Comment les marchés imparfaitement concurrentiels fonctionnent-ils ?
Pouvoir de marché, monopole, oligopole, stratégies des entreprises, ententes et politique de la concurrence (spécialité SES de 1re)
À propos de cette page
Ce cours de spécialité SES en première sur « Comment les marchés imparfaitement concurrentiels fonctionnent-ils ? » suit le programme officiel de spécialité SES de première. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Des marchés rarement parfaitement concurrentiels : la notion de pouvoir de marché, Comment les entreprises acquièrent-elles un pouvoir de marché ?, Le monopole : un faiseur de prix contraint par la demande, L'oligopole : l'interdépendance stratégique et la théorie des jeux. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de première à réussir en spécialité SES.
4 analyses de document, de nature différente, avec la réponse entièrement rédigée. C’est l’exercice le plus fréquent de l’épreuve : le document est donné en entier, tu travailles dessus sans rien ouvrir d’autre.
Document 1 — Quelques sanctions record contre des pratiques anticoncurrentielles
Facile
Tableau statistique · D'après les communiqués de la Commission européenne (2004, 2016, 2017, 2018), du Conseil de la concurrence (2005) et de l'Autorité de la concurrence (2011, 2014). Montants initiaux, avant d'éventuels recours.
Le tableau rassemble des décisions françaises et européennes des vingt dernières années. Il permet de comparer les deux grandes pratiques que la politique de la concurrence réprime.
Année
Autorité
Entreprise(s)
Pratique sanctionnée
Amende (millions d'euros)
2004
Commission européenne
Microsoft
Abus de position dominante (systèmes d'exploitation)
497
2005
Conseil de la concurrence
Orange, SFR, Bouygues Telecom
Entente (partage du marché de la téléphonie mobile)
534
2011
Autorité de la concurrence
Quatre fabricants de lessives
Entente sur les prix
367,9
2014
Autorité de la concurrence
Fabricants de produits d'hygiène et d'entretien
Entente sur les prix
951,2
2016
Commission européenne
Constructeurs de camions (MAN, Daimler, Volvo/Renault, Iveco, DAF)
Entente sur les prix (1997-2011)
2 926
2017
Commission européenne
Google (Shopping)
Abus de position dominante (recherche en ligne)
2 424
2018
Commission européenne
Google (Android)
Abus de position dominante (systèmes mobiles)
4 343
Note : MAN, qui avait révélé le cartel des camions, a été exonéré au titre du programme de clémence ; le montant indiqué est celui des autres constructeurs. L'amende Android a été ramenée à 4 125 millions d'euros par le Tribunal de l'Union européenne en 2022.
Après avoir présenté le document, vous montrerez que la politique de la concurrence sanctionne deux grands types de pratiques anticoncurrentielles.
Présentez le document et distinguez les deux types de pratiques qu'il recense.
Faites une phrase avec la donnée de 2018, puis comparez-la à celle de 2004 par un calcul.
Expliquez pourquoi les ententes entre producteurs de camions ou de lessives nuisent aux consommateurs.
Pourquoi les autorités infligent-elles des amendes aussi élevées ?
Voir la réponse rédigée
1. Ce tableau, établi d'après les communiqués de la Commission européenne, du Conseil puis de l'Autorité de la concurrence, présente sept amendes infligées entre 2004 et 2018. Il distingue deux pratiques. Les ententes sont des accords entre concurrents qui restent indépendants : partage du marché de la téléphonie mobile (2005), fixation concertée des prix des lessives (2011), des produits d'hygiène (2014) ou des camions (2016). Les abus de position dominante sont le fait d'une seule entreprise très puissante qui utilise sa domination pour évincer des concurrents : Microsoft en 2004, Google en 2017 et 2018.
