document 2 — Smith et Mill : ce que le marché ne construit pas
Moyen
Extraits de textes d'économistes classiques (document d'époque) · Adam Smith, An Inquiry into the Nature and Causes of the Wealth of Nations, Londres, 1776, livre V, chapitre 1 ; John Stuart Mill, Principles of Political Economy, Londres, 1848, livre V, chapitre XI. Traduction pour l'exercice.
Adam Smith, philosophe écossais, fonde l'économie politique classique et défend la liberté du commerce ; il consacre le livre V de son ouvrage aux dépenses du souverain. John Stuart Mill, économiste anglais, reprend cette réflexion au milieu du XIXe siècle en cherchant les limites du « laisser-faire ».
Texte 1 — Adam Smith (1776)
« Le troisième et dernier devoir du souverain ou de la république est celui d'élever et d'entretenir ces établissements et ces travaux publics qui, bien qu'ils puissent être au plus haut degré avantageux à une grande société, sont néanmoins d'une nature telle que le profit n'en rembourserait jamais la dépense à un particulier ou à un petit nombre de particuliers, et qu'on ne peut donc pas attendre d'un particulier ou d'un petit nombre de particuliers qu'il les élève ou les entretienne. »
Texte 2 — John Stuart Mill (1848)
« C'est une fonction légitime du gouvernement de construire et d'entretenir des phares, d'établir des bouées, etc., pour la sécurité de la navigation : car, comme il est impossible de faire payer un péage, à l'occasion de leur usage, aux navires en mer qui profitent d'un phare, personne ne construirait de phares par intérêt personnel, à moins d'être indemnisé et récompensé par un prélèvement obligatoire effectué par l'État. »
Après avoir présenté les documents, vous montrerez pourquoi certains biens ne peuvent pas être produits efficacement par le marché.
Présentez les deux documents.
Selon Adam Smith, pourquoi certains travaux publics ne sont-ils pas entrepris par les particuliers ?
Montrez que le phare décrit par Mill possède les deux caractéristiques d'un bien collectif.
Expliquez le problème du passager clandestin et la solution proposée par Mill.
En vous appuyant sur les travaux de Ronald Coase (1974), nuancez l'exemple du phare.
Voir la réponse rédigée
1. Il s'agit de deux extraits d'ouvrages fondateurs de l'économie politique classique, publiés à Londres : les Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations d'Adam Smith (1776) et les Principes d'économie politique de John Stuart Mill (1848), tous deux tirés du livre V consacré au rôle de l'État. Ces auteurs, favorables au marché, y délimitent ce que l'État doit prendre en charge.
2. Pour Smith, certains travaux sont « au plus haut degré avantageux » à la société, mais « le profit n'en rembourserait jamais la dépense » à un particulier. Autrement dit, leur utilité sociale dépasse ce qu'un investisseur privé peut en retirer sous forme de recettes. Un entrepreneur rationnel, qui compare coûts et recettes, ne les construira donc pas : le marché conduit à un sous-investissement, alors que la société gagnerait à ces ouvrages.
3. Le phare est non rival : sa lumière guide tous les navires présents en même temps, et l'arrivée d'un bateau supplémentaire ne réduit en rien le service rendu aux autres. Il est non excluable : Mill souligne qu'il est « impossible de faire payer un péage » aux navires en mer, puisqu'on ne peut pas éteindre le phare pour ceux qui n'ont pas payé. Il réunit donc les deux caractéristiques d'un bien collectif pur, défini par Samuelson en 1954.
4. Puisque chaque armateur profite du phare qu'il ait payé ou non, il a intérêt à ne pas contribuer et à attendre que d'autres financent : c'est le comportement de passager clandestin. Si tous raisonnent ainsi, « personne ne construirait de phares par intérêt personnel ». Mill propose un « prélèvement obligatoire effectué par l'État » : l'impôt, obligatoire, supprime la possibilité de ne pas payer et permet de financer un bien que le marché ne produirait pas.
5. En 1974, dans « The Lighthouse in Economics », Ronald Coase montre que de nombreux phares anglais ont été construits par des particuliers et financés par des droits perçus dans les ports sur les navires qui y accostaient. L'exclusion, impossible en mer, devenait possible au port. L'exemple du phare n'est donc pas un bien collectif « par nature » : le caractère collectif d'un bien dépend aussi des techniques et des institutions qui permettent, ou non, de faire payer ses usagers. Ce financement reposait toutefois sur un droit accordé par la Couronne, donc sur une intervention publique.
