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Collège · 3ᵉ · SVT

Apports nutritifs et santé

Besoins alimentaires, déséquilibres et maladies nutritionnelles

À propos de cette page
Ce cours de svt en troisième sur « Apports nutritifs et santé » suit le programme officiel de svt de troisième. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Des aliments aux nutriments, Les besoins énergétiques : à chacun sa dépense, Équilibrer sa ration, Les excès : surpoids, obésité et maladies associées. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de troisième à réussir en svt.
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Des aliments aux nutriments

Aliment : ce que l'on mange (pain, poisson, pomme). Nutriment : molécule simple issue de la digestion, absorbée par l'intestin et utilisée par les cellules (glucose, acides gras, acides aminés, vitamines, minéraux, eau).
Glucides17 kJ/g (4 kcal). Simples (sucres : fruits, sodas, bonbons) vite absorbés ; complexes (amidon : pain, pâtes, riz, légumineuses) libérés lentement. Carburant principal des cellules, surtout du cerveau et des muscles.
Lipides38 kJ/g (9 kcal) : le nutriment le plus énergétique. Réserve, membranes des cellules, transport de vitamines. Huiles végétales et poissons gras : acides gras insaturés, à privilégier ; graisses animales, viennoiseries : acides gras saturés, à limiter.
Protéines17 kJ/g (4 kcal). Matériaux de construction (muscles, peau, enzymes, anticorps). Viande, poisson, œufs, produits laitiers, et légumineuses + céréales.
Vitamines, minérauxPas d'énergie, mais indispensables en petite quantité : fer (globules rouges), calcium (os), vitamine C (défenses, vaisseaux), vitamine D (fixation du calcium), iode (thyroïde).
Eau, fibresEau : 1,5 L à boire par jour, 60 % du corps. Fibres (végétaux) : non digérées, mais régulent le transit et la faim.
Repère. 1 kcal = 4,18 kJ. Les étiquettes donnent les deux, pour 100 g et par portion : compare toujours pour 100 g.
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Les besoins énergétiques : à chacun sa dépense

Même immobile, l'organisme dépense de l'énergie pour respirer, faire battre le cœur, maintenir 37 °C, renouveler ses cellules : c'est le métabolisme de base, environ 1 300 à 1 700 kcal par jour selon la taille et le sexe. S'y ajoutent la croissance (importante à l'adolescence), la digestion et surtout l'activité physique.

Équilibre énergétique. Apports = dépenses → masse stable. Apports > dépenses → l'excès est stocké en graisse. Apports < dépenses → l'organisme puise dans ses réserves (graisse, puis muscles).
Exemple. Un surplus de seulement 100 kcal par jour (un verre de soda) non compensé représente 36 500 kcal par an, soit environ 4 kg de graisse. À l'inverse, 30 minutes de marche rapide dépensent 120 à 150 kcal.
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Équilibrer sa ration

Ration alimentaire : ensemble des aliments consommés en une journée. Elle est équilibrée si elle couvre les besoins en quantité (énergie) et en qualité (tous les nutriments, dans les bonnes proportions), sans excès ni manque.
Glucides40 à 55 % de l'énergie, surtout complexes ; sucres ajoutés < 10 %
Lipides35 à 40 %, en privilégiant les huiles végétales et le poisson
Protéines10 à 20 %, animales et végétales

Repères du Programme national nutrition santé : au moins 5 fruits et légumes par jour, des féculents à chaque repas (complets de préférence), des légumineuses deux fois par semaine, 2 produits laitiers, du poisson deux fois par semaine ; limiter viande rouge, charcuterie, sel, produits sucrés et ultra-transformés ; de l'eau comme seule boisson indispensable. Trois repas réguliers, dont un vrai petit-déjeuner, évitent le grignotage.

Attention ! « Manger équilibré » ne se juge pas sur un repas mais sur plusieurs jours. Un régime qui supprime toute une famille d'aliments (sans féculents, sans lipides) déséquilibre la ration au lieu de l'améliorer.
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Les excès : surpoids, obésité et maladies associées

IMC (indice de masse corporelle) = masse (kg) ÷ taille² (m²). Chez l'adulte : < 18,5 maigreur ; 18,5 à 25 corpulence normale ; 25 à 30 surpoids ; > 30 obésité. Chez l'enfant et l'adolescent, l'IMC change avec l'âge : on le lit sur les courbes de corpulence du carnet de santé.

