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Contraction de texte et essai (voie technologique) : résumer, réagir, argumenter

Maîtriser les deux épreuves écrites de l'EAF technologique : contraction d'un texte argumentatif et rédaction d'un essai structuré

À propos de cette page
Ce lexique sur « Contraction de texte et essai (voie technologique) : résumer, réagir, argumenter » en première donne les définitions précises dont on a besoin au bac : chaque terme avec ses synonymes, ses antonymes et les distinctions à ne pas manquer. Au programme : L'épreuve : deux exercices, une seule compétence, Les six règles de la contraction, Contracter pas à pas : le texte fil rouge, Reformuler sans paraphraser : les quatre gestes. Le sens de chaque mot est repris selon l'époque et selon le point de vue, parce qu'une définition bien posée ouvre une partie de devoir. Les repères d'analyse sont expliqués avec l'usage qu'on en fait dans une copie. Lexique gratuit rédigé par un professeur particulier à Marseille pour les élèves de première.

Contraction de texte

Réduction d'un texte argumentatif au quart de sa longueur, qui en conserve le mouvement, les articulations et la thèse, sans rien y ajouter ni en citer.

Synonymes

  • Résumé — le résumé scolaire tolère souvent le regroupement thématique ; la contraction impose l'ordre du texte et un nombre de mots
  • Condensation — terme descriptif, qui dit l'opération mais pas les règles de l'épreuve

Antonymes

  • Commentaire — le commentaire parle du texte et de ses procédés ; la contraction parle comme le texte, à la troisième personne
  • Développement — le développement explicite ce que le texte laisse implicite ; la contraction n'explicite rien

À ne pas confondre

  • Synthèse de documents — la synthèse confronte plusieurs textes et les organise librement ; la contraction suit un texte unique dans son ordre

Selon l'époque et le point de vue — L'exercice vient du résumé de concours du XIXe siècle, longtemps pratiqué en classes préparatoires et en BTS ; il est devenu en 2019 l'un des deux exercices de l'EAF technologique.

Ce que le mot permet d'écrire — Le correcteur vérifie d'abord trois choses : le total de mots annoncé, l'absence de « je » et l'absence de guillemets. Ce sont les trois points qu'une relecture de trois minutes sauve.

Essai

Devoir rédigé d'environ 500 à 700 mots qui répond à une question liée au texte par une réflexion personnelle organisée, appuyée sur des exemples.

Synonymes

  • Dissertation — la dissertation de la voie générale porte sur une œuvre au programme ; l'essai part d'une question et d'une culture libre
  • Réflexion argumentée — formule exacte quant à l'attendu, mais qui oublie l'exigence de structure et d'exemples

Antonymes

  • Contraction — l'essai exige précisément ce que la contraction interdit : une pensée à soi et des exemples extérieurs
  • Récitation de cours — réciter les types d'arguments ou les procédés est l'anti-essai par excellence

À ne pas confondre

  • Opinion — l'opinion s'affirme, l'essai s'éprouve : il examine ce qui résiste à ce qu'il avance

Selon l'époque et le point de vue — Le mot vient de Montaigne, qui nomme Essais (1580) des textes où il « essaie » sa pensée sans la figer ; l'exercice scolaire garde de lui l'idée d'une pensée en mouvement.

Ce que le mot permet d'écrire — Écrire dans la copie : « on peut objecter que… », « cet exemple montre cependant sa limite… ». C'est ce mouvement, pas la quantité d'exemples, qui fait la note.

Thèse

Idée principale qu'un texte argumentatif entreprend de faire admettre ; elle répond à une question implicite ou explicite.

