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La métropolisation : un processus mondial différencié

Poids des métropoles mondiales, villes mondiales, fragmentation, gentrification, bidonvilles, mutations urbaines (programme de géographie de 1re)

À propos de cette page
Ce cours d' en première sur « La métropolisation : un processus mondial différencié » suit le programme officiel d' de première. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Les villes à l'échelle mondiale : un monde devenu urbain, Le poids croissant des métropoles : mégapoles et villes mondiales, Un réseau hiérarchisé : l'archipel des métropoles, Des métropoles inégales : un processus mondial différencié. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de première à réussir en .
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Les repères à connaître

16 repères. Chacun porte ce qu'il permet de dater ou d'expliquer : c'est ce qui fait la différence entre réciter et argumenter.

  1. 1845Engels décrit la ségrégation de ManchesterDans La Situation de la classe laborieuse en Angleterre, il montre que la séparation des riches et des pauvres naît avec la grande ville industrielle.
  2. 1915Patrick Geddes parle de « world cities »Première apparition de la notion de ville mondiale, dans Cities in Evolution.
  3. 195030 % de citadins ; New York et Tokyo seules mégapolesPoint de départ de toutes les comparaisons de l'ONU sur la croissance urbaine mondiale.
  4. 1961Jean Gottmann publie MegalopolisIl nomme la mégalopole du nord-est des États-Unis, de Boston à Washington.
  5. 1964Ruth Glass forge le mot « gentrification »À propos des quartiers populaires de Londres investis par des ménages aisés.
  6. 1973Lancement d'Alphaville, près de São PauloModèle du quartier fermé (gated community) en Amérique latine : la fragmentation urbaine.
  7. 1980Shenzhen devient zone économique spécialeL'État chinois fabrique une métropole ouverte sur le monde : plus de 17 millions d'habitants en 2020.
  8. 1981Création de la London Docklands Development CorporationDébut de la reconversion des docks de Londres en quartier d'affaires (Canary Wharf).
  9. 1990Ouverture de la nouvelle zone de Pudong à ShanghaiNaissance d'un quartier d'affaires de rang mondial : l'Asie entre au sommet du réseau.
  10. 1991Saskia Sassen publie The Global CityNew York, Londres, Tokyo : la ville globale concentre les services qui pilotent l'économie mondiale.
  11. 1998Fondation du réseau GaWC (université de Loughborough)Il classe les villes mondiales selon leurs services avancés : Londres et New York au sommet.
  12. 2007Les citadins deviennent majoritaires dans le mondeSeuil symbolique retenu par l'ONU : l'humanité devient urbaine.
  13. 2010Inauguration de Burj Khalifa à Dubaï (828 m)Symbole de la verticalisation et du marketing urbain des métropoles émergentes.
  14. 2013Faillite de DetroitExemple type de ville en décroissance (shrinking city) dans un pays riche.
  15. 2015L'ONU adopte les 17 objectifs de développement durableL'objectif 11 vise des villes ouvertes à tous, sûres, résilientes et durables.
  16. 201855 % de citadins et 33 mégapoles (ONU)Chiffres de référence ; l'ONU projette 68 % de citadins en 2050.
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Les villes à l'échelle mondiale : un monde devenu urbain

Depuis 1950, l'humanité vit une urbanisation sans précédent. Selon les World Urbanization Prospects de l'ONU (révision 2018), les citadins représentaient 30 % de la population mondiale en 1950 (environ 750 millions de personnes) ; ils sont 55 % en 2018 (4,2 milliards) et devraient être 68 % en 2050. Le seuil symbolique de la moitié d'urbains a été franchi vers 2007.

Métropolisation : processus de concentration des populations, des activités et surtout des fonctions de commandement (sièges sociaux, finance, recherche, décision politique) dans les plus grandes villes, les métropoles, qui étendent leur influence bien au-delà de leur région.

La croissance urbaine est désormais surtout celle des Suds. Dans les pays anciennement industrialisés, urbanisés aux trois quarts ou plus, les villes croissent lentement : l'agglomération de New York passe d'environ 12 millions d'habitants en 1950 à 19 millions en 2018. Les villes d'Asie et d'Afrique changent d'échelle : Dacca, Lagos ou Kinshasa comptaient moins d'un million d'habitants en 1950 et plus de 13 millions en 2018. L'Asie rassemble 54 % des citadins du monde (ONU, 2018) ; l'Afrique subsaharienne connaît la croissance urbaine la plus rapide.

Deux moteurs expliquent cette croissance : l'exode rural, qui attire vers la ville les ruraux en quête d'emploi, d'école et de soins, et l'accroissement naturel des citadins eux-mêmes, devenu le premier facteur dans beaucoup de villes africaines. La ville s'étale : les agglomérations débordent leurs limites administratives, absorbent les villages voisins et forment des aires urbaines de plusieurs milliers de km².

