Annales du brevet · Développement construit · Géographie · Le sujet
Correction développement construit : Des Français partagés sur l'Union européenne
Le plan
- Des Français attachés à l'Europe
- L'euro (2002) et les voyages sans passeport dans l'espace Schengen
- Erasmus, la PAC, les fonds européens des Hauts-de-France aux outre-mer
- La paix sur un continent longtemps en guerre
- Des Français méfiants
- Des décisions jugées lointaines, une souveraineté réduite
- La crainte de la concurrence et des délocalisations
- Les agriculteurs mobilisés début 2024
- Un partage visible dans les votes
- Maastricht (1992) : environ 51 % de « oui »
- 2005 : près de 55 % de « non » au traité constitutionnel
- 2024 : une abstention élevée, une liste très critique envers l'Union en tête
Le développement construit rédigé
La France est l'un des pays fondateurs de la construction européenne, mais les Français restent divisés sur l'Union européenne. Certains y voient une protection et une chance, d'autres une menace pour leur souveraineté, leurs emplois ou leur agriculture. Nous verrons d'abord ce qui rattache les Français à l'Europe, puis les raisons de leur méfiance, avant de montrer comment ce partage s'exprime dans les votes.
D'abord, beaucoup de Français sont attachés aux réalisations concrètes de l'Europe. Ils utilisent l'euro depuis 2002 et voyagent sans passeport dans l'espace Schengen. Des dizaines de milliers d'étudiants français partent chaque année avec Erasmus. Les agriculteurs bénéficient de la PAC, et de nombreuses régions, des Hauts-de-France aux outre-mer, reçoivent des fonds européens. Pour beaucoup, l'Union garantit aussi la paix sur un continent longtemps déchiré par les guerres.
Ensuite, une partie des Français se méfie de l'Union. Certains lui reprochent de décider loin des citoyens, à Bruxelles, et de réduire la souveraineté nationale. D'autres l'accusent de favoriser la concurrence et les délocalisations. Début 2024, de nombreux agriculteurs ont manifesté contre des normes européennes jugées trop lourdes et contre un projet d'accord commercial avec le Mercosur, en Amérique du Sud.
Enfin, ce partage apparaît dans les votes. En 1992, le traité de Maastricht n'est approuvé par référendum qu'avec environ 51 % de « oui ». En 2005, près de 55 % des votants rejettent le traité établissant une Constitution pour l'Europe. Aux élections européennes, environ un électeur sur deux ne vote pas, et en 2024, la liste du Rassemblement national, très critique envers l'Union, arrive en tête avec plus de 30 % des voix.
Ainsi, les Français sont partagés entre l'attachement aux avantages concrets de l'Union et la crainte de perdre leur souveraineté ou leurs protections. Ce débat, très présent à chaque élection, montre que la construction européenne doit encore convaincre les citoyens.
Autres sujets : La France dans l'Union européenne
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