06 29 33 79 32 Je réserve ici
2ⁿᵈᵉ

Ressources · 2ⁿᵈᵉ ·

Les sociétés face aux risques

Aléa, vulnérabilité, résilience, risques naturels et technologiques, prévention, inégalités face aux catastrophes (programme de géographie de 2nde)

À propos de cette page
Ce QCM sur « Les sociétés face aux risques » en seconde teste tes connaissances en de manière interactive. Les questions, classées par niveau (facile, moyen, difficile), respectent le programme officiel de seconde. Au programme : Risque, aléa, vulnérabilité : les notions pour analyser les sociétés face aux risques, Un monde inégalement exposé aux aléas naturels, Les risques technologiques : des dangers produits par les sociétés, Des sociétés inégalement vulnérables face aux catastrophes. À chaque réponse, une explication détaillée t'aide à comprendre tes erreurs et à mémoriser l'essentiel. Idéal pour s'auto-évaluer rapidement, réviser avant un contrôle ou consolider ses acquis. Quiz gratuit conçu par un professeur particulier à Marseille pour progresser en en seconde.

Choisis ton niveau. Questions et réponses mélangées à chaque partie. Bonne chance !

Les 24 questions du QCM en version texte

Pour réviser sans écran ou imprimer : chaque question avec ses propositions ; la bonne réponse et son explication se déplient.

Niveau facile — 8 questions
  1. En géographie, qu'appelle-t-on un aléa ?

    • A. L'ensemble des biens et des personnes exposés à un danger
    • B. Un phénomène dangereux, défini par sa probabilité et son intensité
    • C. La capacité d'une société à se reconstruire après une crise
    • D. Le coût total des dommages matériels causés par une catastrophe naturelle
    Réponse

    B. Un phénomène dangereux, défini par sa probabilité et son intensité — L'aléa est le phénomène lui-même (séisme, cyclone, explosion), caractérisé par sa probabilité et son intensité. Les biens exposés sont les enjeux ; la capacité à se reconstruire est la résilience.

  2. Quelle formule schématique résume la notion de risque ?

    • A. Risque = aléa + résilience
    • B. Risque = enjeux − prévention
    • C. Risque = catastrophe × prévention
    • D. Risque = aléa × vulnérabilité
    Réponse

    D. Risque = aléa × vulnérabilité — Le risque combine l'aléa et la vulnérabilité des enjeux exposés : si l'un des deux termes est nul, le risque disparaît.

  3. Quelle ville est détruite par un séisme, un tsunami et des incendies le 1er novembre 1755 ?

    • A. Lisbonne
    • B. Naples
    • C. San Francisco
    • D. Messine
    Réponse

    A. Lisbonne — Le séisme de Lisbonne, le jour de la Toussaint 1755, fait plusieurs dizaines de milliers de morts et suscite le débat entre Voltaire et Rousseau.

  4. Quel accident industriel survient à Bhopal, en Inde, en décembre 1984 ?

    • A. L'explosion d'un réacteur de centrale nucléaire
    • B. La rupture d'un grand barrage hydroélectrique
    • C. Une fuite de gaz toxique dans une usine de pesticides
    • D. L'explosion d'un stock de nitrate d'ammonium dans le port
    Réponse

    C. Une fuite de gaz toxique dans une usine de pesticides — Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984, environ 40 tonnes d'isocyanate de méthyle s'échappent de l'usine Union Carbide : plusieurs milliers de morts. Le nitrate d'ammonium renvoie à Beyrouth (2020).

  5. Quel est le séisme le plus puissant jamais enregistré, de magnitude 9,5 ?

    • A. Le séisme de Kobe, au Japon, en 1995
    • B. Le séisme d'Haïti, en 2010
    • C. Le séisme de Valdivia (Chili), en 1960
    • D. Le séisme du Tōhoku, au nord-est du Japon, en 2011
    Réponse

    C. Le séisme de Valdivia (Chili), en 1960 — Le séisme de Valdivia, le 22 mai 1960, atteint la magnitude 9,5. Celui du Tōhoku atteint 9,0, celui d'Haïti 7,0, celui de Kobe 6,9.

