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La domestication des plantes
Sélection par l'être humain (téosinte et maïs, blé), traits de domestication, techniques d'amélioration (hybridation, sélection, génie génétique), enjeux de biodiversité cultivée (programme de Terminale spécialité SVT)
À propos de cette page
Choisis ton niveau. Questions et réponses mélangées à chaque partie. Bonne chance !
Les 24 questions du QCM en version texte
Pour réviser sans écran ou imprimer : chaque question avec ses propositions ; la bonne réponse et son explication se déplient.
Niveau facile — 8 questions
La domestication des plantes a commencé :
- A. à l'Antiquité romaine, il y a environ 2 000 ans
- B. au Néolithique, il y a environ 10 000 ans
- C. au Paléolithique, il y a environ 100 000 ans
- D. au Moyen Âge, avec l'essor des monastères
Réponse
B. au Néolithique, il y a environ 10 000 ans — Les premières plantes cultivées datent du Néolithique, il y a environ 10 000 ans, dans plusieurs foyers indépendants (Croissant fertile, Mésoamérique, Chine…).
L'ancêtre sauvage du maïs est :
- A. le sorgho
- B. le millet
- C. le blé amidonnier
- D. la téosinte
Réponse
D. la téosinte — Le maïs a été domestiqué au Mexique à partir d'une téosinte ; les deux formes appartiennent à la même espèce, Zea mays.
Chez une céréale cultivée, un rachis non fragile signifie que :
- A. les grains restent sur l'épi à maturité
- B. les grains tombent seuls au sol à maturité
- C. la tige casse sous le poids de l'épi
- D. les grains germent encore sur l'épi
Réponse
A. les grains restent sur l'épi à maturité — L'épi ne se désarticule plus : les grains restent en place jusqu'à la récolte. C'est un trait majeur de domestication.
Le blé tendre est une espèce :
- A. diploïde, 2n = 14
- B. tétraploïde, 2n = 28
- C. hexaploïde, 2n = 42
- D. octoploïde, 2n = 56
Réponse
C. hexaploïde, 2n = 42 — Le blé tendre réunit trois génomes (AABBDD) de 7 paires de chromosomes chacun : 2n = 6x = 42.
Une variété est :
- A. un ensemble d'espèces cultivées dans une même région
- B. un hybride stérile issu du croisement de deux espèces
- C. des individus d'une espèce aux caractères stables
- D. une plante sauvage apparentée à une espèce cultivée
Réponse
C. des individus d'une espèce aux caractères stables — Une variété regroupe des individus d'une même espèce, distincts, homogènes et stables, obtenus par sélection.
La transgénèse consiste à :
- A. introduire dans un génome un gène d'une autre espèce
- B. croiser deux variétés différentes d'une même espèce cultivée
- C. doubler le nombre de chromosomes d'un hybride stérile
- D. semer chaque année les graines des plus beaux individus
Réponse
A. introduire dans un génome un gène d'une autre espèce — La transgénèse est une technique de génie génétique : un gène d'une autre espèce (bactérie, autre plante…) est intégré au génome.
Une banque de graines sert à :
- A. produire des semences hybrides vendues aux agriculteurs
- B. stocker les récoltes en cas de famine mondiale
- C. remplacer les variétés anciennes par des variétés modernes
- D. conserver la diversité génétique des plantes cultivées
Réponse
D. conserver la diversité génétique des plantes cultivées — Les banques de graines conservent ex situ des variétés et des espèces apparentées, réservoirs d'allèles pour la sélection future.
Une plante cultivée diffère souvent de son ancêtre sauvage par :
- A. des graines plus petites et beaucoup plus nombreuses
- B. des graines plus grosses et une dormance réduite
- C. des défenses chimiques plus toxiques
- D. une dispersion des graines plus efficace
Réponse
B. des graines plus grosses et une dormance réduite — Graines plus grosses et germination rapide après le semis font partie du syndrome de domestication ; la dispersion et les défenses sont au contraire réduites.