2. Selon la Commission européenne, Google a été condamné en 2018 à une amende de 4 343 millions d'euros pour abus de position dominante sur les systèmes d'exploitation mobiles Android. C'est environ 8,7 fois l'amende infligée à Microsoft en 2004 (4 343 / 497 ≈ 8,7), ce qui montre le durcissement des sanctions contre les géants du numérique.
3. En s'entendant, les entreprises cessent de se faire concurrence et se comportent ensemble comme un monopole : elles fixent un prix supérieur au prix de concurrence et vendent moins. Les acheteurs paient plus cher : les transporteurs routiers, pendant les quatorze années du cartel des camions (1997-2011), ou les ménages pour leurs lessives. Une partie du surplus des consommateurs est transférée aux producteurs, une autre est perdue car certains renoncent à acheter.
4. L'amende doit être dissuasive : si elle était inférieure au gain tiré de l'entente ou de l'abus, l'entreprise aurait intérêt à recommencer. Elle est donc calculée en fonction de la valeur des ventes concernées et de la durée de l'infraction, dans la limite de 10 % du chiffre d'affaires mondial. Les montants records de la Commission s'expliquent par la taille des groupes concernés. Enfin, la note sur MAN rappelle que la sévérité des amendes rend le programme de clémence attractif : dénoncer le cartel devient la stratégie la plus sûre.
Ce que cette analyse apprend — Lire un tableau de données en distinguant des catégories, calculer un coefficient multiplicateur et relier les chiffres à un mécanisme économique.
Document 2 — Ce que le droit français interdit
Moyen
Texte juridique (extraits du Code de commerce) · Code de commerce, articles L. 420-1 et L. 420-2, issus de l'ordonnance n° 86-1243 du 1er décembre 1986 relative à la liberté des prix et de la concurrence, codifiée en 2000 (extraits).
Ces articles reprennent l'ordonnance de 1986, texte fondateur du droit français de la concurrence, qui a libéré les prix et créé le Conseil de la concurrence. Ils s'adressent aux entreprises et fondent les décisions de l'Autorité de la concurrence.
Article L. 420-1. Sont prohibées, même par l'intermédiaire direct ou indirect d'une société du groupe implantée hors de France, lorsqu'elles ont pour objet ou peuvent avoir pour effet d'empêcher, de restreindre ou de fausser le jeu de la concurrence sur un marché, les actions concertées, conventions, ententes expresses ou tacites ou coalitions, notamment lorsqu'elles tendent à : 1° Limiter l'accès au marché ou le libre exercice de la concurrence par d'autres entreprises ; 2° Faire obstacle à la fixation des prix par le libre jeu du marché en favorisant artificiellement leur hausse ou leur baisse ; 3° Limiter ou contrôler la production, les débouchés, les investissements ou le progrès technique ; 4° Répartir les marchés ou les sources d'approvisionnement.
Article L. 420-2 (premier alinéa). Est prohibée, dans les conditions prévues à l'article L. 420-1, l'exploitation abusive par une entreprise ou un groupe d'entreprises d'une position dominante sur le marché intérieur ou une partie substantielle de celui-ci. Ces abus peuvent notamment consister en refus de vente, en ventes liées ou en conditions de vente discriminatoires […].
À l'aide du document et de vos connaissances, vous montrerez que le droit de la concurrence vise à empêcher les entreprises d'exercer un pouvoir de marché au détriment des consommateurs.
Présentez le document : nature, date d'origine, destinataires.
Illustrez deux des quatre pratiques énumérées par l'article L. 420-1 à l'aide d'exemples réels.
Pourquoi l'article L. 420-2 ne prohibe-t-il pas la position dominante elle-même ?
Si les ententes sont naturellement instables, pourquoi la loi doit-elle quand même les interdire ?
Voir la réponse rédigée
1. Il s'agit d'extraits du Code de commerce, les articles L. 420-1 et L. 420-2, qui reprennent l'ordonnance du 1er décembre 1986 relative à la liberté des prix et de la concurrence, codifiée en 2000. C'est un texte juridique normatif : il s'impose à toutes les entreprises opérant en France, « même par l'intermédiaire » d'une filiale étrangère, et sert de fondement aux sanctions prononcées par l'Autorité de la concurrence.