  6. Qu'appelle-t-on la vulnérabilité d'une société ?

    • A. Sa fragilité face à un aléa et sa difficulté à y faire face
    • B. La fréquence des séismes et des cyclones sur son territoire
    • C. Le nombre total de catastrophes qu'elle a connues dans son histoire
    • D. La part de sa population qui vit dans les grandes villes
    Réponse

    A. Sa fragilité face à un aléa et sa difficulté à y faire face — La vulnérabilité mesure la fragilité des enjeux et la difficulté de la société à résister au choc. La fréquence des séismes relève de l'aléa.

  7. Où se produit la catastrophe nucléaire du 26 avril 1986 ?

    • A. Fukushima (Japon)
    • B. Three Mile Island, en Pennsylvanie (États-Unis)
    • C. Seveso (Italie)
    • D. Tchernobyl (URSS, actuelle Ukraine)
    Réponse

    D. Tchernobyl (URSS, actuelle Ukraine) — Le réacteur n° 4 de la centrale de Tchernobyl explose le 26 avril 1986. Three Mile Island date de 1979, Fukushima de 2011, et Seveso (1976) est un accident chimique.

  8. Quel texte de l'ONU, adopté en 2015, fixe des cibles mondiales de réduction des risques de catastrophe pour 2030 ?

    • A. Le protocole de Kyoto
    • B. Le cadre de Sendai
    • C. Le cadre d'action de Hyogo
    • D. L'accord de Paris sur le climat
    Réponse

    B. Le cadre de Sendai — Le cadre de Sendai, adopté le 18 mars 2015, fixe sept cibles pour 2030. Il succède au cadre de Hyogo (2005-2015). L'accord de Paris, de la même année, porte sur le climat.

Niveau moyen — 8 questions
  1. Haïti (magnitude 7,0) et le Chili (magnitude 8,8) sont frappés par un séisme en 2010. Que montre la comparaison des bilans ?

    • A. Que le séisme le plus puissant fait toujours le plus de victimes
    • B. Que le Chili a eu la chance d'être frappé loin de toute ville
    • C. Que la vulnérabilité pèse plus que la magnitude dans le bilan
    • D. Que les tsunamis sont plus meurtriers que les secousses elles-mêmes
    Réponse

    C. Que la vulnérabilité pèse plus que la magnitude dans le bilan — Plus de 200 000 morts en Haïti contre environ 500 au Chili, pour un séisme environ 500 fois moins énergétique : le bilan dépend d'abord de la vulnérabilité (bâti, pauvreté, préparation).

  2. Pourquoi l'ouragan Katrina (2005) montre-t-il que la vulnérabilité existe aussi dans les pays riches ?

    • A. Les quartiers pauvres, souvent sans voiture, ont été les plus touchés
    • B. Les États-Unis ne disposaient d'aucun service de prévision météorologique
    • C. L'ouragan a frappé une région jusque-là jamais exposée aux cyclones
    • D. La ville avait refusé toute aide fédérale avant et après la catastrophe
    Réponse

    A. Les quartiers pauvres, souvent sans voiture, ont été les plus touchés — À La Nouvelle-Orléans, les habitants sans voiture n'ont pas pu évacuer et les quartiers pauvres comme le Lower Ninth Ward ont été les plus inondés : la vulnérabilité se mesure aussi à l'échelle du quartier.

  3. Quel lien relie la catastrophe de Seveso (1976) et la législation européenne ?

    • A. Seveso a conduit à l'interdiction du nucléaire civil dans l'Union
    • B. Seveso a imposé la fermeture de toutes les usines chimiques italiennes
    • C. Seveso a donné naissance au cadre d'action de Hyogo en 2005
    • D. Une directive de 1982 porte son nom et encadre les sites dangereux
    Réponse

    D. Une directive de 1982 porte son nom et encadre les sites dangereux — La directive Seveso du 24 juin 1982 impose de recenser les sites industriels dangereux et d'informer les populations ; elle est révisée en 1996 et en 2012.

  4. Pourquoi l'accident de Fukushima (2011) est-il qualifié de « natech » ?

    • A. Parce qu'il a touché à la fois le Japon et les pays voisins
    • B. Parce qu'un aléa naturel a déclenché un accident technologique
    • C. Parce qu'il a été provoqué par une erreur humaine pendant un essai
    • D. Parce qu'il est classé au niveau le plus bas de l'échelle INES
    Réponse

    B. Parce qu'un aléa naturel a déclenché un accident technologique — Le tsunami du 11 mars 2011 noie les systèmes de refroidissement de la centrale : un aléa naturel déclenche un accident technologique. L'erreur pendant un essai renvoie à Tchernobyl.

