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Spécialité Mathématiques Terminale

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Limites de fonctions

Limites en l’infini et en un réel, asymptotes, opérations et formes indéterminées, fonction composée, comparaison et gendarmes, croissances comparées de l’exponentielle et des puissances.

À propos de cette page
Ce cours de spécialité maths de Terminale sur les limites de fonctions suit cinq parties : limites en l’infini et en un réel avec les asymptotes, opérations et formes indéterminées (terme de plus haut degré, factorisation par x − a, quantité conjuguée), limite d’une fonction composée, comparaison et théorème des gendarmes, croissances comparées de l’exponentielle et des puissances. La démonstration exigible, la croissance comparée de xⁿ et eˣ en +∞, y est rédigée en entier.
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Limites à l’infini, limites en un réel, asymptotes

Ce qu’il faut savoir

Limite infinie en +∞. limx→+∞f(x)=+∞ signifie : tout intervalle ]A;+∞[ contient toutes les valeurs f(x) pour x assez grand. On définit de même la limite −∞ (avec les intervalles ]−∞;A[) et les limites quand x→−∞.

Limite finie en +∞. limx→+∞f(x)=ℓ signifie : tout intervalle ouvert contenant ℓ contient toutes les valeurs f(x) pour x assez grand. La droite d’équation y=ℓ est alors asymptote horizontale à la courbe de f en +∞ (de même en −∞).

Limite infinie en un réel a. limx→af(x)=+∞ signifie : tout intervalle ]A;+∞[ contient toutes les valeurs f(x) pour x assez proche de a. On distingue la limite à gauche (x→a−, avec x<a) et la limite à droite (x→a+, avec x>a). Si l’une des deux est infinie, la droite d’équation x=a est asymptote verticale à la courbe.

Limite finie en un réel a. limx→af(x)=ℓ signifie que f(x) est aussi proche de ℓ que l’on veut dès que x est assez proche de a (notion intuitive, sans définition formelle au programme). Pour une fonction usuelle (polynôme, quotient, racine carrée, exponentielle) définie en a, cette limite vaut f(a) : c’est pourquoi « on remplace x par a ».

Limites de référence (n entier, n⩾1) :

Fonctionen −∞en 0en +∞
xn+∞ si n pair, −∞ si n impair0+∞
1xn0en 0+ : +∞ ; en 0− : +∞ si n pair, −∞ si n impair0
xnon définie0+∞
ex01+∞

Position relative. Si la droite y=ℓ est asymptote horizontale, le signe de f(x)−ℓ indique si la courbe est au-dessus (f(x)−ℓ>0) ou en dessous (f(x)−ℓ<0) de l’asymptote.

Exemples

Lire le tableau. limx→−∞x3=−∞ (exposant impair) et limx→−∞x4=+∞ (exposant pair). limx→−∞ex=0 : l’axe des abscisses, d’équation y=0, est asymptote horizontale à la courbe de l’exponentielle en −∞.

Deux asymptotes pour une même courbe. f(x)=4+1x sur ℝ*. En +∞ comme en −∞, 1x→0 ; par somme, limf(x)=4 : la droite y=4 est asymptote horizontale. Comme f(x)−4=1x, la courbe est au-dessus de cette asymptote pour x>0 et en dessous pour x<0. En 0 : limx→0+1x=+∞, donc limx→0+f(x)=+∞ ; de même limx→0−f(x)=−∞. La droite x=0 est asymptote verticale.

Même limite des deux côtés. g(x)=1(x−3)2 sur ℝ⧵{3}. Quand x→3, à gauche comme à droite, (x−3)2 tend vers 0 en restant strictement positif : limx→3g(x)=+∞. La droite x=3 est asymptote verticale.

Réflexe — Une limite finie ℓ en ±∞ donne une asymptote horizontale y=ℓ ; une limite infinie en un réel a donne une asymptote verticale x=a. En une valeur interdite, je calcule séparément la limite à gauche et la limite à droite.