Niveau moyen — 8 questions
Un hybride F1 entre deux lignées pures de maïs est :
- A. hétérogène : chaque plante reçoit des allèles différents
- B. homozygote pour tous les gènes, comme ses deux parents
- C. homogène : toutes les plantes ont le même génotype
- D. stérile, car les deux lignées sont trop éloignées
Réponse
C. homogène : toutes les plantes ont le même génotype — Chaque lignée pure ne produit qu'un type de gamète : toutes les plantes F1 ont le même génotype, hétérozygote.
Deux espèces diploïdes, à 2n = 10 et 2n = 24 chromosomes, s'hybrident. L'hybride obtenu a :
- A. 17 chromosomes, en général stérile
- B. 34 chromosomes, le plus souvent fertile
- C. 17 chromosomes, le plus souvent fertile
- D. 34 chromosomes, le plus souvent stérile
Réponse
A. 17 chromosomes, en général stérile — L'hybride reçoit 5 + 12 = 17 chromosomes, sans homologues : la méiose échoue et il est stérile tant que ses chromosomes ne sont pas doublés (34).
Chez le maïs, l'allèle du gène tb1 retenu par la domestication :
- A. réduit la taille et le nombre des grains de l'épi
- B. fait disparaître l'enveloppe dure autour du grain
- C. rend l'épi fragile et le fait se désarticuler
- D. est plus exprimé et limite les ramifications
Réponse
D. est plus exprimé et limite les ramifications — tb1 freine la croissance des ramifications latérales ; plus exprimé chez le maïs, il rend la plante compacte. Le grain nu dépend d'un autre gène, tga1.
Un agriculteur ressème les graines récoltées sur un maïs hybride F1. Il obtient :
- A. une récolte en tout point identique à celle de la F1
- B. des plantes hétérogènes au rendement plus faible
- C. des plantes toutes stériles, sans aucun grain
- D. une nouvelle espèce polyploïde et plus vigoureuse
Réponse
B. des plantes hétérogènes au rendement plus faible — La F2 résulte des brassages de la méiose des plantes F1 : elle est hétérogène et perd une partie de la vigueur hybride.
Une espèce cultivée possède une variété précoce, cultivée au nord, et une variété tardive, cultivée au sud. Ces variétés :
- A. sont interfécondables, adaptées à des climats différents
- B. sont deux espèces distinctes, isolées par le climat
- C. ont été obtenues obligatoirement par génie génétique
- D. ne peuvent pas se croiser, même en serre, car trop éloignées
Réponse
A. sont interfécondables, adaptées à des climats différents — Deux variétés d'une même espèce restent interfécondables ; la sélection les a adaptées à des conditions différentes.
Pourquoi le maïs et la téosinte sont-ils considérés comme une même espèce ?
- A. ils ont exactement le même phénotype
- B. ils vivent tous deux dans la même région du Mexique
- C. leur croisement donne des descendants fertiles
- D. ils ont le même nombre d'épis par plante
Réponse
C. leur croisement donne des descendants fertiles — Le critère d'espèce est l'interfécondité avec descendance fertile, et non la ressemblance ou la répartition géographique.
Un riz modifié par CRISPR-Cas9 pour inactiver l'un de ses propres gènes :
- A. contient obligatoirement un gène d'une autre espèce
- B. porte une modification ciblée de son propre génome
- C. est issu d'une hybridation entre deux espèces
- D. a un nombre de chromosomes doublé
Réponse
B. porte une modification ciblée de son propre génome — L'édition du génome modifie à un endroit précis un gène déjà présent, sans nécessairement ajouter d'ADN étranger.
La famine irlandaise de 1845-1849 illustre surtout :
- A. l'efficacité des banques de graines
- B. les risques liés à un croisement interspécifique
- C. l'intérêt des hybrides F1 de pomme de terre
- D. la vulnérabilité d'une culture peu diversifiée
Réponse
D. la vulnérabilité d'une culture peu diversifiée — Multipliée par tubercules à partir de très peu de variétés, la pomme de terre a été ravagée d'un coup par le mildiou.
