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Maths expertes (option Tle) Terminale

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Nombres complexes et géométrie

Rappels de géométrie repérée, affixes d’un point et d’un vecteur, distances et module, angles orientés et argument du quotient (c − a)/(b − a), alignement et orthogonalité, ensembles de points, translations, homothéties, rotations et exemples de similitudes, racines de l’unité et polygones réguliers.

À propos de cette page
Ce cours de maths expertes de Terminale utilise les nombres complexes en géométrie, en six parties : rappels de géométrie repérée de 2nde et de 1re traduits en affixes, distances et module, angles orientés avec le quotient (c − a)/(b − a), alignement et orthogonalité, ensembles de points (cercle, médiatrice, cercle de diamètre), translations, homothéties et rotations, polygones réguliers construits avec les racines de l’unité. Deux figures montrent un triangle équilatéral et un hexagone régulier.
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Rappels : du repère aux affixes

Ce qu’il faut savoir

Rappels de 2nde et de 1re (repère orthonormé). Pour A(xA;yA) et B(xB;yB) : AB→(xB−xA;yB−yA), milieu de [AB] : (xA+xB2;yA+yB2), et AB=(xB−xA)2+(yB−yA)2. ABCD est un parallélogramme si et seulement si AB→=DC→. Pour w→(x;y) et t→(x′;y′) : ils sont colinéaires si et seulement si det(w→,t→)=xy′−x′y=0, orthogonaux si et seulement si w→·t→=xx′+yy′=0. Le cercle de centre Ω(a;b) et de rayon r a pour équation (x−a)2+(y−b)2=r2.

Affixes. Le plan est muni d’un repère orthonormé direct (O;u→,v→). Le point M(x;y) a pour affixe le nombre complexe zM=x+iy, et M est l’image de zM. Le vecteur w→(x;y) a pour affixe zw→=x+iy. Deux vecteurs sont égaux si et seulement s’ils ont la même affixe.

Le dictionnaire. Pour tous points A, B, C et tout réel k :

  • zAB→=zB−zA (arrivée moins départ) ;
  • zw→+t→=zw→+zt→ et zkw→=kzw→ ;
  • le milieu de [AB] a pour affixe zA+zB2 et le centre de gravité du triangle ABC a pour affixe zA+zB+zC3.

Image du conjugué. Si M a pour affixe z, le point d’affixe z― est le symétrique de M par rapport à l’axe des abscisses ; celui d’affixe −z est son symétrique par rapport à O ; celui d’affixe −z―, son symétrique par rapport à l’axe des ordonnées.

Produit scalaire et déterminant en complexes (lien avec la 1re, à savoir redémontrer). Si w→ et t→ ont pour affixes a et b : a―b=w→·t→+idet(w→,t→). Donc w→⟂t→ si et seulement si a―b est imaginaire pur, et w→, t→ colinéaires si et seulement si a―b est réel.

Exemples

Traduire une figure. Soit zA=−1+4i, zB=5−2i et zC=7+3i. Alors zAB→ =(5−2i)−(−1+4i) =6−6i et le milieu de [AB] a pour affixe 4+2i2=2+i. Le point D tel que ABCD soit un parallélogramme vérifie AB→=DC→, soit zB−zA=zC−zD : zD =zA+zC−zB =1+9i. Le centre de gravité de ABC a pour affixe 11+5i3.

Démonstration : produit scalaire et déterminant. Posons a=x+iy et b=x′+iy′. Alors a―b =(x−iy)(x′+iy′) =xx′+ixy′−ix′y−i2yy′ =(xx′+yy′)+i(xy′−x′y). La partie réelle est w→·t→ et la partie imaginaire det(w→,t→).

Application. Les vecteurs d’affixes a=3−2i et b=4+6i : a―b =(3+2i)(4+6i) =12+18i+8i+12i2 =26i, imaginaire pur : les vecteurs sont orthogonaux (contrôle : 3×4+(−2)×6=0).

Réflexe — Je traduis chaque objet avant de calculer : un point par son affixe, un vecteur par « arrivée moins départ », un milieu par une demi-somme, une égalité de vecteurs par une égalité d’affixes.

Attention — zA−zB est l’affixe de BA→, pas de AB→. Et pour le parallélogramme ABCD, l’ordre des lettres compte : c’est AB→=DC→, pas AB→=CD→.

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Module : distances et nature d’une figure

Ce qu’il faut savoir

Module et distance. Si M a pour affixe z=x+iy, alors |z|=x2+y2=OM. Pour deux points A et B : AB=|zB−zA| ; pour un vecteur : ‖w→‖=|zw→|.

