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Maths expertes (option Tle) Terminale

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Divisibilité, division euclidienne et PGCD

Rappels du collège et de 2nde (multiples, critères, parité), divisibilité dans ℤ et combinaisons linéaires, division euclidienne, PGCD et algorithme d’Euclide, entiers premiers entre eux et fractions irréductibles, PGCD de deux expressions dépendant de n.

À propos de cette page
Ce cours de maths expertes de Terminale reprend d’abord les acquis du collège et de 2nde (multiples, diviseurs, critères de divisibilité, parité), puis traite la divisibilité dans ℤ et les combinaisons linéaires, la division euclidienne avec un dividende négatif, le PGCD par l’algorithme d’Euclide, les entiers premiers entre eux et les fractions irréductibles, et le PGCD de deux expressions dépendant de n. Les démonstrations clés y sont rédigées.
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Rappels : multiples, diviseurs, critères et parité

Ce qu’il faut savoir

Rappels du collège et de 2nde. ℕ={0;1;2;…} est l’ensemble des entiers naturels, ℤ={…;−2;−1;0;1;2;…} celui des entiers relatifs, et ℕ⊂ℤ. Soit a et b deux entiers relatifs : a est un multiple de b s’il existe un entier relatif k tel que a=kb ; si b≠0, on dit aussi que b est un diviseur de a.

Lister les diviseurs positifs d’un entier a⩾1 : ils vont par paires, d et ad. On teste d=1,2,3,… et on s’arrête dès que d×d>a.

Critères de divisibilité. Par 2, 5 et 10 : on regarde le chiffre des unités (0, 2, 4, 6 ou 8 ; 0 ou 5 ; 0). Par 4 : le nombre formé par les deux derniers chiffres est un multiple de 4. Par 3 et par 9 : la somme des chiffres est un multiple de 3, de 9.

Somme de multiples (démonstration de 2nde). Si a=nk et b=nk′ avec k et k′ entiers, alors a+b=n(k+k′) et a−b=n(k−k′) sont des multiples de n.

Parité. Un entier n est pair s’il existe k∈ℤ tel que n=2k, impair s’il existe k∈ℤ tel que n=2k+1. Le carré d’un impair est impair : (2k+1)2=2(2k2+2k)+1. Pour démontrer une propriété « pour tout entier n », on peut traiter séparément le cas n=2k et le cas n=2k+1 : c’est une disjonction des cas.

Exemples

Diviseurs de 132. 132 =1×132 =2×66 =3×44 =4×33 =6×22 =11×12, tandis que 5, 7, 8, 9 et 10 ne divisent pas 132. On s’arrête à 11, car 12×12=144>132. Les 12 diviseurs positifs de 132 sont 1, 2, 3, 4, 6, 11, 12, 22, 33, 44, 66 et 132.

Critères. 7452 se termine par 2 : il est pair. 52=4×13 : il est divisible par 4. 7+4+5+2=18 : il est divisible par 3 et par 9. Il ne se termine ni par 0 ni par 5 : il n’est pas divisible par 5.

Démontrer qu’une expression est un multiple. Deux entiers impairs consécutifs s’écrivent 2k+1 et 2k+3 avec k∈ℤ. Leur somme vaut 4k+4=4(k+1), et k+1 est un entier : c’est un multiple de 4.

Disjonction des cas. Montrons que n2+n+1 est impair pour tout entier n. Si n=2k : n2+n+1 =4k2+2k+1 =2(2k2+k)+1. Si n=2k+1 : n2+n+1 =(4k2+4k+1)+(2k+1)+1 =2(2k2+3k+1)+1. Dans les deux cas, le nombre s’écrit 2K+1 avec K entier : il est impair.

Réflexe — Pour prouver que a est un multiple de n, j’écris a=n×K et je précise que K est un entier. Une lettre par nombre indépendant : deux impairs quelconques s’écrivent 2k+1 et 2p+1. Si l’énoncé dit « pour tout entier n » et que la parité compte, je traite n=2k puis n=2k+1.

