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L'impact de la crise de 1929 : déséquilibres économiques et sociaux

Krach de Wall Street, propagation mondiale, chômage, New Deal, réponses des démocraties, Front populaire (programme d'histoire de Tle)

À propos de cette page
Ce cours d' en terminale sur « L'impact de la crise de 1929 : déséquilibres économiques et sociaux » suit le programme officiel d' de terminale. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Une prospérité fragile : les États-Unis avant le krach (1919-1929), Du krach de Wall Street à la Grande Dépression américaine (1929-1933), Une crise mondiale : capitaux, monnaie, commerce (1930-1933), Des déséquilibres sociaux : chômage de masse, misère et peurs. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de terminale à réussir en .

2 sujets traités : l’analyse des termes, la problématique, le plan en trois parties avec ses appuis précis, et surtout l’introduction et la conclusion entièrement rédigées — les deux moments que les copies ratent le plus.

Sujet 1 — L'impact de la crise de 1929 dans le monde : déséquilibres économiques et sociaux (1929-1939)

Analyse des termes — L'« impact » désigne les effets directs et indirects de la crise ; les « déséquilibres » sont la rupture des grands équilibres (production, crédit, monnaie, échanges, emploi) et leurs conséquences sur les conditions de vie. Le sujet s'étend du krach d'octobre 1929 à 1939, à l'échelle mondiale : il faut dépasser le seul cas américain.

Problématique — Comment une crise financière née à Wall Street en octobre 1929 devient-elle une dépression mondiale qui bouleverse durablement les économies et les sociétés ?

Introduction rédigéeLe 24 octobre 1929, près de treize millions d'actions sont mises en vente dans la panique à la Bourse de New York : le « jeudi noir » ouvre la plus grave crise économique de l'époque contemporaine. L'impact de cette crise désigne ses effets, directs et indirects, sur les économies et les sociétés ; parler de déséquilibres économiques et sociaux, c'est évoquer la rupture des grands équilibres (production, crédit, monnaie, échanges, emploi) et ses conséquences sur les conditions de vie de millions de personnes. Entre 1929 et 1939, la crise se diffuse des États-Unis vers l'Europe, puis vers les pays producteurs de matières premières et les colonies. Comment une crise financière née à Wall Street devient-elle une dépression mondiale qui bouleverse durablement les économies et les sociétés ? Nous verrons d'abord comment la crise américaine devient mondiale entre 1929 et 1932, puis les déséquilibres sociaux qu'elle provoque, enfin comment les réponses nationales fragmentent le monde sans permettre une véritable sortie de crise.

I. D'une crise américaine à une crise mondiale (1929-1932)

  • Le krach révèle les fragilités d'une prospérité fondée sur la spéculation et l'endettement.Dow Jones à 381 points le 3 septembre 1929, 230 le 29 octobre, 41 le 8 juillet 1932 (environ −89 %).
  • L'effondrement du crédit transforme le krach en dépression américaine.Environ 9 000 faillites bancaires de 1930 à 1933 ; production industrielle presque divisée par deux en 1932.
  • La crise se transmet au monde par les capitaux, la monnaie et le commerce.Faillite du Creditanstalt (mai 1931), abandon de l'or par la livre (21 septembre 1931), importations mondiales divisées par trois en valeur entre janvier 1929 et janvier 1933.

II. Des sociétés déséquilibrées

  • Le chômage de masse frappe tous les pays industriels.24,9 % des actifs aux États-Unis en 1933 ; environ 6 millions de chômeurs en Allemagne début 1932 ; près de 3 millions au Royaume-Uni en 1932.
  • Les mondes ruraux et les pays producteurs de matières premières sont ruinés.Dust Bowl et migrations vers la Californie ; destruction de café au Brésil à partir de 1931 ; effondrement des cours du riz en Indochine.
  • La crise nourrit les peurs, la xénophobie et la radicalisation politique.Loi française du 10 août 1932 protégeant la main-d'œuvre nationale ; vote nazi de 18,3 % (1930) à 37,3 % (juillet 1932).

III. Un monde fragmenté par des réponses nationales

  • Chaque État se replie sur son marché et sa zone monétaire.Tarif Hawley-Smoot (17 juin 1930), préférence impériale à Ottawa (1932), échec de la conférence de Londres (juin-juillet 1933).
  • Les démocraties réinventent le rôle économique et social de l'État.New Deal (Cent-Jours en 1933, Social Security Act le 14 août 1935) ; Front populaire (accords de Matignon, 7-8 juin 1936).
  • La sortie de crise reste incomplète à la veille de la guerre.Récession américaine de 1937-1938 (chômage à 19 % en 1938, encore 17,2 % en 1939) ; relance par le réarmement.
Conclusion rédigéeEn quelques années, la crise de 1929 est passée de la Bourse de New York aux banques de Vienne et de Berlin, puis aux plantations du Brésil et aux rizières d'Indochine. Elle a détruit des millions d'emplois, ruiné paysans et épargnants et nourri la peur de l'étranger. Les réponses, d'abord fidèles à l'orthodoxie libérale puis plus interventionnistes, ont redéfini le rôle de l'État, mais aucune n'a restauré la prospérité avant le réarmement : le monde de 1939 est divisé en blocs rivaux. En ébranlant la confiance dans la démocratie libérale, la crise a aussi offert un terrain favorable aux régimes totalitaires, dont l'essor constitue l'autre visage des années 1930.

