La France : dynamiques démographiques, inégalités socio-économiques
Croissance et vieillissement des Français, inégalités sociales et territoriales, quartiers prioritaires (programme de géographie de 2nde)
À propos de cette page
Ce cours d' en seconde sur « La France : dynamiques démographiques, inégalités socio-économiques » suit le programme officiel d' de seconde. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Une croissance démographique qui ralentit, Le vieillissement, une tendance lourde, Une population qui se redistribue dans l'Hexagone, Les outre-mer, des trajectoires opposées. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de seconde à réussir en .
4 analyses de document, de nature différente, avec la réponse entièrement rédigée. C’est l’exercice le plus fréquent de l’épreuve : le document est donné en entier, tu travailles dessus sans rien ouvrir d’autre.
Document 1 — Naissances, décès et vieillissement en France (2010-2024)
Facile
Tableau statistique · D'après INSEE, « Bilan démographique 2024 », INSEE Première, janvier 2025 (chiffres 2024 provisoires) ; valeurs de 2010 tirées des séries de l'état civil de l'INSEE, arrondies (≈).
Chaque mois de janvier, l'INSEE publie le bilan démographique de l'année écoulée à partir des registres de l'état civil. Celui de 2024 a été largement commenté, car la fécondité y atteint son plus bas niveau depuis la fin de la Première Guerre mondiale.
Indicateur (France entière)
2010
2024
Naissances
≈ 830 000
663 000
Décès
≈ 550 000
646 000
Solde naturel
≈ +280 000
+17 000
Indicateur conjoncturel de fécondité (enfants par femme)
2,03
1,62
Espérance de vie à la naissance, femmes / hommes (années)
≈ 84,5 / 78
85,6 / 80,0
Part des 65 ans et plus au 1er janvier suivant
≈ 17 %
≈ 22 %
Population au 1er janvier suivant
≈ 65 millions
68,6 millions
Note : en 2024, le solde migratoire est estimé par l'INSEE à +152 000 personnes.
Après avoir présenté le document, montrez que la croissance démographique française ralentit et que la population vieillit.
Présentez le document (nature, auteur, date, espace concerné).
Décrivez l'évolution des naissances, des décès et du solde naturel entre 2010 et 2024.
D'où vient désormais l'essentiel de la croissance de la population ? Justifiez avec la note.
Relevez deux indices du vieillissement et expliquez ses deux causes.
Voir la réponse rédigée
1. Ce document est un tableau statistique construit d'après le « Bilan démographique 2024 » publié par l'INSEE, l'institut public de la statistique, en janvier 2025. Il compare deux années, 2010 et 2024, pour la France entière (Hexagone et départements d'outre-mer). Les chiffres de 2024 sont provisoires, ceux de 2010 arrondis : il faut donc raisonner en ordres de grandeur pour 2010.
2. Les naissances reculent fortement, d'environ 830 000 en 2010 à 663 000 en 2024, soit une baisse d'environ un cinquième, ce que confirme la chute de l'indicateur conjoncturel de fécondité de 2,03 à 1,62 enfant par femme. Dans le même temps, les décès augmentent, d'environ 550 000 à 646 000, car les générations nombreuses nées avant et pendant le baby-boom atteignent les grands âges. Le solde naturel s'effondre donc : d'environ +280 000 à +17 000 seulement. Il est devenu presque nul.
3. La population continue pourtant d'augmenter : elle passe d'environ 65 millions à 68,6 millions d'habitants. Puisque le solde naturel ne représente plus que 17 000 personnes, l'essentiel de la croissance vient du solde migratoire, estimé à +152 000 en 2024, soit environ neuf fois plus. La France est passée d'une croissance portée par les naissances à une croissance portée par les migrations.
4. Deux indices montrent le vieillissement : la part des 65 ans et plus passe d'environ 17 % à environ 22 %, et l'espérance de vie progresse, atteignant 85,6 ans pour les femmes et 80,0 ans pour les hommes en 2024. Ce vieillissement a deux causes. Il vient « par le haut » : on vit plus longtemps, et les baby-boomers, nés à partir de 1946, ont 65 ans depuis 2011. Il vient aussi « par le bas » : la baisse de la fécondité réduit la part des jeunes. Paradoxalement, la hausse des décès est elle-même une conséquence du vieillissement, et non d'une dégradation de la santé.
Ce que cette analyse apprend — Un tableau se lit en comparant des lignes entre elles : on calcule des écarts, puis on relie les indicateurs (fécondité, décès, soldes) pour en tirer une explication.
Document 2 — La pauvreté en France : une carte par département
Moyen
Carte choroplèthe (description) · Carte construite d'après INSEE-DGFiP, dispositif Filosofi, données 2021 ; encart outre-mer d'après INSEE, enquête Budget de famille 2017 et estimation pour Mayotte en 2018. Valeurs arrondies, données en ordres de grandeur.
