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Maths complémentaires (option Tle) Terminale

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Lois discrètes : loi uniforme, loi de Bernoulli, loi binomiale

Loi uniforme discrète, épreuve et loi de Bernoulli, schéma de Bernoulli, coefficients binomiaux, loi binomiale, espérance et variance

À propos de cette page
Ce cours de maths complémentaires (option tle) en terminale sur « Lois discrètes : loi uniforme, loi de Bernoulli, loi binomiale » suit le programme officiel de maths complémentaires (option tle) de terminale. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : L'essentiel, Loi uniforme discrète, Épreuve et loi de Bernoulli, Succession d'épreuves indépendantes, schéma de Bernoulli. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de terminale à réussir en maths complémentaires (option tle).
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L'essentiel

Variable aléatoire discrète. X prend un nombre fini de valeurs x1,…,xr. Sa loi est la donnée des probabilités P(X=xi), dont la somme vaut 1. Espérance : E(X)=∑xiP(X=xi) ; variance : V(X)=∑(xi−E(X))2P(X=xi) ; écart type : σ(X)=V(X).
LoiValeursP(X=k)E(X)V(X)
Uniforme sur {1,…,n}1,…,n1nn+12—
Bernoulli de paramètre p0 ou 1P(X=1)=ppp(1−p)
Binomiale ℬ(n;p)0,1,…,n(nk)pk(1−p)n−knpnp(1−p)
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Loi uniforme discrète

Définition. X suit la loi uniforme sur {1,2,…,n} lorsque toutes les valeurs ont la même probabilité : P(X=k)=1n pour tout k∈{1,…,n}.
Propriété. E(X)=n+12. Justification : E(X)=1n(1+2+⋯+n)=1n×n(n+1)2=n+12.
Exemple. Un dé octaédrique équilibré porte les faces 1 à 8 ; le résultat X suit la loi uniforme sur {1,…,8}. P(X⩾6)=38 (valeurs 6, 7, 8) et E(X)=92=4,5 : sur un grand nombre de lancers, la moyenne des résultats est proche de 4,5.
En Python. randint(1,n) (module random) renvoie un entier de la loi uniforme sur {1,…,n}.
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Épreuve et loi de Bernoulli

Épreuve de Bernoulli. Expérience aléatoire à deux issues : le succès S, de probabilité p, et l'échec S―, de probabilité 1−p. La variable X qui vaut 1 en cas de succès et 0 sinon suit la loi de Bernoulli de paramètre p.
Propriété. E(X)=p et V(X)=p(1−p). Justification : E(X)=1×p+0×(1−p)=p ; V(X)=(1−p)2p+(0−p)2(1−p)=p(1−p)[(1−p)+p]=p(1−p).
Exemple. Une caisse lit un code-barres du premier coup avec la probabilité 0,93. X=1 si la lecture réussit, 0 sinon : loi de Bernoulli de paramètre 0,93. E(X)=0,93, V(X)=0,93×0,07=0,0651, σ(X)≈0,255.
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Succession d'épreuves indépendantes, schéma de Bernoulli

Définition. Un schéma de Bernoulli de paramètres n et p est la répétition de n épreuves de Bernoulli identiques (même probabilité p de succès) et indépendantes. On le représente par un arbre pondéré à n niveaux.
Propriété. Les épreuves étant indépendantes, la probabilité d'une issue (un chemin de l'arbre) est le produit des probabilités de ses branches. Un chemin comportant k succès et n−k échecs a pour probabilité pk(1−p)n−k.
Exemple. Un serveur répond en moins d'une seconde avec la probabilité 0,42, indépendamment d'une requête à l'autre. Sur 3 requêtes, les chemins à exactement 2 succès sont SSS―, SS―S et S―SS, chacun de probabilité 0,422×0,58=0,102312. Probabilité d'exactement 2 succès : 3×0,102312=0,306936.
Attention. Des tirages sans remise dans une petite urne ne sont pas indépendants : ce n'est pas un schéma de Bernoulli.
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Coefficients binomiaux et triangle de Pascal

Définition. Pour 0⩽k⩽n, le coefficient binomial (nk) (lu « k parmi n ») est le nombre de chemins de l'arbre d'un schéma de Bernoulli à n épreuves qui réalisent exactement k succès.
Propriétés. (n0)=(nn)=1 ; (n1)=n ; symétrie (nk)=(nn−k) (échanger succès et échec) ; relation de Pascal : (nk)+(nk+1)=(n+1k+1) pour 0⩽k⩽n−1.
n\k012345
01
111
2121
31331
414641
515101051
Exemple. (52)=10 : dans un arbre à 5 épreuves, 10 chemins comportent exactement 2 succès. Relation de Pascal : (52)+(53)=10+10=20=(63).
Calculatrice. TI : math › PRB › Combinaison (5 Combinaison 2) ; Casio : OPTN › PROB › nCr ; NumWorks : boîte à outils › Dénombrement › binomial(5,2).
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Loi binomiale : probabilités, espérance, variance