Attention — Une courbe peut couper son asymptote horizontale : xx2+1 tend vers 0 en +∞ et pourtant vaut 0 pour x=0. Et une valeur interdite ne donne pas toujours une asymptote verticale : pour x≠3, x2−9x−3=x+3, qui tend vers 6 quand x→3.

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Opérations sur les limites et formes indéterminées

Ce qu’il faut savoir

Opérations (ℓ et ℓ′ réels ; les règles valent en +∞, en −∞ ou en un réel a ; FI = forme indéterminée).

Somme :

limflimglim(f+g)
ℓℓ′ℓ+ℓ′
ℓ+∞+∞
ℓ−∞−∞
+∞+∞+∞
−∞−∞−∞
+∞−∞FI

Produit :

limflimglim(fg)
ℓℓ′ℓℓ′
ℓ≠0±∞±∞ (règle des signes)
±∞±∞±∞ (règle des signes)
0±∞FI

Quotient :

limflimglimfg
ℓℓ′≠0ℓℓ′
ℓ±∞0
±∞ℓ′≠0±∞ (règle des signes)
ℓ≠0 ou ±∞0+ ou 0−±∞ (règle des signes)
±∞±∞FI
00FI

Les quatre formes indéterminées : « +∞−∞ », « 0×∞ », « ∞∞ », « 00 ».

Polynômes et fonctions rationnelles en ±∞. Un polynôme a la même limite que son terme de plus haut degré ; une fonction rationnelle a la même limite que le quotient des termes de plus haut degré du numérateur et du dénominateur. On le justifie à chaque fois en factorisant. Cette règle ne vaut jamais en un réel a.

En un réel a. On remplace x par a. Forme « ℓ0 » avec ℓ≠0 : on étudie le signe du dénominateur à gauche et à droite de a. Forme « 00 » : on factorise par (x−a) et on simplifie, ou on utilise la quantité conjuguée.

Exemples

Sans forme indéterminée. limx→+∞(x2+x)=+∞ par somme. limx→4+2x+7x−4 : le numérateur tend vers 15 ; pour x>4, x−4>0, donc le dénominateur tend vers 0+. Par quotient, la limite est +∞. À gauche de 4, le dénominateur tend vers 0− et la limite est −∞.

Polynôme : « +∞−∞ ». limx→−∞(−2x3+x2+6x) : −2x3→+∞ et x2+6x est elle-même une forme indéterminée. On factorise par le terme de plus haut degré : pour x≠0, −2x3+x2+6x=x3(−2+1x+6x2). Or limx→−∞x3=−∞ et la parenthèse tend vers −2 : par produit, la limite est +∞. De même, x3−5x2=x3(1−5x) tend vers +∞ en +∞.

Fonction rationnelle : « ∞∞ ». f(x)=5x2−x+32x2+8. Pour x≠0 : f(x)=x2(5−1x+3x2)x2(2+8x2)=5−1x+3x22+8x2. Le numérateur tend vers 5, le dénominateur vers 2 : limx→±∞f(x)=52, et la droite y=52 est asymptote horizontale en +∞ et en −∞. Avec des degrés différents : pour |x|>2, 2x3+1x2−4=x×2+1x31−4x2, qui tend vers −∞ en −∞ (produit de −∞ par un quotient qui tend vers 2).

« 00 » en un réel : factoriser par (x−a). limx→2x2+x−6x−2 : le numérateur s’annule en 2, donc il se factorise par (x−2) : x2+x−6=(x−2)(x+3). Pour x≠2, le quotient vaut x+3, qui tend vers 5.

« 00 » avec une racine : la quantité conjuguée. limx→0x+4−2x. On multiplie et on divise par x+4+2>0 : (x+4)−4x(x+4+2)=1x+4+2 pour x≠0. Le dénominateur tend vers 4 : la limite vaut 14.

