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Spécialité SES 1ʳᵉ

Ressources · 1ʳᵉ · Spécialité SES

Comment la socialisation contribue-t-elle à expliquer les différences de comportement des individus ?

Socialisation primaire et secondaire, instances, socialisation différenciée selon le milieu et le genre (spécialité SES de 1re)

À propos de cette page
Ce cours de spécialité SES en première sur « Comment la socialisation contribue-t-elle à expliquer les différences de comportement des individus ? » suit le programme officiel de spécialité SES de première. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Qu'est-ce que la socialisation ?, Les mécanismes : inculcation, imitation, interaction, incorporation, Les instances de la socialisation primaire : famille, école, pairs, médias, La diversité des configurations familiales. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de première à réussir en spécialité SES.

4 analyses de document, de nature différente, avec la réponse entièrement rédigée. C’est l’exercice le plus fréquent de l’épreuve : le document est donné en entier, tu travailles dessus sans rien ouvrir d’autre.

Document 1 — Des sports de filles et des sports de garçons ?

Facile

Tableau statistique · Ordres de grandeur arrondis d'après INJEP-MEDES, recensement annuel des licences délivrées par les fédérations sportives agréées, 2022.

L'INJEP (Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire) exploite chaque année les licences déclarées par les fédérations sportives. Ces données, publiques, servent à suivre la place des femmes dans le sport.

Part des femmes parmi les titulaires d'une licence sportive, selon la fédération (France, 2022, ordres de grandeur arrondis)

FédérationPart des femmes parmi les licenciés
Équitationenviron 80 %
Gymnastiqueenviron 80 %
Handballenviron un tiers
Tennisenviron 30 %
Rugbyenviron 10 à 15 %
Footballmoins de 10 %
Ensemble des fédérationsun peu moins de 40 %

Note : une licence est l'adhésion annuelle à une fédération, nécessaire pour pratiquer en club et participer aux compétitions. Les valeurs sont arrondies pour l'exercice.

Après avoir présenté le document, vous montrerez que les écarts qu'il révèle peuvent s'expliquer par une socialisation différenciée selon le genre.

  1. Présentez le document et rédigez une phrase donnant la signification de la donnée relative à l'équitation.
  2. Comparez la place des femmes dans le football et dans l'équitation.
  3. Montrez que ces écarts s'expliquent en partie par une socialisation différenciée selon le genre.
  4. Pourquoi ne faut-il pas interpréter ce tableau comme la preuve de goûts sportifs « naturels » ?
Voir la réponse rédigée

1. Ce tableau statistique, construit d'après le recensement des licences sportives de l'INJEP pour 2022, présente la part des femmes parmi les licenciés de plusieurs fédérations en France, en ordres de grandeur arrondis. Phrase de lecture : selon l'INJEP, en 2022, environ 80 % des licences de la fédération d'équitation étaient détenues par des femmes, soit environ huit licenciés sur dix.

2. Les deux sports s'opposent presque terme à terme : les femmes représentent environ 80 % des licenciés en équitation mais moins de 10 % en football. Autrement dit, l'équitation est très majoritairement féminine et le football très majoritairement masculin, alors que les femmes représentent un peu moins de 40 % de l'ensemble des licenciés. Les écarts sont donc bien plus marqués sport par sport que dans l'ensemble.

3. Ces écarts traduisent une socialisation différenciée selon le genre. Dans la famille, les parents n'encouragent pas les mêmes activités : dès la petite enfance, on valorise chez les garçons l'activité physique, l'affrontement, les jeux de ballon, et chez les filles la grâce, le soin (l'équitation associe le sport au soin de l'animal) ou l'expression corporelle, comme l'a décrit Elena Gianini Belotti dès 1973. Le groupe de pairs renforce ces normes : une fille qui joue au football dans la cour peut être qualifiée de « garçon manqué ». Les médias, enfin, ont longtemps réservé la retransmission du football aux compétitions masculines, privant les filles de modèles. Chacun finit par intérioriser ce qui « convient » à son sexe et par le vivre comme un goût personnel.

4. Le tableau décrit des pratiques, pas des aptitudes. Ces proportions varient selon les pays et les époques : le football féminin progresse en France, notamment depuis la Coupe du monde féminine organisée dans le pays en 2019, ce qui serait impossible si les goûts étaient innés. De plus, le tableau ne dit rien du milieu social des licenciés, alors que le genre se combine avec lui (l'équitation, coûteuse, est aussi socialement sélective). Il faut donc lire ces écarts comme le produit d'apprentissages sociaux susceptibles d'évoluer.

Ce que cette analyse apprend — Lire une donnée statistique avec une phrase complète (source, date, lieu, valeur), comparer, puis seulement expliquer à l'aide de mécanismes de socialisation.

