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Histoire-Géographie 2ⁿᵈᵉ

Ressources · 2ⁿᵈᵉ · Histoire-Géographie

Les migrations internationales

Flux migratoires, pays de départ et d'accueil, réfugiés, migrations Sud-Sud, remises, politiques migratoires (programme de géographie de 2nde)

À propos de cette page
Ce cours d'histoire-géographie en seconde sur « Les migrations internationales » suit le programme officiel d'histoire-géographie de seconde. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Les migrations internationales : définir et mesurer, Une géographie des flux : pôles d'accueil et corridors, Pourquoi partir ? Des causes multiples et combinées, Réfugiés et déplacés : les migrations contraintes. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de seconde à réussir en histoire-géographie.

2 sujets traités : l’analyse des termes, la problématique, le plan en trois parties avec ses appuis précis, et surtout l’introduction et la conclusion entièrement rédigées — les deux moments que les copies ratent le plus.

Sujet 1 — Les migrations internationales dans le monde depuis 1990 : des flux en hausse et diversifiés

Analyse des termes — Les migrations internationales sont les déplacements de personnes qui changent de pays de résidence pour au moins un an, qu'elles soient choisies ou contraintes. Le sujet se place à l'échelle mondiale, de 1990 (153 millions de migrants) à nos jours, et invite à croiser les causes, la géographie et les effets des flux.

Problématique — Pourquoi les migrations internationales, pourtant minoritaires, sont-elles devenues un phénomène mondial aux formes et aux effets de plus en plus divers ?

Introduction rédigéeLe 3 octobre 2013, plus de 360 migrants partis de Libye se noient au large de l'île italienne de Lampedusa ; au même moment, des millions de travailleurs indiens, népalais ou philippins construisent les villes du golfe Persique, dans une indifférence presque générale. Ces deux images disent la diversité des migrations internationales, c'est-à-dire des déplacements de personnes qui changent de pays de résidence pour au moins un an, par choix ou sous la contrainte. Depuis 1990, leur nombre est passé de 153 à 281 millions (2020) selon l'ONU, mais elles ne concernent que 3,6 % de l'humanité. Pourquoi les migrations internationales, pourtant minoritaires, sont-elles devenues un phénomène mondial aux formes et aux effets de plus en plus divers ? Nous verrons d'abord que ces migrations augmentent sous l'effet de causes multiples, tout en restant sélectives ; puis qu'elles dessinent une géographie plus complexe qu'un simple face-à-face entre Sud et Nord ; enfin qu'elles transforment les pays de départ comme ceux d'accueil, sous le regard d'États qui cherchent à les maîtriser.

I. Des migrations en forte hausse, mais qui restent minoritaires

  • Un nombre de migrants presque doublé en trente ans153 millions en 1990, 281 millions en 2020 selon l'ONU-DAES, mais 3,6 % de la population mondiale seulement.
  • Des causes économiques, démographiques et politiques qui se combinentÂge médian inférieur à 20 ans en Afrique subsaharienne, supérieur à 44 ans dans l'UE ; guerre en Syrie depuis 2011 ; réseaux familiaux.
  • Une mobilité sélective : les plus pauvres migrent peuTransition migratoire décrite par Wilbur Zelinsky en 1971 ; un passage clandestin coûte plusieurs milliers de dollars ; 48 % de femmes parmi les migrants (2020).

II. Une géographie plus complexe qu'un face-à-face Sud-Nord

  • Trois grands pôles d'accueilÉtats-Unis ≈ 51 millions de migrants, Allemagne ≈ 16 millions, Arabie saoudite ≈ 13 millions (2020) ; corridor Mexique-États-Unis ≈ 11 millions.
  • Des migrations Sud-Sud massivesMigrants ≈ 88 % de la population des Émirats arabes unis (2020) ; environ la moitié des émigrés africains vivent dans un autre pays d'Afrique.
  • Des migrations forcées surtout de voisinage117 millions de déplacés de force fin 2023 (HCR) ; environ 70 % des réfugiés dans un pays voisin ; plus de 3 millions de Syriens en Turquie.

III. Des migrations qui transforment les territoires et mobilisent les États

  • Pour les pays de départ, des ressources et des pertesEnviron 650 milliards de dollars de remises en 2023 (Banque mondiale) ; près de la moitié du PIB du Tadjikistan ; départ de médecins et d'infirmiers.
  • Pour les pays d'accueil, une main-d'œuvre recherchée et des débatsLoi allemande sur l'immigration qualifiée, en vigueur le 1er mars 2020 ; kafala dans le Golfe ; débats sur l'intégration et les salaires.
  • Des États qui contrôlent davantage qu'ils ne coopèrentFrontex (2004), déclaration UE-Turquie (18 mars 2016) ; Pacte mondial de 2018, non contraignant, rejeté par 5 États à l'ONU.
Conclusion rédigéeLes migrations internationales ont presque doublé depuis 1990, portées par les écarts de richesse, les déséquilibres démographiques, les réseaux et les conflits, mais elles restent le fait d'une minorité qui dispose des moyens de partir. Elles s'organisent autour de trois grands pôles d'accueil, tandis que les flux Sud-Sud et l'exil de voisinage des réfugiés pèsent autant que les départs vers le Nord. Elles transforment les pays de départ, par les remises et les diasporas, comme les pays d'accueil, qui ont besoin de cette main-d'œuvre tout en cherchant à la contrôler. Reste à savoir comment évolueront ces flux avec le changement climatique : les déplacements liés aux catastrophes, encore surtout internes, pourraient devenir un enjeu majeur de coopération, alors qu'aucun statut international ne protège aujourd'hui les « réfugiés climatiques ».

