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L'impact de la crise de 1929 : déséquilibres économiques et sociaux

Krach de Wall Street, propagation mondiale, chômage, New Deal, réponses des démocraties, Front populaire (programme d'histoire de Tle)

À propos de cette page
Ce cours d' en terminale sur « L'impact de la crise de 1929 : déséquilibres économiques et sociaux » suit le programme officiel d' de terminale. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Une prospérité fragile : les États-Unis avant le krach (1919-1929), Du krach de Wall Street à la Grande Dépression américaine (1929-1933), Une crise mondiale : capitaux, monnaie, commerce (1930-1933), Des déséquilibres sociaux : chômage de masse, misère et peurs. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de terminale à réussir en .
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Les repères à connaître

16 repères. Chacun porte ce qu'il permet de dater ou d'expliquer : c'est ce qui fait la différence entre réciter et argumenter.

  1. Août 1924Plan DawesLes prêts américains financent l'Allemagne, qui paie ses réparations : l'Europe devient dépendante des capitaux des États-Unis, donc vulnérable à leur retrait.
  2. 3 septembre 1929Record du Dow Jones (381 points)Sommet de la bulle spéculative : c'est le point de départ pour mesurer l'ampleur du krach.
  3. 24 octobre 1929« Jeudi noir » à Wall StreetPrès de 13 millions d'actions mises en vente dans la panique : début du krach.
  4. 29 octobre 1929« Mardi noir »Plus de 16 millions de titres échangés : l'effondrement boursier est consommé.
  5. 17 juin 1930Tarif Hawley-SmootForte hausse des droits de douane américains : il déclenche des représailles et la contraction du commerce mondial.
  6. Mai 1931Faillite du Creditanstalt de VienneLa crise bancaire gagne l'Europe centrale, puis l'Allemagne en juillet 1931.
  7. 21 septembre 1931Le Royaume-Uni abandonne l'étalon-orFin du système monétaire international des années 1920 et début des blocs monétaires.
  8. Juillet-août 1932Conférence d'OttawaLa préférence impériale replie le Royaume-Uni sur son empire : symbole de la fragmentation du commerce.
  9. 30 janvier 1933Hitler devient chancelierLa crise, qui a porté le vote nazi à 37,3 % en juillet 1932, a créé un contexte favorable (régime étudié au chapitre suivant).
  10. 4 mars 1933Investiture de Franklin D. RooseveltDébut des Cent-Jours et du New Deal : l'État fédéral intervient massivement dans l'économie.
  11. Juin-juillet 1933Échec de la conférence économique de LondresAucun accord monétaire international : chaque pays choisit le repli national.
  12. 6 février 1934Émeute antiparlementaire à ParisLa crise devient politique en France ; en réaction se forme le Rassemblement populaire.
  13. 1935Second New DealWagner Act (juillet) et Social Security Act (août) : naissance d'un État-providence américain.
  14. Février 1936Keynes publie la Théorie généraleFondement théorique des politiques de relance par la demande, formulé après le début du New Deal.
  15. 7-8 juin 1936Accords de MatignonSous le gouvernement Blum : hausses de salaires, contrats collectifs ; suivis des lois sur les congés payés et les 40 heures.
  16. 1937-1938Récession américaineRechute (chômage à 19 % en 1938) : la sortie de crise reste incomplète jusqu'au réarmement.
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Une prospérité fragile : les États-Unis avant le krach (1919-1929)

Au sortir de la Première Guerre mondiale, les États-Unis sont devenus la première puissance industrielle et le premier créancier du monde : leurs alliés européens leur doivent une dizaine de milliards de dollars de dettes de guerre. Un circuit financier fragile se met en place avec le plan Dawes (août 1924) : les banques américaines prêtent à l'Allemagne, qui paie ses réparations à la France et au Royaume-Uni, lesquels remboursent les États-Unis. Tout repose sur la continuité des capitaux américains.