Document 2 — Durkheim : l'éducation comme contrainte intériorisée

Moyen

Texte d'époque (extrait d'un ouvrage fondateur de la sociologie) · Émile Durkheim, Les Règles de la méthode sociologique, chapitre I « Qu'est-ce qu'un fait social ? », Paris, Félix Alcan, 1895.

En 1895, Émile Durkheim, professeur à l'université de Bordeaux, veut fonder la sociologie comme une science autonome, qui étudie les faits sociaux « comme des choses ». Dans ce premier chapitre, il définit le fait social par son extériorité et par la contrainte qu'il exerce sur l'individu, et prend l'éducation des enfants comme exemple.

« Quand on observe les faits tels qu'ils sont et tels qu'ils ont toujours été, il saute aux yeux que toute éducation consiste dans un effort continu pour imposer à l'enfant des manières de voir, de sentir et d'agir auxquelles il ne serait pas spontanément arrivé. Dès les premiers temps de sa vie, nous le contraignons à manger, à boire, à dormir à des heures régulières, nous le contraignons à la propreté, au calme, à l'obéissance ; plus tard, nous le contraignons pour qu'il apprenne à tenir compte d'autrui, à respecter les usages, les convenances, nous le contraignons au travail, etc. Si, avec le temps, cette contrainte cesse d'être sentie, c'est qu'elle donne peu à peu naissance à des habitudes, à des tendances internes qui la rendent inutile, mais qui ne la remplacent que parce qu'elle en dérive. [...] Or, ce qui rend ces derniers particulièrement instructifs, c'est que l'éducation a justement pour objet de faire l'être social. »

Après avoir présenté le document, vous montrerez comment il permet de comprendre le processus de socialisation, puis vous en préciserez les limites.

  1. Présentez le document (auteur, date, nature, intention).
  2. Relevez les normes que l'éducation impose à l'enfant et classez-les.
  3. Expliquez la phrase « cette contrainte cesse d'être sentie ».
  4. Quelle conception de la socialisation ce texte défend-il ? Montrez-en les limites à l'aide d'autres auteurs.
Voir la réponse rédigée

1. Il s'agit d'un extrait des Règles de la méthode sociologique, publié en 1895 à Paris par Émile Durkheim, l'un des fondateurs de la sociologie française. Dans ce chapitre consacré à la définition du fait social, Durkheim cherche à prouver que la société s'impose à l'individu ; l'éducation des enfants lui sert de preuve, puisqu'elle a pour objet de « faire l'être social ».

2. Le texte énumère des normes de trois types. Les premières concernent le corps et ses rythmes : manger, boire, dormir « à des heures régulières », être propre. Les deuxièmes concernent la conduite : le calme, l'obéissance. Les troisièmes, plus tardives, concernent la vie avec autrui et la vie sociale : « tenir compte d'autrui », « respecter les usages, les convenances », travailler. On passe donc de normes corporelles à des normes relationnelles, puis à des normes liées aux rôles futurs de l'adulte.

3. Au départ, l'enfant ressent ces règles comme des contraintes extérieures : on doit le « contraindre », verbe répété cinq fois. Avec le temps, il les répète tant qu'elles deviennent des « habitudes », des « tendances internes » : il se lave les mains ou dit bonjour sans y penser, et sans avoir besoin qu'on le lui ordonne. C'est ce qu'on appelle l'intériorisation des normes. Durkheim précise que ces habitudes « dérivent » de la contrainte : ce qui paraît spontané chez l'adulte est en réalité le produit d'une éducation.

4. Durkheim défend une conception holiste de la socialisation : la société, par les générations adultes, façonne l'enfant, qui paraît recevoir passivement ce qu'on lui impose. Cette analyse éclaire bien la force des apprentissages précoces. Mais elle a des limites. George Herbert Mead (1934) montre que l'enfant participe activement à sa socialisation, en jouant des rôles et en interagissant. Le texte suppose aussi une éducation unique, alors que la socialisation est différenciée selon le milieu social (Bourdieu et Passeron, 1964) et le genre (Gianini Belotti, 1973). Enfin, il se limite à l'enfance, alors que la socialisation secondaire prolonge ou transforme ces acquis (Berger et Luckmann, 1966) et que chacun peut porter des dispositions contradictoires (Lahire, 1998).

Ce que cette analyse apprend — Présenter un texte ancien dans son contexte intellectuel, en extraire les idées en citant les mots exacts, puis le discuter avec des auteurs postérieurs datés.

Document 3 — Chardin, La Mère laborieuse : apprendre son rôle au foyer

Moyen

Document iconographique (peinture à l'huile, scène de genre) · Jean Siméon Chardin, La Mère laborieuse, huile sur toile, exposée au Salon de 1740, Paris, musée du Louvre.

