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Mathématiques · Classe de 3ᵉ

Calcul littéral & identités remarquables

Développer, factoriser, réduire et démontrer · niveau 3ᵉ

À propos de cette page
Ce cours de mathématiques en troisième sur « Calcul littéral & identités remarquables » suit le programme officiel de mathématiques de troisième. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Le vocabulaire du calcul littéral, Réduire une expression, Développer : la simple distributivité, Développer : la double distributivité. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de troisième à réussir en mathématiques.
Au programme
1 · Le vocabulaire du calcul littéral
2 · Réduire une expression
3 · Développer : la simple distributivité
4 · Développer : la double distributivité
5 · Les 3 identités remarquables
6 · Développer avec les identités remarquables
7 · Factoriser avec un facteur commun
8 · Factoriser avec une identité remarquable
9 · Démontrer une égalité & les programmes de calcul
1Le vocabulaire du calcul littéral

Le calcul littéral, c'est calculer avec des lettres qui représentent des nombres. Une lettre (souvent x, a, b…) s'appelle une variable : elle peut prendre n'importe quelle valeur.

Définitions.
• Une expression littérale est un calcul contenant des lettres : 3x + 5, 2a − b, (x + 1)².
• Un terme est un « morceau » de l'expression séparé par les signes + ou . Dans 3x + 5, les termes sont 3x et 5.
• Un facteur est un élément d'un produit (multiplication). Dans 3x, les facteurs sont 3 et x.

La règle des signes ×

On n'écrit jamais le signe × devant une lettre ou devant une parenthèse :

  • 3 × x s'écrit 3x  ·  a × b s'écrit ab  ·  5 × (x + 2) s'écrit 5(x + 2)
  • x × x s'écrit (on lit « x au carré »)  ·  x × x × x = x³
  • Le coefficient 1 ne s'écrit pas : 1 × x = x ; et −1 × x = −x
⚠️ Le signe × reste obligatoire entre deux nombres : 3 × 5 ne peut pas s'écrire 35 ! On ne le supprime que devant une lettre ou une parenthèse.
2Réduire une expression
Réduire, c'est rendre une expression la plus courte possible en regroupant les termes semblables. Deux termes sont semblables s'ils ont la même partie littérale (la même lettre, à la même puissance).

On additionne (ou soustrait) seulement les coefficients des termes semblables, en gardant la partie littérale :

  • 5x + 3x = 8x   (5 pommes + 3 pommes = 8 pommes)
  • 7x − 2x = 5x
  • x² + 4x²= 5x²
  • 6x + 2 − x + 5 = 5x + 7   (on regroupe les x ensemble, les nombres ensemble)
⚠️ On ne peut pas additionner des termes non semblables : 3x + 5 reste 3x + 5 (ce n'est pas 8x !). De même x² + x ne se réduit pas, car et x sont différents.
Exemple complet. Réduire 4x² + 3x − x² + 2 − 5x + 1.
On regroupe : les : 4x² − x² = 3x² ; les x : 3x − 5x = −2x ; les nombres : 2 + 1 = 3.
Résultat : 3x² − 2x + 3.
💡 Pour ne rien oublier, souligne chaque famille de termes d'une couleur différente avant de réduire.
3Développer : la simple distributivité

Développer, c'est transformer un produit (avec parenthèses) en une somme (sans parenthèses). On utilise la distributivité de la multiplication sur l'addition.

k(a + b) = ka + kb   et   k(a − b) = ka − kb

On multiplie le facteur devant la parenthèse par chaque terme à l'intérieur :

k ( a + b )= ka + kb
  • 3(x + 4) = 3 × x + 3 × 4 = 3x + 12
  • 5(2x − 3) = 5 × 2x − 5 × 3 = 10x − 15
  • x(x + 7) = x × x + x × 7 = x² + 7x
  • −2(x − 4) = −2 × x − 2 × (−4) = −2x + 8
⚠️ Attention au signe « − » devant la parenthèse : il change tous les signes à l'intérieur. −(x − 3) = −x + 3  et  5 − (x + 2) = 5 − x − 2 = 3 − x.
4Développer : la double distributivité

Quand on multiplie deux parenthèses, on multiplie chaque terme de la première par chaque terme de la seconde : il y a 4 produits.

(a + b)(c + d) = ac + ad + bc + bd
(a+b)(c+d)→ 4 produits
Exemple modèle. Développer et réduire (x + 3)(x + 5).
= x × x + x × 5 + 3 × x + 3 × 5
= x² + 5x + 3x + 15
= x² + 8x + 15  (on réduit 5x + 3x).
  • (x + 2)(x − 4) = x² − 4x + 2x − 8 = x² − 2x − 8
  • (2x + 1)(3x − 5) = 6x² − 10x + 3x − 5 = 6x² − 7x − 5
  • (x − 3)(x − 6) = x² − 6x − 3x + 18 = x² − 9x + 18
💡 Méthode pas-à-pas : (1) j'écris les 4 produits en respectant les signes ; (2) je calcule chacun ; (3) je réduis les termes en x du milieu.
5Les 3 identités remarquables

Ce sont des développements de doubles parenthèses qu'on rencontre tellement souvent qu'on les apprend par cœur. Elles font gagner un temps précieux.

NomIdentité
Carré d'une somme(a + b)² = a² + 2ab + b²
Carré d'une différence(a − b)² = a² − 2ab + b²
Produit conjugué(a + b)(a − b) = a² − b²

Pourquoi (a + b)² = a² + 2ab + b² ?