Attention — Des exemples, même nombreux, ne prouvent pas une propriété valable pour tout n ; un seul contre-exemple suffit en revanche à la réfuter. Et un nombre pair n’est pas forcément divisible par 4 : 7454 est pair, mais 54=4×13+2.

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Divisibilité dans ℤ

Ce qu’il faut savoir

Définition. Soit a et b deux entiers relatifs. On dit que b divise a, et l’on note b∣a, s’il existe un entier relatif k tel que a=kb. On dit aussi que a est un multiple de b, ou que b est un diviseur de a.

Propriétés immédiates, pour tous entiers relatifs a, b et c :

  • 1∣a, a∣a et a∣0 ; en revanche, 0 ne divise que 0 ;
  • b∣a équivaut à −b∣a et à b∣−a : les diviseurs d’un entier vont par paires d’opposés ;
  • transitivité : si a∣b et b∣c, alors a∣c ;
  • si a∣b et b∣a, alors a=b ou a=−b ;
  • si b∣a et a≠0, alors |b|⩽|a| : un entier non nul n’a qu’un nombre fini de diviseurs.

Combinaisons linéaires. Si d∣a et d∣b, alors d divise au+bv pour tous entiers relatifs u et v ; en particulier, d divise a+b et a−b.

Exemples

Avec la définition. 17∣−391, car −391=17×(−23) et −23∈ℤ. En revanche, 17 ne divise pas 400 : 17×23=391 et 17×24=408, donc 400 est strictement compris entre deux multiples consécutifs de 17.

Démonstration : combinaisons linéaires. Il existe des entiers k et k′ tels que a=kd et b=k′d. Alors au+bv =kdu+k′dv =d(ku+k′v), et ku+k′v est un entier : d divise au+bv.

Démonstration : |b|⩽|a|. Si a=kb avec a≠0, alors k≠0, donc |k|⩾1 et |a|=|k|×|b|⩾|b|.

Une équation de divisibilité. Cherchons les entiers relatifs n tels que n+2 divise 3n+11. On écrit 3n+11=3(n+2)+5. Comme n+2 divise 3(n+2), il divise 3n+11 si et seulement s’il divise 5 (sens direct : par différence ; réciproque : par somme). Les diviseurs de 5 dans ℤ sont −5, −1, 1 et 5, d’où n+2∈{−5;−1;1;5} et n∈{−7;−3;−1;3}. Contrôle pour n=3 : 3n+11=20=5×4.

Réflexe — Pour trouver les n tels qu’une expression en divise une autre, je fais apparaître un multiple du diviseur (3n+11=3(n+2)+5) : il ne reste qu’à chercher les diviseurs d’une constante, sans oublier les diviseurs négatifs quand n∈ℤ.

Attention — « b divise a » se traduit par a=kb, pas par b=ka. Si d divise un produit ab, il ne divise pas forcément a ni b : 10 divise 4×25=100, mais 10 ne divise ni 4 ni 25. Enfin, quand on a raisonné par implications seulement, il faut vérifier la réciproque.

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Division euclidienne

Ce qu’il faut savoir

Théorème. Soit a∈ℤ et b∈ℕ*. Il existe un unique couple d’entiers relatifs (q;r) tel que a=bq+ret0⩽r<b. q est le quotient et r le reste de la division euclidienne de a par b. C’est l’égalité du collège « dividende = diviseur × quotient + reste », étendue aux dividendes négatifs.

Reste et divisibilité. b divise a si et seulement si le reste de la division euclidienne de a par b est nul.

Restes possibles. Dans la division par b, le reste vaut 0, 1, …, b−1 : tout entier s’écrit bk, bk+1, …, ou bk+(b−1) avec k∈ℤ. On s’en sert pour une disjonction des cas selon le reste.

Changer de diviseur. Si a=bq+r et si c divise b, le reste de a dans la division par c est celui de r, car bq est un multiple de c.

En Python, pour b>0, a // b donne le quotient q et a % b le reste r, y compris quand a est négatif.

