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L'évolution humaine
Place d'Homo sapiens parmi les primates, ancêtres communs, lignée humaine (fossiles, bipédie, cerveau), Néandertal et Denisova, apports de la paléogénomique (programme d'enseignement scientifique de Terminale)
À propos de cette page
Choisis ton niveau. Questions et réponses mélangées à chaque partie. Bonne chance !
Les 24 questions du QCM en version texte
Pour réviser sans écran ou imprimer : chaque question avec ses propositions ; la bonne réponse et son explication se déplient.
Niveau facile — 8 questions
Parmi ces caractères, lequel est partagé par tous les primates ?
- A. Une queue préhensile servant à s'accrocher aux branches
- B. Un pouce opposable aux autres doigts
- C. Une station debout permanente
- D. Un cerveau de plus de 1 000 cm³
Réponse
B. Un pouce opposable aux autres doigts — Le pouce opposable, avec les ongles plats et les yeux orientés vers l'avant, caractérise tous les primates. Les hominoïdes, dont l'Homme, n'ont pas de queue.
Quel est le plus proche parent actuel de l'espèce humaine ?
- A. Le gorille des plaines
- B. L'orang-outan de Bornéo
- C. Le gibbon à mains blanches
- D. Le chimpanzé et le bonobo
Réponse
D. Le chimpanzé et le bonobo — Le chimpanzé et le bonobo partagent avec l'Homme un ancêtre commun (≈ 7 Ma) plus récent que celui partagé avec le gorille.
Que désigne la « lignée humaine » ?
- A. Les espèces plus proches d'Homo sapiens que du chimpanzé
- B. Les seules espèces du genre Homo, d'Homo habilis à Homo sapiens
- C. Les primates capables de fabriquer des outils de pierre
- D. Les grands singes actuels d'Afrique et d'Asie
Réponse
A. Les espèces plus proches d'Homo sapiens que du chimpanzé — La lignée humaine comprend toutes les espèces, fossiles surtout, qui sont plus proches de sapiens que du chimpanzé, y compris des espèces qui ne sont pas du genre Homo (Toumaï, Lucy).
Toumaï (Sahelanthropus tchadensis), découvert au Tchad, est daté d'environ :
- A. 300 000 ans
- B. 3,2 millions d'années
- C. 7 millions d'années
- D. 40 000 ans
Réponse
C. 7 millions d'années — Toumaï, daté d'environ 7 Ma, est l'un des plus anciens représentants proposés pour la lignée humaine.
Quel caractère du squelette est directement lié à la bipédie ?
- A. Des phalanges des mains longues et nettement courbées
- B. Un bassin haut et étroit
- C. Un trou occipital situé sous le crâne
- D. Un gros orteil opposable
Réponse
C. Un trou occipital situé sous le crâne — Un trou occipital centré place la tête en équilibre au sommet d'une colonne verticale. Les autres caractères sont ceux d'un grimpeur ou d'un quadrupède.
Comment l'Homme de Denisova a-t-il été identifié ?
- A. Par le séquençage de l'ADN extrait d'une phalange
- B. Par la datation au carbone 14 d'un crâne complet retrouvé intact
- C. Par la comparaison de squelettes entiers
- D. Par l'étude des outils retrouvés dans la grotte
Réponse
A. Par le séquençage de l'ADN extrait d'une phalange — En 2010, l'ADN d'une phalange de la grotte de Denisova s'est révélé différent de celui de Néandertal et de sapiens : une nouvelle lignée a été identifiée par la génétique.
Où ont été découverts les plus anciens fossiles connus d'Homo sapiens (environ 300 000 ans) ?
- A. En France, dans l'abri de Cro-Magnon
- B. En Sibérie, dans la grotte de Denisova
- C. En Indonésie, sur l'île de Java
- D. Au Maroc, sur le site de Jebel Irhoud
Réponse
D. Au Maroc, sur le site de Jebel Irhoud — Les fossiles de Jebel Irhoud (Maroc), datés d'environ 300 000 ans, sont les plus anciens attribués à Homo sapiens.