2. Le 4° interdit de « répartir les marchés » : c'est ce qu'ont fait Orange, SFR et Bouygues Telecom entre 2000 et 2002, en se partageant les parts de marché de la téléphonie mobile, ce qui leur a valu 534 millions d'euros d'amende en 2005. Le 2° interdit de favoriser « artificiellement » la hausse des prix : c'est l'objet des ententes sur les prix des lessives (sanctionnée en 2011) ou des produits d'hygiène et d'entretien (2014). Dans les deux cas, des entreprises rivales s'accordent pour se comporter comme un monopole collectif.
3. Le texte vise l'« exploitation abusive » d'une position dominante, non la position elle-même. Une entreprise peut devenir dominante de façon légitime, grâce à une innovation ou à de meilleurs produits : la sanctionner reviendrait à punir la réussite et à décourager l'innovation, que Schumpeter présente comme le moteur du capitalisme. Ce qui est interdit, ce sont les comportements qui empêchent les autres de concourir : « refus de vente », « ventes liées » (comme Microsoft liant son lecteur multimédia à Windows, sanctionné par la Commission en 2004), conditions « discriminatoires ».
4. Le dilemme du prisonnier montre que chaque membre d'une entente a intérêt à tricher ; pourtant, beaucoup de cartels durent : celui des camions a fonctionné quatorze ans (1997-2011). Les entreprises répètent le jeu, se surveillent et peuvent punir le tricheur, ce qui stabilise l'accord. La loi est donc nécessaire : l'interdiction, les amendes (jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires mondial) et la clémence rendent l'entente risquée et renforcent l'incitation à la rompre. Le texte mentionne d'ailleurs les ententes « tacites », qui se passent d'accord écrit.
Ce que cette analyse apprend — Exploiter un texte de loi : citer ses termes exacts entre guillemets et les illustrer par des cas réels.
Document 3 — « The Bosses of the Senate » : les trusts vus par la caricature
Moyen
Caricature (lithographie en couleurs) · Joseph Keppler, « The Bosses of the Senate », Puck (New York), 23 janvier 1889 ; exemplaires conservés à la Library of Congress et au Sénat des États-Unis.
Joseph Keppler dirige Puck, magazine satirique new-yorkais, à une époque où de grands trusts (pétrole, sucre, acier) dominent l'économie américaine. La caricature paraît un an et demi avant le Sherman Act du 2 juillet 1890.
Description : la caricature représente la salle du Sénat américain vue depuis les tribunes. Au premier plan, les sénateurs, dessinés petits, sont assis à leurs pupitres. Au fond, surplombant la salle, se dressent d'énormes personnages en haut-de-forme dont le corps est un sac d'argent : chacun porte le nom d'un trust, par exemple « Standard Oil Trust », « Sugar Trust » ou « Copper Trust ». Sur la gauche, une porte marquée « Entrance for Monopolists » est grande ouverte ; la tribune réservée au public porte l'inscription « People's Entrance » et elle est fermée. Au mur, une pancarte détourne la formule de Lincoln : « This is the Senate of the Monopolists, by the Monopolists and for the Monopolists! ».
Traduction des inscriptions : « Entrée des monopoleurs » ; « Entrée du peuple » ; « Ceci est le Sénat des monopoleurs, par les monopoleurs et pour les monopoleurs ! »
Après avoir présenté le document, vous montrerez qu'il éclaire les raisons de la naissance de la politique de la concurrence aux États-Unis.
Présentez le document (auteur, support, date, contexte).
Comment le caricaturiste représente-t-il les trusts ? Quel message veut-il faire passer ?