Les années 1920 sont celles de la prospérité sous les présidents républicains Harding, Coolidge puis Hoover, élu en novembre 1928 : production de masse (la Ford T est produite à la chaîne près de Detroit depuis 1913), électrification, crédit à la consommation. Mais la croissance a des failles. Les agriculteurs souffrent dès 1920 de la chute des prix, car l'Europe a repris sa production ; les revenus sont très inégaux, ce qui limite la demande ; l'automobile et le bâtiment ralentissent dès 1927-1929.

Spéculation : achat d'un titre dans le seul but de le revendre plus cher. À Wall Street, on achète « sur marge » : l'acheteur ne paie comptant qu'une partie du prix, le reste étant prêté par son courtier.

À la Bourse de New York, l'indice Dow Jones passe d'une centaine de points au début de 1924 à 381 points le 3 septembre 1929, son record. Les cours ne reflètent plus les profits des entreprises : on achète parce que tout le monde achète. La Réserve fédérale de New York relève son taux d'escompte à 6 % en août 1929 sans casser la bulle, et la production industrielle commence à reculer dès l'été 1929. La crise est donc en germe avant le krach.

Au bac, présentez la crise comme la rencontre d'une bulle financière et de déséquilibres économiques : surproduction agricole, faiblesse de la demande, dépendance de l'Europe envers les capitaux américains.
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Du krach de Wall Street à la Grande Dépression américaine (1929-1933)

Le jeudi 24 octobre 1929, le « jeudi noir », près de 13 millions d'actions sont mises en vente à Wall Street ; un groupe de grands banquiers achète massivement pour enrayer la panique. Le répit est bref : le mardi 29 octobre, plus de 16 millions de titres changent de mains et le Dow Jones clôture autour de 230 points. La baisse se poursuit par paliers jusqu'au 8 juillet 1932 : 41 points, soit une perte d'environ 89 % depuis septembre 1929.

Le krach devient dépression par l'effondrement du crédit. Les spéculateurs ruinés ne remboursent plus leurs courtiers ; les banques, qui ont prêté et parfois spéculé, subissent des paniques de déposants en 1930, 1931 et au début de 1933 : environ 9 000 banques ferment entre 1930 et 1933, emportant l'épargne de millions de familles. Le crédit se raréfie, consommation et investissement s'effondrent, les prix baissent : c'est la déflation, qui alourdit le poids réel des dettes.

États-Unis1929Au plus bas
Dow Jones (points)381 (3 septembre)41 (8 juillet 1932)
Taux de chômage3,2 %24,9 % (1933)
Production industrielleniveau de référencepresque divisée par deux (1932)

Le président républicain Herbert Hoover (1929-1933) croit à un redressement spontané et à l'équilibre budgétaire. Il n'est pourtant pas inactif : il crée en janvier 1932 la Reconstruction Finance Corporation, qui prête aux banques et aux entreprises. Mais il signe aussi, le 17 juin 1930, le tarif Hawley-Smoot, qui relève fortement les droits de douane. En juillet 1932, la « Bonus Army » d'anciens combattants venus réclamer leur prime à Washington est dispersée par l'armée : l'image du président en sort ruinée, et le démocrate Franklin D. Roosevelt est élu le 8 novembre 1932.

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Une crise mondiale : capitaux, monnaie, commerce (1930-1933)

La crise se diffuse par trois canaux. Le premier est financier : les banques américaines rapatrient leurs capitaux, ce qui frappe d'abord l'Allemagne et l'Autriche, dépendantes de leurs prêts depuis 1924. En mai 1931, le Creditanstalt, première banque de Vienne, fait faillite ; en juillet 1931, la Danatbank s'effondre à Berlin et l'Allemagne contrôle les sorties de capitaux. Le moratoire Hoover (20 juin 1931) suspend pour un an réparations et dettes de guerre ; la conférence de Lausanne (juin-juillet 1932) enterre de fait les réparations.