Exemples

Démonstration du théorème (classique, non exigible). Existence : les multiples de b inférieurs ou égaux à a forment un ensemble non vide (il contient −|a|×b) et majoré par a ; il a donc un plus grand élément bq. On pose r=a−bq, qui est positif ou nul. Si l’on avait r⩾b, le multiple b(q+1)=bq+b serait encore inférieur ou égal à a et plus grand que bq : impossible. Donc 0⩽r<b. Unicité : si bq+r=bq′+r′ avec 0⩽r<b et 0⩽r′<b, alors b(q−q′)=r′−r : b divise r′−r, avec −b<r′−r<b. Le seul multiple de b strictement compris entre −b et b est 0 : r=r′, puis q=q′.

Un dividende positif. 47×63=2961 et 47×64=3008>3000, donc 3000=47×63+39 avec 0⩽39<47 : quotient 63, reste 39.

Un dividende négatif. En changeant les signes, −3000=47×(−63)−39, mais −39 n’est pas un reste. On descend d’un multiple de 47 : −3000=47×(−64)+8, avec 0⩽8<47. Quotient −64, reste 8 (et 8=47−39).

Disjonction des cas selon le reste. Montrons que le reste de n2 dans la division par 3 vaut 0 ou 1. Tout entier n s’écrit 3k, 3k+1 ou 3k+2 avec k∈ℤ. Si n=3k : n2=3×3k2, le reste vaut 0. Si n=3k+1 : n2 =9k2+6k+1 =3(3k2+2k)+1, le reste vaut 1. Si n=3k+2 : n2 =9k2+12k+4 =3(3k2+4k+1)+1, le reste vaut 1. Le reste 2 n’apparaît jamais.

Changer de diviseur. Le reste de N dans la division par 60 vaut 53 : N=60q+53. Comme 60=12×5 et 53=12×4+5, on obtient N=12(5q+4)+5 avec 0⩽5<12 : le reste de N par 12 vaut 5.

En Python. 3000 // 47 renvoie 63 et 3000 % 47 renvoie 39 ; -3000 // 47 renvoie −64 et -3000 % 47 renvoie 8.

Réflexe — Pour diviser a par b, je cherche le plus grand multiple de b inférieur ou égal à a (pour a<0, c’est le multiple juste en dessous, plus négatif), puis je vérifie 0⩽r<b avant de conclure. Pour une propriété « pour tout entier n » qui dépend du reste par b, j’écris les b cas n=bk+r.

Attention — Un reste n’est jamais négatif et il est toujours strictement inférieur au diviseur : −3000=47×(−63)−39 et 3000=47×62+86 sont des égalités justes, mais aucune des deux n’est la division euclidienne par 47.

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PGCD et algorithme d’Euclide

Ce qu’il faut savoir

Définition. Soit a et b deux entiers naturels non nuls. Le PGCD de a et b, noté pgcd(a;b), est le plus grand de leurs diviseurs communs. Il existe : 1 est un diviseur commun, et tout diviseur commun est inférieur ou égal à a. Pour des entiers relatifs non tous deux nuls, pgcd(a;b)=pgcd(|a|;|b|), et pgcd(a;0)=|a|.

Propriété clé. Si a=bq+r (avec q et r entiers), les diviseurs communs de a et b sont exactement les diviseurs communs de b et r. En particulier, si r est le reste de la division euclidienne de a par b : pgcd(a;b)=pgcd(b;r).

Algorithme d’Euclide. On divise a par b, puis b par le reste r1, puis r1 par le reste r2, et ainsi de suite tant que le reste n’est pas nul. Les restes forment une suite strictement décroissante d’entiers naturels (b>r1>r2>⋯⩾0) : l’un d’eux est nul au bout d’un nombre fini d’étapes. Le PGCD est le dernier reste non nul.

Conséquence. Les diviseurs communs de a et b sont exactement les diviseurs de pgcd(a;b).

Cas simples. pgcd(a;b)=pgcd(b;a) ; si b∣a, alors pgcd(a;b)=b ; pgcd(a;1)=1.

Exemples

Démonstration de la propriété clé. Soit d un diviseur commun de a et b. Il divise la combinaison linéaire a−bq=r : c’est un diviseur commun de b et r. Réciproquement, si d divise b et r, il divise bq+r=a : c’est un diviseur commun de a et b. Les deux couples ont les mêmes diviseurs communs, donc le même plus grand.