Qu'est-ce qu'un trust et pourquoi dispose-t-il d'un pouvoir de marché ?
Quelles suites politiques et juridiques cette inquiétude a-t-elle eues ? Quelles sont les limites du document ?
Voir la réponse rédigée
1. Ce document est une caricature de Joseph Keppler publiée le 23 janvier 1889 dans Puck, magazine satirique de New York. Elle paraît dans l'« âge doré » américain, lorsque de grands groupes comme la Standard Oil de John D. Rockefeller contrôlent des secteurs entiers, et alors que le Congrès débat d'une loi contre les trusts.
2. Les trusts sont figurés par des géants au corps de sac d'argent qui dominent physiquement des sénateurs minuscules : l'argent écrase la représentation nationale. L'opposition entre la porte « Entrance for Monopolists », ouverte, et l'« Entrée du peuple », fermée, montre que les citoyens sont exclus de la décision. La pancarte détourne la formule de Lincoln : le Sénat serait gouverné « par les monopoleurs et pour les monopoleurs ». Keppler dénonce donc à la fois un pouvoir économique (prix, profits) et un pouvoir politique (influence sur les lois).
3. Un trust est un regroupement d'entreprises d'un même secteur placées sous une direction commune, qui contrôle ainsi une très grande part de l'offre. Il dispose d'un pouvoir de marché car les acheteurs n'ont presque pas d'alternative : il peut, comme un monopole, restreindre la production et élever le prix. Ses moyens financiers lui permettent aussi d'ériger des barrières à l'entrée, par exemple en baissant ponctuellement ses prix pour ruiner un nouvel entrant.
4. L'inquiétude aboutit au Sherman Act du 2 juillet 1890, qui interdit les accords restreignant le commerce et la monopolisation ; en 1911, la Cour suprême ordonne le démantèlement de la Standard Oil en 34 sociétés. Le document a toutefois des limites : c'est une œuvre militante, qui simplifie et ne mesure rien (ni les prix, ni les parts de marché) ; elle ne dit rien des gains de productivité que ces grands groupes ont pu permettre, argument que Schumpeter développera en 1942.
Ce que cette analyse apprend — Analyser une image : décrire avant d'interpréter, traduire les symboles, puis relier le message au contexte et en montrer les limites.
Document 4 — Adam Smith contre le prix de monopole et les « conspirations » de marchands
Difficile
Texte d'époque (ouvrage d'économie politique) · Adam Smith, Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, Londres, 1776, livre I, chapitres VII, X et XI (traduction française établie pour cet exercice).
Philosophe et économiste écossais, Adam Smith publie en 1776 l'ouvrage fondateur de l'économie politique classique. Il s'adresse aux législateurs de son temps, alors que corporations et compagnies à privilège (comme la Compagnie des Indes orientales) limitent la concurrence.
« Le prix de monopole est, en toute occasion, le plus élevé qu'on puisse obtenir. Le prix naturel, ou prix de libre concurrence, est au contraire le plus bas qu'on puisse accepter, non pas en toute occasion, mais sur une période un peu longue. […] Les monopoleurs, en tenant le marché constamment sous-approvisionné, en ne satisfaisant jamais pleinement la demande effective, vendent leurs marchandises bien au-dessus du prix naturel et élèvent leurs gains, qu'il s'agisse de salaires ou de profits, bien au-dessus de leur taux naturel. » (livre I, chap. VII)
« Les gens du même métier se réunissent rarement, même pour se divertir, sans que la conversation se termine par une conspiration contre le public ou par quelque manœuvre pour faire monter les prix. Il est impossible, à vrai dire, d'empêcher ces réunions par une loi qui puisse être appliquée ou qui soit compatible avec la liberté et la justice. Mais si la loi ne peut empêcher les gens du même métier de s'assembler parfois, elle ne devrait rien faire pour faciliter ces assemblées, encore moins pour les rendre nécessaires. » (livre I, chap. X)
« Élargir le marché et restreindre la concurrence, tel est toujours l'intérêt des marchands. […] Restreindre la concurrence va toujours contre l'intérêt du public et ne peut servir qu'à permettre aux marchands […] de lever, à leur profit, une taxe absurde sur le reste de leurs concitoyens. » (livre I, chap. XI)
Après avoir présenté le document, vous montrerez qu'il pose dès 1776 les termes du débat sur les marchés imparfaitement concurrentiels, en le confrontant aux analyses et aux politiques actuelles.