Le deuxième canal est monétaire. Pour défendre leur monnaie rattachée à l'or, les banques centrales relèvent leurs taux, ce qui étouffe l'activité. Le 21 septembre 1931, le Royaume-Uni suspend la convertibilité de la livre en or ; de nombreux pays de l'Empire et de Scandinavie le suivent. Les États-Unis dévaluent le dollar en 1933-1934, tandis que la France, la Belgique, la Suisse, les Pays-Bas, l'Italie et la Pologne forment en juillet 1933 un bloc-or qui s'accroche à la parité.

Le troisième canal est commercial. Au tarif Hawley-Smoot répondent des représailles en chaîne ; le Royaume-Uni adopte des droits de douane en 1932 et, à la conférence d'Ottawa (juillet-août 1932), la préférence impériale. En valeur, les importations mondiales reculent des deux tiers entre janvier 1929 et janvier 1933. La conférence économique de Londres (juin-juillet 1933) échoue : chacun se replie sur sa zone monétaire et commerciale.

Les pays producteurs de matières premières : l'effondrement des prix ruine les exportateurs de produits bruts. Le Brésil détruit des millions de sacs de café à partir de 1931 ; en Indochine, les cours du riz et du caoutchouc s'effondrent ; au Japon, la chute des prix de la soie ruine les campagnes. Les colonies deviennent pour les métropoles des marchés protégés.
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Des déséquilibres sociaux : chômage de masse, misère et peurs

La dépression devient une crise sociale d'une ampleur inédite. Aux États-Unis, le taux de chômage atteint 24,9 % en 1933, soit plus de douze millions de personnes, sans assurance-chômage fédérale. En Allemagne, on compte environ 6 millions de chômeurs inscrits au début de 1932 ; au Royaume-Uni, près de 3 millions en 1932, surtout dans les vieilles régions industrielles (charbon, textile, chantiers navals). En France, touchée plus tard, le nombre de chômeurs secourus approche le demi-million en 1935, chiffre qui sous-estime le chômage réel et ignore le chômage partiel.

La misère devient visible. Soupes populaires, files d'attente et bidonvilles de chômeurs, surnommés « Hoovervilles », s'installent aux abords des villes américaines. Dans les Grandes Plaines, les tempêtes de poussière du Dust Bowl, aggravées par la sécheresse et l'érosion de sols trop labourés, poussent des centaines de milliers de fermiers ruinés vers la Californie, où ils deviennent ouvriers agricoles saisonniers. Les classes moyennes perdent leur épargne dans les faillites bancaires ; les paysans endettés voient leurs fermes saisies.

La crise nourrit aussi les peurs et le rejet de l'autre. La France vote le 10 août 1932 une loi « protégeant la main-d'œuvre nationale », qui permet de limiter la proportion d'étrangers dans les entreprises. Aux États-Unis, plusieurs centaines de milliers de Mexicains et d'Américains d'origine mexicaine sont poussés au départ. Au Royaume-Uni, des « marches de la faim » convergent vers Londres, comme la marche de Jarrow en octobre 1936.

Du social au politique : le chômage de masse discrédite les gouvernements en place et profite aux extrêmes. En Allemagne, le parti nazi passe de 18,3 % des voix en septembre 1930 à 37,3 % en juillet 1932. La crise est un contexte favorable à l'essor des régimes autoritaires, étudiés au chapitre suivant, pas leur cause unique.
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Les démocraties face à la crise : de l'orthodoxie libérale au New Deal

Entre 1929 et 1932, la plupart des gouvernements appliquent l'orthodoxie libérale : équilibrer le budget, défendre la monnaie, laisser baisser prix et salaires pour que l'économie retrouve seule son équilibre. En Allemagne, le chancelier Heinrich Brüning (1930-1932) gouverne par décrets-lois déflationnistes ; en France, Pierre Laval réduit de 10 % les dépenses publiques et les traitements des fonctionnaires par les décrets-lois de juillet 1935. Ces politiques aggravent la chute de la demande.