Ce que cette analyse apprend — Relier un texte ancien à une notion moderne (bien collectif), puis nuancer l'exemple classique grâce à un travail ultérieur.
Document 3 — L'effondrement de la morue au large de Terre-Neuve
Moyen
Graphique (courbe chronologique), décrit · Millennium Ecosystem Assessment, Ecosystems and Human Well-being: Synthesis, Washington, Island Press, 2005 (figure sur l'effondrement des stocks de morue de l'Atlantique au large de Terre-Neuve).
Ce graphique est l'un des exemples retenus par l'Évaluation des écosystèmes pour le millénaire, vaste bilan réalisé sous l'égide des Nations unies et publié en 2005. Il illustre le basculement brutal d'une ressource naturelle exploitée pendant des siècles.
Description du graphique. Le graphique représente les prises annuelles de morue du Nord au large de la côte est de Terre-Neuve (Canada), en tonnes, de 1850 à 2000. Les ordres de grandeur ci-dessous sont lus sur la courbe.
De 1850 aux années 1950, les prises oscillent entre environ 100 000 et 300 000 tonnes par an, avec une pêche côtière et des navires de taille modeste.
À partir de la fin des années 1950, l'arrivée de chalutiers-usines venus de nombreux pays fait bondir les prises, qui culminent en 1968 à environ 800 000 tonnes.
Les prises chutent ensuite fortement au cours des années 1970. Après l'extension de la zone de pêche canadienne à 200 milles nautiques en 1977, elles se stabilisent dans les années 1980 autour de 200 000 à 250 000 tonnes.
Au début des années 1990, la courbe s'effondre. Un moratoire est décrété le 2 juillet 1992 ; les prises deviennent quasi nulles jusqu'en 2000.
À l'aide du document, vous montrerez que les biens communs peuvent faire l'objet d'une surexploitation.
Décrivez l'évolution des prises de morue entre 1850 et 2000 en distinguant trois phases.
Pourquoi le stock de morue en mer est-il un bien commun ?
Expliquez l'effondrement des années 1990 à l'aide de la « tragédie des communs ».
Quelles réponses les pouvoirs publics et les usagers peuvent-ils apporter à ce type de défaillance ?
Voir la réponse rédigée
1. D'après le graphique tiré de l'Évaluation des écosystèmes pour le millénaire (2005), trois phases se succèdent. De 1850 aux années 1950, les prises sont relativement stables, entre 100 000 et 300 000 tonnes par an environ. De la fin des années 1950 à 1968, elles explosent avec les chalutiers-usines et atteignent environ 800 000 tonnes, soit à peu près trois fois le niveau antérieur. Après un déclin dans les années 1970 et un palier dans les années 1980, elles s'effondrent au début des années 1990 jusqu'au moratoire de 1992.
2. Le stock de morue est rival : chaque poisson pêché par un navire n'est plus disponible pour les autres, ni pour la reproduction. Il est non excluable : en haute mer, avant 1977, aucune autorité ne pouvait empêcher un chalutier de pêcher, et même ensuite le contrôle en mer reste difficile. Rival et non excluable, c'est un bien commun.
3. Selon Garrett Hardin (1968), chaque utilisateur d'une ressource en libre accès capte tout le gain de son prélèvement supplémentaire, alors que la baisse du stock est supportée par tous. Chaque armateur a donc intérêt à pêcher davantage, d'autant que ce qu'il laisse sera pêché par un concurrent. La somme de ces décisions individuellement rationnelles conduit à prélever plus que le renouvellement naturel du stock : la ressource s'épuise, jusqu'à l'effondrement du début des années 1990. Le marché ne donne aucun signal de prix de la rareté future du poisson.
4. Les pouvoirs publics peuvent réglementer : le Canada étend sa zone à 200 milles en 1977, puis impose un moratoire en 1992 ; l'Union européenne fixe des totaux admissibles de captures répartis en quotas nationaux. Ils peuvent aussi créer des droits individuels (quotas transférables) pour que chaque pêcheur ait intérêt à préserver la ressource. Enfin, Elinor Ostrom (1990) montre que des communautés d'usagers peuvent se doter de règles de prélèvement et de sanctions efficaces. Le document montre cependant qu'une réaction trop tardive peut rendre la perte irréversible : le stock ne s'est pas reconstitué après 1992.
Ce que cette analyse apprend — Découper une courbe en phases, lire des ordres de grandeur sans inventer de précision, et mobiliser un modèle théorique pour expliquer une rupture.