Précise toujours l'échelle : la ville-centre (la commune), l'agglomération (le bâti continu) ou l'aire métropolitaine (l'espace des navettes quotidiennes). Pour une même ville, les chiffres varient considérablement selon la définition retenue : cite toujours la source et l'année.

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Le poids croissant des métropoles : mégapoles et villes mondiales

Mégapole : agglomération de plus de 10 millions d'habitants (critère de taille). Ville mondiale : métropole qui exerce des fonctions de commandement à l'échelle de la planète (critère de fonction).

En 1950, seules New York et Tokyo dépassaient 10 millions d'habitants. L'ONU recense 10 mégapoles en 1990, 33 en 2018, et en projette 43 en 2030, pour la plupart en Asie. Tokyo reste en 2018 la première agglomération (environ 37 millions d'habitants), devant Delhi (29 millions), Shanghai (26 millions), São Paulo et Mexico (22 millions chacune). Mais une mégapole n'est pas forcément une ville mondiale : Kinshasa ou Dacca sont immenses sans peser dans la décision économique mondiale ; à l'inverse, Genève ou Zurich, peu peuplées, accueillent des organisations internationales ou des banques de premier plan.

La notion de ville mondiale a une histoire. Le biologiste et urbaniste écossais Patrick Geddes parle de world cities dès 1915 ; Peter Hall publie The World Cities en 1966 ; John Friedmann formule en 1986 une « hypothèse de la ville mondiale ». En 1991, la sociologue Saskia Sassen montre dans The Global City que New York, Londres et Tokyo concentrent les services avancés aux entreprises (finance, droit des affaires, audit, conseil, publicité) : plus la production se disperse sur la planète, plus son pilotage se concentre dans quelques villes.

Ce poids est d'abord économique. Le McKinsey Global Institute estimait en 2011 que les 600 premières villes du monde produisaient environ 60 % du PIB mondial. Les métropoles rassemblent les grandes bourses (New York, Londres, Tokyo, Shanghai, Hong Kong), les sièges sociaux (dans les années 2010, Pékin devient la ville qui accueille le plus de sièges des 500 premières entreprises du classement Fortune), les universités de rang mondial, les grands médias, les ambassades et les organisations internationales, comme l'ONU installée à New York.

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Un réseau hiérarchisé : l'archipel des métropoles

Les métropoles sont des nœuds reliés par des flux de capitaux, d'informations, de marchandises et de personnes. Depuis 1998, le réseau de chercheurs GaWC (Globalization and World Cities), fondé à l'université de Loughborough (Royaume-Uni), les classe selon l'implantation des bureaux des grandes firmes de services. Dans ses éditions récentes, seules Londres et New York occupent le niveau le plus élevé (Alpha++) ; suivent notamment Hong Kong, Singapour, Shanghai, Pékin, Tokyo, Dubaï et Paris.

Le géographe Olivier Dollfus parle dans les années 1990 d'archipel mégalopolitain mondial : les grandes métropoles sont des « îles » plus étroitement liées entre elles qu'avec les espaces qui les entourent. Une banque de Londres travaille davantage avec New York et Singapour qu'avec le nord de l'Angleterre.

Les flux matérialisent cette hiérarchie. Les grands aéroports sont des hubs : Dubaï International est, depuis 2014, le premier aéroport du monde pour le trafic international de passagers. Câbles sous-marins, centres de données et grands ports (Shanghai, Singapour) se concentrent aux abords des mêmes métropoles.

À l'échelle régionale, des métropoles se soudent en mégalopoles. Jean Gottmann décrit en 1961, dans Megalopolis, le chapelet urbain presque continu de Boston à Washington (la « BosWash »). On parle aussi de la mégalopole japonaise, de Tokyo à Osaka, de la dorsale européenne, de Londres à Milan, ou du delta de la rivière des Perles (Hong Kong, Shenzhen, Canton), que la Chine organise depuis 2019 en « Grande Baie ».

Cette hiérarchie se recompose. En 1991, Sassen retenait trois villes globales, dont une seule en Asie ; aujourd'hui, la plupart des métropoles du second rang sont asiatiques. Le centre de gravité du réseau glisse vers l'Asie orientale et du Sud-Est.

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Des métropoles inégales : un processus mondial différencié

La métropolisation touche toute la planète, mais pas de la même manière. On distingue quatre situations.

Les métropoles mondiales des pays riches (New York, Londres, Tokyo) : croissance démographique lente, concentration maximale du commandement, immobilier très cher. Londres perd des habitants de 1939 à la fin des années 1980 tout en renforçant son rôle financier après la déréglementation de la City, le « Big Bang » de 1986 : la métropolisation se mesure aux fonctions plus qu'au nombre d'habitants.