Jean Siméon Chardin (1699-1779) est un peintre parisien de natures mortes et de scènes de la vie quotidienne. Exposé au Salon de 1740, le tableau s'adresse au public cultivé qui visite ces expositions et valorise les vertus domestiques d'un foyer modeste.

Description du tableau. La scène se déroule dans un intérieur modeste et ordonné, dans des tons bruns et ocres. À gauche, une mère est assise, vêtue simplement, un ouvrage de tapisserie sur les genoux ; elle le tient et désigne un détail du travail. Debout près d'elle, sa fille, une adolescente, se penche vers l'ouvrage, la tête légèrement baissée, dans une attitude d'écoute. Autour d'elles sont disposés les instruments du travail textile : pelotes de laine, dévidoir. Au premier plan, un petit chien est couché. Rien, dans la scène, ne renvoie au monde extérieur : tout se passe dans l'espace domestique, entre femmes.

Le tableau est présenté au même Salon que Le Bénédicité, autre scène de Chardin montrant une mère et ses enfants au moment du repas.

Après avoir décrit le document, vous montrerez qu'il illustre une socialisation familiale différenciée selon le genre, puis vous en préciserez les limites comme source.

  1. Décrivez la scène : qui sont les personnages, que font-ils, où se trouvent-ils ?
  2. Quelle instance de socialisation est représentée, et par quels mécanismes agit-elle ?
  3. En quoi cette scène illustre-t-elle une socialisation différenciée selon le genre ?
  4. Quelles sont les limites de ce tableau pour étudier la socialisation des filles au XVIIIe siècle ?
Voir la réponse rédigée

1. Ce tableau de Jean Siméon Chardin, exposé au Salon de 1740 et conservé au musée du Louvre, représente une mère assise qui examine un ouvrage de tapisserie et en désigne un détail à sa fille, debout près d'elle, tête baissée. La scène se déroule dans un intérieur modeste, entouré des outils du travail textile (pelotes, dévidoir) ; un petit chien est couché au premier plan. Aucun homme n'est présent et aucune ouverture ne donne sur l'extérieur.

2. L'instance représentée est la famille, première instance de socialisation primaire. Elle agit d'abord par inculcation : la mère corrige, montre l'erreur, explique ; la fille écoute, dans une attitude d'obéissance. Elle agit aussi par imitation : la fille apprend en regardant sa mère travailler et reproduit ses gestes. On voit enfin l'intériorisation en cours : les normes du travail bien fait et de l'attention au détail deviennent peu à peu les siennes.

3. La fille apprend un rôle de genre : les travaux d'aiguille et l'entretien du foyer, activités alors considérées comme féminines. La transmission se fait de mère à fille, dans l'espace domestique, loin de l'espace public réservé aux hommes. L'attitude de la fille, tête baissée, montre aussi l'apprentissage de la docilité et de la retenue. Cette socialisation reflète la vision de l'époque, que Rousseau exprimera en 1762 dans Émile en subordonnant l'éducation des femmes aux hommes. Elle explique que les comportements des filles et des garçons divergent : ce qu'on appelle « nature féminine » est le produit de ces apprentissages.

4. Un tableau n'est pas une enquête. Chardin choisit une scène idéale, qui valorise une vertu domestique pour un public cultivé : il montre ce qui devrait être autant que ce qui est. La scène ne représente qu'un milieu, un foyer modeste de Paris ; elle ne dit rien des filles de la paysannerie, qui travaillaient aux champs, ni des filles de l'aristocratie, éduquées au couvent. Pour étudier la socialisation des filles, il faudrait croiser ce document avec d'autres sources (traités d'éducation, archives, registres), en gardant à l'esprit qu'une image est aussi une norme.

Ce que cette analyse apprend — Décrire une image avant de l'interpréter, relier chaque détail visible à une notion (instance, mécanisme, rôle), puis la critiquer comme source.

Document 4 — Enfances de classe : des inégalités dès la maternelle

Difficile

Texte de sociologie (présentation résumée d'une enquête) · D'après Bernard Lahire (dir.), Enfances de classe. De l'inégalité parmi les enfants, Paris, Seuil, 2019 (résumé rédigé pour l'exercice).

Bernard Lahire, professeur de sociologie à l'École normale supérieure de Lyon, prolonge les travaux de Pierre Bourdieu sur la reproduction tout en insistant sur la pluralité des individus. L'ouvrage, destiné d'abord aux chercheurs, a été largement discuté dans le débat public sur les inégalités.