Définition. Dans un schéma de Bernoulli de paramètres n et p, la variable X égale au nombre de succès suit la loi binomiale ℬ(n;p). Pour tout entier k de 0 à n : P(X=k)=(nk)pk(1−p)n−k.
Pourquoi cette formule ? Chaque chemin à k succès a pour probabilité pk(1−p)n−k ; il y a (nk) tels chemins, deux à deux incompatibles : on additionne.
Propriété. Si X~ℬ(n;p) : E(X)=np, V(X)=np(1−p), σ(X)=np(1−p).
Exemple. X~ℬ(12;0,25). P(X=3)=(123)×0,253×0,759=220×0,253×0,759≈0,2581. E(X)=3, V(X)=12×0,25×0,75=2,25, σ(X)=1,5.
CalculatriceP(X=k)P(X⩽k)
TIbinomFdp(n,p,k)binomFRép(n,p,k)
CasioBinomial PDBinomial CD
NumWorksProbabilités › Binomiale, P(X=k)Probabilités › Binomiale, P(X⩽k)
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Méthodes

Méthode 1 — Justifier qu'une variable suit une loi binomiale
  1. Décrire l'épreuve répétée, ses deux issues, et nommer le succès.
  2. Donner la probabilité p du succès.
  3. Justifier que les n épreuves sont identiques et indépendantes (tirage avec remise, très grande population, hypothèse de l'énoncé).
  4. Conclure : X, nombre de succès, suit ℬ(n;p).
Exemple rédigé. Un standard reçoit 15 appels ; chacun est une réclamation avec la probabilité 0,2, indépendamment des autres. L'épreuve « l'appel est une réclamation » (succès, p=0,2) est répétée 15 fois de façon identique et indépendante : le nombre X de réclamations suit ℬ(15;0,2). Par exemple P(X=0)=0,815≈0,0352.
Méthode 2 — Calculer une probabilité cumulée à la calculatrice
  1. Se ramener à des événements « X⩽… » : P(X⩾k)=1−P(X⩽k−1) et P(a⩽X⩽b)=P(X⩽b)−P(X⩽a−1).
  2. Utiliser la fonction cumulée (binomFRép, Binomial CD) en entrant, dans l'ordre, n, p, k.
  3. N'arrondir qu'à la fin, à la précision demandée.
Exemple rédigé. X~ℬ(12;0,25). P(X⩾4)=1−P(X⩽3)≈1−0,6488=0,3512. P(2⩽X⩽5)=P(X⩽5)−P(X⩽1)≈0,9456−0,1584=0,7872.
Méthode 3 — Nombre minimal d'épreuves pour obtenir au moins un succès
  1. Écrire P(X⩾1)=1−P(X=0)=1−(1−p)n.
  2. Traduire la condition : 1−(1−p)n⩾s⇔(1−p)n⩽1−s.
  3. Appliquer ln (croissante), puis diviser par ln(1−p), négatif : le sens de l'inégalité change.
  4. Conclure par le plus petit entier qui convient (ou le lire dans un tableau de valeurs de la calculatrice).
Exemple rédigé. p=0,12 ; on veut P(X⩾1)⩾0,99. 0,88n⩽0,01⇔nln0,88⩽ln0,01⇔n⩾ln0,01ln0,88≈36,02. Contrôle : 0,8836≈0,01003 (trop grand), 0,8837≈0,00883. Il faut au moins 37 épreuves.
Méthode 4 — Simuler une loi binomiale en Python
  1. random() renvoie un réel au hasard dans [0 ; 1[ : le test random()<p est vrai avec la probabilité p.
  2. Répéter n fois ce test en comptant les succès : on obtient une réalisation de X.
  3. Répéter la simulation N fois et calculer une fréquence : pour N grand, elle approche la probabilité cherchée.
Exemple rédigé.
from random import random

def binomiale(n, p):
    X = 0
    for i in range(n):
        if random() < p:
            X = X + 1
    return X

def frequence(n, p, k, N):
    c = 0
    for j in range(N):
        if binomiale(n, p) <= k:
            c = c + 1
    return c / N
L'appel frequence(12,0.25,3,10000) renvoie une valeur proche de P(X⩽3)≈0,649, avec un écart de l'ordre de 110000=0,01.
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Pièges et erreurs classiques

Oublier le coefficient binomial. pk(1−p)n−k est la probabilité d'un chemin ; P(X=k) s'obtient en multipliant par le nombre de chemins (nk).
Se tromper de borne. P(X⩾k)=1−P(X⩽k−1), et non 1−P(X⩽k). « Strictement moins de k succès » se calcule par P(X⩽k−1).
Conclure « binomiale » sans indépendance. Tirages sans remise dans une petite population : les épreuves ne sont pas indépendantes. On justifie toujours « identiques et indépendantes ».
Confondre p et 1−p. Définir le succès d'abord : si l'on compte les pièces défectueuses, le succès est « défectueuse », même si c'est un événement fâcheux.
Confondre variance et écart type. V(X)=np(1−p) ; l'écart type est sa racine carrée. De même, np=1 est un nombre moyen de succès, pas une probabilité égale à 1.
Loi uniforme. E(X)=n+12 et non n2 ; la formule ne vaut que pour les valeurs 1,…,n.
En bref
  • Loi uniforme sur {1,…,n} : P(X=k)=1n et E(X)=n+12.
  • Loi de Bernoulli de paramètre p : E(X)=p, V(X)=p(1−p).
  • Schéma de Bernoulli : n épreuves identiques et indépendantes ; un chemin à k succès a pour probabilité pk(1−p)n−k.
  • (nk) = nombre de chemins à k succès ; triangle de Pascal, symétrie (nk)=(nn−k).
  • X~ℬ(n;p) : P(X=k)=(nk)pk(1−p)n−k, E(X)=np, V(X)=np(1−p).
  • Calculatrice : P(X⩾k)=1−P(X⩽k−1) ; au moins un succès : 1−(1−p)n.
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Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

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