Le dispositif Filosofi croise les déclarations de revenus et les prestations sociales de tous les ménages, ce qui permet de cartographier la pauvreté finement. Les DROM y sont couverts de façon incomplète, d'où le recours à une enquête spécifique pour l'encart.
Description de la carte. La carte représente la France métropolitaine découpée en départements. Chaque département est coloré selon son taux de pauvreté monétaire (part des habitants vivant sous 60 % du niveau de vie médian national), en cinq classes, du beige clair (moins de 11 %) au brun foncé (plus de 20 %). La moyenne de l'Hexagone est d'environ 14,5 %.
Les teintes les plus foncées dessinent un arc : au nord, le Nord, le Pas-de-Calais, l'Aisne et les Ardennes ; au sud, le pourtour méditerranéen, des Pyrénées-Orientales et de l'Aude jusqu'au Gard, au Vaucluse et aux Bouches-du-Rhône, ainsi que la Haute-Corse. Un département isolé se détache en Île-de-France : la Seine-Saint-Denis, la plus foncée de toutes (environ 28 %), entourée de Paris et des Hauts-de-Seine, en teintes plus claires.
Les teintes les plus claires couvrent l'Ouest (Vendée, Ille-et-Vilaine, Maine-et-Loire), les Alpes du Nord (Haute-Savoie, Savoie), l'Ain et une partie de l'ouest francilien (Yvelines) : autour de 9 à 11 %.
Un encart placé en bas de la carte présente les départements d'outre-mer avec une autre échelle de couleurs : le taux de pauvreté au seuil national y va d'environ 30 % à la Martinique à près de 40 % à La Réunion, plus de 50 % en Guyane et 77 % à Mayotte.
En vous appuyant sur la carte et sur vos connaissances, montrez que la pauvreté en France est inégalement répartie et expliquez ces contrastes.
Présentez la carte : que représente-t-elle, à quelle échelle, d'après quelles données ?
Décrivez la répartition de la pauvreté en distinguant trois ensembles.
Proposez des explications aux forts taux du Nord, du pourtour méditerranéen et de la Seine-Saint-Denis.
Quelles sont les limites d'une carte à l'échelle départementale ?
Voir la réponse rédigée
1. Il s'agit d'une carte choroplèthe (par plages de couleur) du taux de pauvreté monétaire par département, construite d'après le dispositif Filosofi de l'INSEE et de la direction générale des Finances publiques, pour l'année 2021. Le taux de pauvreté est la part des habitants dont le niveau de vie est inférieur à 60 % du niveau de vie médian national. L'échelle est départementale, avec un encart pour l'outre-mer, construit à partir d'une autre source.
2. Trois ensembles se distinguent. D'abord, un arc de forte pauvreté (plus de 18 à 20 %) qui relie le Nord et le Nord-Est (Nord, Pas-de-Calais, Aisne, Ardennes) au pourtour méditerranéen (des Pyrénées-Orientales aux Bouches-du-Rhône) et à la Haute-Corse, auquel s'ajoute la Seine-Saint-Denis, record de l'Hexagone avec environ 28 %. Ensuite, un ensemble de faible pauvreté (9 à 11 %) : l'Ouest, les Alpes du Nord, l'Ain, l'ouest de l'Île-de-France. Enfin, les DROM, où la pauvreté est deux à plus de cinq fois plus fréquente que dans l'Hexagone, de 30 % à la Martinique à 77 % à Mayotte.
3. Dans le Nord et le Nord-Est, la pauvreté est un héritage de la désindustrialisation : la fermeture des mines, de la sidérurgie et du textile depuis les années 1970 a laissé un chômage durable et des populations peu qualifiées. Sur le pourtour méditerranéen, le dynamisme démographique n'empêche pas la pauvreté : l'économie repose en partie sur des emplois saisonniers (tourisme, agriculture), le chômage y est élevé, et la région attire aussi des ménages modestes. En Seine-Saint-Denis, la pauvreté s'explique par la concentration de logements sociaux dans les grands ensembles, l'accueil de populations jeunes et d'immigrés récents, souvent peu qualifiés, alors même que le département accueille de grandes entreprises dont les salariés vivent ailleurs.
4. La moyenne départementale cache les écarts internes. Paris, en teinte moyenne, compte à la fois certains des quartiers les plus riches de France et des quartiers prioritaires ; à l'inverse, un département « clair » comme la Haute-Savoie contient des poches de pauvreté. Une carte à l'échelle de la commune ou du quartier montrerait la ségrégation socio-spatiale. Enfin, le taux de pauvreté est calculé avec un seuil national : il ne tient pas compte du coût de la vie, plus élevé en Île-de-France ou dans les DROM.