Outils du module (chapitre « Forme algébrique ») : |z|2=zz―, |zz′|=|z|×|z′|, |zz′|=|z||z′| pour z′≠0, et |z―|=|−z|=|z|.

Nature d’une figure. On compare les longueurs : deux côtés égaux (isocèle), trois (équilatéral), quatre côtés égaux (losange). La réciproque du théorème de Pythagore prouve un angle droit. Un point Ω tel que ΩA=ΩB=ΩC est le centre du cercle circonscrit au triangle ABC ; si le triangle est rectangle en A, ce centre est le milieu de l’hypoténuse [BC].

Exemples

Démonstration : AB=|zB−zA|. On a zB−zA=(xB−xA)+i(yB−yA), avec xB−xA et yB−yA réels. Donc |zB−zA|=(xB−xA)2+(yB−yA)2, qui est la distance AB (formule de 2nde).

Nature d’un triangle. zE=−2−i, zF=4+i, zG=2−5i. On calcule les carrés : EF2 =|6+2i|2 =40, EG2 =|4−4i|2 =32 et FG2 =|−2−6i|2 =40. Donc FE=FG : le triangle est isocèle en F. Il n’est pas rectangle : 40+32≠40 et 40+40≠32.

Cercle circonscrit. ω=1−2i, P(6−2i), Q(4+2i), R(−3+i) : ΩP=|5|=5, ΩQ=|3+4i|=5 et ΩR=|−4+3i|=5. Le point Ω est équidistant des trois sommets : c’est le centre du cercle circonscrit à PQR, de rayon 5.

Réflexe — Pour comparer des longueurs, je compare leurs carrés |zB−zA|2=x2+y2 : pas de racine carrée inutile, et la réciproque de Pythagore se teste directement.

Attention — zB−zA est un nombre complexe, pas une longueur : écrire « AB=zB−zA » est faux. Et AB≠|zB|−|zA| : la différence des modules compare seulement les distances à O.

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Argument : angles, alignement, orthogonalité

Ce qu’il faut savoir

Argument et angle orienté. Pour z≠0 d’image M : arg(z)=(u→;OM→) [2π]. Pour A≠B : arg(zB−zA)=(u→;AB→) [2π].

Angle de deux vecteurs. Pour A≠B et C≠D : (AB→;CD→)=arg(zD−zCzB−zA) [2π] : le vecteur d’arrivée est au numérateur.

Le quotient Z=zC−zAzB−zA, pour A, B, C deux à deux distincts : |Z|=ACAB et arg(Z)=(AB→;AC→) [2π]. On en déduit :

  • A, B, C alignés ⟺ Z réel ⟺ arg(Z)=0 [π] ;
  • (AB)⟂(AC) ⟺ Z imaginaire pur ⟺ arg(Z)=π2 [π] ;
  • AB=AC ⟺ |Z|=1 ; si Z=i ou Z=−i, le triangle ABC est rectangle isocèle en A ; si Z=eiπ/3 (ou e−iπ/3), il est équilatéral.

Plus généralement, pour A≠B et C≠D : (AB)∥(CD) si et seulement si zD−zCzB−zA est réel, et (AB)⟂(CD) si et seulement s’il est imaginaire pur.

Exemples

Démonstration de la formule de l’angle. Par la relation de Chasles sur les angles orientés : (AB→;CD→) =(AB→;u→)+(u→;CD→) =−arg(zB−zA)+arg(zD−zC) =arg(zD−zCzB−zA) [2π], car l’argument d’un quotient est la différence des arguments. De même, |zC−zAzB−zA|=|zC−zA||zB−zA|=ACAB.

Alignement. zA=1+2i, zB=4−i, zC=−1+4i : Z =−2+2i3−3i =−23, réel : A, B, C sont alignés. Comme Z<0, l’angle (AB→;AC→) vaut π : A est entre B et C.

Deux droites perpendiculaires. A(−3+i), B(1+3i), C(4−2i), D(2+2i) : zD−zCzB−zA =−2+4i4+2i =(−2+4i)(4−2i)16+4 =20i20 =i. Ce quotient est imaginaire pur : (AB)⟂(CD) ; de plus son module vaut 1, donc AB=CD.

Triangle équilatéral. zA=1−2i, zB=5−2i, zC=3+(23−2)i. On a zB−zA=4 et zC−zA=2+23i, donc Z=12+32i=eiπ/3. Ainsi |Z|=1, soit AB=AC, et (AB→;AC→)=π3 : le triangle isocèle ABC a un angle de π3 en A, ses deux autres angles valent donc aussi π3 : il est équilatéral.