Document 4 — Le marché des « citrons » : quand l'information manque
Difficile
Présentation d'un raisonnement théorique et exemple chiffré construit · Exemple construit d'après George A. Akerlof, « The Market for “Lemons”: Quality Uncertainty and the Market Mechanism », Quarterly Journal of Economics, vol. 84, n° 3, 1970.
Publié en 1970 dans le Quarterly Journal of Economics après avoir été refusé par plusieurs revues, cet article fonde l'économie de l'information. Il vaut à son auteur le prix Nobel d'économie en 2001, partagé avec Michael Spence et Joseph Stiglitz.
Le raisonnement d'Akerlof (résumé). En 1970, l'économiste américain George Akerlof étudie le marché des voitures d'occasion. Aux États-Unis, une voiture défectueuse est surnommée « lemon » (citron). Le vendeur connaît l'état de son véhicule ; l'acheteur, lui, ne peut pas distinguer une bonne voiture d'un citron avant l'achat. Akerlof montre que cette incertitude sur la qualité peut dégrader, voire faire disparaître, le marché des produits de bonne qualité.
Exemple chiffré. Sur un marché, la moitié des voitures proposées sont bonnes, l'autre moitié sont des citrons. Les acheteurs savent seulement que les deux types sont également répartis.
Type de voiture
Part du marché
Prix minimal accepté par le vendeur
Valeur pour l'acheteur s'il connaissait la qualité
Bonne
50 %
9 000 €
10 000 €
Citron
50 %
3 000 €
4 000 €
À l'aide du document, vous montrerez que l'asymétrie d'information peut conduire à une défaillance du marché.
Présentez le document et identifiez l'asymétrie d'information.
Calculez la valeur moyenne d'une voiture pour un acheteur qui ne connaît pas la qualité. Quel prix est-il prêt à payer ?
Montrez qu'à ce prix, les bonnes voitures quittent le marché. Quel est le nom de ce phénomène et quelle en est la conséquence ?
En quoi ce phénomène se distingue-t-il de l'aléa moral ?
Présentez une réponse privée et une réponse publique à ce problème.
Voir la réponse rédigée
1. Le document présente le raisonnement de George Akerlof, publié en 1970 dans le Quarterly Journal of Economics, accompagné d'un exemple chiffré construit pour l'exercice. L'asymétrie porte sur la qualité du véhicule : le vendeur sait si sa voiture est bonne ou si c'est un citron, l'acheteur l'ignore avant l'achat.
2. Valeur moyenne pour l'acheteur : 0,5 × 10 000 + 0,5 × 4 000 = 5 000 + 2 000 = 7 000 €. Ne pouvant distinguer les voitures, un acheteur rationnel n'accepte pas de payer plus de 7 000 € pour une voiture prise au hasard : il paie la qualité moyenne.
3. Au prix de 7 000 €, le propriétaire d'une bonne voiture, qui n'accepte pas de la céder à moins de 9 000 €, la retire du marché. Seuls les citrons restent en vente. Les acheteurs, qui l'anticipent, ne sont plus prêts à payer que 4 000 € au maximum. Le marché des bonnes voitures disparaît, alors que des échanges mutuellement avantageux existaient (un acheteur prêt à payer 10 000 € face à un vendeur qui accepte 9 000 €). C'est l'antisélection (ou sélection adverse) : l'asymétrie d'information sélectionne les produits de la plus mauvaise qualité. C'est une défaillance du marché, car des échanges efficaces n'ont pas lieu.
4. L'antisélection porte sur une caractéristique cachée avant l'échange : la qualité de la voiture existe déjà au moment de la vente. L'aléa moral porte sur un comportement caché après la signature d'un contrat : par exemple, un salarié payé à l'heure qui relâche son effort quand il n'est pas contrôlé. Dans le premier cas, on ignore ce qu'est le partenaire ou le produit ; dans le second, ce qu'il fera.
5. Une réponse privée consiste pour le vendeur à émettre un signal crédible de qualité, par exemple une garantie d'un an : elle coûte cher au vendeur d'un citron, qui devra payer les réparations, et peu au vendeur d'une bonne voiture ; elle permet donc de distinguer les deux types (logique analysée par Spence en 1973). Une réponse publique consiste à rendre l'information obligatoire : en France, la vente d'une voiture de plus de quatre ans suppose un contrôle technique de moins de six mois, remis à l'acheteur, qui réduit l'asymétrie.
Ce que cette analyse apprend — Utiliser un exemple chiffré pour dérouler pas à pas un mécanisme théorique, puis distinguer deux notions voisines par un critère précis.
Bloqué sur ce chapitre ?
Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.