Ressources · 2ⁿᵈᵉ · Français
Étude de la langue : négation, interrogation, relatives et circonstancielles
Programme de seconde : la négation, l'interrogation, les propositions subordonnées relatives et circonstancielles, la cohésion du texte
À propos de cette page
Choisis ton niveau. Questions et réponses mélangées à chaque partie. Bonne chance !
Les 24 questions du QCM en version texte
Pour réviser sans écran ou imprimer : chaque question avec ses propositions ; la bonne réponse et son explication se déplient.
Niveau facile — 8 questions
« La Fourmi n'est pas prêteuse » (La Fontaine, 1668) contient une négation :
- A. totale
- B. partielle
- C. restrictive
- D. lexicale
Réponse
A. totale — « Ne… pas » porte sur toute la proposition.
Dans « je ne penserai rien » (Rimbaud, 1870), le mot qui forme la négation partielle avec « ne » est :
- A. pas
- B. rien
- C. penserai
- D. je
Réponse
B. rien — « Rien » précise que la négation porte sur la chose pensée.
Quelle phrase contient une négation restrictive ?
- A. Il ne vient jamais.
- B. Il ne voit personne.
- C. Il ne lit que des romans.
- D. Il ne sort plus du tout.
Réponse
C. Il ne lit que des romans. — « Ne… que » = « seulement » : il lit seulement des romans.
« Rodrigue, as-tu du cœur ? » (Corneille, 1637) est une interrogation :
- A. partielle, par intonation
- B. partielle, par inversion
- C. totale, par intonation
- D. totale, par inversion
Réponse
D. totale, par inversion — Réponse par oui ou non, pronom sujet placé après le verbe.
Dans « C'est un trou de verdure où chante une rivière » (Rimbaud, 1870), l'antécédent de « où » est :
- A. une rivière
- B. un trou de verdure
- C. chante
- D. c'
Réponse
B. un trou de verdure — « Où » reprend « un trou de verdure » et en est le complément de lieu dans la relative.
Une relative explicative se reconnaît d'abord :
- A. à ses virgules
- B. à son pronom dont
- C. à son subjonctif
- D. à son absence d'antécédent
Réponse
A. à ses virgules — Détachée par des virgules, elle peut être supprimée sans changer le sens.
« Quand la bise fut venue » (La Fontaine, 1668) exprime :
- A. la cause
- B. la condition
- C. le but
- D. le temps
Réponse
D. le temps — « Quand » + indicatif situe le fait dans le temps : l'arrivée de l'hiver.
Quel connecteur exprime l'opposition ?
- A. donc
- B. ensuite
- C. pourtant
- D. car
Réponse
C. pourtant — « Pourtant » oppose ; donc = conséquence, ensuite = temps, car = cause.
Niveau moyen — 8 questions
Dans « Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps » (Hugo, 1856), la négation se construit :
- A. avec « ne… plus », forme partielle
- B. avec « ne… que », forme restrictive
- C. avec « ne » seul, tour littéraire
- D. avec un « ne » explétif, sans valeur
Réponse
C. avec « ne » seul, tour littéraire — Avec pouvoir, « ne » seul suffit ; « plus longtemps » est un comparatif, non l'outil « ne… plus ».
Dans « Je crains qu'il ne pleuve », le mot « ne » est :
- A. explétif
- B. négatif
- C. restrictif
- D. lexical
Réponse
A. explétif — On craint la pluie : « ne » n'a aucune valeur négative.
« Où vas-tu ? » devient à l'interrogation indirecte :
- A. Je te demande où vas-tu.
- B. Je te demande où est-ce que tu vas.
- C. Je te demande si tu vas où.
- D. Je te demande où tu vas.
Réponse
D. Je te demande où tu vas. — Ni inversion, ni « est-ce que », ni point d'interrogation dans l'indirecte.
« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? » (Racine, Andromaque, 1667) contient :
- A. une interrogation totale et une relative
- B. une interrogation partielle et une relative
- C. une interrogation indirecte et une complétive
- D. une interrogation totale et une complétive
Réponse
B. une interrogation partielle et une relative — « Pour qui » est interrogatif (partielle) ; « qui sifflent » est une relative d'antécédent « serpents ».
