06 29 33 79 32 Je réserve ici

1ʳᵉ · Français · Pluie et vent sur Télumée Miracle

Le parcours associé au roman de Simone Schwarz-Bart s’intitule « tisser les mémoires, habiter le monde ». Dans Pluie et vent sur Télumée Miracle, la mémoire est-elle ce qui permet d’habiter le monde ?

Sujet de dissertation — Pluie et vent sur Télumée Miracle, 1ère

← Les 30 sujets de « Pluie et vent sur Télumée Miracle »
Analyse des termes

« Tisser » suppose un travail patient qui noue des fils venus de plusieurs vies, tandis qu'« habiter » désigne moins une adresse qu’une manière de tenir une place. Le sujet met en tension un héritage qui vient du passé et une installation qui se joue au présent : la mémoire peut aussi bien fonder que paralyser.

Problématique

La mémoire des ancêtres est-elle, dans le roman, la condition de l’habitation du monde, ou une charge dont Télumée doit d’abord apprendre à faire quelque chose ?

Le plan en trois parties

I

Sans mémoire reçue, aucune place ne se tient

  1. Le roman s’ouvre sur une réflexion qui lie d’emblée l’étendue du pays à la manière de l’habiter : habiter n’est pas occuper, c’est mesurer le monde depuis un cœur déjà instruit.Première partie, les pages liminaires sur le pays et la manière de l’habiter
  2. La narratrice ne commence pas par elle-même mais par l’aïeule affranchie et abandonnée : l’individu n’a de contours que rapporté à la chaîne qui le précède.Première partie, l’affranchissement de Minerve et son abandon
  3. L’éducation de la grand-mère procède par sentences empruntées aux bêtes, aux plantes et au temps : la mémoire se transmet moins comme un récit que comme un outillage mental transportable.Deuxième partie, les leçons en proverbes de Reine Sans Nom
TransitionSi la mémoire équipe l’héroïne, il reste à savoir ce qu’elle transmet vraiment, et le contenu de cet héritage est d’abord une histoire de violence.
II

Mais la mémoire seule peut accabler ou retirer du monde

  1. Ce que Man Cia transmet du temps des plantations est une mémoire de corps marqués et de terres volées : savoir cela ne rend pas le monde plus habitable, cela en révèle l’injustice persistante.Deuxième partie, l’évocation du temps des maîtres par Man Cia
  2. La vieille femme finit par quitter l’apparence humaine : l’excès de mémoire peut conduire à sortir du monde des vivants plutôt qu’à s’y installer.Deuxième partie, la dernière rencontre avec Man Cia et sa métamorphose
  3. La mort de la grand-mère laisse Télumée avec des paroles mais sans voix pour les redire : l’héritage devient un poids dès qu’il n’est plus porté par quelqu’un de vivant.Deuxième partie, les dernières paroles et la mort de Reine Sans Nom
TransitionPuisque la mémoire brute écrase ou exile, il faut examiner le traitement que le roman lui fait subir pour la rendre habitable.
III

Habiter suppose de reprendre la mémoire en gestes et en lieu

  1. Après la mort d’Amboise, Télumée ne commémore pas : elle reprend ses travaux et refuse de se défaire, convertissant le souvenir en tenue quotidienne.Deuxième partie, le deuil de Télumée et la reprise des travaux
  2. L’installation à La Folie transforme la mémoire en topographie : choisir un lieu, y bâtir une case et y ouvrir un jardin, c’est inscrire l’héritage dans une terre.Deuxième partie, l’installation à La Folie
  3. Les dernières pages montrent une femme à son jardin, sans crainte de la mort : l’habitation est accomplie quand la mémoire ne se raconte plus, mais se travaille.Deuxième partie, les dernières pages, la narratrice à son jardin
Ouverture

Un roman peut-il transmettre une mémoire collective autrement qu’en la faisant passer par une vie singulière ?

← Les 30 sujets de « Pluie et vent sur Télumée Miracle »
Bloqué sur ce chapitre ?

Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

Prof de français à Marseille · Cours particuliers au lycée · Aide aux devoirs