π/3ABCO

Réflexe — Je calcule Z=zC−zAzB−zA sous forme algébrique (en multipliant par le conjugué du dénominateur), puis je lis : le module donne le rapport ACAB, l’argument donne l’angle en A.

Attention — L’alignement se lit modulo π, pas 2π : un quotient réel négatif donne aussi des points alignés. Et inverser le quotient change l’angle en son opposé : le vecteur d’arrivée va au numérateur.

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Ensembles de points

Ce qu’il faut savoir

Soit Ω d’affixe ω, r>0, A et B deux points distincts, et M d’affixe z.

  • |z−ω|=r ⟺ ΩM=r : cercle de centre Ω et de rayon r ; |z−ω|⩽r : disque fermé ; |z−ω|<r : intérieur du disque.
  • |z−zA|=|z−zB| ⟺ AM=BM : médiatrice de [AB].
  • Pour M distinct de A et de B, le quotient Z=z−zAz−zB vérifie |Z|=AMBM et arg(Z)=(MB→;MA→) [2π]. Donc : Z réel non nul ⟺ M est sur la droite (AB) privée de A et B ; Z imaginaire pur non nul ⟺ l’angle AMB est droit ⟺ M est sur le cercle de diamètre [AB] privé de A et B. Le point B est toujours exclu (dénominateur nul) ; A donne Z=0, qui est à la fois réel et imaginaire pur : on le garde si l’énoncé ne dit pas « non nul ».

Avant de lire un module, on l’écrit sous la forme |z−zA| : on factorise le coefficient de z, |kz+c|=|k|×|z+ck| pour k≠0, et l’on se débarrasse d’un conjugué avec |z―−c|=|z−c――|=|z−c―|.

Sans lecture géométrique directe, on pose z=x+iy et l’on traduit la condition en une équation en x et y : droite ax+by+c=0 ou cercle (x−a)2+(y−b)2=r2.

Exemples

Un coefficient devant z. |3z+6−9i|=12 s’écrit 3|z−(−2+3i)|=12, soit |z−(−2+3i)|=4 : c’est le cercle de centre le point d’affixe −2+3i et de rayon 4 (et non 12).

Une médiatrice et son équation. |z−4+i|=|z+2+5i| s’écrit |z−(4−i)|=|z−(−2−5i)| : médiatrice de [AB] avec zA=4−i et zB=−2−5i. Avec z=x+iy et les carrés des modules : (x−4)2+(y+1)2=(x+2)2+(y+5)2, soit −8x+2y+17=4x+10y+29, d’où 3x+2y+3=0. Contrôle : le milieu de [AB], d’affixe 1−3i, vérifie 3−6+3=0.

Un quotient imaginaire pur. Ensemble des M tels que z−2iz+4 soit imaginaire pur non nul. Avec zA=2i et zB=−4, c’est le cercle de diamètre [AB] privé de A et B : centre le milieu de [AB], d’affixe −2+i, rayon AB2=|−4−2i|2=202=5.

Réflexe — Je mets chaque module sous la forme |z−zA| (coefficient factorisé, conjugué retiré), je le traduis en distance AM, puis je reconnais cercle, disque ou médiatrice ; sinon je pose z=x+iy.

Attention — |z+2−3i|=|z−(−2+3i)| : le centre a pour affixe −2+3i, pas 2−3i. Et un ensemble défini par un quotient exclut le point qui annule le dénominateur : on écrit « privé de B » (et de A si l’on exige un quotient non nul).

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Transformations : translations, homothéties, rotations

Ce qu’il faut savoir

Le programme ne liste pas les transformations parmi les capacités attendues ; leurs écritures complexes sont des outils pour étudier les configurations (carrés, triangles équilatéraux, polygones réguliers). Le point M d’affixe z a pour image M′ d’affixe z′.

  • Translation de vecteur w→ d’affixe b : z′=z+b.
  • Homothétie de centre Ω(ω) et de rapport k réel non nul : z′−ω=k(z−ω). Le rapport −1 donne la symétrie de centre Ω : z′=2ω−z.
  • Rotation de centre Ω(ω) et d’angle θ : z′−ω=eiθ(z−ω). Angle π2 : on multiplie par i ; angle −π2 : par −i ; angle π : par −1.
  • Composer : pour s∘h (« h puis s »), on remplace z dans l’écriture de s par l’écriture de h.