  5. Pourquoi le cyclone Sidr (2007) fait-il beaucoup moins de morts au Bangladesh que celui de 1970 sur le même littoral ?

    • A. Grâce aux alertes et aux milliers d'abris anticycloniques construits
    • B. Parce que le cyclone Sidr a touché une région côtière presque inhabitée
    • C. Parce que les cyclones y sont devenus beaucoup moins intenses
    • D. Parce que toute la population du littoral avait été définitivement déplacée
    Réponse

    A. Grâce aux alertes et aux milliers d'abris anticycloniques construits — Le pays a construit des milliers d'abris surélevés et formé des volontaires pour relayer l'alerte : de 300 000 à 500 000 morts en 1970, on passe à quelques milliers en 2007.

  6. Que révèlent les séismes de Turquie et de Syrie du 6 février 2023 ?

    • A. Que la région n'était pas considérée comme sismique jusque-là
    • B. Que les normes parasismiques sont inutiles face à un séisme fort
    • C. Que seuls les bâtiments anciens se sont effondrés sous la secousse
    • D. Que des normes existantes mais mal appliquées aggravent le bilan
    Réponse

    D. Que des normes existantes mais mal appliquées aggravent le bilan — La Turquie disposait d'un code parasismique, mais des immeubles récents se sont effondrés, en partie à cause d'amnisties accordées aux constructions illégales : plus de 50 000 morts en Turquie.

  7. Quel rapport existe-t-il entre le tsunami de décembre 2004 et les systèmes d'alerte ?

    • A. Il avait été annoncé plusieurs heures à l'avance par un système mondial
    • B. L'océan Indien n'en avait pas ; un système est créé à partir de 2006
    • C. Il a conduit à la création du premier centre d'alerte du Pacifique
    • D. Il a montré que les alertes sont inutiles face à une vague géante
    Réponse

    B. L'océan Indien n'en avait pas ; un système est créé à partir de 2006 — En 2004, l'océan Indien n'avait aucun système d'alerte : environ 230 000 morts. Un réseau y est installé à partir de 2006. Le centre du Pacifique existait depuis 1949.

  8. Pourquoi plus d'un demi-million de personnes vivent-elles dans la « zone rouge » du Vésuve ?

    • A. Parce que les volcanologues considèrent le volcan comme définitivement éteint
    • B. Parce que la loi italienne interdit tout départ de la zone
    • C. Pour la fertilité des sols et l'étalement de l'agglomération de Naples
    • D. Parce qu'aucune éruption n'y a jamais fait de victimes
    Réponse

    C. Pour la fertilité des sols et l'étalement de l'agglomération de Naples — Les sociétés s'installent souvent là où l'aléa est fort pour les avantages du lieu : sols volcaniques fertiles, proximité d'une grande ville. Le Vésuve est actif, et son éruption de 79 a détruit Pompéi.

Niveau difficile — 8 questions
  1. Quelle affirmation sur la formule « risque = aléa × vulnérabilité » est exacte ?

    • A. Elle permet de calculer précisément le nombre de victimes attendues
    • B. Elle montre que le risque dépend d'abord de la puissance de l'aléa
    • C. Elle ne s'applique qu'aux risques naturels, pas aux risques industriels
    • D. Elle est schématique : sans enjeux exposés, il n'y a pas de risque
    Réponse

    D. Elle est schématique : sans enjeux exposés, il n'y a pas de risque — La formule n'est pas un calcul : elle rappelle que le risque naît de la rencontre entre un aléa et une société. Elle vaut aussi pour les risques technologiques.

  2. Dans sa lettre à Voltaire du 18 août 1756, que souligne Rousseau à propos de Lisbonne ?

    • A. Que la catastrophe est un châtiment divin mérité par la ville
    • B. Que l'entassement des maisons hautes a aggravé le désastre
    • C. Que le séisme aurait pu être prévu par les savants de l'époque
    • D. Que Lisbonne devait être abandonnée et jamais reconstruite
    Réponse

    B. Que l'entassement des maisons hautes a aggravé le désastre — Rousseau écrit que la nature « n'avait point rassemblé là vingt mille maisons de six à sept étages » : il déplace la responsabilité vers les choix humains, ce qu'on appelle aujourd'hui la vulnérabilité.