Réflexe — Je calcule la limite de chaque morceau. Si c’est une forme indéterminée, je transforme : en ±∞, je factorise par le terme de plus haut degré ; en un réel a, je factorise par (x−a) ou j’utilise la quantité conjuguée. Pour « ℓ0 », je cherche le signe du dénominateur de chaque côté. Puis je conclus en citant l’opération (somme, produit, quotient).

Attention — « ∞−∞=0 » et « ∞∞=1 » sont faux : une forme indéterminée n’est pas un résultat. La règle du terme de plus haut degré ne s’applique qu’en ±∞ : en un réel, on remplace x par sa valeur. Et « ℓ0 » ne se conclut qu’avec le signe (0+ ou 0−) du dénominateur.

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Limite d’une fonction composée

Ce qu’il faut savoir

Théorème (limite d’une fonction composée). Soit a, b, c des réels ou ±∞. Si limx→au(x)=b et limX→bg(X)=c, alors limx→ag(u(x))=c.

En pratique. On pose X=u(x), on cherche la limite de X, puis on applique la limite de g quand X tend vers cette valeur. Quand X tend vers un réel ℓ : eX→eℓ, et X→ℓ si ℓ⩾0 (ces fonctions sont continues, résultat admis).

Exemples

Racine carrée. limx→+∞x2+1 : on pose X=x2+1. Quand x→+∞, X→+∞, et limX→+∞X=+∞. Par composition, la limite est +∞.

Exponentielle en +∞. limx→+∞e−3x : X=−3x→−∞ et limX→−∞eX=0. Par composition, la limite vaut 0.

Le côté compte. limx→0+e−1x : quand x→0+, 1x→+∞, donc X=−1x→−∞ et eX→0 : la limite vaut 0. Quand x→0−, 1x→−∞, donc X→+∞ et eX→+∞ : la limite est +∞.

Limite intérieure finie. limx→+∞e2x+1x−3 : pour x>3, X=2x+1x−3=2+1x1−3x, qui tend vers 2. Comme eX→e2 quand X→2, la limite vaut e2.

Réflexe — Je repère la fonction « extérieure » (x, exp, inverse…) et ce qu’il y a « dedans ». Je pose X=u(x), je cherche la limite de X (en précisant 0+ ou 0− si besoin), puis j’applique la limite de la fonction extérieure quand X tend vers cette valeur.

Attention — Le côté compte : e−1x tend vers 0 à droite de 0, mais vers +∞ à gauche. Et « e+∞ » ou « +∞ » ne sont pas des nombres : on écrit « X→+∞ et limX→+∞eX=+∞ ».

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Comparaison et théorème des gendarmes

Ce qu’il faut savoir

Théorème de comparaison (admis ; même démonstration que pour les suites, voir le chapitre Limites de suites). Si, pour x assez grand, f(x)⩾g(x) et si limx→+∞g(x)=+∞, alors limx→+∞f(x)=+∞. Si f(x)⩽h(x) et limx→+∞h(x)=−∞, alors limx→+∞f(x)=−∞. Énoncés analogues en −∞ et en un réel a.

Théorème des gendarmes (admis). Si, pour x assez grand, g(x)⩽f(x)⩽h(x) et si g et h ont la même limite finie ℓ en +∞, alors limx→+∞f(x)=ℓ. Cas utile : si |f(x)−ℓ|⩽h(x) avec limh(x)=0, alors f(x)→ℓ.

Ces théorèmes servent quand les opérations ne concluent pas : présence de sin ou cos (qui n’ont pas de limite en ±∞), ou d’une fonction dont on ne connaît qu’un encadrement.

Exemples

Comparaison en +∞. f(x)=x+cosx. Pour tout réel x, cosx⩾−1, donc f(x)⩾x−1. Or limx→+∞(x−1)=+∞ : par comparaison, limx→+∞f(x)=+∞.

Comparaison en −∞. k(x)=3x+sinx. Pour tout réel x, sinx⩽1, donc k(x)⩽3x+1. Or limx→−∞(3x+1)=−∞ : par comparaison, limx→−∞k(x)=−∞.