Les métropoles des pays émergents (Shanghai, Shenzhen, Mumbai, São Paulo, Mexico) : croissance rapide et intégration accélérée à la mondialisation, souvent pilotée par l'État. Shenzhen, zone économique spéciale en 1980, dépasse 17 millions d'habitants au recensement chinois de 2020 ; Pudong, ouvert en 1990 face au vieux Shanghai, devient un quartier d'affaires de rang mondial.

Les très grandes villes des pays pauvres (Kinshasa, Dacca, Karachi, Lagos) : croissance démographique explosive, faible intégration aux réseaux mondiaux, emploi largement informel. Ce sont des mégapoles sans être des villes mondiales.

Les villes en décroissance (shrinking cities) : Detroit, capitale de l'automobile américaine, passe d'environ 1,85 million d'habitants en 1950 à 640 000 en 2020 et se déclare en faillite en juillet 2013. Désindustrialisation et départ des classes moyennes vers les banlieues peuvent vider une ville-centre.

Les inégalités se lisent aussi face aux risques. Certains quartiers littoraux de Jakarta s'enfoncent de plusieurs centimètres par an, à cause du pompage des nappes ; l'Indonésie a voté en 2022 le transfert de sa capitale vers Nusantara, à Bornéo. Toutes les métropoles ne disposent pas des mêmes moyens pour affronter inondations, congestion ou pollution.

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Des métropoles inégales en leur sein : ségrégation et fragmentation

Ségrégation socio-spatiale : séparation des groupes sociaux dans des quartiers distincts. Fragmentation : forme poussée de ségrégation, où les quartiers se ferment et ne communiquent presque plus entre eux.

Dans les métropoles des Suds, l'habitat informel accueille une grande part des nouveaux citadins. ONU-Habitat estimait en 2003 (The Challenge of Slums) à 924 millions le nombre d'habitants des bidonvilles en 2001, soit près d'un citadin sur trois ; ils sont aujourd'hui de l'ordre d'un milliard. L'organisation définit un ménage de bidonville par cinq manques : eau potable, assainissement, logement durable, surface suffisante, sécurité d'occupation. Dharavi, à Mumbai, rassemble selon les estimations de 700 000 à un million d'habitants sur environ 2 km² ; Rocinha à Rio ou Kibera à Nairobi sont d'autres exemples. Ces quartiers ne sont pas des déserts économiques : Dharavi est un centre actif du cuir, de la poterie et du recyclage.

À l'autre bout de l'échelle sociale, les plus riches s'enferment dans des quartiers fermés (gated communities), gardés et clôturés : Alphaville, près de São Paulo, lancé en 1973 ; les barrios cerrados de Buenos Aires ; les ensembles sécurisés de Johannesburg, où l'héritage de l'apartheid (loi sur les zones de groupe, 1950) se double d'une ségrégation par le revenu. À São Paulo, la favela de Paraisópolis jouxte les tours de luxe du Morumbi : la proximité spatiale n'efface pas la distance sociale.

Les métropoles du Nord connaissent elles aussi de fortes inégalités. Saskia Sassen parle de ville duale : la ville globale attire à la fois des emplois très qualifiés (finance, conseil) et des emplois peu payés à leur service (nettoyage, restauration, livraison). À New York ou à Londres, les sans-abri côtoient les quartiers d'affaires, et l'accès au logement devient la première source d'inégalité.

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Des métropoles en mutation : reconversion, verticalisation, gentrification

Pour tenir leur rang, les métropoles se transforment sans cesse. Plusieurs mutations dominent.

Reconvertir les friches. Les anciens espaces portuaires et industriels deviennent des quartiers d'affaires ou de loisirs (waterfronts). À Londres, la London Docklands Development Corporation, créée en 1981, reconvertit les docks abandonnés ; la tour One Canada Square, à Canary Wharf, est achevée en 1991. À Bilbao, le musée Guggenheim, ouvert en 1997, donne son nom à l'« effet Bilbao » : un équipement culturel spectaculaire pour relancer une ville industrielle.

Verticaliser et se mettre en vitrine. Les tours affichent la puissance : Burj Khalifa à Dubaï (828 m, inaugurée en 2010), Shanghai Tower (632 m, achevée en 2015). Ce marketing urbain vise à attirer investisseurs, touristes et grands événements (Jeux olympiques de Pékin en 2008, de Londres en 2012).

Gentrification : transformation d'un quartier populaire par l'arrivée de ménages plus aisés, qui fait monter les prix et évince peu à peu les habitants modestes.

Gentrifier les centres. La sociologue Ruth Glass forge le mot en 1964 à propos de Londres. À New York, la promenade de la High Line, ouverte en 2009 sur une voie ferrée aérienne désaffectée, accélère la hausse des prix à Chelsea. Le phénomène gagne les métropoles des Suds : centre historique de Mexico, quartiers anciens du Cap.

