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Collège · 3ᵉ · Français

La concordance des temps

Accorder les temps dans le discours rapporté et le récit

À propos de cette page
Ce cours de français en troisième sur « La concordance des temps » suit le programme officiel de français de troisième. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Qu'est-ce que la concordance des temps ?, Antériorité, simultanéité, postériorité, Principale au passé : les temps de la subordonnée, Du discours direct au discours indirect. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de troisième à réussir en français.
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Qu'est-ce que la concordance des temps ?

Définition. La concordance des temps est l'ensemble des règles qui fixent le temps du verbe d'une subordonnée en fonction du temps du verbe de la principale. Le temps de la subordonnée exprime si son action se passe avant, en même temps ou après celle de la principale.
Exemple. Je pense qu'il viendra. → principale au présent, action future : futur simple.
Je pensais qu'il viendrait. → principale au passé, la même action postérieure prend le conditionnel présent (« futur du passé »).
Astuce. La règle ne s'applique vraiment que lorsque la principale est à un temps du passé. Avec une principale au présent ou au futur, la subordonnée garde son temps « naturel ».
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Antériorité, simultanéité, postériorité

RapportSensExemple (principale au passé)
Antérioritél'action de la subordonnée a lieu avantElle savait qu'il avait menti.
Simultanéitéles deux actions ont lieu en même tempsElle savait qu'il mentait.
Postérioritél'action de la subordonnée a lieu aprèsElle savait qu'il mentirait.
Méthode. Repère le temps de la principale, puis demande-toi : l'action de la subordonnée est-elle avant, pendant ou après ? Le temps composé (plus-que-parfait, passé antérieur, futur antérieur) marque presque toujours l'antériorité.
Avec une principale au futur. Quand tu auras fini, tu sortiras. → futur antérieur = action antérieure à l'action future.
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Principale au passé : les temps de la subordonnée

Règle (indicatif). Quand la principale est au passé (imparfait, passé simple, passé composé, plus-que-parfait) :
• simultanéité → imparfait ;
• antériorité → plus-que-parfait (ou passé antérieur après quand, dès que, après que avec un passé simple) ;
• postériorité → conditionnel présent (futur du passé) ; antériorité dans ce futur → conditionnel passé.
Principale au présentPrincipale au passé
Il dit qu'il pleut.Il disait qu'il pleuvait.
Il dit qu'il a plu.Il disait qu'il avait plu.
Il dit qu'il pleuvra.Il disait qu'il pleuvrait.
Il dit qu'il aura plu avant midi.Il disait qu'il aurait plu avant midi.
Attention ! Le conditionnel a ici une valeur de temps (futur dans le passé), pas de mode : il disait qu'il pleuvrait n'exprime aucune hypothèse.
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Du discours direct au discours indirect

Au discours direct, les paroles sont citées telles quelles (guillemets, deux-points, tiret). Au discours indirect, elles sont intégrées dans une subordonnée après un verbe de parole. Si ce verbe est au passé, trois séries de changements s'imposent :

DirectIndirect (verbe introducteur au passé)
présentimparfait
passé composéplus-que-parfait
futur simpleconditionnel présent
futur antérieurconditionnel passé
imparfait, plus-que-parfait, conditionnelinchangés
impératifde + infinitif (ou subjonctif)
  • Pronoms et possessifs : je → il/elle, tu → il, mon → son…
  • Repères de temps et de lieu : aujourd'hui → ce jour-là ; hier → la veille ; demain → le lendemain ; maintenant → alors, à ce moment-là ; ici → là ; dans deux jours → deux jours plus tard.
  • Interrogation : « Viens-tu ? »il demanda si elle venait ; « Qu'est-ce que tu veux ? »il demanda ce qu'elle voulait. Plus d'inversion ni de point d'interrogation.
Exemple complet. Elle m'a dit : « Je t'appellerai demain, j'ai perdu mon téléphone hier. »Elle m'a dit qu'elle m'appellerait le lendemain, qu'elle avait perdu son téléphone la veille.
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Les temps dans le récit au passé

TempsValeur dans le récitExemple
Passé simpleactions de premier plan, successives, bornéesIl ouvrit la porte, entra, s'assit.
Imparfaitarrière-plan : description, habitude, action en coursLa pluie tombait ; il faisait nuit.
Plus-que-parfaitfait antérieur au récit (retour en arrière)Il avait perdu sa clé la veille.
Passé antérieurantériorité immédiate après quand, dès que, aussitôt queDès qu'il eut frappé, on ouvrit.
Conditionnel présent / passéfutur du passé, anticipationIl ne reviendrait plus.
Dans un récit au passé composé (récit oral, autobiographie), le passé composé remplace le passé simple ; l'imparfait et le plus-que-parfait gardent leur rôle.
Attention ! Le discours indirect libre mêle récit et paroles sans verbe introducteur ni guillemets : les temps sont ceux du discours indirect (imparfait, conditionnel), mais la ponctuation reste celle de l'oral. Il hésitait. Que dirait-elle en le voyant ?
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La concordance au subjonctif

Après un verbe de volonté, de sentiment, de doute, ou après bien que, pour que, avant que…, la subordonnée est au subjonctif. Son temps dépend de la principale :

PrincipaleSimultanéité / postérioritéAntériorité
présent, futursubjonctif présent : je veux qu'il viennesubjonctif passé : je doute qu'il soit venu
passé, conditionnel (langue soutenue)subjonctif imparfait : je voulais qu'il vîntsubjonctif plus-que-parfait : je doutais qu'il fût venu
passé (langue courante)subjonctif présent : je voulais qu'il viennesubjonctif passé : je doutais qu'il soit venu
Au brevet. On te demande surtout de reconnaître l'imparfait et le plus-que-parfait du subjonctif dans les textes (qu'il fût, qu'il eût, qu'elle vînt, qu'ils allassent) ; à l'écrit, le subjonctif présent après une principale au passé est admis.
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Pièges classiques et méthode brevet

  • « Si » + jamais de conditionnel : si j'avais su (et non si j'aurais su), si tu viens, si tu venais.
  • « Après que » + indicatif : après qu'il eut fini / a fini. Seul avant que demande le subjonctif.
  • Verbe introducteur au présent : aucune transformation. Il dit qu'il viendra demain.
  • Vérité générale : le présent peut rester au discours indirect. Le professeur a rappelé que l'eau bout à 100 °C.
  • Ne pas confondre conditionnel présent (il viendrait) et futur simple (il viendra) : après une principale au passé, c'est le conditionnel.
Méthode en trois questions.
① Quel est le temps de la principale (ou du verbe de parole) ?
② L'action de la subordonnée est-elle antérieure, simultanée ou postérieure ?
③ Si la principale est au passé : plus-que-parfait / imparfait / conditionnel présent.
En bref
  • Principale au passé → subordonnée à l'imparfait (simultané), au plus-que-parfait (antérieur), au conditionnel présent (postérieur).
  • Discours indirect au passé : présent → imparfait, passé composé → plus-que-parfait, futur → conditionnel ; pronoms et repères changent (demain → le lendemain).
  • Récit : passé simple = premier plan, imparfait = arrière-plan, plus-que-parfait = retour en arrière.
  • Subjonctif : présent/passé après une principale au présent ; imparfait/plus-que-parfait (langue soutenue) après une principale au passé.
  • Jamais de conditionnel après si ; après que + indicatif.
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