Gendarmes vers 0. f(x)=2+sinxx2 en +∞. Pour tout x>0 : 1⩽2+sinx⩽3, puis, en divisant par x2>0 : 1x2⩽f(x)⩽3x2. Les deux bornes tendent vers 0 en +∞ : d’après le théorème des gendarmes, limx→+∞f(x)=0.

Gendarmes vers une limite non nulle. m(x)=1+2sinxx+1 pour x>−1. On a |m(x)−1|=2|sinx|x+1⩽2x+1, et 2x+1→0 en +∞ : donc limx→+∞m(x)=1.

Réflexe — sinx et cosx n’ont pas de limite en ±∞ : je les encadre entre −1 et 1, je reconstruis f(x) en justifiant chaque étape (ajouter, multiplier ou diviser par un nombre positif), puis je conclus. Limite infinie : une seule inégalité suffit (comparaison). Limite finie : il faut deux bornes de même limite (gendarmes).

Attention — « limx→+∞sinx=0 » est faux : sinx prend les valeurs 1 et −1 pour des x aussi grands que l’on veut. Si f(x)⩽g(x) avec g(x)→+∞, on ne peut rien conclure. Et multiplier une inégalité par un nombre négatif change son sens.

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Croissances comparées

Ce qu’il faut savoir

Croissances comparées. limx→+∞exx=+∞ et, plus généralement, pour tout entier n⩾1 :

limx→+∞exxn=+∞ ; limx→+∞xne−x=0 ; limx→−∞xnex=0 (en particulier limx→−∞xex=0).

On dit que l’exponentielle « l’emporte » sur les puissances de x. Ces résultats servent à lever les formes indéterminées où ex et une puissance de x s’opposent.

Exemples

Démonstration de limx→+∞exx=+∞ (exigible, cas n=1). Soit φ(x)=ex−x22 sur [0;+∞[. On a φ′(x)=ex−x et φ″(x)=ex−1⩾0 pour x⩾0. Donc φ′ est croissante sur [0;+∞[ et φ′(x)⩾φ′(0)=1>0. Donc φ est croissante et φ(x)⩾φ(0)=1>0. Ainsi, pour x>0 : ex>x22, puis, en divisant par x>0, exx>x2. Comme limx→+∞x2=+∞, le théorème de comparaison donne limx→+∞exx=+∞.

Conséquence en −∞. On pose X=−x, qui tend vers +∞ : xex=−Xe−X=−1eXX. Comme eXX→+∞, par quotient limx→−∞xex=0.

Cas général (suite de la démonstration exigible). Soit n⩾1 un entier et x>0. On écrit exxn=(ex/n)nnn(xn)n=1nn(ex/nx/n)n. Avec X=xn→+∞, on a eXX→+∞ ; par produit, sa puissance n-ième tend vers +∞, et comme 1nn>0, limx→+∞exxn=+∞. Par quotient, xne−x=1exxn→0. Enfin, en −∞, avec X=−x→+∞ : xnex=(−1)nXne−X→0. Par exemple, pour n=3 : exx3=127(ex/3x/3)3.

Mettre ex en facteur. limx→+∞(3ex−5x) est de la forme « +∞−∞ ». On écrit 3ex−5x=ex(3−5xex). Par croissance comparée, xex→0, donc la parenthèse tend vers 3 ; comme ex→+∞, par produit la limite est +∞.

Un quotient. limx→+∞2ex+x2ex+1 : on divise numérateur et dénominateur par ex : 2+x2ex1+e−x. Or x2ex→0 (croissance comparée) et e−x→0 : la limite vaut 2.

En −∞. limx→−∞(x2+x)ex : on développe, (x2+x)ex=x2ex+xex. Par croissances comparées, les deux termes tendent vers 0 : par somme, la limite vaut 0.