Niveau difficile — 8 questions
Un élève écrit : « Les plantes ont développé de gros grains pour nourrir l'humain. » Cette phrase est fausse car :
- A. les plantes sauvages ont des grains plus gros que les cultivées
- B. les grains ont grossi par transgénèse au cours du XXe siècle
- C. la taille des grains ne dépend pas du génome de la plante
- D. des variants existants ont été sélectionnés par l'humain
Réponse
D. des variants existants ont été sélectionnés par l'humain — La phrase est finaliste : les variants apparaissent au hasard par mutation, l'humain a retenu ceux qui avaient de gros grains.
Lequel de ces caractères serait défavorable à une téosinte vivant à l'état sauvage ?
- A. un épi qui se désarticule à maturité en fragments
- B. des grains nus, sans enveloppe protectrice
- C. des grains protégés par une cupule très dure
- D. une germination étalée sur plusieurs années
Réponse
B. des grains nus, sans enveloppe protectrice — Des grains nus sont exposés aux animaux et aux agressions ; les trois autres caractères sont ceux, avantageux, de la téosinte sauvage.
Le blé tendre hexaploïde est fertile alors que l'hybride ABD dont il dérive était stérile, car :
- A. les génomes A, B et D sont identiques entre eux
- B. l'hybride ABD a été rétrocroisé avec l'amidonnier
- C. chaque chromosome a un homologue pour s'apparier
- D. le blé tendre se reproduit uniquement par clonage
Réponse
C. chaque chromosome a un homologue pour s'apparier — Après doublement (AABBDD), chaque chromosome possède un homologue : la méiose se déroule normalement. Les génomes A, B et D restent différents.
La diversité génétique du maïs est plus faible que celle de la téosinte parce que :
- A. peu de populations fondatrices ont été mises en culture
- B. le maïs a subi bien davantage de mutations que la téosinte
- C. la téosinte a reçu des gènes du maïs par hybridation
- D. le maïs se reproduit uniquement par autofécondation
Réponse
A. peu de populations fondatrices ont été mises en culture — C'est le goulot d'étranglement de la domestication : seule une partie de la diversité sauvage a été emportée dans les champs.
Une résistance à un insecte n'existe que chez une bactérie. Pour la transférer à une variété de maïs, la seule technique possible est :
- A. la sélection massale
- B. la transgénèse
- C. le rétrocroisement
- D. l'hybridation F1
Réponse
B. la transgénèse — Aucun croisement n'est possible entre une bactérie et une plante : seule la transgénèse franchit cette barrière d'espèce.
Un élève écrit : « Les plantes issues de la sélection traditionnelle n'ont pas de génome modifié, contrairement aux OGM. » L'erreur est que :
- A. les OGM n'ont en réalité pas de génome modifié
- B. la sélection traditionnelle ajoute toujours des gènes étrangers
- C. la sélection traditionnelle ne porte que sur le phénotype
- D. toute sélection modifie le génome ; seule la méthode diffère
Réponse
D. toute sélection modifie le génome ; seule la méthode diffère — Des millénaires de sélection ont profondément modifié les génomes cultivés ; le génie génétique se distingue par une action directe sur l'ADN.
Une espèce cultivée est représentée à 90 % de ses surfaces par une seule variété. Le principal risque est que :
- A. une maladie nouvelle peut toucher presque toutes les parcelles
- B. la variété risque de redevenir sauvage en quelques générations
- C. les graines vont perdre leur dormance et germer trop tôt
- D. le rendement va baisser par excès de diversité génétique
Réponse
A. une maladie nouvelle peut toucher presque toutes les parcelles — Uniformité génétique = vulnérabilité : un parasite qui contourne la résistance de cette variété touche presque toute la culture.
Le triticale (blé dur × seigle, chromosomes doublés) est considéré comme une nouvelle espèce car :
- A. il ressemble à la fois au blé et au seigle
- B. il est cultivé sur de grandes surfaces dans le monde entier
- C. il est fertile et isolé reproductivement de ses parents
- D. il est issu d'un croisement réalisé par l'homme
Réponse
C. il est fertile et isolé reproductivement de ses parents — Une espèce se définit par l'interfécondité : le triticale est fertile entre individus, mais ses croisements avec ses parents sont très peu fertiles.
Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.
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