  3. Quelle affirmation sur la notion de résilience est la plus juste ?

    • A. Elle désigne la capacité d'une société à empêcher tout aléa
    • B. Elle vient de la psychologie et ne concerne que les individus
    • C. Elle vient de la physique et désigne aussi la capacité à se relever
    • D. Elle est synonyme de vulnérabilité, dans un vocabulaire plus positif
    Réponse

    C. Elle vient de la physique et désigne aussi la capacité à se relever — Venue de la physique des matériaux, puis de l'écologie (Holling, 1973), la résilience désigne la capacité à absorber un choc et à se reconstruire. Elle n'empêche pas l'aléa et ne se confond pas avec la vulnérabilité.

  4. Pourquoi certains géographes affirment-ils qu'« il n'y a pas de catastrophe naturelle » ?

    • A. Parce que l'aléa est naturel mais le bilan dépend des choix humains
    • B. Parce que tous les séismes sont désormais provoqués par l'homme
    • C. Parce que les catastrophes récentes sont toutes d'origine industrielle
    • D. Parce que le mot « naturel » est réservé aux risques climatiques
    Réponse

    A. Parce que l'aléa est naturel mais le bilan dépend des choix humains — Neil Smith (2006), après Katrina, et avant lui Gilbert F. White (1945) insistent sur la part des sociétés : lieu d'installation, bâti, alerte, inégalités. L'aléa reste naturel.

  5. Quel est le principal risque lié à la construction d'une digue très haute ?

    • A. Elle augmente la magnitude des séismes dans la région
    • B. Elle peut créer un faux sentiment de sécurité et attirer l'urbanisation
    • C. Elle interdit toute activité de pêche et ruine l'économie du port protégé
    • D. Elle rend inutile tout plan d'évacuation de la population
    Réponse

    B. Elle peut créer un faux sentiment de sécurité et attirer l'urbanisation — C'est l'« effet digue » : on construit derrière l'ouvrage en se croyant protégé, et si l'aléa le dépasse, comme à Taro en 2011, les dégâts sont plus graves. Une digue ne remplace jamais l'évacuation.

  6. Parmi ces affirmations sur Tchernobyl (1986), laquelle est exacte ?

    • A. L'accident a été causé par un séisme suivi d'un tsunami sur la côte
    • B. L'accident s'est produit en Russie, dans la banlieue de Moscou
    • C. L'accident est classé au niveau 7, le plus élevé de l'échelle INES
    • D. L'accident n'a entraîné aucune évacuation durable des habitants
    Réponse

    C. L'accident est classé au niveau 7, le plus élevé de l'échelle INES — Tchernobyl, en Ukraine alors soviétique, est classé au niveau 7 de l'échelle INES, comme Fukushima ; une zone d'exclusion de 30 km est créée. Le séisme et le tsunami concernent Fukushima.

  7. Laquelle de ces affirmations sur les pays riches face aux risques est un contresens ?

    • A. Ils sont à l'abri des catastrophes meurtrières
    • B. Leurs pertes économiques sont souvent plus élevées en valeur absolue
    • C. Ils disposent en général de systèmes d'alerte plus efficaces
    • D. Leurs normes de construction réduisent le nombre de victimes
    Réponse

    A. Ils sont à l'abri des catastrophes meurtrières — Le Japon compte environ 18 500 morts et disparus le 11 mars 2011, les États-Unis environ 1 800 morts avec Katrina : les pays riches ne sont pas à l'abri, même s'ils limitent les bilans.

  8. Que prévoit la première cible du cadre de Sendai (2015) ?

    • A. Supprimer totalement les catastrophes naturelles d'ici 2030
    • B. Interdire toute construction dans les zones inondables du monde
    • C. Créer une force internationale unique de secours sous l'égide de l'ONU
    • D. Réduire nettement la mortalité due aux catastrophes d'ici 2030
    Réponse

    D. Réduire nettement la mortalité due aux catastrophes d'ici 2030 — La cible (a) vise une réduction nette de la mortalité due aux catastrophes, en comparant 2020-2030 à 2005-2015. Le texte agit sur la vulnérabilité ; il ne prétend pas supprimer les aléas.

Bloqué sur ce chapitre ?

Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

Prof d'histoire-géo à Marseille · Cours particuliers au lycée · Aide aux devoirs