← Retour aux ressources
Histoire · Classe de 6ᵉ

La naissance du christianisme

Origines, diffusion et place dans l'Empire romain

À propos de cette page
Ce cours de histoire en sixième sur « La naissance du christianisme » suit le programme officiel de histoire de sixième. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : La Judée au temps de Jésus, Jésus de Nazareth : vie et message, Les textes fondateurs : la Bible chrétienne, La diffusion du christianisme dans l'Empire romain. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de sixième à réussir en histoire.
Au programme
1 · La Judée au temps de Jésus
2 · Jésus de Nazareth : vie et message
3 · Les textes fondateurs : la Bible chrétienne
4 · La diffusion du christianisme dans l'Empire romain
5 · Les persécutions des chrétiens
6 · La reconnaissance officielle du christianisme
1La Judée au temps de Jésus

Au 1er siècle après Jésus-Christ, la Judée est une province de l'Empire romain, peuplée majoritairement de Juifs. Ces derniers sont monothéistes : ils croient en un seul Dieu, Yahvé, et suivent la Loi de Moïse (la Torah). Ils attendent la venue d'un Messie (en hébreu : « celui qui est oint », en grec : « Christ »), un envoyé de Dieu qui devra libérer le peuple juif.

Définition. La Judée est une région de Palestine, foyer du judaïsme, sous domination romaine depuis 63 av. J.-C. Sa ville sainte est Jérusalem, où se trouve le Temple.

La société juive est divisée en plusieurs groupes :

  • Les Pharisiens : attachés à l'application stricte de la Loi.
  • Les Sadducéens : prêtres liés au Temple de Jérusalem.
  • Les Zélotes : partisans d'une résistance armée contre Rome.
Exemple. Jérusalem est la ville sainte des Juifs. Elle accueille le Temple, lieu de culte unique, reconstruit par Hérode le Grand (mort en 4 av. J.-C.). Les Romains y maintiennent un gouverneur : c'est Ponce Pilate qui gouverne la Judée au moment de la mort de Jésus.
2Jésus de Nazareth : vie et message

Jésus naît à Bethléem (en Judée) vers 4 av. J.-C. et grandit à Nazareth, en Galilée. Vers 28-30 ap. J.-C., après son baptême par Jean le Baptiste dans le Jourdain, il commence à prêcher. Il rassemble autour de lui douze disciples, les Apôtres (du grec « envoyés »), dont les plus connus sont Pierre et Jean.

À retenir. Jésus est considéré par ses disciples comme le Christ (= le Messie), fils de Dieu. Cette croyance est le fondement du christianisme.

Le message de Jésus s'articule autour de plusieurs idées :

  • L'amour de Dieu et du prochain : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »
  • Le pardon et la miséricorde envers les pécheurs.
  • L'annonce du Royaume de Dieu et de la résurrection.
  • Un message ouvert à tous, y compris aux plus pauvres et aux exclus.

Vers 30 ap. J.-C., Jésus est arrêté à Jérusalem, jugé par Ponce Pilate et condamné à mort. Il est crucifié (mort sur une croix). Ses disciples annoncent ensuite qu'il est ressuscité trois jours plus tard : c'est le fondement de la foi chrétienne.

DateÉvénement
~4 av. J.-C.Naissance de Jésus à Bethléem
~28-30 ap. J.-C.Baptême et début de la prédication
~30 ap. J.-C.Crucifixion à Jérusalem
3Les textes fondateurs : la Bible chrétienne

Les chrétiens ont un texte sacré : la Bible. Elle est composée de deux grandes parties :

  • L'Ancien Testament : textes sacrés du judaïsme (Torah, Prophètes, Écrits) que les chrétiens reprennent à leur compte.
  • Le Nouveau Testament : textes proprement chrétiens, rédigés au 1er siècle ap. J.-C.
Le Nouveau Testament comprend :
  • Les quatre Évangiles (de Matthieu, Marc, Luc, Jean) qui racontent la vie et les enseignements de Jésus.
  • Les Actes des Apôtres : récit des premières missions chrétiennes.
  • Les Épîtres (lettres de Paul et d'autres apôtres aux communautés chrétiennes).
  • L'Apocalypse : livre de visions prophétiques.
Attention ! Le mot « évangile » vient du grec euangelion qui signifie « bonne nouvelle ». Ces textes ne sont pas écrits du vivant de Jésus, mais quelques décennies après sa mort (entre 70 et 100 ap. J.-C.).

Ces textes sont écrits en grec (la lingua franca de l'Empire romain), ce qui facilite leur diffusion à travers tout le monde méditerranéen.

Exemple. L'Évangile de Marc est le plus ancien (vers 70 ap. J.-C.). Il décrit Jésus comme un guérisseur et un prédicateur itinérant, qui annonce la venue du Royaume de Dieu.
4La diffusion du christianisme dans l'Empire romain

Après la mort de Jésus, ses disciples partent prêcher sa parole à travers l'Empire. Le personnage clé de cette diffusion est Paul de Tarse, un Juif de Judée qui d'abord persécuta les chrétiens avant de se convertir sur le chemin de Damas (vers 35 ap. J.-C.) et de devenir leur plus grand missionnaire.