Calcul de pgcd(3 542 ; 2 464).

Division euclidienneReste
3542=1×2464+10781078
2464=2×1078+308308
1078=3×308+154154
308=2×154+00

Le dernier reste non nul est 154 : pgcd(3542;2464)=154. Contrôle : 3542=154×23 et 2464=154×16.

Pourquoi la conséquence est vraie. D’après la propriété clé, les diviseurs communs restent les mêmes d’une ligne à l’autre : ce sont ceux de 3542 et 2464, puis de 2464 et 1078, …, enfin de 154 et 0, c’est-à-dire les diviseurs de 154. Les diviseurs communs positifs de 3542 et 2464 sont donc ceux de 154=2×7×11 : 1, 2, 7, 11, 14, 22, 77 et 154.

En Python : le couple (a;b) est remplacé par (b;r) tant que b≠0.

def pgcd(a, b):
    while b != 0:
        a, b = b, a % b
    return a

L’appel pgcd(3542, 2464) renvoie 154.

Réflexe — Je divise le plus grand nombre par le plus petit, puis le diviseur par le reste, jusqu’au premier reste nul : le PGCD est le dernier reste non nul. Je contrôle en divisant les deux nombres de départ par le résultat. Pour trouver « tous les diviseurs communs », je liste les diviseurs du PGCD.

Attention — Le PGCD est le dernier reste non nul, pas le dernier quotient. Et pgcd(a;0)=a pour a⩾1, pas 0 : tout entier divise 0.

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Entiers premiers entre eux et fractions irréductibles

Ce qu’il faut savoir

Définition. Deux entiers a et b sont premiers entre eux lorsque pgcd(a;b)=1, c’est-à-dire lorsque leurs seuls diviseurs communs sont 1 et −1.

Facteur commun. Pour tous entiers naturels non nuls a, b et tout entier k⩾1 : pgcd(ka;kb)=k×pgcd(a;b).

Écriture de référence. Si d=pgcd(a;b), on écrit a=da′ et b=db′ : les entiers a′ et b′ sont premiers entre eux. Réciproquement, si a=da′ et b=db′ avec d⩾1 et a′, b′ premiers entre eux, alors d=pgcd(a;b).

Fraction irréductible. La fraction ab (b≠0) est irréductible lorsque a et b sont premiers entre eux. En divisant le numérateur et le dénominateur par leur PGCD d, on obtient en une seule étape une fraction égale et irréductible : ab=da′db′=a′b′.

Exemples

Démonstration du facteur commun. On multiplie par k chaque ligne de l’algorithme d’Euclide appliqué à (a;b) : a=bq1+r1 devient ka=(kb)q1+kr1, avec 0⩽kr1<kb, et ainsi de suite. On obtient exactement l’algorithme d’Euclide appliqué à (ka;kb) : mêmes quotients, restes multipliés par k. Son dernier reste non nul est donc k×pgcd(a;b).

Démonstration de l’écriture de référence. D’après le facteur commun, d =pgcd(da′;db′) =d×pgcd(a′;b′) ; comme d≠0, pgcd(a′;b′)=1. La réciproque se lit dans la même égalité : si pgcd(a′;b′)=1, alors pgcd(a;b)=d×1=d.

Premiers entre eux sans être premiers. 36=1×25+11, 25=2×11+3, 11=3×3+2, 3=1×2+1 et 2=2×1+0 : pgcd(25;36)=1. Les entiers 25 et 36 sont premiers entre eux, alors qu’aucun des deux n’est un nombre premier.

Rendre une fraction irréductible. Pour 17712737 : 2737=1×1771+966 ; 1771=1×966+805 ; 966=1×805+161 ; 805=5×161+0. Le PGCD vaut 161, et 1771=161×11, 2737=161×17. Donc 17712737=1117, fraction irréductible d’après l’écriture de référence.