Quel pronom complète « L'outil ___ il se sert » ?
- A. dont
- B. que
- C. où
- D. lequel
Réponse
A. dont — On se sert de quelque chose : le complément en « de » appelle « dont ».
Dans « Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage » (Du Bellay, 1558), la relative est :
- A. déterminative
- B. explicative
- C. substantive, sans antécédent
- D. complétive
Réponse
C. substantive, sans antécédent — « Qui » = « celui qui » : la relative occupe la place d'un nom.
La conjonction « bien que » est suivie :
- A. de l'indicatif
- B. du subjonctif
- C. du conditionnel
- D. de l'infinitif
Réponse
B. du subjonctif — Comme « quoique », elle exprime la concession et demande le subjonctif.
« Il faut manger pour vivre » (Molière, L'Avare, 1668) : le but est exprimé par :
- A. une subordonnée conjonctive
- B. une subordonnée relative
- C. une proposition coordonnée
- D. un groupe infinitif prépositionnel
Réponse
D. un groupe infinitif prépositionnel — « Pour vivre » : préposition + infinitif, équivalent de « pour qu'on vive ».
Niveau difficile — 8 questions
« Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés » (La Fontaine, 1678) : la négation porte :
- A. sur toute la phrase : nul ne mourait
- B. sur « tous » : certains mouraient
- C. sur le verbe seul : aucun ne mourait
- D. sur « frappés » : nul n'était touché
Réponse
B. sur « tous » : certains mouraient — La forme est totale, mais la portée se limite à « tous ».
« Va, je ne te hais point » (Corneille, 1637) est une litote parce que la phrase :
- A. nie un sentiment faux
- B. emploie « point » au lieu de « pas »
- C. pose une question déguisée
- D. dit moins pour faire entendre plus
Réponse
D. dit moins pour faire entendre plus — Nier la haine fait entendre l'amour que Chimène ne peut avouer.
Dans « je sais que tu m'attends » (Hugo, 1856), « que » est :
- A. une conjonction de subordination
- B. un pronom relatif
- C. un pronom interrogatif
- D. un élément de négation
Réponse
A. une conjonction de subordination — Sans antécédent ni fonction, il introduit une complétive COD de « sais ».
« Après que » se construit en principe avec :
- A. le subjonctif, comme avant que
- B. le conditionnel, pour l'hypothèse
- C. l'indicatif, car le fait est réalisé
- D. l'infinitif seul, sans sujet
Réponse
C. l'indicatif, car le fait est réalisé — Le fait est accompli : indicatif. Le subjonctif, fréquent à l'oral, est fautif.
« Rien n'était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées » (Voltaire, 1759) exprime :
- A. la conséquence
- B. le but
- C. la concession
- D. la comparaison
Réponse
D. la comparaison — « Si… que » compare ici les armées à tout le reste ; ce n'est pas « si… que » consécutif.
« Un Loup » → « cet animal plein de rage » → « cette bête cruelle » (La Fontaine, 1668) forme une chaîne de reprises :
- A. fidèles, par répétition du nom
- B. infidèles, porteuses d'un jugement
- C. pronominales, par des pronoms
- D. résomptives, qui résument un passage
Réponse
B. infidèles, porteuses d'un jugement — Le nom change et se charge d'adjectifs : le fabuliste juge le Loup.
Dans « Je ne sais s'il viendra », la subordonnée est :
- A. une circonstancielle de condition
- B. une relative déterminative
- C. une interrogative indirecte totale
- D. une interrogative indirecte partielle
Réponse
C. une interrogative indirecte totale — « Si » après « savoir » introduit une question qui appelle oui ou non.
Quel connecteur marque la concession ?
- A. certes… mais
- B. par conséquent
- C. en effet
- D. c'est pourquoi
Réponse
A. certes… mais — « Certes » accorde un point, « mais » le dépasse ; les autres marquent conséquence ou explication.
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