Chez les Européens et les Asiatiques actuels, l'ADN d'origine néandertalienne représente environ :
- A. 0 % du génome
- B. 2 % du génome
- C. 25 % du génome
- D. 50 % du génome
Réponse
B. 2 % du génome — Environ 2 % du génome des populations non africaines provient de croisements avec des Néandertaliens.
Niveau moyen — 8 questions
Deux espèces diffèrent de 2,5 % sur un gène où les différences entre deux lignées s'accumulent à 0,25 % par Ma. Leur ancêtre commun date d'environ :
- A. 0,6 Ma
- B. 25 Ma
- C. 10 Ma
- D. 2,5 Ma
Réponse
C. 10 Ma — t = d ÷ v = 2,5 ÷ 0,25 = 10 Ma. Multiplier (0,625) ou oublier de diviser sont les erreurs classiques.
Dans une matrice, les distances sont : A–B = 3 %, A–C = 9 %, B–C = 9 %. Quel arbre en découle ?
- A. A et B sont groupés, C est extérieur
- B. A et C sont groupés, B est extérieur
- C. B et C sont groupés, A est extérieur
- D. Les trois espèces sont à égale distance
Réponse
A. A et B sont groupés, C est extérieur — La plus petite distance (3 %) réunit A et B, qui partagent l'ancêtre commun le plus récent ; C est à égale distance des deux.
Un fossile présente un trou occipital très en arrière, un bassin allongé et un gros orteil écarté. On en déduit que :
- A. il était bipède permanent
- B. il appartient au genre Homo
- C. il est forcément l'ancêtre commun de l'Homme et du chimpanzé
- D. il se déplaçait surtout en quadrupède
Réponse
D. il se déplaçait surtout en quadrupède — Ces trois caractères sont ceux d'un quadrupède ou d'un grimpeur, comme les grands singes actuels : aucun indice de bipédie.
Un gène a accumulé 0,9 % de différences entre deux espèces séparées depuis 6 Ma. La vitesse d'accumulation vaut :
- A. 5,4 % par Ma
- B. 0,15 % par Ma
- C. 6,7 % par Ma
- D. 0,054 % par Ma
Réponse
B. 0,15 % par Ma — v = 0,9 ÷ 6 = 0,15 % par Ma. 5,4 correspond à une multiplication, 6,7 à la division inversée.
Sur un gène, Homme–gorille : 1,9 % ; Homme–orang-outan : 3,8 % ; divergence Homme–orang-outan étalonnée à 16 Ma. La divergence Homme–gorille est estimée à :
- A. 8 Ma
- B. 32 Ma
- C. 4 Ma
- D. 1,9 Ma
Réponse
A. 8 Ma — t = 16 × 1,9 ÷ 3,8 = 8 Ma : deux fois moins de différences, donc deux fois moins de temps.
Un fossile daté de 2,2 Ma présente une face réduite, une mâchoire en arc de parabole et un volume cérébral de 650 cm³. L'hypothèse la plus probable :
- A. c'est un chimpanzé fossile d'Afrique de l'Est
- B. c'est un australopithèque tardif
- C. c'est un Homo sapiens archaïque
- D. c'est un représentant ancien du genre Homo
Réponse
D. c'est un représentant ancien du genre Homo — Face réduite, mâchoire parabolique et cerveau plus grand que celui des australopithèques caractérisent le genre Homo ; à 2,2 Ma, sapiens n'existe pas encore.
Les Papous actuels portent environ 4 % d'ADN dénisovien, les Français quasiment aucun. Le scénario le plus compatible :
- A. Denisova vivait en France avant Néandertal
- B. des croisements ont eu lieu en Asie avant l'arrivée en Océanie
- C. les Papous descendent directement de Denisova
- D. l'ADN dénisovien est apparu par mutations successives chez les Papous eux-mêmes
Réponse
B. des croisements ont eu lieu en Asie avant l'arrivée en Océanie — Les Dénisoviens vivaient en Asie : les ancêtres des Papous les ont croisés en traversant ce continent, pas ceux des Européens.
Sur un segment d'ADN mitochondrial, deux humains actuels diffèrent au plus de 6 nucléotides ; un humain actuel et un Néandertalien, de 18 à 22. On peut en conclure que :
- A. Néandertal est l'ancêtre direct d'Homo sapiens
- B. les deux humains actuels appartiennent à deux espèces distinctes
- C. Néandertal est hors de la variabilité des humains actuels
- D. Néandertal et sapiens n'ont jamais pu se croiser
Réponse
C. Néandertal est hors de la variabilité des humains actuels — Néandertal se place en dehors de la variabilité actuelle : c'est une lignée distincte. L'ADN mitochondrial ne renseigne pas sur les croisements.
Niveau difficile — 8 questions
Quelle affirmation sur l'ancêtre commun de l'Homme et du chimpanzé est exacte ?