Vers des métropoles durables et inclusives ? Curitiba (Brésil) crée dès 1974 un réseau de bus à haut niveau de service, imité par le TransMilenio de Bogotá (2000). À Medellín, le Metrocable, téléphérique ouvert en 2004, relie les quartiers informels des collines au métro. En 2015, l'ONU fait des villes ouvertes à tous, sûres, résilientes et durables son 11e objectif de développement durable.

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Acteurs et débats : qui fabrique la métropole, et à quel prix ?

Les acteurs. Les États restent décisifs : la Chine crée Shenzhen (1980) et Pudong (1990), le Nigeria transfère sa capitale de Lagos à Abuja en 1991. Les municipalités mènent des politiques de transport, de logement et d'image, et se regroupent en réseaux, comme le C40, fondé en 2005 pour agir contre le changement climatique. Les acteurs privés (firmes transnationales, promoteurs, fonds d'investissement) financent tours et quartiers d'affaires. Les habitants et leurs associations résistent aux expulsions ou obtiennent la régularisation de leur quartier. Les organisations internationales (ONU-Habitat, Banque mondiale) financent et évaluent.

Premier débat : moteur ou menace ? Pour ses défenseurs, la concentration crée des économies d'agglomération : vaste marché du travail, circulation des idées, productivité élevée ; les métropoles tireraient la croissance de tout un pays. Pour ses critiques, elle creuse l'écart avec les territoires délaissés, consomme sols et ressources, expose à la congestion, à la pollution et aux épidémies : en 2020, la Covid-19 se diffuse d'abord de métropole en métropole (Wuhan, Milan, New York) par les grands nœuds aériens.

Deuxième débat : le « droit à la ville ». Formulée par le philosophe Henri Lefebvre en 1968, l'idée que tous les habitants doivent pouvoir profiter des ressources urbaines inspire les mouvements contre les expulsions et la gentrification ; le Nouveau Programme pour les villes, adopté à Quito en 2016 (conférence Habitat III), y fait référence.

Troisième débat : comment mesurer ? Chaque État délimite ses villes à sa manière. Dans sa révision de 2025 des World Urbanization Prospects, l'ONU applique une méthode harmonisée fondée sur la densité : Jakarta passe alors en tête (environ 42 millions d'habitants), devant Dacca et Tokyo. Un classement de villes dépend toujours de la définition retenue : il faut la citer.

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Pièges à éviter

Piège 1 : confondre mégapole et ville mondiale. Lagos est une mégapole, pas une ville mondiale de premier rang ; Zurich est une place financière mondiale sans être une mégapole. Précise toujours le critère : la taille ou la fonction.

Piège 2 : confondre urbanisation et métropolisation. L'urbanisation est la hausse de la part des citadins ; la métropolisation est la concentration des fonctions de commandement dans les plus grandes villes. Un pays très urbanisé peut n'avoir aucune métropole mondiale.

Piège 3 : opposer mécaniquement Nord et Sud. Shanghai ou Singapour rivalisent avec New York ; Detroit décline ; New York a ses sans-abri et São Paulo ses tours de luxe. Le programme parle d'un processus « différencié » : nuance toujours.

Piège 4 : réduire les bidonvilles à la misère. Ce sont des quartiers organisés, productifs, souvent anciens, où s'inventent des solutions ; une vision uniquement misérabiliste est un contresens.

Piège 5 : traiter le cas français ici. Paris, Lyon ou Toulouse relèvent de la question « La France : la métropolisation et ses effets ». Dans ce chapitre, les exemples doivent couvrir plusieurs continents.

Piège 6 : donner des chiffres sans source ni date. « Tokyo, environ 37 millions d'habitants (ONU, 2018) » vaut mieux que « Tokyo, la plus grande ville du monde » : selon la définition retenue, le classement change.

En bref
  • 30 % de citadins en 1950, 55 % en 2018, 68 % prévus en 2050 (ONU) : la croissance urbaine se fait surtout en Asie et en Afrique.
  • La métropolisation concentre population, richesses et surtout fonctions de commandement dans les plus grandes villes.
  • Mégapole (plus de 10 millions d'habitants : 2 en 1950, 33 en 2018) ≠ ville mondiale (commandement planétaire : Londres et New York au sommet).
  • Les métropoles forment un réseau hiérarchisé, un archipel dont le centre de gravité glisse vers l'Asie orientale.
  • Inégales entre elles : villes mondiales, métropoles émergentes, mégapoles pauvres peu intégrées, villes en décroissance (Detroit).
  • Inégales en leur sein : bidonvilles (de l'ordre d'un milliard d'habitants), quartiers fermés, ville duale, fragmentation.
  • En mutation : reconversion des friches, verticalisation, gentrification, politiques de ville durable (objectif 11 de l'ONU, 2015).
Bloqué sur ce chapitre ?

Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

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