Paul de Tarse effectue trois grands voyages missionnaires à travers la Méditerranée orientale (Asie Mineure, Grèce, Rome). Il fonde de nombreuses communautés chrétiennes (Corinthe, Éphèse, Thessalonique…) et écrit des lettres (Épîtres) qui sont intégrées dans le Nouveau Testament.

Plusieurs facteurs favorisent la diffusion :

  • Le réseau de routes romaines qui facilite les déplacements.
  • La langue grecque commune (koinè) dans tout l'Empire.
  • La Pax Romana : période de paix qui permet les échanges.
  • Le message universel ouvert à tous les peuples (pas uniquement aux Juifs).

Vers la fin du 1er siècle, des communautés chrétiennes existent dans toutes les grandes villes de l'Empire : Rome, Antioche, Alexandrie, Corinthe, Carthage

VilleImportance
JérusalemBerceau du christianisme
AntiochePremière grande communauté hors de Judée ; les disciples y sont appelés « chrétiens » pour la 1re fois
RomeCapitale de l'Empire ; siège de l'évêque (le pape)
AlexandrieGrand centre intellectuel chrétien en Égypte
5Les persécutions des chrétiens

Les chrétiens refusent de rendre un culte aux dieux romains et à l'Empereur (divinisé après sa mort, parfois de son vivant). Ce refus est perçu comme une menace pour la cohésion de l'Empire. Ils subissent donc des persécutions (mauvais traitements, emprisonnements, exécutions).

Exemple. En 64 ap. J.-C., après le grand incendie de Rome, l'Empereur Néron accuse les chrétiens d'en être responsables. Beaucoup sont livrés aux lions dans les amphithéâtres ou brûlés vifs. Selon la tradition, Pierre et Paul sont martyrisés à Rome sous son règne.
Un martyr est un chrétien qui meurt plutôt que de renoncer à sa foi. Le mot vient du grec martus (« témoin »). Les martyrs sont très vénérés par les premiers chrétiens car ils témoignent de leur foi jusqu'à la mort.

Les persécutions sont discontinues et dépendent de chaque Empereur :

  • Néron (64 ap. J.-C.) : première grande persécution à Rome.
  • Domitien (81-96 ap. J.-C.) : persécutions en Asie Mineure.
  • Dioclétien (303-305 ap. J.-C.) : la plus grande persécution générale de l'Empire.
Astuce. Malgré les persécutions, le christianisme ne cesse de se développer. Les chrétiens se réunissent secrètement dans des maisons particulières (les domus ecclesiae) ou dans les catacombes (souterrains funéraires) de Rome.
6La reconnaissance officielle du christianisme

Au début du 4e siècle, la situation change radicalement. En 312 ap. J.-C., l'Empereur Constantin remporte la bataille du pont Milvius contre son rival Maxence. Selon la tradition chrétienne, avant la bataille il aurait vu une croix dans le ciel avec l'inscription « Par ce signe tu vaincras ».

L'Édit de Milan (313 ap. J.-C.) est un décret signé par l'Empereur Constantin et son co-empereur Licinius. Il accorde la liberté de culte à tous les habitants de l'Empire romain, y compris aux chrétiens, et ordonne la restitution des biens confisqués aux Églises.

Après l'Édit de Milan :

  • Constantin favorise le christianisme sans le rendre obligatoire.
  • Il convoque le Concile de Nicée en 325 ap. J.-C. pour unifier les croyances chrétiennes.
  • En 380 ap. J.-C., l'Empereur Théodose fait du christianisme la religion officielle de l'Empire romain par l'Édit de Thessalonique.
DateÉvénement
64 ap. J.-C.Persécution de Néron à Rome
303-305Grande persécution de Dioclétien
313Édit de Milan : liberté de culte
325Concile de Nicée
380Christianisme religion officielle de l'Empire (Édit de Thessalonique)
Attention ! Ne confonds pas l'Édit de Milan (313, liberté de culte) et l'Édit de Thessalonique (380, religion officielle). Ce sont deux étapes différentes !
À retenir
En bref :
• Le christianisme naît en Judée au 1er siècle ap. J.-C., fondé sur l'enseignement de Jésus de Nazareth, que ses disciples considèrent comme le Christ (Messie), fils de Dieu.
• Jésus est crucifié vers 30 ap. J.-C. à Jérusalem. Ses disciples annoncent sa Résurrection.
• Le texte sacré des chrétiens est la Bible, composée de l'Ancien et du Nouveau Testament (dont les quatre Évangiles).
Paul de Tarse joue un rôle central dans la diffusion du christianisme à travers l'Empire romain.
• Les chrétiens subissent des persécutions car ils refusent le culte impérial. On appelle martyrs ceux qui meurent pour leur foi.
• En 313, l'Édit de Milan de Constantin accorde la liberté de culte. En 380, le christianisme devient la religion officielle de l'Empire.
Continuer ce chapitre
Autres chapitres
Bloqué sur ce chapitre ?

Cours particuliers de histoire à Marseille, en présentiel ou à distance — un prof qui s'adapte à ton rythme et reprend ce qui coince.

Réserver un 1er cours → Voir les tarifs