Les écritures z′=az+b, sur exemples (a complexe non nul). Si a=1, c’est une translation. Si a≠1, il existe un unique point invariant Ω, d’affixe ω=b1−a, et z′−ω=a(z−ω) : donc ΩM′=|a|ΩM et (ΩM→;ΩM′→)=arg(a) pour M≠Ω. Si a est réel, c’est l’homothétie de centre Ω et de rapport a ; si |a|=1, la rotation de centre Ω et d’angle arg(a) ; sinon, on parle de similitude directe de centre Ω, de rapport |a| et d’angle arg(a) : elle multiplie les distances par |a| et conserve les angles orientés.

Exemples

Démonstration : la formule de la rotation. Soit M≠Ω et M′ d’affixe z′ telle que z′−ω=eiθ(z−ω). Modules : |z′−ω|=|eiθ|×|z−ω|=|z−ω|, donc ΩM′=ΩM. Arguments : arg(z′−ωz−ω)=arg(eiθ)=θ, c’est-à-dire (ΩM→;ΩM′→)=θ [2π]. Ce sont exactement les deux conditions qui définissent l’image de M par la rotation ; et réciproquement, un point qui les vérifie a une affixe z′ telle que z′−ωz−ω a pour module 1 et pour argument θ, c’est-à-dire égal à eiθ.

Une rotation. Centre Ω(−1+2i), angle −π2 : z′−ω=−i(z−ω), donc z′ =−iz+iω+ω =−iz−3+i. L’image de M(3+i) a pour affixe −i(3+i)−3+i =−2−2i. Contrôle : ΩM=|4−i|=17 et ΩM′=|−1−4i|=17.

Une similitude. f:z↦(1−i)z+2+3i. Comme a=1−i≠1 : ω =2+3i1−(1−i) =2+3ii =(2+3i)(−i) =3−2i. De plus |a|=2 et a=2e−iπ/4 : f est la similitude directe de centre Ω(3−2i), de rapport 2 et d’angle −π4. Contrôle : f(3−2i)=3−2i.

Réflexe — Devant z′=az+b : si a=1, translation ; sinon je calcule ω=b1−a, je vérifie que ω est invariant, puis a réel donne une homothétie et |a|=1 une rotation d’angle arg(a).

Attention — z′=−3z+b est une homothétie de rapport −3, pas une rotation d’angle π : seul le rapport −1 est les deux à la fois. Et une écriture avec z― (comme z′=z―, la symétrie d’axe des abscisses) n’est pas de la forme az+b : elle renverse les angles orientés.

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Racines de l’unité et polygones réguliers

Ce qu’il faut savoir

Rappel (démontré dans « Forme trigonométrique ») : les racines n-ièmes de l’unité sont les e2ikπ/n, pour k de 0 à n−1. 𝕌2={1;−1}, 𝕌3={1;j;j2} avec j=−12+32i et 1+j+j2=0, 𝕌4={1;i;−1;−i}.

Polygone régulier. Pour n⩾3, les images des éléments de 𝕌n sont les sommets d’un polygone régulier à n côtés inscrit dans le cercle de centre O et de rayon 1 ; on passe d’un sommet au suivant par la rotation de centre O et d’angle 2πn, c’est-à-dire en multipliant par e2iπ/n. Pour n=3 : triangle équilatéral ; n=4 : carré.

Centre quelconque. Le polygone régulier de centre Ω(ω), de rayon r et de sommet A0 a pour sommets les points Ak tels que zk−ω=(z0−ω)e2ikπ/n, k de 0 à n−1 : chaque sommet est l’image du précédent par la rotation de centre Ω et d’angle 2πn.

Côté : AkAk+1=r|e2iπ/n−1|=2rsinπn. Pour n=3, 4, 6 : r3, r2, r. L’hexagone régulier se découpe en six triangles équilatéraux de côté r.

Centre de gravité : z0+z1+⋯+zn−1=nω, car la somme des racines n-ièmes de l’unité est nulle pour n⩾2 ; le point d’affixe z0+⋯+zn−1n est le centre Ω.

Exemples

Démonstration : la longueur du côté. Pour α∈ ]0;2π[, on factorise par l’angle moitié : eiα−1 =eiα/2(eiα/2−e−iα/2) =eiα/2×2isinα2 (formule d’Euler). Donc |eiα−1|=2sinα2, car sinα2>0. Avec α=2πn et Ak+1−Ak : |zk+1−zk| =|zk−ω|×|e2iπ/n−1| =2rsinπn.

Un hexagone. Centre Ω(−3+i), sommet A0(−1+i) : r=|2|=2. Alors z1 =ω+2eiπ/3 =−3+i+1+i3 =−2+(1+3)i. Le côté vaut 2sinπ6×2=2 et le périmètre 12.