Car (a + b)² signifie (a + b)(a + b). On développe en double distributivité :

(a + b)(a + b) = a² + ab + ba + b² = a² + 2ab + b²  (car ab = ba)

On peut le voir géométriquement : un grand carré de côté (a + b) est partagé en 4 zones dont les aires s'additionnent.

abababab

Aire totale : a² + ab + ab + b² = a² + 2ab + b².

⚠️ Erreur classique : (a + b)² a² + b² ! On oublie souvent le double produit 2ab. Vérifie avec a = 3, b = 1 : (3 + 1)² = 16, alors que 3² + 1² = 10. Il manque bien 2 × 3 × 1 = 6.
6Développer avec les identités remarquables

Pour appliquer une identité, on repère qui joue le rôle de a et qui joue le rôle de b, puis on remplace.

Exemple 1 — (a + b)². Développer (x + 5)².
Ici a = x et b = 5.
(x + 5)² = x² + 2 × x × 5 + 5² = x² + 10x + 25.
Exemple 2 — (a − b)². Développer (2x − 3)².
Ici a = 2x et b = 3.
(2x − 3)² = (2x)² − 2 × 2x × 3 + 3² = 4x² − 12x + 9.
Exemple 3 — (a + b)(a − b). Développer (x + 7)(x − 7).
Ici a = x et b = 7.
(x + 7)(x − 7) = x² − 7² = x² − 49  (pas de terme en x !).
⚠️ Quand a = 2x, on a (2x)² = 2² × x² = 4x² (on élève tout au carré, le 2 et le x). Erreur fréquente : écrire 2x² au lieu de 4x².
💡 Comment reconnaître quelle identité utiliser ? (… + …)² → 1ʳᵉ ; (… − …)² → 2ᵉ ; deux parenthèses identiques sauf le signe (+ puis ) → 3ᵉ (produit conjugué).
7Factoriser avec un facteur commun

Factoriser, c'est l'inverse de développer : on transforme une somme en un produit. On cherche un facteur commun à tous les termes et on le met « en facteur » devant une parenthèse.

ka + kb = k(a + b)    (k est le facteur commun)
Exemple modèle. Factoriser 6x + 15.
On cherche un nombre qui divise 6 et 15 : c'est 3.
6x + 15 = 3 × 2x + 3 × 5 = 3(2x + 5).
Vérification (on redéveloppe) : 3(2x + 5) = 6x + 15 ✓.
  • 4x + 4 = 4(x + 1)   (facteur commun 4)
  • x² + 3x = x × x + x × 3 = x(x + 3)   (facteur commun x)
  • 10x² − 5x = 5x(2x − 1)   (facteur commun 5x)
  • (x + 1) × 7 + (x + 1) × x = (x + 1)(7 + x)   (le facteur commun est la parenthèse (x + 1))
💡 Pour vérifier une factorisation, il suffit de redévelopper : on doit retomber sur l'expression de départ.
⚠️ Prends le facteur commun le plus grand possible. 12x + 8 peut s'écrire 2(6x + 4), mais ce n'est pas fini : on peut encore sortir un 2. Le mieux est 4(3x + 2).
8Factoriser avec une identité remarquable

Lues de droite à gauche, les identités servent à factoriser. La plus utile au brevet est la différence de deux carrés :

a² − b² = (a + b)(a − b)

On reconnaît une différence de carrés quand l'expression est de la forme « un carré − un autre carré ».

Exemple 1. Factoriser x² − 9.
9 = 3², donc x² − 9 = x² − 3² = (x + 3)(x − 3).
Exemple 2. Factoriser 4x² − 25.
4x² = (2x)² et 25 = 5², donc 4x² − 25 = (2x)² − 5² = (2x + 5)(2x − 5).

On peut aussi reconnaître les carrés parfaits :

  • x² + 6x + 9 = x² + 2 × x × 3 + 3² = (x + 3)²
  • x² − 10x + 25 = x² − 2 × x × 5 + 5² = (x − 5)²
⚠️ Une somme de deux carrés, comme x² + 9, ne se factorise pas avec les outils de 3ᵉ. Seule la différence a² − b² se factorise.
9Démontrer une égalité & les programmes de calcul

Démontrer qu'une égalité est vraie

Pour prouver que deux expressions sont égales pour toute valeur de x, on développe et réduit un membre (ou les deux) jusqu'à obtenir l'autre. Une vérification sur un seul nombre ne suffit pas à prouver.

Exemple. Montrer que (x + 4)² − 16 = x(x + 8).
Membre de gauche : (x + 4)² − 16 = x² + 8x + 16 − 16 = x² + 8x.
Membre de droite : x(x + 8) = x² + 8x.
Les deux membres donnent x² + 8x : l'égalité est vraie pour tout x. ✓
⚠️ Pour montrer qu'une égalité est FAUSSE, il suffit au contraire d'un seul contre-exemple. Ex. : (x + 1)² = x² + 1 est faux car pour x = 2 : 9 ≠ 5.

Les programmes de calcul

Un programme de calcul est une suite d'instructions appliquée à un nombre de départ. Le calcul littéral permet de prouver ce qu'il fait, quel que soit le nombre choisi.

Programme. « Choisis un nombre · ajoute 3 · élève au carré · enlève 9 · divise par le nombre de départ. »
On note le nombre de départ x :
ajoute 3 → x + 3 ; au carré → (x + 3)² ; enlève 9 → (x + 3)² − 9 ;
(x + 3)² − 9 = x² + 6x + 9 − 9 = x² + 6x = x(x + 6) ;
on divise par xx + 6.
Conclusion : le programme revient à ajouter 6 au nombre choisi.
💡 Méthode programme de calcul : (1) j'appelle x le nombre de départ ; (2) je traduis chaque ligne en expression ; (3) je développe / réduis ; (4) je conclus en français.
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