06 29 33 79 32 Je réserve ici

Collège · 6ᵉ · Histoire

L'Empire romain et la christianisation

Du polythéisme au christianisme, fin de l'Empire d'Occident

À propos de cette page
Ce cours de histoire en sixième sur « L'Empire romain et la christianisation » suit le programme officiel de histoire de sixième. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : De la tolérance à la religion d'État, La christianisation de la société romaine, Un Empire coupé en deux (395), Les invasions et la pression sur l'Occident. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de sixième à réussir en histoire.
1

De la tolérance à la religion d'État

Tu as vu dans le chapitre précédent qu'en 313 apr. J.-C., l'édit de Milan accorde la liberté de culte aux chrétiens, sans faire du christianisme la religion unique de l'Empire. Une nouvelle étape, plus radicale, intervient quelques décennies plus tard.

En 380 apr. J.-C., l'empereur Théodose Ier promulgue l'édit de Thessalonique : cette fois, le christianisme devient la religion officielle unique de l'Empire romain. Les cultes polythéistes traditionnels sont progressivement interdits.

Attention, piège fréquent ! Ne confonds pas les deux édits : celui de Milan (313) accorde seulement la liberté de culte ; celui de Thessalonique (380), soixante-sept ans plus tard, impose le christianisme comme religion officielle et unique. Ce sont deux étapes bien distinctes.
2

La christianisation de la société romaine

Devenu religion officielle, le christianisme transforme profondément la société et le paysage de l'Empire.

  • Les évêques, responsables religieux des grandes villes, prennent une place croissante, parfois même dans la vie politique locale.
  • D'anciens temples polythéistes sont fermés, détruits ou transformés en églises ; de nouvelles basiliques chrétiennes sont construites dans les grandes villes.
  • Le christianisme, d'abord diffusé surtout dans les villes et parmi certaines couches populaires, touche désormais toutes les catégories sociales, y compris l'aristocratie et la cour impériale.
Astuce. Retiens que cette christianisation est un processus progressif, qui se déroule sur plusieurs générations : les pratiques polythéistes ne disparaissent pas du jour au lendemain en 380.
3

Un Empire coupé en deux (395)

L'Empire romain, devenu immense, est de plus en plus difficile à gouverner depuis une seule capitale. En 395 apr. J.-C., à la mort de Théodose Ier, l'Empire est définitivement partagé entre ses deux fils :

Partie de l'EmpireCapitaleDevenir
Empire romain d'OccidentRavenne (puis Rome)S'effondre en 476 apr. J.-C.
Empire romain d'OrientConstantinopleSurvit encore près de mille ans

Ce partage n'est pas encore, en 395, la fin de l'unité romaine sur le plan culturel et religieux (les deux parties restent chrétiennes), mais il sépare durablement l'administration et la défense militaire de l'Empire.

4

Les invasions et la pression sur l'Occident

À partir de la fin du IVe siècle, l'Empire romain d'Occident subit une pression croissante de peuples venus d'au-delà de ses frontières, que les Romains appellent les « barbares » (un terme qui désigne, pour les Romains, tout peuple ne parlant pas leur langue — sans jugement de valeur culturel en soi).

  • Les Huns, peuple venu d'Asie centrale, mené un temps par Attila, exercent une forte pression sur les autres peuples, qui se déplacent à leur tour vers les terres de l'Empire.
  • Les Wisigoths s'installent progressivement dans l'Empire, et pillent même Rome en 410.
  • Les Vandales s'installent en Afrique du Nord et pillent Rome à leur tour en 455.
Attention ! La chute de l'Empire d'Occident n'a pas une seule cause. Aux pressions extérieures des peuples migrants s'ajoutent des difficultés internes à l'Empire lui-même : crises économiques, affaiblissement de l'armée, instabilité politique. Ne réduis jamais cet évènement à une seule explication.
5

La chute de l'Empire romain d'Occident (476)

En 476 apr. J.-C., le chef germanique Odoacre dépose le dernier empereur romain d'Occident, un jeune souverain nommé... Romulus Augustule.

Attention, coïncidence à ne pas manquer ! Le dernier empereur d'Occident porte le même prénom que le fondateur légendaire de Rome, Romulus — mais ce sont deux personnages totalement différents, séparés par plus de 1200 ans : l'un est une figure légendaire de 753 av. J.-C., l'autre un empereur bien réel déposé en 476 apr. J.-C.

Cette date, 476, marque traditionnellement, pour les historiens, la fin de l'Empire romain d'Occident et sert souvent de repère pour marquer la fin de l'Antiquité en Europe occidentale.

6

Un Empire d'Orient qui survit

Contrairement à une idée reçue, « l'Empire romain » ne disparaît pas entièrement en 476. Seul l'Empire d'Occident s'effondre.

Définition. L'Empire romain d'Orient, capitale Constantinople, poursuit son existence pendant encore près d'un millénaire, jusqu'à sa chute en 1453. Les historiens l'appellent aussi Empire byzantin.
Attention ! Affirmer que « l'Empire romain s'effondre en 476 » est une simplification excessive : c'est seulement sa partie occidentale qui disparaît à cette date. La partie orientale, chrétienne elle aussi, continue une histoire propre pendant encore près de mille ans.
À retenir
  • En 380, l'édit de Thessalonique de Théodose Ier fait du christianisme la religion officielle unique de l'Empire (à distinguer de l'édit de Milan, 313, qui n'accordait que la liberté de culte).
  • En 395, l'Empire est partagé entre Empire d'Occident (capitale Ravenne) et Empire d'Orient (capitale Constantinople).
  • La pression des peuples migrants (Huns, Wisigoths, Vandales) et des difficultés internes affaiblissent l'Empire d'Occident.
  • En 476, Odoacre dépose le dernier empereur d'Occident, Romulus Augustule — homonyme, mais pas le même personnage, que le fondateur légendaire de Rome.
  • L'Empire romain d'Orient (byzantin), lui, survit jusqu'en 1453.
Bloqué sur ce chapitre ?

Cours particuliers de histoire à Marseille, en présentiel ou à distance — un prof qui s'adapte à ton rythme et reprend ce qui coince.

Prof d'histoire-géo à Marseille · Cours particuliers au collège · Aide aux devoirs