Comprendre ce qu'est être citoyen en France et en Europe
Évaluation complète de fin de chapitre, tout en niveau difficile. Travaille seul et sans aide, puis vérifie tes réponses avec le corrigé détaillé dépliable en bas de page.
Exercice 1 — Définir les notions clés
Question 1 (1 pt) :
La citoyenneté est un statut juridique et politique qui unit un individu à une communauté politique, lui conférant des droits (civils, politiques, sociaux) et lui imposant des devoirs envers cette communauté.
Justification : définition fondamentale du programme EMC 3e — la citoyenneté repose sur le lien entre droits et devoirs au sein de la Nation.
Question 2 (1 pt) :
La nationalité est le lien juridique qui rattache une personne à un État. Elle se distingue de la citoyenneté car la nationalité désigne l'appartenance à un État, tandis que la citoyenneté suppose l'exercice effectif de droits politiques (notamment le droit de vote) et l'accomplissement de devoirs civiques : on peut avoir la nationalité sans encore exercer la citoyenneté (ex. un mineur).
Justification : distinction programmatique entre nationalité (appartenance) et citoyenneté (participation active) — un enfant français a la nationalité mais pas encore le droit de vote.
Question 3 (1 pt) :
Le suffrage universel direct est le système électoral dans lequel les citoyens élisent directement leurs représentants, sans intermédiaire. Exemple en France : l'élection du Président de la République (ou l'élection des députés à l'Assemblée nationale).
Justification : à opposer au suffrage indirect (élection des sénateurs par les grands électeurs) — distinction exigible en 3e.
Question 4 (1 pt) :
La citoyenneté européenne est le statut accordé à toute personne ressortissante d'un État membre de l'Union européenne. Elle confère des droits spécifiques (libre circulation, droit de vote aux élections municipales et européennes dans le pays de résidence, protection consulaire…). Elle existe depuis le traité de Maastricht (signé en 1992, entré en vigueur en 1993). Elle s'ajoute à la nationalité nationale sans la remplacer.
Justification : article 20 du TFUE ; le traité de Maastricht est la référence obligatoire du programme.
Exercice 2 — Chronologie du suffrage universel en France
Question 1 (1,5 pt) — Frise chronologique :
La frise doit comporter un axe gradué avec les trois dates dans l'ordre, légendées comme suit :
Exercice 3 — Étude de situations
Situation A — Fatou (1,5 pt) :
Oui, Fatou peut être française. Même si elle est née au Mali, son père est français : elle acquiert donc la nationalité française par le droit du sang (jus sanguinis). En droit français (Code civil), un enfant est français dès lors qu'au moins l'un de ses parents est français, quelle que soit la nationalité de l'autre parent ou le pays de naissance.
Justification : le droit du sang est le premier mode d'acquisition de la nationalité française ; il est transmis de génération en génération par filiation.
Situation B — Marcus (1,5 pt) :
Oui, Marcus peut voter aux élections municipales de Lyon. En tant que ressortissant allemand (citoyen d'un État membre de l'UE), il est citoyen européen. Or, la citoyenneté européenne donne le droit de voter et d'être élu aux élections municipales dans le pays de résidence au sein de l'UE (article 22 du TFUE), dans les mêmes conditions que les ressortissants français. Le fait qu'il réside à Lyon depuis 3 ans est suffisant pour remplir les conditions de résidence. En revanche, Marcus ne peut pas voter aux élections nationales françaises (présidentielle, législatives).
Justification : droit fondamental de la citoyenneté européenne issu du traité de Maastricht et du TFUE, applicable aux élections locales et européennes uniquement.
Situation C — L'internaute (2 pts) :
Non, l'internaute ne peut pas invoquer la liberté d'expression pour se défendre. La liberté d'expression est garantie par l'article 11 de la DDHC, mais elle n'est pas absolue : elle s'arrête là où commencent les abus. En France, la loi sanctionne pénalement les propos racistes, car ils constituent une incitation à la haine raciale (loi Pleven de 1972, codifiée dans le Code pénal). La liberté d'expression ne protège donc pas des propos qui portent atteinte à la dignité d'autres personnes ou qui incitent à la discrimination. Ainsi, l'internaute s'expose à des poursuites pénales (amende, voire peine d'emprisonnement).
Justification : l'exercice responsable des droits est un principe clé du programme EMC — les droits ont des limites fixées par la loi pour protéger les autres membres de la société.
Exercice 4 — Les droits du citoyen européen
Question 1 (3 pts) — Trois droits du citoyen européen :
Réponses attendues parmi les droits suivants (1 pt par droit correctement cité et expliqué) :
Exercice 5 — Question de réflexion
Éléments attendus dans le texte organisé :
Introduction attendue : Annoncer la problématique — être citoyen ne se réduit pas à posséder un statut passif ; c'est s'engager activement dans la vie collective. La citoyenneté suppose à la fois des droits, des devoirs et une participation concrète.
Développement attendu — Les droits du citoyen :
Le citoyen bénéficie de trois catégories de droits :
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