Synonymes

  • Position — la position peut rester affichée sans preuve ; la thèse est soutenue par des arguments

Antonymes

  • Antithèse — l'antithèse est la position adverse, souvent citée dans le texte pour être réfutée

À ne pas confondre

  • Sujet — le sujet est ce dont on parle (la liberté) ; la thèse est ce qu'on en dit (aucune force ne fonde un droit)
  • Argument — l'argument soutient la thèse ; confondre les deux produit une contraction qui répète cinq fois la même chose

Selon l'époque et le point de vue — Chez Rousseau ou Montesquieu, la thèse est souvent différée : le texte commence par une question ou par une concession, et la thèse n'apparaît qu'à la fin.

Ce que le mot permet d'écrire — Dans la contraction, la thèse doit se trouver à la place où le texte la met, pas en tête. La remonter en première phrase est une réorganisation, donc une faute.

Argument

Raison avancée pour faire admettre la thèse ; il se formule comme une proposition générale qu'on pourrait discuter.

Synonymes

  • Raison — terme courant, moins précis : toute raison invoquée n'est pas construite comme un argument

Antonymes

  • Affirmation — l'affirmation pose sans justifier ; l'argument porte sa justification avec lui

À ne pas confondre

  • Exemple — l'exemple est un cas particulier qui illustre ou éprouve l'argument ; un exemple seul n'argumente pas

Selon l'époque et le point de vue — La rhétorique antique classait déjà les arguments (autorité, analogie, causalité) ; ces catégories servent à les repérer, jamais à remplir un essai.

Ce que le mot permet d'écrire — Dans la contraction, chaque argument vaut une proposition. Si votre brouillon compte sept arguments pour 160 mots disponibles, c'est que vous avez pris des exemples pour des arguments.

Exemple

Cas particulier, emprunté aux textes, à l'histoire ou à l'expérience, qui met un argument à l'épreuve du concret.

Synonymes

  • Illustration — l'illustration décore un argument déjà admis ; l'exemple bien employé le teste et peut le nuancer

Antonymes

  • Généralité — la généralité est ce que l'exemple doit éviter : « de tout temps, les hommes… » n'est l'exemple de rien

À ne pas confondre

  • Référence — la référence nomme une œuvre ; l'exemple raconte en deux phrases la scène précise qui prouve quelque chose

Selon l'époque et le point de vue — L'apologue, la fable, le conte philosophique du XVIIIe siècle sont des exemples développés jusqu'à devenir récits — ils prouvent en racontant.

Ce que le mot permet d'écrire — Dans l'essai, écrire après chaque exemple la phrase qui commence par « ce qui montre que… ». Sans elle, l'exemple n'est qu'un nom lâché.

Mouvement du texte

Étape du raisonnement ; un texte argumentatif en compte généralement trois à cinq, repérables aux connecteurs et aux ruptures de paragraphe.

Synonymes

  • Étape — mot neutre ; « mouvement » insiste sur le fait que le texte se déplace et ne se contente pas d'énumérer

Antonymes

  • Thème — le thème est ce qui revient, le mouvement ce qui avance ; contracter par thèmes détruit la logique du texte

À ne pas confondre

  • Paragraphe — un mouvement peut couvrir trois paragraphes, ou deux mouvements tenir dans un seul

Selon l'époque et le point de vue — L'analyse par mouvements est aussi le cadre de l'explication linéaire à l'oral : le même geste sert aux deux épreuves.

Ce que le mot permet d'écrire — Au brouillon, un trait dans la marge à chaque mouvement, et un titre de trois mots. Ces titres, rédigés et reliés, sont déjà la moitié de la contraction.

Reformulation

Expression d'une idée du texte avec des mots entièrement choisis par le candidat, plus brefs que ceux de l'auteur.

Synonymes

  • Réécriture — la réécriture peut allonger ou transposer ; la reformulation de contraction condense toujours

Antonymes

  • Citation — la citation garde les mots de l'auteur, ce que l'exercice interdit
  • Paraphrase — la paraphrase suit la phrase mot à mot en changeant des synonymes : même longueur, aucun travail de pensée

À ne pas confondre

  • Interprétation — interpréter, c'est dire ce que le texte veut dire au-delà de ce qu'il dit : c'est un ajout, donc une faute ici

Selon l'époque et le point de vue — L'exercice de reformulation vient des classes de rhétorique, où l'on s'entraînait à redire une même pensée de dix manières différentes.

