Exercice 1 — Rôles des nutriments
1. Les trois macronutriments et leur valeur énergétique :
- Glucides : 4 kcal/g
- Lipides : 9 kcal/g
- Protéines : 4 kcal/g
2. Rôle énergétique vs rôle plastique :- Le rôle énergétique consiste à fournir de l'énergie à l'organisme pour ses activités. Exemple : les glucides (pain, pâtes) sont brûlés par les cellules pour produire de l'énergie.
- Le rôle plastique consiste à construire, réparer ou renouveler les structures de l'organisme. Exemple : les protéines constituent les muscles, la peau et les enzymes.
3. Deux micronutriments essentiels et conséquences de carence :- Vitamine D : sa carence provoque le rachitisme chez l'enfant (déformation des os).
- Fer : sa carence provoque l'anémie ferriprive (fatigue intense, pâleur, essoufflement).
Autres réponses acceptées : calcium → ostéoporose ; vitamine C → scorbut ; iode → goitre/hypothyroïdie.4. L'eau est indispensable sans apporter de calories car :L'eau joue un rôle de
solvant universel : elle transporte les nutriments et les déchets dans le sang, participe à la
thermorégulation (sudation), et est indispensable à toutes les
réactions chimiques du métabolisme. Sans eau, les cellules ne peuvent pas fonctionner, même si tous les autres besoins caloriques sont couverts.
Exercice 2 — Calcul et interprétation de l'IMC
1. Formule de l'IMC :
IMC = poids (kg) / [taille (m)]²
2. Calcul de l'IMC de Théo :
Taille = 1,80 m → taille² = 1,80 × 1,80 = 3,24 m²
IMC = 110 / 3,24 ≈ 33,9 kg/m²
3. Catégorie d'IMC et pathologie :
Un IMC de 33,9 kg/m² se situe dans la catégorie obésité modérée (grade 1 : 30–34,9 kg/m²).
Théo présente une obésité.
4. Deux risques pour la santé liés à l'obésité :
- Diabète de type 2 : excès chronique de glucides et résistance à l'insuline.
- Maladies cardiovasculaires : hypertension artérielle, athérosclérose, risque d'infarctus.
Autres risques acceptés : problèmes articulaires (arthrose), apnées du sommeil.5. Deux recommandations concrètes pour Théo :- Rééquilibrer l'alimentation : réduire les aliments ultra-transformés, sucrés et gras ; augmenter la consommation de légumes, féculents complets et protéines maigres.
- Pratiquer une activité physique régulière : au moins 30 minutes d'activité modérée par jour (marche, natation, vélo) pour augmenter les dépenses énergétiques.
Un suivi médical (nutritionniste, médecin) est également recommandé.
Exercice 3 — Ration alimentaire et besoins
1. Définition et répartition recommandée :
Une ration alimentaire équilibrée est l'ensemble des aliments consommés sur 24 heures, couvrant exactement les besoins en énergie et en nutriments sans excès ni insuffisance.
Répartition recommandée :
- Glucides : 50–55 % des apports énergétiques totaux
- Lipides : 30–35 % des apports énergétiques totaux
- Protéines : 15 % des apports énergétiques totaux
2. Calcul de la quantité de glucides pour Léa :Besoins en glucides (en kcal) : 55 % × 2 200 =
1 210 kcalConversion en grammes : 1 210 kcal ÷ 4 kcal/g =
302,5 g de glucides (≈ 302 g ou 303 g)
3. Trois facteurs qui font varier les besoins énergétiques :- L'âge (les adolescents en croissance ont des besoins élevés)
- Le niveau d'activité physique (un sportif dépense plus d'énergie)
- Le sexe (les hommes ont généralement un métabolisme de base plus élevé)
Autres réponses acceptées : la grossesse, l'allaitement, la taille, le poids.4. Le PNNS :Le
Programme National Nutrition Santé (PNNS) est un programme de santé publique mis en place en France depuis 2001. Son objectif principal est d'
améliorer l'état nutritionnel et de santé de la population française en réduisant la prévalence des maladies liées à l'alimentation (obésité, diabète, maladies cardiovasculaires) et en encourageant une alimentation équilibrée et la pratique d'une activité physique régulière.