Présentez le document et son auteur.
Expliquez le mécanisme par lequel le monopole obtient un prix élevé (chap. VII), en le reliant au raisonnement actuel des économistes.
Que dit Smith des « gens du même métier » ? Quelle position adopte-t-il vis-à-vis de la loi ?
Pourquoi Smith parle-t-il d'une « taxe absurde » ?
Confrontez la position de Smith sur la loi à la politique de la concurrence actuelle.
Voir la réponse rédigée
1. Ce document réunit trois extraits des Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, publiées à Londres en 1776 par l'Écossais Adam Smith, considéré comme le fondateur de l'économie politique classique. Smith y défend la liberté du commerce contre les privilèges (corporations, compagnies à monopole) : ces extraits montrent qu'être favorable au marché, c'est pour lui être favorable à la concurrence, non aux marchands.
2. Selon Smith, les monopoleurs tiennent « le marché constamment sous-approvisionné » : ils produisent volontairement moins que ce que la demande absorberait au prix naturel, ce qui fait monter le prix « bien au-dessus du prix naturel ». Les économistes actuels formalisent la même idée : le monopole produit la quantité pour laquelle la recette marginale égale le coût marginal, inférieure à la quantité de concurrence, puis fixe le prix le plus élevé que la demande accepte. Avec une demande P = 100 − Q et un coût marginal de 20, il vend 40 unités à 60 au lieu de 80 unités à 20. Smith oppose ainsi le prix de monopole, « le plus élevé qu'on puisse obtenir », au prix de concurrence, « le plus bas qu'on puisse accepter » durablement.
3. Smith affirme que les producteurs d'un même secteur, dès qu'ils se réunissent, tendent à former une « conspiration contre le public » pour « faire monter les prix » : c'est la définition d'une entente. Mais sa position sur la loi est nuancée : il juge impossible d'interdire ces réunions par une loi applicable et « compatible avec la liberté ». Il demande seulement que la loi ne les « facilite » pas, visant les règlements de son époque qui obligeaient les membres d'une corporation à s'enregistrer ou à cotiser ensemble.
4. Une taxe est un prélèvement obligatoire sur les revenus. Le surprofit obtenu en restreignant la concurrence fonctionne de la même façon : les consommateurs paient plus cher sans contrepartie, et ce supplément va aux marchands au lieu d'aller à l'État. La taxe est « absurde » car elle ne finance aucun service collectif et réduit en outre les quantités échangées : c'est la perte de surplus analysée par les économistes actuels.
5. Le diagnostic de Smith est partagé aujourd'hui, mais pas sa prudence juridique. Depuis le Sherman Act (1890), le traité de Rome (1957) et l'ordonnance française de 1986, les ententes sont interdites et lourdement sanctionnées, comme le cartel des camions (2,93 milliards d'euros en 2016). Pour contourner la difficulté de preuve que redoutait Smith, les autorités s'appuient sur les programmes de clémence, qui incitent un membre à dénoncer le cartel. En revanche, Smith n'envisageait ni le contrôle des concentrations ni la sanction des abus de position dominante, nés avec la grande entreprise du XIXe siècle.
Ce que cette analyse apprend — Analyser un texte ancien : expliquer ses concepts avec le vocabulaire actuel, puis mesurer sa portée et ses limites à la lumière de l'histoire.
Bloqué sur ce chapitre ?
Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.