Le piège — Raconter le krach puis le New Deal comme une histoire seulement américaine : le sujet porte sur l'impact mondial et sur les sociétés, il faut changer d'échelle et chiffrer le chômage dans plusieurs pays.

Sujet 2 — Les démocraties face à la crise des années 1930 (États-Unis, Royaume-Uni, France)

Analyse des termes — Les démocraties libérales reposent sur le suffrage, les libertés et, en économie, sur l'idée que le marché corrige ses déséquilibres ; « face à » invite à étudier leurs réponses et leurs difficultés. Les bornes vont du krach de 1929 à la veille de la guerre, en 1939, et le sujet impose de comparer trois pays.

Problématique — Comment les démocraties libérales, d'abord désarmées face à la crise, inventent-elles de nouvelles formes d'intervention de l'État, sans parvenir à la surmonter totalement avant 1939 ?

Introduction rédigée« La seule chose dont nous devons avoir peur est la peur elle-même » : en prononçant ces mots le 4 mars 1933, Franklin D. Roosevelt prend la tête d'une démocratie ébranlée par plus de trois ans de dépression. Les démocraties libérales, comme les États-Unis, le Royaume-Uni et la France, reposent sur le suffrage et les libertés et, en économie, sur le libéralisme, qui confie au marché le soin de corriger ses déséquilibres. Or la crise ouverte par le krach d'octobre 1929 provoque un chômage de masse qui remet ce modèle en cause, au moment même où des régimes autoritaires prétendent faire mieux. Comment les démocraties libérales, d'abord désarmées face à la crise, inventent-elles de nouvelles formes d'intervention de l'État, sans parvenir à la surmonter totalement avant 1939 ? Nous étudierons d'abord leur fidélité initiale à l'orthodoxie libérale, puis la crise sociale et politique qui les ébranle, enfin les politiques d'intervention du New Deal et du Front populaire et leurs résultats.

I. Des démocraties d'abord fidèles à l'orthodoxie libérale (1929-1935)

  • Aux États-Unis, Hoover mise sur la confiance et l'équilibre budgétaire, avec des initiatives limitées.Création de la Reconstruction Finance Corporation en janvier 1932, mais refus d'une aide fédérale massive aux chômeurs.
  • Le Royaume-Uni défend la livre avant de rompre avec l'or.Gouvernement national de MacDonald (août 1931), baisse de 10 % des allocations chômage, puis sortie de l'or le 21 septembre 1931.
  • La France s'accroche au bloc-or et pratique la déflation.Décrets-lois Laval de juillet 1935 : baisse de 10 % des dépenses publiques et des traitements des fonctionnaires.

II. Des démocraties ébranlées

  • Le chômage de masse provoque une contestation sociale.Bonus Army dispersée à Washington en juillet 1932 ; marche de Jarrow vers Londres en octobre 1936.
  • En France, la crise devient une crise politique.Affaire Stavisky et émeute du 6 février 1934 devant la Chambre des députés (une quinzaine de morts).
  • Les régimes autoritaires se présentent comme un contre-modèle efficace.Hitler chancelier le 30 janvier 1933, après un vote nazi passé à 37,3 % en juillet 1932.

III. L'intervention de l'État, des résultats inégaux (1933-1939)

  • Le New Deal fait de l'État fédéral l'acteur de la reprise et de la protection sociale.Cent-Jours (mars-juin 1933), Wagner Act (5 juillet 1935), Social Security Act (14 août 1935).
  • Le Front populaire tente une relance par le pouvoir d'achat.Accords de Matignon (7-8 juin 1936), lois des 20 et 21 juin 1936, dévaluation du 1er octobre 1936.
  • Les démocraties survivent, mais la sortie de crise reste incomplète.Roosevelt réélu en 1936 ; chômage américain de 14,3 % (1937) à 19 % (1938) ; « pause » de Blum en février 1937.
Conclusion rédigéeFace à la crise, les démocraties ont d'abord misé sur l'équilibre budgétaire et la défense de la monnaie, au prix d'un chômage massif et d'une contestation croissante, qui a pris en France la forme d'une crise politique. Elles ont ensuite inventé, avec le New Deal et le Front populaire, un État qui intervient dans l'économie et protège les salariés, sans retrouver le plein emploi avant 1939. Elles ont pourtant survécu, alors que l'Allemagne basculait dans la dictature. Ces expériences préparent l'État-providence de l'après-1945, tandis qu'au même moment les régimes totalitaires proposent une tout autre réponse à la crise.

Le piège — Faire trois monographies successives (États-Unis, puis Royaume-Uni, puis France) : le plan doit comparer les démocraties à chaque étape, et nuancer le bilan du New Deal au lieu d'affirmer qu'il a « résolu » la crise.

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