Aux États-Unis, Franklin D. Roosevelt, investi le 4 mars 1933, promet un New Deal. Les « Cent-Jours » (mars-juin 1933) enchaînent les lois : réouverture contrôlée des banques (Emergency Banking Act, 9 mars), garantie fédérale des dépôts et séparation des banques de dépôt et d'affaires (Glass-Steagall Act, 16 juin), aide aux fermiers qui réduisent leurs surfaces (AAA, mai), aménagement de la vallée du Tennessee (TVA, 18 mai), relance industrielle et grands travaux (NIRA, 16 juin). Le dollar est dévalué en 1933-1934. Roosevelt parle directement aux Américains par ses « causeries au coin du feu » radiodiffusées.

Après l'invalidation de la NIRA par la Cour suprême (27 mai 1935), le second New Deal est plus social : emplois publics de la WPA, Wagner Act (5 juillet 1935) qui protège le droit syndical, Social Security Act (14 août 1935) qui crée retraites et assurance-chômage. Roosevelt est réélu triomphalement en novembre 1936.

Le bilan est nuancé : le chômage recule de 24,9 % (1933) à 14,3 % (1937), mais la récession de 1937-1938, due en partie à un retour à la rigueur budgétaire, le fait remonter à 19 % en 1938. Le New Deal sauve la démocratie américaine et invente un État fédéral protecteur ; c'est l'effort de guerre qui ramène le plein emploi.
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La France : une crise tardive et le Front populaire (1931-1938)

La France est touchée plus tard, à partir de 1931. Son franc, stabilisé par Poincaré en juin 1928 à un niveau bas, favorise les exportations ; la Banque de France détient d'importantes réserves d'or ; l'économie, encore très rurale et protégée, dépend peu du marché américain. Mais après la dépréciation de la livre (1931) et la dévaluation du dollar (1933-1934), le franc devient surévalué : les exportations et le tourisme reculent. Fidèle au bloc-or, la France pratique la déflation jusqu'en 1936, et la crise y dure plus longtemps qu'ailleurs.

La crise devient politique. Les gouvernements se succèdent, l'affaire Stavisky nourrit l'antiparlementarisme et, le 6 février 1934, une manifestation des ligues d'extrême droite et d'associations d'anciens combattants devant la Chambre des députés tourne à l'émeute (une quinzaine de morts). En réaction, socialistes, communistes et radicaux forment le Rassemblement populaire (défilé du 14 juillet 1935), qui gagne les élections des 26 avril et 3 mai 1936.

Porté par une vague de grèves avec occupation d'usines (près de deux millions de grévistes en juin), Léon Blum, président du Conseil le 4 juin 1936, obtient les accords de Matignon (7-8 juin) : hausses de salaires de 7 à 15 %, contrats collectifs, délégués ouvriers. Suivent les lois des 20 et 21 juin sur les congés payés (quinze jours) et la semaine de 40 heures, puis l'Office du blé (août 1936). L'idée est de relancer l'économie par le pouvoir d'achat.

Les résultats économiques déçoivent : la hausse des prix rattrape vite celle des salaires, les capitaux fuient, la production stagne. Blum dévalue le franc le 1er octobre 1936, annonce une « pause » en février 1937 et démissionne en juin 1937. Les décrets-lois Reynaud de novembre 1938 assouplissent les 40 heures. Les conquêtes sociales, elles, demeurent.
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Interpréter la crise : un débat entre économistes et historiens

La crise de 1929 est l'événement fondateur de la macroéconomie moderne, et son interprétation reste débattue.

John Maynard Keynes, dans sa Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie (février 1936), explique que le chômage massif vient d'une demande insuffisante : quand ménages et entreprises réduisent leurs dépenses, la baisse des salaires ne ramène pas l'emploi. L'État doit soutenir la demande, quitte à accepter un déficit budgétaire. Cette analyse inspire après 1945 les politiques de relance.