Exercice 4 — Troubles et maladies nutritionnelles
1. L'anorexie mentale — caractéristiques et risques :
L'anorexie mentale est un trouble psychiatrique caractérisé par :
- Une restriction alimentaire volontaire et sévère (refus de s'alimenter)
- Une peur intense de prendre du poids malgré une maigreur importante
- Une image corporelle déformée : la personne se perçoit trop grosse alors qu'elle est maigre
Risques pour la santé :
- Aménorrhée (arrêt des règles) due à la dénutrition
- Troubles cardiaques (arythmies) pouvant être mortels
- Dénutrition sévère : fonte musculaire, fragilité osseuse, défaillances organiques
- L'anorexie a l'un des taux de mortalité les plus élevés parmi les maladies psychiatriques
2. Boulimie vs hyperphagie boulimique :- La boulimie : épisodes de suralimentation (crises de prise alimentaire excessive) suivis de comportements compensatoires (vomissements provoqués, prise de laxatifs, jeûne). La personne maintient souvent un poids normal.
- L'hyperphagie boulimique : crises de suralimentation sans comportements compensatoires, ce qui conduit souvent à une prise de poids et à l'obésité.
3. Le kwashiorkor :Le kwashiorkor est une
maladie de malnutrition due à une
carence sévère en protéines (malgré un apport calorique parfois suffisant en glucides). Il touche surtout les jeunes enfants dans les pays en développement.
Symptômes :
- Ventre gonflé (œdèmes liés à la baisse des protéines plasmatiques)
- Retard de croissance et fonte musculaire
- Faiblesse, fatigue, altération de la peau et des cheveux
4. Pourquoi les TCA sont des maladies psychiatriques :Les TCA ne résultent pas d'un simple manque d'information sur la nutrition. Ils impliquent des
distorsions cognitives (image corporelle déformée), des facteurs
psychologiques (anxiété, contrôle, estime de soi) et
émotionnels, ainsi que souvent des facteurs génétiques et environnementaux (pression sociale, médias). Le rapport pathologique à la nourriture est le
symptôme d'une souffrance psychique profonde, qui nécessite une prise en charge psychothérapeutique en plus du suivi nutritionnel.
Exercice 5 — Synthèse : alimentation et prévention
1. Surpoids ET carences simultanément :
Un individu peut souffrir à la fois de surpoids et de carences nutritionnelles lorsqu'il consomme des aliments caloriquement denses mais pauvres en micronutriments (vitamines, minéraux, fibres). C'est le cas de la « malbouffe » ou des aliments ultra-transformés (fast-food, sodas, chips) : ils apportent un excès de calories (sucres rapides, graisses saturées) qui se stocke en graisses, tout en laissant l'organisme carencé en vitamines C, D, en fer ou en calcium — faute de fruits, légumes et produits frais dans l'alimentation.
2. Deux outils de santé publique pour prévenir les maladies nutritionnelles :
- Le PNNS (Programme National Nutrition Santé) : programme d'État qui fixe des objectifs nutritionnels nationaux (5 fruits et légumes par jour, limiter les aliments gras/sucrés/salés, encourager l'activité physique). Il finance des campagnes de prévention et d'éducation alimentaire destinées à toute la population.
- Le Nutri-Score : logo apposé volontairement sur les emballages alimentaires, classant les aliments de A (meilleure qualité) à E (moins bonne qualité) selon leur composition nutritionnelle. Il permet aux consommateurs de comparer rapidement des produits et de faire des choix alimentaires plus éclairés, sans décrypter des tableaux complexes.
3. Paragraphe de synthèse :Exemple de rédaction attendue (critères : argumentation scientifique, lien alimentation-santé à long terme, exemples précis) :Une alimentation équilibrée est fondamentale pour préserver sa santé tout au long de la vie. En apportant les bonnes proportions de glucides, lipides et protéines, ainsi que les vitamines et minéraux nécessaires, elle permet à l'organisme de fonctionner correctement, de maintenir un poids stable et de prévenir de nombreuses maladies. À l'inverse, un déséquilibre alimentaire — que ce soit par excès ou par carence — peut conduire à des pathologies sérieuses : obésité, diabète de type 2, maladies cardiovasculaires, ou encore carences en fer, en calcium ou en vitamines. Adoptés dès l'adolescence, de bons réflexes alimentaires (5 fruits et légumes par jour, réduction des aliments ultra-transformés, hydratation suffisante) combinés à une activité physique régulière constituent la meilleure prévention. Prendre soin de son alimentation aujourd'hui, c'est investir dans sa santé de demain.