PGCD et somme imposés. Cherchons les couples (a;b) d’entiers naturels tels que a⩽b, a+b=96 et pgcd(a;b)=12. On écrit a=12a′ et b=12b′ avec a′ et b′ premiers entre eux et a′⩽b′ ; alors 12(a′+b′)=96, soit a′+b′=8. Parmi (1;7), (2;6), (3;5) et (4;4), seuls (1;7) et (3;5) sont formés d’entiers premiers entre eux. Les solutions sont (12;84) et (36;60).

Réflexe — Dès que l’énoncé donne un PGCD d, j’écris a=da′ et b=db′ avec a′ et b′ premiers entre eux, puis je traduis les autres conditions (somme, produit) sur a′ et b′. Pour une fraction, je divise d’un coup par le PGCD calculé avec l’algorithme d’Euclide.

Attention — « Premiers entre eux » ne veut pas dire « premiers » : 25 et 36 sont premiers entre eux sans être premiers ; en revanche, deux nombres premiers distincts sont toujours premiers entre eux. Et dans un problème de PGCD imposé, il faut éliminer les couples (a′;b′) qui ne sont pas premiers entre eux : avec (2;6), on obtiendrait (24;72), dont le PGCD vaut 24 et non 12.

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PGCD de deux expressions dépendant d’un entier

Ce qu’il faut savoir

Le principe. Pour étudier pgcd(A;B) quand A et B dépendent d’un entier n, on note d un diviseur commun de A et B et l’on forme une combinaison linéaire uA+vB, à coefficients entiers, dans laquelle n disparaît. Alors d divise la constante c=uA+vB : le PGCD est un diviseur positif de c.

Conclure. Si c=1 ou c=−1, A et B sont premiers entre eux pour tout n. Sinon, on cherche, pour chaque diviseur de c, les valeurs de n pour lesquelles il divise A et B (parité, disjonction des cas selon le reste).

Variante : Euclide avec des lettres. Pour tout entier relatif k, pgcd(A;B)=pgcd(B;A−kB) : c’est la propriété clé avec q=k.

Fraction. AB est irréductible si et seulement si pgcd(A;B)=1.

Exemples

Premiers entre eux pour tout n. Soit n∈ℕ et d un diviseur commun de 5n+3 et 3n+2. Alors d divise 3(5n+3)−5(3n+2) =15n+9−15n−10 =−1, donc d=1 ou d=−1 : 5n+3 et 3n+2 sont premiers entre eux pour tout n. De même, deux entiers consécutifs n et n+1 sont premiers entre eux, car tout diviseur commun divise (n+1)−n=1.

Un PGCD qui dépend de n. Pour n∈ℕ, on pose A=n+7 et B=2n+5. Un diviseur commun d divise 2A−B=2n+14−2n−5=9, donc pgcd(A;B)∈{1;3;9}. Comme B=2A−9, tout diviseur de 9 qui divise A divise aussi B.

  • 9 divise A=n+7 si et seulement si n=9k+2 (k∈ℕ) : le PGCD vaut alors 9.
  • 3 divise A sans que 9 le divise pour n=9k+5 et n=9k+8 : le PGCD vaut 3.
  • Pour les autres valeurs de n, 3 ne divise pas A, donc pas le PGCD : il vaut 1.

Contrôle : pour n=2, A=B=9 ; pour n=5, A=12 et B=15, de PGCD 3 ; pour n=0, A=7 et B=5, de PGCD 1.

Réflexe — Je nomme d un diviseur commun, je choisis les coefficients qui éliminent n (le coefficient de n de l’autre expression) et je conclus que d divise une constante. Si elle vaut ±1, c’est fini ; sinon, je teste chaque diviseur possible et je donne un exemple de n pour chaque valeur atteinte.

Attention — Montrer que d divise 9 ne prouve pas que le PGCD vaut 9 : il peut valoir 1, 3 ou 9 selon n. Il faut ensuite dire pour quels n chaque valeur est atteinte.