Milton Friedman et Anna Schwartz, dans A Monetary History of the United States (1963), insistent sur la faute de la Réserve fédérale : en laissant faire faillite des milliers de banques, elle a laissé la masse monétaire américaine se contracter d'environ un tiers entre 1929 et 1933, transformant une récession en « Grande Contraction ». Ben Bernanke (1983) ajoute que les faillites détruisent les relations de crédit entre banques et emprunteurs, ce qui prolonge la dépression.

Charles Kindleberger, dans The World in Depression, 1929-1939 (1973), propose une lecture géopolitique : la crise est devenue mondiale faute d'une puissance capable et désireuse de stabiliser le système, en prêtant en dernier ressort et en gardant ses marchés ouverts ; le Royaume-Uni ne le pouvait plus, les États-Unis ne le voulaient pas encore. Barry Eichengreen (Golden Fetters, 1992) montre enfin que l'étalon-or a transmis la déflation : les pays sortis tôt de l'or, comme le Royaume-Uni en 1931, se redressent plus vite que ceux qui s'y accrochent, comme la France jusqu'en 1936.

En France, Alfred Sauvy, dans son Histoire économique de la France entre les deux guerres (1965-1975), a durement jugé la déflation puis la semaine de 40 heures. Citer un débat, c'est montrer au correcteur qu'un fait historique s'interprète.
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Pièges à éviter

1. « Le krach de 1929 est la cause de la crise. » Il en est le déclencheur et le révélateur. La production américaine recule dès l'été 1929, et ce sont les faillites bancaires de 1930-1933 qui transforment la chute boursière en dépression.
2. « La crise frappe le monde entier dès octobre 1929. » Elle se propage par étapes : l'Europe centrale est frappée en 1931, la France à partir de 1931-1932, et chaque pays a son calendrier.
3. « Le New Deal a mis fin à la crise. » Il a relancé l'économie et sauvé le système bancaire, mais le chômage atteint encore 17,2 % en 1939. Écrivez « atténuée », pas « résolue ».
4. « Roosevelt applique les idées de Keynes. » Le New Deal commence en 1933, la Théorie générale paraît en 1936 : c'est une politique pragmatique, qui a longtemps gardé l'objectif d'équilibre budgétaire.
5. « Les congés payés figurent dans les accords de Matignon. » Matignon (7-8 juin 1936) porte sur les salaires, les contrats collectifs et les délégués ; congés payés et 40 heures sont des lois votées les 20 et 21 juin.
6. « La crise explique à elle seule l'arrivée des dictatures. » Mussolini gouverne l'Italie depuis 1922, avant la crise ; en Allemagne, elle aggrave une fragilité antérieure. Parlez de contexte favorable, pas de cause unique.
7. Confondre les mots. Un krach est un effondrement boursier de quelques jours ; une récession est un recul temporaire de la production ; une dépression est un recul profond et durable, comme en 1929-1933.
En bref
  • Octobre 1929 : le krach de Wall Street (jeudi noir le 24, mardi noir le 29) révèle une prospérité fragile : spéculation à crédit, surproduction agricole, inégalités, dépendance de l'Europe envers les capitaux américains.
  • 1930-1933 : environ 9 000 faillites bancaires transforment le krach en Grande Dépression ; la crise se diffuse par les capitaux (Creditanstalt, mai 1931), la monnaie (livre, 21 septembre 1931) et le commerce (tarif Hawley-Smoot, juin 1930).
  • Déséquilibres sociaux : chômage de masse (24,9 % aux États-Unis en 1933, environ 6 millions de chômeurs en Allemagne début 1932), misère rurale (Dust Bowl), épargne détruite, xénophobie, montée des extrêmes.
  • Réponses : repli protectionniste et blocs (Ottawa 1932, échec de Londres 1933), déflation (Brüning, Laval), puis intervention de l'État : New Deal (1933-1935), Front populaire (1936).
  • Bilan : une sortie de crise incomplète en 1939 (récession de 1937-1938) et des démocraties fragilisées face aux régimes autoritaires.
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