En France, près d'un adulte sur deux est en surpoids et 17 % sont obèses (contre 8 % en 1997) ; l'obésité touche aussi 4 % des enfants. Causes : alimentation trop riche en sucres, graisses et produits ultra-transformés, portions plus grandes, sédentarité, manque de sommeil, facteurs génétiques et sociaux (les aliments les moins chers sont souvent les plus caloriques).

Diabète de type 2Les cellules répondent mal à l'insuline ; le glucose reste dans le sang (glycémie > 1,26 g/L à jeun). Complications : yeux, reins, nerfs, vaisseaux. Favorisé par l'obésité et la sédentarité ; 4 millions de Français traités.
Maladies cardiovasculairesExcès de graisses saturées et de cholestérol → plaques d'athérome qui rétrécissent les artères → infarctus, AVC. Excès de sel → hypertension.
CariesSucres + bactéries de la bouche → acides qui attaquent l'émail.
Attention ! L'IMC est un indicateur, pas un diagnostic : un rugbyman très musclé peut avoir un IMC de 28 sans excès de graisse. Le médecin complète par le tour de taille et l'examen clinique.
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Les manques : carences et troubles du comportement alimentaire

Carence : apport insuffisant d'un nutriment précis, même si l'énergie est suffisante. Dénutrition : apport global insuffisant en énergie et en protéines.
Feranémie : fatigue, pâleur, essoufflement ; fréquente chez les adolescentes (pertes menstruelles)
Vitamine Cscorbut : gencives qui saignent, plaies qui ne cicatrisent pas (marins d'autrefois)
Vitamine D et calciumrachitisme chez l'enfant, os fragiles (ostéoporose) chez l'adulte
Iodegoitre, troubles du développement ; d'où le sel iodé
Protéines et énergiedénutrition : retard de croissance, défenses affaiblies ; près de 700 millions de personnes dans le monde souffrent de la faim

Les troubles du comportement alimentaire sont des maladies, non des caprices. L'anorexie mentale (restriction extrême, peur de grossir, perception déformée du corps) touche surtout les jeunes filles et peut être mortelle ; la boulimie alterne crises d'ingestion massive et comportements pour « compenser » ; l'hyperphagie est faite de crises sans compensation. Ils se soignent, avec une prise en charge médicale et psychologique précoce.

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Prévenir : des choix individuels et collectifs

La santé nutritionnelle se joue à deux niveaux.

  • Individuel : lire les étiquettes (le Nutri-Score, de A à E, résume la qualité nutritionnelle pour 100 g), cuisiner des produits bruts, garder l'eau comme boisson, bouger 60 minutes par jour, dormir assez (le manque de sommeil augmente l'appétit), manger sans écran pour sentir la satiété.
  • Collectif : politiques de santé publique (PNNS depuis 2001, Nutri-Score en 2017, taxe sur les sodas, encadrement de la publicité vers les enfants, menus de cantine), lutte contre la précarité alimentaire, information des familles.
Exemple. Une canette de soda de 33 cL contient environ 35 g de sucre, soit 7 morceaux, et 140 kcal ; l'OMS recommande de rester sous 25 g de sucres ajoutés par jour. Remplacer un soda quotidien par de l'eau supprime à lui seul l'excès de sucre de la journée.
Astuce. Face à un document nutritionnel : identifier ce qui est mesuré (kcal ou kJ, pour 100 g ou par portion), comparer aux besoins ou aux repères, puis relier l'écart à une conséquence (stockage, carence, maladie).
En bref
  • Aliment → digestion → nutriments : glucides et protéines 17 kJ/g, lipides 38 kJ/g ; vitamines, minéraux, eau et fibres sans énergie mais indispensables.
  • Besoins = métabolisme de base + croissance + activité : environ 2 300 (fille) à 2 800 kcal (garçon) à 15 ans.
  • Ration équilibrée : glucides 40-55 %, lipides 35-40 %, protéines 10-20 % ; 5 fruits et légumes, féculents, eau.
  • Apports > dépenses → stockage → surpoids (IMC 25-30), obésité (> 30), diabète de type 2, maladies cardiovasculaires.
  • Manques : carences (fer, vitamines C et D, iode), dénutrition ; anorexie et boulimie sont des maladies qui se soignent.
  • Prévention : étiquettes et Nutri-Score, activité physique, sommeil ; politiques de santé publique.
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