Réflexe — Devant ex−xn ou P(x)ex en +∞, je mets ex en facteur pour faire apparaître des xnex, qui tendent vers 0. En −∞, je développe pour faire apparaître des xnex, ou je pose X=−x.

Attention — Les croissances comparées ne servent que pour une forme indéterminée : xex en +∞, c’est « (+∞)×(+∞) », donc +∞ par produit. Et xne−x→0 ne vaut qu’en +∞ : en −∞, x2e−x tend vers +∞.

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Pour aller plus loin

Croissances comparées avec le logarithme. limx→+∞lnxx=0 et limx→0+xlnx=0 : ces limites sont étudiées dans le chapitre Fonction logarithme népérien.

Des fonctions aux suites. Si limx→+∞f(x)=ℓ, la suite un=f(n) a la même limite : les tableaux d’opérations sont les mêmes que dans le chapitre Limites de suites.

Limite et continuité. Une fonction continue en a a pour limite f(a) en a ; ce lien, et la limite d’une suite un+1=f(un), sont traités dans le chapitre Continuité et théorème des valeurs intermédiaires.

À retenir
  • Limite finie ℓ en ±∞ : asymptote horizontale y=ℓ. Limite infinie en un réel a : asymptote verticale x=a (limites à gauche et à droite).
  • Formes indéterminées : « +∞−∞ », « 0×∞ », « ∞∞ », « 00 » ; en ±∞, terme de plus haut degré ; en un réel, factoriser par (x−a) ou conjuguer.
  • « ℓ0 » avec ℓ≠0 : la limite est infinie, son signe dépend du signe (0+ ou 0−) du dénominateur.
  • Composée : on pose X=u(x), on cherche la limite de X, puis celle de g(X).
  • Comparaison : f⩾g et g→+∞ donnent f→+∞. Gendarmes : deux bornes de même limite ℓ donnent f→ℓ.
  • Croissances comparées : exxn→+∞ et xne−x→0 en +∞ ; xnex→0 en −∞.

Questions fréquentes

Comment trouver les asymptotes d’une courbe ?

On calcule les limites aux bornes de l’ensemble de définition. Une limite finie ℓ en +∞ ou en −∞ donne une asymptote horizontale d’équation y = ℓ ; une limite infinie quand x tend vers un réel a (à gauche ou à droite) donne une asymptote verticale d’équation x = a. Le signe de f(x) − ℓ donne la position de la courbe.

Comment lever une forme indéterminée dans une limite de fonction ?

En ±∞, on factorise par le terme de plus haut degré (en haut et en bas pour un quotient). En un réel a, une forme « 0/0 » se lève en factorisant par (x − a) ou avec la quantité conjuguée. Pour « ℓ/0 », on étudie le signe du dénominateur à gauche et à droite.

Comment calculer la limite d’une fonction composée ?

On pose X = u(x), on cherche la limite de X (en précisant 0⁺ ou 0⁻ si besoin), puis on applique la limite de la fonction extérieure quand X tend vers cette valeur. Par exemple, e^(−3x) tend vers 0 en +∞ car −3x tend vers −∞.

Quand utiliser le théorème des gendarmes pour une fonction ?

Quand les opérations ne concluent pas, en général à cause de sin x ou cos x, qui n’ont pas de limite en ±∞. On encadre f(x) entre deux fonctions de même limite finie. Pour une limite infinie, une seule inégalité suffit : c’est le théorème de comparaison.

Que disent les croissances comparées ?

En +∞, eˣ/xⁿ tend vers +∞ et xⁿe⁻ˣ tend vers 0 ; en −∞, xⁿeˣ tend vers 0 : l’exponentielle l’emporte sur toute puissance de x. La démonstration de la croissance comparée de xⁿ et eˣ en +∞ est exigible au bac (cas n = 1, puis cas général en posant X = x/n) ; on s’en sert pour lever les formes indéterminées où eˣ et xⁿ s’opposent.

Bloqué sur ce chapitre ?

Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

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