Le piège — Réduire le sujet aux arrivées de migrants en Europe par la Méditerranée : c'est une réalité, mais une partie minoritaire du phénomène ; la copie doit montrer les flux Sud-Sud, le golfe Persique et l'exil de voisinage des réfugiés.

Sujet 2 — Les États face aux migrations internationales dans le monde actuel

Analyse des termes — Les « États » sont ici aussi bien les pays d'accueil que les pays de départ et de transit ; les « migrations internationales » incluent migrations de travail, familiales et forcées. Le sujet porte sur le monde actuel, depuis les années 1990, avec des rappels plus anciens quand ils éclairent les politiques d'aujourd'hui.

Problématique — Comment les États cherchent-ils à maîtriser des migrations qu'ils ne peuvent ni empêcher ni ignorer, entre souveraineté, besoins économiques et obligations internationales ?

Introduction rédigéeEn 2015, l'Union européenne enregistre environ 1,3 million de demandes d'asile ; l'année suivante, elle conclut avec la Turquie un accord pour limiter les arrivées en Grèce. À la même époque, le Canada continue de sélectionner ses immigrants selon un système à points, et l'Allemagne adopte en 2019 une loi, entrée en vigueur en 2020, pour attirer des travailleurs qualifiés. Les politiques migratoires, c'est-à-dire l'ensemble des règles par lesquelles un État décide qui peut entrer, séjourner et s'installer sur son territoire, sont donc diverses et parfois contradictoires. Le droit international, lui, reconnaît à chacun le droit de quitter son pays depuis 1948, mais pas celui d'entrer ailleurs, sauf pour y demander asile. Comment les États cherchent-ils à maîtriser des migrations qu'ils ne peuvent ni empêcher ni ignorer, entre souveraineté, besoins économiques et obligations internationales ? Nous verrons qu'ils cherchent d'abord à attirer et à sélectionner les migrants dont ils ont besoin, qu'ils renforcent en même temps le contrôle de leurs frontières, enfin qu'ils restent tenus de protéger et amenés à coopérer, sans toujours y parvenir.

I. Attirer et sélectionner les migrants jugés utiles

  • Des pays du Nord qui trient selon les qualificationsSystème à points du Canada (1967) ; visa américain H-1B (1990) ; loi allemande sur l'immigration qualifiée (1er mars 2020).
  • Des monarchies du Golfe qui importent une main-d'œuvre temporaireSystème de la kafala ; migrants ≈ 88 % de la population des Émirats et 77 % de celle du Qatar (2020) ; nationalité presque jamais accordée.
  • Des États de départ qui organisent l'émigrationPhilippines : Code du travail de 1974, ministère des Travailleurs migrants créé par une loi de décembre 2021, près de 2 millions de travailleurs à l'étranger (2022).

II. Contrôler et fermer : des frontières renforcées

  • Murs et barrièresSecure Fence Act américain (2006) sur une frontière de plus de 3 000 km avec le Mexique.
  • L'Union européenne : libre circulation intérieure, frontière extérieure surveilléeSchengen appliqué le 26 mars 1995 ; Frontex créée en 2004 ; environ 1,3 million de demandes d'asile en 2015.
  • L'externalisation du contrôle et ses effetsDéclaration UE-Turquie (18 mars 2016), accord Italie-Libye (2017), accord UE-Tunisie (2023) ; plus de 25 000 morts et disparus en Méditerranée depuis 2014 (OIM).

III. Protéger et coopérer : une souveraineté encadrée

  • Le droit d'asile, une obligation internationaleConvention de Genève (28 juillet 1951), principe de non-refoulement (article 33), protocole de New York (1967).
  • Des réponses collectives aux crisesProtection temporaire activée par l'UE le 4 mars 2022 pour les Ukrainiens, plus de 4 millions de bénéficiaires ; accueil massif des Syriens par la Turquie.
  • Une gouvernance mondiale encore fragilePacte mondial de Marrakech (10 décembre 2018) : 23 objectifs non contraignants, 5 votes contre à l'ONU ; pacte européen adopté en 2024, applicable en 2026.
Conclusion rédigéeLes États ne subissent pas les migrations : ils les trient, les freinent ou les organisent, selon leurs besoins de main-d'œuvre, leurs choix politiques et les attentes de leur opinion publique. Leur souveraineté reste pourtant encadrée par le droit d'asile et limitée par l'interdépendance : aucun ne peut contrôler seul des routes qui traversent plusieurs continents, comme le reconnaît le Pacte mondial de 2018. Le débat demeure vif entre ceux qui privilégient la maîtrise des frontières et ceux qui insistent sur la protection des personnes et les besoins des économies vieillissantes. L'application, depuis 2026, du pacte européen sur la migration et l'asile dira si une politique commune peut concilier ces exigences.

Le piège — Faire un catalogue de pays, ou prendre parti : la copie doit dégager des logiques communes (sélection, contrôle, protection) et exposer les arguments des uns et des autres sans trancher le débat politique.

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Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

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