- A. c'était un chimpanzé très ancien
- B. c'est Toumaï, daté d'environ 7 Ma
- C. il était forcément déjà bipède, comme l'Homme actuel
- D. c'est une population reconstituée, non identifiée
Réponse
D. c'est une population reconstituée, non identifiée — L'ancêtre commun est reconstitué par comparaison ; on ne l'identifie à aucun fossile précis, et il n'était ni un chimpanzé ni un Homme.
Néandertal avait un volume cérébral moyen supérieur à celui d'Homo sapiens. On peut en conclure que :
- A. Néandertal était plus évolué que sapiens
- B. le volume cérébral ne mesure pas à lui seul un degré d'évolution
- C. sapiens descend de Néandertal par réduction du cerveau
- D. le volume cérébral n'a jamais augmenté au cours de l'histoire de la lignée humaine
Réponse
B. le volume cérébral ne mesure pas à lui seul un degré d'évolution — Il n'existe pas d'espèce « plus évoluée » ; le volume doit en outre être rapporté à la masse du corps.
Pourquoi la bipédie n'est-elle pas un critère d'appartenance au genre Homo ?
- A. Des espèces antérieures au genre Homo étaient déjà bipèdes
- B. Elle est apparue seulement chez Homo sapiens
- C. Parce qu'Homo erectus se déplaçait encore principalement à quatre pattes
- D. Le chimpanzé est lui aussi un bipède permanent
Réponse
A. Des espèces antérieures au genre Homo étaient déjà bipèdes — Toumaï, Orrorin ou Lucy étaient bipèdes bien avant l'apparition du genre Homo : la bipédie définit la lignée humaine, pas le genre Homo.
Un élève affirme : « 2 % d'ADN néandertalien chez les non-Africains prouve que Néandertal est leur ancêtre principal. » Son erreur :
- A. il n'y a en réalité aucune trace d'ADN néandertalien dans le génome de l'Homme actuel
- B. les 2 % proviennent de mutations récentes propres à sapiens
- C. 98 % du génome vient d'ancêtres sapiens : il y a eu hybridation ponctuelle
- D. l'ADN néandertalien ne se trouve que chez les Africains
Réponse
C. 98 % du génome vient d'ancêtres sapiens : il y a eu hybridation ponctuelle — L'essentiel du génome provient de sapiens ; les 2 % témoignent de croisements ponctuels avec une lignée sœur.
L'horloge moléculaire donne une date fiable si :
- A. on compare une seule séquence, choisie très courte
- B. le taux de mutations est à peu près constant et étalonné
- C. les espèces comparées vivent sur le même continent
- D. on choisit des gènes soumis à une très forte sélection naturelle
Réponse
B. le taux de mutations est à peu près constant et étalonné — Le calcul suppose une vitesse d'accumulation constante et un étalonnage par des fossiles datés ; une forte sélection rend la vitesse irrégulière.
Des fossiles d'Homo sapiens, de Néandertal et d'Homo floresiensis ont des âges qui se recouvrent. Cela montre que :
- A. la lignée humaine est une succession linéaire d'espèces
- B. sapiens est apparu après la disparition de Néandertal
- C. floresiensis est l'ancêtre commun des deux autres
- D. plusieurs espèces humaines ont coexisté sur Terre
Réponse
D. plusieurs espèces humaines ont coexisté sur Terre — Le recouvrement des âges traduit une histoire buissonnante : plusieurs rameaux ont vécu en même temps.
Denisova est connue surtout par son génome et très peu par des fossiles. Pourtant, on la distingue de Néandertal car :
- A. ses fossiles sont beaucoup plus anciens que ceux de Néandertal
- B. elle vivait uniquement en Afrique alors que Néandertal vivait en Europe
- C. son ADN diffère nettement de celui de Néandertal et de sapiens
- D. elle possédait un cerveau deux fois plus petit
Réponse
C. son ADN diffère nettement de celui de Néandertal et de sapiens — C'est la comparaison des séquences d'ADN qui a révélé une lignée distincte, alors que les restes osseux sont trop fragmentaires.
Chez des Tibétains, un allèle favorable à la vie en altitude est d'origine dénisovienne. Cela illustre :
- A. l'introgression d'un allèle archaïque conservé par sélection
- B. l'apparition du même allèle par hasard chez sapiens
- C. une preuve que les Tibétains actuels ne font pas partie de l'espèce Homo sapiens
- D. l'hérédité d'un caractère acquis au cours de la vie
Réponse
A. l'introgression d'un allèle archaïque conservé par sélection — L'allèle est entré dans le génome de sapiens par croisement, puis la sélection naturelle l'a rendu fréquent en altitude.
Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.
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