Ce que le mot permet d'écrire — Une bonne reformulation se reconnaît à ceci : elle emploie une catégorie grammaticale différente du texte (un nom là où il y avait un verbe, une subordonnée là où il y avait deux phrases).

Paraphrase

Reprise d'une phrase du texte avec quelques synonymes, sans gain de longueur ni d'analyse.

Synonymes

  • Redite — la redite répète à l'identique, la paraphrase se déguise, ce qui la rend plus difficile à voir dans sa propre copie

Antonymes

  • Condensation — la condensation gagne des mots et de la clarté, exactement ce que la paraphrase ne fait pas

À ne pas confondre

  • Reformulation — test simple : comptez les mots. Si votre phrase fait la même longueur que celle de l'auteur, c'est de la paraphrase

Selon l'époque et le point de vue — Le mot est neutre en théologie et en musique (paraphraser un choral) ; c'est l'école qui en a fait un défaut.

Ce que le mot permet d'écrire — Le remède est matériel : fermer le sujet, écrire de mémoire, rouvrir ensuite pour vérifier. On ne paraphrase que le texte qu'on a sous les yeux.

Énonciation

Manière dont un texte inscrit celui qui parle et celui à qui l'on parle : personnes, temps, marques de subjectivité.

Synonymes

  • Situation de parole — formule concrète, utile à l'oral ; « énonciation » nomme en plus les traces linguistiques repérables

Antonymes

  • Énoncé — l'énoncé est le texte produit, l'énonciation l'acte qui le produit

À ne pas confondre

  • Point de vue — le point de vue concerne la perception dans un récit ; l'énonciation concerne la prise de parole

Selon l'époque et le point de vue — La linguistique de Benveniste, au XXe siècle, a séparé le plan du discours (je, tu, présent) et celui de l'histoire ; l'école en a tiré ses grilles d'analyse.

Ce que le mot permet d'écrire — En contraction, l'énonciation du texte disparaît : les « messieurs » d'un discours, les « je » d'un essai, les questions à l'auditoire sont convertis en troisième personne neutre.

Connecteur logique

Mot ou groupe de mots qui marque le rapport entre deux idées : opposition, cause, conséquence, concession, addition.

Synonymes

  • Articulateur — terme plus large, qui inclut les organisateurs de texte (d'abord, enfin) sans valeur logique

Antonymes

  • Juxtaposition — juxtaposer laisse le lecteur deviner le lien ; en contraction, cela efface le raisonnement

À ne pas confondre

  • Transition — le connecteur relie deux phrases, la transition relie deux parties d'un devoir

Selon l'époque et le point de vue — Les textes classiques enchaînent par « or », « donc », « cependant » ; la prose moderne les sous-entend davantage, ce qui complique la contraction.

Ce que le mot permet d'écrire — Un connecteur coûte un mot et en fait gagner dix : « si… alors », « bien que », « faute de quoi » remplacent une phrase entière d'explication.

Concession

Point accordé à la position adverse avant de lui répondre ; elle renforce la thèse au lieu de l'affaiblir.

Synonymes

  • Admission provisoire — périphrase exacte : on accorde pour un temps, pas définitivement

Antonymes

  • Renoncement — le renoncement abandonne la thèse, la concession la consolide en montrant qu'elle a vu l'objection

À ne pas confondre

  • Contradiction — se contredire, c'est soutenir deux thèses incompatibles ; concéder, c'est en soutenir une en reconnaissant ce qui la limite

Selon l'époque et le point de vue — Rousseau ouvre souvent par une concession apparente (« si je ne considérais que la force… ») avant de la retourner : c'est un mouvement à repérer absolument.

