06 29 33 79 32 Je réserve ici

Collège · 6ᵉ · Histoire

La naissance du christianisme

Origines, diffusion et place dans l'Empire romain

À propos de cette page
Ce cours de histoire en sixième sur « La naissance du christianisme » suit le programme officiel de histoire de sixième. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Jésus de Nazareth, un prédicateur juif en Judée romaine, Les Apôtres et la diffusion du message, Les Évangiles, des textes écrits après coup, Une religion persécutée. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de sixième à réussir en histoire.
1

Jésus de Nazareth, un prédicateur juif en Judée romaine

Au Ier siècle apr. J.-C., la Judée (région correspondant à l'actuel Israël) est une province de l'Empire romain. C'est là que vit Jésus de Nazareth, un prédicateur juif dont la naissance sert de point de départ au calendrier occidental (l'« an 1 »).

Définition. Pour les chrétiens, Jésus est le Messie annoncé dans les textes juifs, considéré comme le fils de Dieu. Il prêche un message centré sur l'amour du prochain, le pardon et l'annonce du royaume de Dieu.

Vers l'an 30, Jésus est arrêté, jugé par les autorités romaines et juives, puis crucifié à Jérusalem sur ordre du gouverneur romain Ponce Pilate — la crucifixion étant un supplice romain réservé notamment aux personnes jugées dangereuses pour l'ordre public.

Attention ! Le christianisme naît d'abord comme un mouvement à l'intérieur du judaïsme : Jésus et ses premiers disciples sont juifs. Ce n'est que progressivement que le christianisme devient une religion distincte.
2

Les Apôtres et la diffusion du message

Après la mort de Jésus, ses disciples, en particulier les douze Apôtres, affirment qu'il est ressuscité et se mettent à diffuser son message dans l'Empire romain.

Paul de Tarse joue un rôle essentiel dans cette diffusion. D'abord opposant aux premiers chrétiens, il se convertit et entreprend plusieurs grands voyages à travers l'Empire (Asie Mineure, Grèce, jusqu'à Rome) pour fonder des communautés chrétiennes.

Grâce aux routes et à la paix relative de l'Empire romain (la Pax Romana), le message se diffuse rapidement dans les grandes villes : Rome, Antioche, Alexandrie, Corinthe

3

Les Évangiles, des textes écrits après coup

Le christianisme se fonde sur des textes appelés Évangiles (« bonne nouvelle » en grec), qui racontent la vie et l'enseignement de Jésus. Ils sont au nombre de quatre : ceux de Matthieu, Marc, Luc et Jean.

Attention ! Les Évangiles ne sont pas des témoignages écrits en direct : ils sont rédigés plusieurs décennies après la mort de Jésus (entre 30 et 60 ans plus tard environ), d'abord transmis oralement au sein des communautés chrétiennes. Comme pour tout texte religieux, l'historien les étudie comme des sources à questionner, et non comme un reportage immédiat des faits.

Ces textes, ainsi que les lettres des Apôtres (comme celles de Paul), forment le Nouveau Testament, qui s'ajoute pour les chrétiens à l'Ancien Testament (la Bible hébraïque déjà étudiée).

4

Une religion persécutée

Pendant les trois premiers siècles, les chrétiens sont souvent persécutés dans l'Empire romain. Cette persécution ne s'explique pas simplement par une hostilité religieuse : elle a une origine politique.

Définition. Dans l'Empire romain, rendre un culte à l'empereur et aux dieux romains est perçu comme une preuve de loyauté civique. Les chrétiens, qui refusent ce culte au nom de leur monothéisme, sont alors soupçonnés d'être des citoyens déloyaux, dangereux pour l'ordre public — et non simplement persécutés « parce qu'ils sont chrétiens ».
  • En 64 apr. J.-C., l'empereur Néron accuse les chrétiens d'avoir provoqué le grand incendie de Rome et en fait exécuter un grand nombre.
  • Au tout début du IVe siècle, l'empereur Dioclétien lance la « grande persécution » (vers 303-311 apr. J.-C.), la plus dure et la plus systématique.
Exemple. Les chrétiens exécutés pour leur foi sont appelés des martyrs. Leur mémoire est ensuite très importante dans les communautés chrétiennes, qui les considèrent comme des modèles de fidélité.
5

La reconnaissance officielle : l'édit de Milan

La situation change radicalement au début du IVe siècle. En 313 apr. J.-C., l'empereur Constantin signe l'édit de Milan, qui accorde la liberté de culte à tous les habitants de l'Empire, y compris aux chrétiens.

Attention, piège fréquent ! L'édit de Milan accorde la liberté de culte : il met fin aux persécutions et autorise le christianisme, mais il ne fait pas du christianisme la religion unique et officielle de l'Empire. Les autres cultes restent, à ce stade, autorisés. Cette étape suivante fera l'objet du prochain chapitre.
À retenir
  • Jésus de Nazareth, prédicateur juif de Judée, est crucifié vers l'an 30 sur ordre du gouverneur romain Ponce Pilate.
  • Les Apôtres, en particulier Paul de Tarse, diffusent son message dans tout l'Empire romain (Rome, Antioche, Alexandrie…).
  • Les Évangiles (Matthieu, Marc, Luc, Jean) sont rédigés plusieurs décennies après la mort de Jésus.
  • Les chrétiens sont persécutés pour avoir refusé le culte impérial (Néron en 64, Dioclétien vers 303).
  • En 313, l'édit de Milan de Constantin accorde la liberté de culte — sans faire du christianisme la religion unique de l'Empire.
Bloqué sur ce chapitre ?

Cours particuliers de histoire à Marseille, en présentiel ou à distance — un prof qui s'adapte à ton rythme et reprend ce qui coince.

Prof d'histoire-géo à Marseille · Cours particuliers au collège · Aide aux devoirs