Ce que cette analyse apprend — Décrire une carte, c'est regrouper les espaces en quelques ensembles nommés, puis changer d'échelle pour en montrer les limites.
Document 3 — La loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine
Moyen
Texte de loi (extraits) · Loi n° 2014-173 du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine, dite loi Lamy, articles 1er et 5 (extraits), Journal officiel du 22 février 2014.
Portée par François Lamy, ministre délégué à la Ville, la loi est votée neuf ans après les émeutes urbaines de l'automne 2005. Elle remplace une géographie prioritaire jugée trop complexe (ZUS, zones de redynamisation urbaine, contrats urbains) par une catégorie unique, les QPV, en vigueur au 1er janvier 2015.
Article 1er (extraits)
« La politique de la ville est une politique de cohésion urbaine et de solidarité, nationale et locale, envers les quartiers défavorisés et leurs habitants. Elle est conduite par l'État, les collectivités territoriales et leurs groupements dans l'objectif commun d'assurer l'égalité entre les territoires, de réduire les écarts de développement entre les quartiers défavorisés et leurs unités urbaines et d'améliorer les conditions de vie de leurs habitants. […]
Elle vise, en tenant compte de la diversité des territoires et de leurs ressources, à :
1° Lutter contre les inégalités de tous ordres, les concentrations de pauvreté et les fractures économiques, sociales, numériques et territoriales ;
2° Garantir aux habitants des quartiers défavorisés l'égalité réelle d'accès aux droits, à l'éducation, à la culture, aux services et aux équipements publics ;
3° Agir pour le développement économique, la création d'entreprises et l'accès à l'emploi par les politiques de formation et d'insertion professionnelles ;
4° Agir pour l'amélioration de l'habitat ; […] »
Article 5 (extrait)
« Les quartiers prioritaires de la politique de la ville sont situés en territoire urbain et sont caractérisés par :
1° Un nombre minimal d'habitants ;
2° Un écart de développement économique et social apprécié par un critère de revenu des habitants. Cet écart est défini par rapport, d'une part, au territoire national et, d'autre part, à l'unité urbaine dans laquelle se situe chacun de ces quartiers […]. »
Présentez ce texte, puis montrez comment la loi de 2014 définit les inégalités qu'elle veut réduire et les moyens qu'elle se donne.
Présentez le document et son contexte.
D'après l'article 1er, quelles inégalités la politique de la ville cherche-t-elle à réduire ?
Expliquez le critère retenu par l'article 5 pour délimiter les QPV. Pourquoi une double référence ?
À l'aide de vos connaissances, montrez que les résultats de cette politique font débat.
Voir la réponse rédigée
1. Ce document est un extrait de la loi n° 2014-173 du 21 février 2014, dite loi Lamy, du nom du ministre délégué à la Ville François Lamy. C'est un texte juridique, voté par le Parlement et publié au Journal officiel, qui s'impose à l'État et aux collectivités. Il s'inscrit dans une longue histoire de la politique de la ville, née en 1977, relancée après les émeutes de 2005, et vise à la simplifier en créant une seule catégorie de quartiers aidés.
2. L'article 1er définit la politique de la ville comme une politique de « cohésion urbaine et de solidarité » envers les « quartiers défavorisés ». Les inégalités visées sont d'abord territoriales : il s'agit de « réduire les écarts de développement » entre ces quartiers et le reste de leur agglomération. Elles sont aussi multiples : la loi cite les « concentrations de pauvreté », les fractures « économiques, sociales, numériques et territoriales », l'accès inégal aux droits, à l'éducation, à la culture et aux services publics (2°), à l'emploi (3°) et au logement de qualité (4°). La loi reconnaît donc que les inégalités se cumulent dans les mêmes lieux.
3. L'article 5 retient deux critères : un nombre minimal d'habitants (fixé ensuite à 1 000 par décret) et un « critère de revenu des habitants ». Ce critère unique, simple et mesurable, permet de repérer objectivement les concentrations de pauvreté. La double référence, au « territoire national » et à « l'unité urbaine », permet de ne pas oublier les quartiers pauvres de villes elles-mêmes modestes : un quartier du Nord ou d'une ville moyenne peut être très pauvre par rapport à son agglomération sans être le plus pauvre de France.
4. Plus de 5 millions de personnes vivent dans les QPV, où le taux de pauvreté dépasse 40 %, environ trois fois la moyenne nationale. La rénovation urbaine menée par l'ANRU depuis 2003 a profondément transformé le bâti de centaines de quartiers. Mais les écarts de revenu, de chômage et de réussite scolaire persistent, ce qui nourrit l'idée d'un échec. D'autres soulignent que ces quartiers jouent un rôle d'accueil : les ménages qui s'en sortent déménagent et sont remplacés par de nouveaux arrivants modestes, si bien que l'indicateur de pauvreté du quartier ne mesure pas l'amélioration des trajectoires individuelles.