Ce que le mot permet d'écrire — Dans la contraction, une concession se rend par « certes… mais » ou « si… alors » : la supprimer revient à supprimer le raisonnement. Dans l'essai, elle est la marque d'un devoir qui pense.

Réfutation

Démonstration qu'une thèse adverse est fausse ou insuffisante, en attaquant ses arguments ou ses conséquences.

Synonymes

  • Contestation — on conteste sans nécessairement démontrer ; la réfutation démonte un argument précis

Antonymes

  • Adhésion — adhérer, c'est reprendre la thèse à son compte, mouvement inverse de la réfutation

À ne pas confondre

  • Concession — la concession accorde un point pour mieux réfuter le reste ; elles se suivent presque toujours

Selon l'époque et le point de vue — Le raisonnement par l'absurde — pousser la thèse adverse jusqu'à sa conséquence intenable — est la réfutation favorite du XVIIIe siècle.

Ce que le mot permet d'écrire — Repérer la réfutation évite le contresens majeur : une phrase de texte peut énoncer une thèse que l'auteur combat. La contracter comme sienne coûte la moitié de la note.

Ironie

Procédé par lequel on fait entendre le contraire de ce qu'on dit, au moyen d'un décalage perceptible entre le propos et ce qu'on sait de l'auteur.

Synonymes

  • Antiphrase — l'antiphrase est la figure ponctuelle ; l'ironie peut tenir un texte entier

Antonymes

  • Sincérité — un texte sincère se contracte directement ; un texte ironique demande une conversion préalable

À ne pas confondre

  • Humour — l'humour fait rire sans viser ; l'ironie attaque une cible et sert un argument

Selon l'époque et le point de vue — Le chapitre « De l'esclavage des nègres » de Montesquieu (De l'esprit des lois, 1748) aligne des arguments esclavagistes absurdes pour en faire le procès : c'est l'exemple canonique.

Ce que le mot permet d'écrire — Dans la contraction, on n'imite pas l'ironie et on ne la commente pas : on restitue la thèse réelle en posant un seul verbe de feinte — « l'auteur feint de justifier… ».

Modalisateur

Marque par laquelle un locuteur nuance son propos : adverbe, verbe d'opinion, conditionnel, guillemets de distance.

Synonymes

  • Marque de subjectivité — plus large : inclut le lexique appréciatif, que le modalisateur seul ne recouvre pas

Antonymes

  • Assertion — l'assertion pose le fait sans le filtrer ; le modalisateur l'atténue ou le renforce

À ne pas confondre

  • Connecteur — le connecteur relie deux idées, le modalisateur qualifie le degré de certitude d'une seule

Selon l'époque et le point de vue — La prose d'idées moderne modalise beaucoup (« il semble que », « sans doute ») : c'est l'une des différences de ton avec les textes classiques.

Ce que le mot permet d'écrire — Les modalisateurs se contractent, ils ne se suppriment pas : « il semble que » ne peut pas devenir « il est certain que ». Un adverbe suffit : « probablement ».

Problématique

Question précise qui organise un devoir, en faisant apparaître la tension entre deux réponses également défendables.

Synonymes

  • Question directrice — formulation scolaire équivalente, qui insiste sur son rôle d'organisation

Antonymes

  • Thème — un thème ne se discute pas ; une problématique appelle un oui et un non également argumentables

À ne pas confondre

  • Sujet d'essai — le sujet est donné ; la problématique est le travail du candidat pour en faire apparaître l'enjeu

Selon l'époque et le point de vue — L'exigence de problématisation est récente dans l'école française : les devoirs du XIXe siècle demandaient d'abord de bien disposer un sujet.

Ce que le mot permet d'écrire — Test : si votre problématique appelle une réponse évidente, elle est mal posée. Reformulez-la en « à quelles conditions… » ou « jusqu'où… ».