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Pour aller plus loin

Le PPCM (hors programme de l’option). Le plus petit multiple commun strictement positif de deux entiers naturels non nuls a et b, noté ppcm(a;b), vérifie pgcd(a;b)×ppcm(a;b)=ab, et les multiples communs de a et b sont exactement les multiples de ppcm(a;b) (cela se démontre avec le théorème de Gauss). Le programme de maths expertes ne le cite pas, mais il reste commode pour les questions de coïncidences (« au bout de combien de temps deux phénomènes périodiques se retrouvent-ils ? »). Exemple : pgcd(132;198)=66, donc ppcm(132;198) =132×19866 =396.

Congruences. Dire que a et b ont le même reste dans la division par n s’écrit a≡b [n]. Les calculs de restes (puissances, critères de divisibilité démontrés) sont traités dans Congruences.

Bézout et Gauss. En remontant l’algorithme d’Euclide, on écrit le PGCD sous la forme au+bv (démonstration exigible du programme). On en déduit le théorème de Bézout, qui caractérise les entiers premiers entre eux, le théorème de Gauss et l’unicité de l’écriture irréductible d’une fraction : voir Théorèmes de Bézout et de Gauss.

Nombres premiers. La décomposition en facteurs premiers donne une autre façon de trouver un PGCD, pratique pour de petits nombres : voir Nombres premiers.

À retenir
  • Rappels : critères de divisibilité par 2, 3, 4, 5, 9 et 10 ; pair : n=2k, impair : n=2k+1 ; disjonction des cas.
  • b∣a : il existe k∈ℤ tel que a=kb. Si d divise a et b, il divise toute combinaison au+bv.
  • Division euclidienne par b∈ℕ* : a=bq+r avec 0⩽r<b ; le reste n’est jamais négatif, et b∣a si et seulement si r=0.
  • Algorithme d’Euclide : pgcd(a;b)=pgcd(b;r) ; le PGCD est le dernier reste non nul et les diviseurs communs sont les diviseurs du PGCD.
  • Premiers entre eux : PGCD égal à 1. Écriture de référence : a=da′, b=db′ avec a′ et b′ premiers entre eux ; une fraction devient irréductible en divisant par le PGCD.
  • PGCD dépendant de n : une combinaison linéaire qui élimine n donne une constante que le PGCD divise ; on cherche ensuite les valeurs réellement atteintes.

Questions fréquentes

Comment savoir rapidement si un nombre est divisible par 3, 4 ou 9 ?

Par 3 (ou par 9) : la somme de ses chiffres est un multiple de 3 (ou de 9). Par 4 : le nombre formé par ses deux derniers chiffres est un multiple de 4. Pour 2, 5 et 10, on regarde le chiffre des unités.

Pourquoi un diviseur commun de a et b divise-t-il a − b ?

Si a = kd et b = k′d, alors a − b = (k − k′)d. Plus généralement, d divise toute combinaison au + bv à coefficients entiers : c’est l’outil qui permet d’éliminer n entre deux expressions.

Comment faire la division euclidienne d’un nombre négatif ?

On prend le multiple du diviseur juste en dessous du nombre. Pour −3 000 divisé par 47 : 47 × (−64) = −3 008, donc −3 000 = 47 × (−64) + 8. Le reste est toujours positif ou nul et strictement inférieur au diviseur.

Comment calculer un PGCD avec l’algorithme d’Euclide ?

On divise le plus grand nombre par le plus petit, puis le diviseur par le reste, et ainsi de suite jusqu’à obtenir un reste nul. Le PGCD est le dernier reste non nul, car pgcd(a ; b) = pgcd(b ; r) à chaque étape.

Que veut dire « premiers entre eux » ?

Deux entiers sont premiers entre eux quand leur PGCD vaut 1. Ce ne sont pas forcément des nombres premiers : 25 et 36 sont premiers entre eux. Une fraction est irréductible quand son numérateur et son dénominateur sont premiers entre eux.

Comment trouver le PGCD de deux expressions qui dépendent de n ?

On note d un diviseur commun et on forme une combinaison linéaire qui élimine n : d divise alors une constante c. Le PGCD est un diviseur positif de c ; on cherche ensuite pour quelles valeurs de n chaque diviseur est atteint.

Bloqué sur ce chapitre ?

Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

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