Ce que cette analyse apprend — Face à un texte de loi, on relève les mots précis qui définissent un problème et un outil, puis on confronte ces objectifs aux résultats connus.
Document 4 — Aux origines de la protection sociale : 1945-1946
Difficile
Textes juridiques d'époque (ordonnance et préambule constitutionnel) · Document A : ordonnance n° 45-2250 du 4 octobre 1945 portant organisation de la sécurité sociale, article 1er (extrait). Document B : Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, alinéas 10 et 11.
L'ordonnance est prise par le Gouvernement provisoire du général de Gaulle, sur la base du programme du Conseil national de la Résistance (1944) ; Pierre Laroque en est le principal artisan. Le Préambule de 1946, adopté avec la Constitution de la IVe République, fait toujours partie de notre bloc de constitutionnalité.
Document A — Ordonnance du 4 octobre 1945, article 1er (extrait)
« Il est institué une organisation de la sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu'ils supportent. »
Document B — Préambule de la Constitution de 1946, alinéas 10 et 11
« La Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement.
Elle garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence. »
Montrez que ces textes fondateurs éclairent à la fois les dynamiques démographiques de la France depuis 1945 et les défis actuels liés au vieillissement et aux inégalités.
Présentez les deux documents en les replaçant dans leur contexte.
Quels risques et quelles catégories de population ces textes veulent-ils protéger ?
En quoi le vieillissement actuel de la population met-il ce système sous tension ?
Ces textes ont-ils permis de faire disparaître les inégalités ? Nuancez avec des exemples précis.
Voir la réponse rédigée
1. Le document A est l'article 1er de l'ordonnance du 4 octobre 1945 qui organise la Sécurité sociale ; il est pris par le Gouvernement provisoire de la République française, présidé par le général de Gaulle, et s'inspire du programme du Conseil national de la Résistance de 1944. Le document B rassemble les alinéas 10 et 11 du Préambule de la Constitution de 1946, adopté par référendum en octobre 1946. Tous deux datent de la Libération, dans une France ruinée par la guerre et qui sort de décennies de faible natalité : ils posent les bases de l'État-providence au moment même où commence le baby-boom (1946-1964).
2. Le document A veut protéger les « travailleurs et leurs familles » contre les « risques de toute nature » qui réduisent la « capacité de gain » : maladie, accident, invalidité, vieillesse. Il couvre aussi les « charges de maternité » et « de famille », ce qui relève d'une politique familiale favorable à la natalité. Le document B élargit la protection à « tous » et nomme trois catégories : « l'enfant », « la mère » et « les vieux travailleurs ». Il pose un droit à des « moyens convenables d'existence » pour ceux qui ne peuvent pas travailler « en raison de leur âge ». La vieillesse est donc, dès l'origine, un risque social pris en charge par la collectivité.
3. Ce système a été conçu pour une population jeune. Or, en 2025, près de 22 % des habitants ont 65 ans ou plus, contre environ 17 % en 2010, et l'espérance de vie atteint 85,6 ans pour les femmes et 80,0 ans pour les hommes en 2024. Les retraites, financées par répartition, reposent sur environ 1,7 cotisant par retraité selon le Conseil d'orientation des retraites, contre environ 4 en 1960. Le coût de la santé et de la dépendance augmente avec l'arrivée des baby-boomers au grand âge, ce qui a conduit à créer en 2020 une cinquième branche de la Sécurité sociale, consacrée à l'autonomie. Les réformes des retraites successives, très débattues, sont une réponse à cette tension.
4. Ces textes ont fortement réduit la pauvreté des personnes âgées et les écarts de revenu grâce à la redistribution : la France est l'un des pays de l'OCDE où les dépenses sociales sont les plus élevées. Mais les inégalités demeurent. En 2022, 14,4 % de la population vit sous le seuil de pauvreté ; les hommes les plus aisés vivent en moyenne 13 ans de plus que les plus modestes (INSEE, 2018), ce qui montre que l'égal accès aux soins ne garantit pas l'égalité devant la mort. Les inégalités sont aussi territoriales : Mayotte, département depuis 2011, compte 77 % de pauvres en 2018, et les prestations sociales n'y ont été alignées que progressivement sur celles de l'Hexagone.
Ce que cette analyse apprend — Un document d'époque s'analyse deux fois : dans son contexte de production, puis comme clé de lecture d'un problème actuel, sans anachronisme.
Bloqué sur ce chapitre ?
Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.