ΩA₀A₁A₂A₃A₄A₅O

Un carré. Centre Ω(1+2i), sommet A(4+3i), sommets dans le sens direct : zA−ω=3+i, donc zB=ω+i(3+i)=5i, zC=ω−(3+i)=−2+i, zD=ω−i(3+i)=2−i. Le côté vaut AB=|−4+2i|=20=25 (soit r2 avec r=10) et l’aire 20.

Réflexe — Je repère le centre Ω et le rayon r=ΩA0, j’écris zk−ω=(z0−ω)e2ikπ/n, et pour le côté j’utilise 2rsinπn ou je calcule |z1−z0|.

Attention — Si le centre n’est pas O, on fait tourner zk−ω, pas zk : zk+1=e2iπ/nzk n’est vrai que pour un polygone de centre O. Et il y a exactement n sommets : k va de 0 à n−1.

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Pour aller plus loin

Racines de l’unité et équations zn=a. La détermination de 𝕌n (démonstration exigible), la somme des racines n-ièmes et les équations zn=a sont traitées dans Forme trigonométrique et exponentielle, avec le pentagone régulier et cos2π5 (problème possible du programme).

Module et conjugué. Les propriétés du module (|z|2=zz―, module d’un produit, d’un quotient) sont démontrées dans Forme algébrique et conjugué ; elles servent ici d’outils.

Racines d’un polynôme. Les images des racines d’une équation polynomiale forment souvent une figure remarquable (points sur un même cercle, carré) : voir Équations polynomiales.

Similitudes directes. Le programme les cite seulement dans sa partie historique : le programme d’Erlangen de Felix Klein (1872) voit la géométrie à travers ses transformations, un point de vue qui « transparaît dans l’étude des similitudes directes du plan complexe ». Elles ne sont donc traitées ici que sur des exemples.

À retenir
  • zAB→=zB−zA, milieu de [AB] : zA+zB2, et AB=|zB−zA| ; si w→ et t→ ont pour affixes a et b, a―b=w→·t→+idet(w→,t→).
  • (AB→;CD→)=argzD−zCzB−zA ; le quotient zC−zAzB−zA a pour module ACAB et pour argument (AB→;AC→).
  • Alignés ⟺ quotient réel ; perpendiculaires ⟺ quotient imaginaire pur ; |Z|=1 ⟺ AB=AC.
  • |z−ω|=r : cercle ; |z−zA|=|z−zB| : médiatrice ; z−zAz−zB réel non nul : droite (AB) privée de A et B, imaginaire pur non nul : cercle de diamètre [AB] privé de A et B.
  • Rotation : z′−ω=eiθ(z−ω) ; homothétie : z′−ω=k(z−ω) ; translation : z′=z+b ; pour z′=az+b avec a≠1, centre ω=b1−a.
  • Polygone régulier de centre Ω : zk+1−ω=e2iπ/n(zk−ω), côté 2rsinπn.

Questions fréquentes

Comment calculer une distance avec les nombres complexes ?

La distance AB est le module de la différence des affixes : AB = |z_B − z_A|. Si z_B − z_A = x + iy, alors AB = √(x² + y²), c’est la formule de 2nde. Pour comparer des longueurs, on compare leurs carrés, ce qui évite les racines carrées.

Comment montrer que trois points sont alignés avec les nombres complexes ?

On calcule le quotient Z = (z_C − z_A)/(z_B − z_A) sous forme algébrique, en multipliant par le conjugué du dénominateur. Les points A, B, C sont alignés si et seulement si Z est réel, positif ou négatif. Si Z est imaginaire pur, l’angle en A est droit : (AB) ⊥ (AC).

Que représente le quotient (c − a)/(b − a) ?

Son module est le rapport des longueurs AC/AB et son argument est une mesure de l’angle orienté (AB ; AC). Il dit tout du triangle ABC en A : égal à i, le triangle est rectangle isocèle en A ; égal à e^(iπ/3), il est équilatéral.

Comment reconnaître l’ensemble des points M tels que |z − a| = r ?

On écrit le module sous la forme |z − z_A|, qui est la distance AM : |z − z_A| = r est le cercle de centre A et de rayon r, |z − z_A| = |z − z_B| la médiatrice de [AB]. S’il y a un coefficient devant z, on le factorise d’abord : |3z + 6 − 9i| = 12 donne un cercle de rayon 4, pas 12.

Quelle est l’écriture complexe d’une rotation ?

La rotation de centre Ω d’affixe ω et d’angle θ s’écrit z′ − ω = e^(iθ)(z − ω). Pour un angle de π/2, on multiplie par i. Les sommets d’un polygone régulier de centre Ω s’obtiennent ainsi, de proche en proche, avec l’angle 2π/n.

Bloqué sur ce chapitre ?

Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

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