Transition

Phrase ou court paragraphe qui clôt un mouvement du devoir et justifie le passage au suivant par un manque à combler.

Synonymes

  • Charnière — image du mécanisme ; « transition » désigne le texte effectivement rédigé

Antonymes

  • Rupture — passer à la suite sans transition laisse croire que le plan a été plaqué avant la réflexion

À ne pas confondre

  • Annonce de plan — l'annonce est en introduction et vaut promesse ; la transition, au fil du devoir, est une preuve de progression

Selon l'époque et le point de vue — La transition est la marque du devoir en trois parties de la tradition française ; l'essai en garde l'exigence, avec plus de souplesse.

Ce que le mot permet d'écrire — Une bonne transition dit ce que la partie précédente n'a pas réglé : « reste à savoir si… ». Elle ne résume pas, elle relance.

Les repères du programme

Ces couples de mots sont les outils qui font les plans : savoir les employer vaut mieux que connaître un auteur de plus.

Reformuler / paraphraser

Reformuler, c'est dire l'idée autrement et plus court ; paraphraser, c'est redire la phrase avec des synonymes, sans rien gagner.

Ce qu'il débloque — Sépare une contraction qui travaille d'une contraction qui recopie en se déguisant.

Exemple — Les 24 mots de Rousseau sur le peuple qui secoue le joug deviennent : la soumission au plus fort n'a d'autre valeur que la prudence (11 mots).

Ordre du texte / ordre des idées

L'ordre du texte est celui de l'auteur, imposé par l'exercice ; l'ordre des idées serait celui que le candidat trouve plus logique.

Ce qu'il débloque — Permet de repérer la faute la plus invisible : une contraction exacte, mais réorganisée.

Exemple — Commencer par « seule l'autorité légitime oblige », qui est la dernière phrase du fil rouge, suffit à faire chuter la note.

Contracter / commenter

Contracter, c'est reprendre le raisonnement à son compte ; commenter, c'est parler du texte et de celui qui l'écrit.

Ce qu'il débloque — Explique pourquoi « l'auteur explique ensuite que… », répété cinq fois, est un défaut et pas une précaution.

Exemple — Sur le texte de Rousseau, la force n'oblige pas est une contraction ; Rousseau montre alors que la force n'oblige pas est un commentaire qui coûte cinq mots.

Exemple / argument

L'argument est la raison générale ; l'exemple est le cas particulier qui la met à l'épreuve.

Ce qu'il débloque — Sert des deux côtés : à hiérarchiser ce qu'on garde dans la contraction, à construire les paragraphes de l'essai.

Exemple — Antigone n'est pas un argument : elle devient argumentative dès qu'on en tire que la désobéissance légitime assume publiquement sa faute.

Question fermée / question ouverte

La question fermée appelle oui ou non ; la question ouverte demande à quelles conditions et jusqu'où.

Ce qu'il débloque — Transforme un sujet d'essai apparemment simple en sujet discutable.

Exemple — « Faut-il obéir aux lois injustes ? » devient : « à quelles conditions un refus d'obéir cesse-t-il d'être un simple caprice ? ».

Opinion / réflexion

L'opinion s'affirme et se défend ; la réflexion examine aussi ce qui lui résiste.

Ce qu'il débloque — Distingue les essais notés autour de 5 de ceux qui dépassent 7 : la présence d'une objection prise au sérieux.

Exemple — Écrire « on peut objecter que la désobéissance de chacun ruinerait toute loi », puis répondre, vaut plus que trois exemples supplémentaires.

Dire / faire dire

Un texte peut énoncer une thèse pour la combattre : ce qu'il dit n'est pas toujours ce qu'il soutient.

Ce qu'il débloque — Évite le contresens sur les textes ironiques, les réfutations et les discours rapportés.

Exemple — Montesquieu, en 1748, dit que les esclaves ne sauraient être des hommes, et fait entendre exactement l'inverse.

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