En 2019, le sociologue Bernard Lahire publie avec une équipe de chercheurs Enfances de classe, un ouvrage de plus de mille pages consacré à trente-cinq enfants de grande section de maternelle, âgés de 5 à 6 ans. Ces enfants appartiennent à des milieux très contrastés : familles en grande précarité, familles populaires stables, classes moyennes, familles de cadres et de professions intellectuelles fortement dotées en capital culturel ou économique.

Pour chaque enfant, les chercheurs ont mené des entretiens avec les parents, les enseignants, parfois d'autres proches, et observé l'enfant lui-même. Chaque chapitre dresse un portrait : le logement (l'enfant a-t-il une chambre à lui ?), les livres présents à la maison et la lecture d'histoires le soir, la place des écrans, l'alimentation et le sommeil, les loisirs (activités sportives ou artistiques encadrées, vacances), le rapport au temps et aux règles, les relations des parents avec l'école.

La thèse de l'ouvrage est que ces enfants, qui vivent au même moment dans la même société et fréquentent la même institution scolaire, ne vivent pas pour autant dans le même monde. Dès 5 ans, les inégalités sociales sont déjà inscrites dans leurs habitudes, leur langage et leur rapport à l'école. Les auteurs en concluent que les inégalités entre adultes se construisent dès la petite enfance, bien avant l'orientation scolaire.

À l'aide du document et de vos connaissances, vous montrerez que la socialisation familiale est différenciée selon le milieu social, puis vous discuterez l'idée selon laquelle la socialisation primaire serait un destin.

  1. Présentez la méthode d'enquête et expliquez pourquoi elle est adaptée à l'étude de la socialisation.
  2. À partir de trois domaines cités dans le document, montrez que la socialisation familiale est différenciée selon le milieu social.
  3. Expliquez pourquoi ces différences se transforment en inégalités scolaires.
  4. La socialisation primaire est-elle pour autant un destin ? Nuancez à l'aide de vos connaissances.
Voir la réponse rédigée

1. L'enquête, dirigée par Bernard Lahire et publiée en 2019, est qualitative : elle porte sur un petit nombre d'enfants (trente-cinq) mais les étudie en profondeur, par des entretiens avec les parents et les enseignants et par l'observation de l'enfant. Cette méthode est adaptée à l'étude de la socialisation, parce que celle-ci passe par des gestes quotidiens (le coucher, la lecture du soir, les repas) que les statistiques saisissent mal. Le choix de milieux très contrastés permet de comparer. L'âge de 5 ans permet de saisir les effets de la socialisation familiale avant que l'école ne pèse durablement.

2. Le document montre d'abord des différences de conditions matérielles : certains enfants ont une chambre à eux, d'autres partagent un logement exigu, ce qui change le calme disponible et le rapport à l'intimité. Il montre ensuite des différences de rapport à l'écrit : la présence de livres et la lecture d'histoires le soir familiarisent tôt certains enfants avec le langage de l'école, ce que Bourdieu et Passeron appelaient dès 1964 le capital culturel. Il montre enfin des différences de loisirs et de rapport au temps : activités encadrées et emplois du temps réglés dans certaines familles, place plus grande des écrans ou horaires plus souples dans d'autres. À âge égal, les enfants ont donc déjà intériorisé des manières d'agir différentes, ce que le texte résume en disant qu'ils ne vivent pas « dans le même monde ».

3. Ces différences deviennent des inégalités parce que l'école n'est pas neutre : elle attend et récompense des dispositions (goût de l'écrit, capacité à rester concentré, aisance verbale, respect d'un emploi du temps) plus souvent transmises dans les familles diplômées. Ce qui relève d'un héritage apparaît comme un don ou un mérite, selon l'analyse des Héritiers (1964). Les différences de socialisation se convertissent ainsi en écarts de résultats, puis d'orientation et de diplômes.

4. La socialisation primaire n'est pas un destin. D'abord, Lahire lui-même, dans Tableaux de familles (1995), explique des réussites scolaires inattendues en milieu populaire par des configurations familiales favorables (un aîné lecteur, une mère attentive à l'ordre). Ensuite, les instances de socialisation peuvent être concurrentes : l'école, les pairs, les médias apportent d'autres modèles, et la loi du 26 juillet 2019 rend l'instruction obligatoire dès 3 ans pour agir tôt. Enfin, la socialisation secondaire (études, travail, couple) peut transformer les dispositions acquises, et chacun porte des dispositions plurielles (L'Homme pluriel, 1998). Il faut donc parler d'un poids très fort de l'enfance, mais pas d'une fatalité.

Ce que cette analyse apprend — Tirer d'un texte scientifique ses résultats et sa méthode, les relier aux notions du cours, puis construire une nuance argumentée avec des auteurs datés.

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Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

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